Commune libre de Oaxaca

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Une traduction possible de ce dessin satirique à l'encre, émanant de la sédition : selon moi, le lot commun me parait complètement injuste.

Mexique, le 14 juin 2006.

Une grève des enseignant-e-s dans la ville d'Oaxaca de Juarez, la capitale de l'État, plutôt banale au départ, donne lieu à une répression hors de proportions de la part d'Ulises Ruiz Ortiz (URO), gouverneur élu par la fraude et honni de la population. Celle-ci va prendre fait et cause pour les professeur-e-s. Une partie importante de la société oaxaqueña [de Oaxaca], s’est solidarisée en un mouvement aux revendications plus vastes. Trois jours plus tard, le 17 juin, était fondée l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO).

Depuis le début de la crise, Ulises Ruiz Ortiz manifeste un grand talent pour répondre par la violence à l’insatisfaction sociale, comme l’avait fait Enrique Peña Nieto, gouverneur et membre du même parti politique de l’État de Mexico, à Atenco, quelques semaines auparavant, avec la collaboration de l’exécutif fédéral. Le gouverneur de l’Oaxaca transmet ainsi clairement le message émis par son chef, Roberto Madrazo : le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) est le parti de l’ordre.

Actuellement, le terme simple de grève ne suffit plus et les sites internet alternatifs rapportent les faits en parlant de Rebelión Popular en Oaxaca ou de « Commune libre » (lire Citations), terme évoquant inévitablement les luttes sociales du XIXe siècle en Europe.

Contexte[edit]

L’Etat d’Oaxaca : une portion du territoire mexicain hautement stratégique[edit]

L’Etat d’Oaxaca constitue la zone la plus riche en biodiversité du Mexique : des forêts, des côtes, des lagunes, des montagnes, des plantes rares, divers types de maïs. Le sous-sol recèle du pétrole, de l’uranium, du charbon, du fer, de l’or, de l’argent, du plomb, du mercure. De 1540 jusqu’au début du XXe siècle, les mines d’Oaxaca ont fourni la moitié de la production nationale d’or et d’argent. Cependant, pendant cette période, l’extraction de ces métaux n’a pas dépassé les 10 % du potentiel estimé. Oaxaca, c’est enfin de l’eau en abondance pour l’hydroélectricité et l’un des sites les plus ventés au monde pour l’énergie éolienne, au sud de l’isthme de Tehuantepec. L’exploitation de ces ressources est programmée depuis 2001, dans le cadre du plan Puebla-Panamá. Ce plan de « développement » d’inspiration néolibérale, et très contesté par les mouvements sociaux, est censé créer des infrastructures (routes, ports, barrages, etc.) pour l’implantation d’activités économiques. Il vient d’être relancé par le président Calderón, lors d’une visite effectuée courant octobre en Amérique centrale.

Oaxaca : un état du Mexique connaissant de nombreux problèmes sociaux[edit]

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Localisation de l'État d'Oaxaca dans le Mexique
Les huit délimitations socio-culturelles de l'état d'Oaxaca.
Malgré ses ressources naturelles abondantes, Oaxaca est l'Etat qui a le niveau de pauvreté parmi les plus élevés du Mexique, avec une forte présence indigène. Les 16 peuples indigènes (1,6 millions de personnes) qui constituent plus de la moitié de la population de l’Etat – 3,4 millions d’habitants – connaissent depuis toujours la discrimination. Près de 460 des 570 municipalités de l’Etat ne disposent pas de services de base (eau, assainissement, électricité, routes), et l’activité principale en termes d’emplois reste l’agriculture et l’exploitation des richesses naturelles.

La société oaxaqueña est fortement organisée en groupements ethno-politiques, communautaires, agraires, de producteurs, civils, syndicaux, de défense de l’environnement et des immigrants. Elle a construit de solides réseaux transnationaux permanents.

Centre touristique du Sud du Mexique, la ville capitale d'Oaxaca de Juarez est entourée de quartiers miséreux soutenus par les remesas, l’argent envoyé par les travailleurs et travailleuses migrant-e-s. Sur son territoire sont à l’ordre du jour des luttes pour la terre, des affrontements avec les caciques et les passeurs, des disputes pour les conseils communaux, des revendications ethniques, des actions pour de meilleurs prix pour les produits agricoles et la résistance à l’autoritarisme de l’Etat. La violence politique contre les dissident-e-s est également présente.

Sur ce terreau, le mouvement de protestation des enseignant-e-s va cristalliser les nombreuses contradictions sociales de l’Etat.

Un état en révolte[edit]

La personnalité politique locale, le gouverneur Ulises Ruiz Ortiz, est désavouée par ses administré-e-s notamment pour des allégations de malversations financières entrant en jeu dans la campagne de Roberto Madrazo Pintado, candidat du PRI aux élections présidentielles mexicaines.

La révolte en Oaxaca a commencé en juin 2006. Comme pour celle du Chiapas, cette situation de confrontation généralisée prend naissance dans un contexte régional bien antérieur à son éclatement, dont on ne trouve aucun relais dans les grands médias [1]. Le soulèvement provient d'une situation d'inégalités sociales qui s'est creusée durant les années précédentes. La révolte a pris un tournant libertaire s'essayant à une autodétermination locale difficile à réaliser compte tenu du précédent du Chiapas et des échéances politiques nationales (nouveau président en exercice au Mexique au 1er décembre 2006).

L’importance géostratégique de l’Etat d’Oaxaca complique singulièrement la résolution du conflit.

Chronologie de la commune libre de Oaxaca[edit]

Mai : la grève des enseignant-e-s[edit]

Depuis des années, à l’approche du Jour des instituteurs (le 15 mai), les enseignant-e-s installent un plantón, un piquet de grève-rassemblement, dans le centre-ville d’Oaxaca, pour émettre leurs revendications. Les habitant-e-s leur refusent rarement leur sympathie. Catalyseur-e-s de la conscience sociale, pleinement dévoués à leur travail et fins connaisseur-e-s des réalités locales, ils et elles jouissent d’un grand respect dans cet État du Mexique.

Pour 2006, le plantón (grève des professeur-e-s) a commencé le 22 mai, sans provoquer de réponse particulière de la population. La grève ne concerne que le seul Sindicato Nacional de Trabajadores de la Educación (SNTE) [2], par sa section locale (section 22). Il-le-s sont 70 000 à suivre le mouvement du 22 mai, et font un tent city au beau milieu du centre-ville (chiffres non officiels). Emmené-e-s par Enrique Rueda Pacheco, les enseignant-e-s réclament une augmentation et exigent le réajustement de leur maigre salaire pour toucher ce qui est en vigueur dans le reste du pays. Cette revendication débordait dès lors le cadre de l’Oaxaca pour impliquer aussi les autorités fédérales.

Toutefois, il n’y avait dans cette lutte aucun