Médecine sociale

De Anarchopedia.

Le concept de Médecine sociale se définit par la mise en oeuvre d'une médecine qui, en plus de ses soins, identifie et cherche à agir sur les maux sociaux et sanitaires qui amènent les détériorations de la santé dont des individus sont victimes.

Comme Errico Malatesta l'aurait suggéré, la question doit être vue avec un esprit d'investigation et de critique; il ne s'agit pas que de simplement présenter ce qui se trouve sous un "manteau de révolte".[1] La démarche d'une "médecine sociale libertaire" ne doit pas non plus être confondue avec la recherche d'une santé parfaite telle qu'avancée par l'industrie aujourd'hui. Il devrait plutôt s'agir d'une recherche de libération collective et individuelle des institutions étatiques et privées, en plus de l'autorité professionnelle, tout cela vers une plus grande autonomie et surtout une meilleure santé des individus.

Sommaire

[modifier] La santé et l'homme

Bien-être physique, psychologique et social, la santé est l'état général de l'être vivant. De son développement à sa mort, cet être lutte ainsi pour garder l'équilibre. Sans renier certaines avancées dans le domaine médical, on ne peut que constater que les soins de santé ont évolué vers une voie très hiérarchique, institutionnelle et coûteuse, il y a pourtant longtemps déjà que l'homme a su développer des moyens d'hygiène et de guérison de façon autonome ou communautaire.

Le contexte socio-économique (classe sociale, environnement, collectivité,...) joue un rôle très influent dans la santé de la population. L'inégalité de la répartition du pouvoir et des richesses est un important déterminant de la condition des individus, ainsi que du milieu les environnant. C'est à dire que les plus pauvres sont généralement en moins bonne santé que les plus nantis, de même que leurs quartiers sont plus souvent davantage exposés à la pollution industrielle.

Les principaux déterminants de la santé apparaissent comme suit selon un rapport de 2003 de l'Agence de santé publique du Canada.

    • 1. Le revenu et la situation sociale
    • 2. Les réseaux de soutien social
    • 3. Le niveau d'instruction
    • 4. L'emploi et les conditions de travail
    • 5. L'environnement social
    • 6. L'environnement physique
    • 7. Les habitudes de vie et les compétences d'adaptation personnelles
    • 8. Le développement sain durant l'enfance
    • 9. Le patrimoine biologique et génétique
    • 11. Le sexe
    • 12. La culture


"Sans paix et justice sociale, sans assez de nourriture et d'eau, sans éducation et logement décent, et sans que soit permis à chacun(e) et à tou(te)s de jouer un rôle utile dans la société et d'avoir un revenu adéquat, il ne peut pas y avoir de santé pour les gens."
World Health Organization(1985) - traduit
"Beaucoup de problèmes dits "du Tiers Monde", tels que la faim, la maladie et la pauvreté, semblent avoir été causés plutôt qu'allégés par l'avancée continue de la civilisation occidentale."
Paul Feyerabend, Adieu la Raison

On a raison de se demander si un monde plus égalitaire et plus libre serait un monde en meilleur santé?

[modifier] L'hygiène

Voir l'article détaillé sur la question, Hygiène de vie

Pour parler de santé, un élément très important pour garder une certaine autonomie et qualité de vie ne doit pas être oublié: l'hygiène, qui joue un rôle primaire dans la santé de la communauté. Premièrement, le concept d'hygiène regroupe tous les comportements contribuant à maintenir un individu en bonne santé. Les industriels de produits d'"hygiène" profitent beaucoup des fausses idées reçues sur la bonne santé. D'un point de vue hygiénique, la bonne santé est plutôt un ensemble de comportements sains et la préservation de l'équilibre fragile de l'écosystème de notre corps. Éliminer systématiquement tous les micro-organismes de notre environnement n'est pas une solution viable. Il faut garder un juste équilibre entre chaque espèce, si nous ne voulons pas augmenter nos risques d'allergies, par exemple lors d'un simple voyage à l'étranger.

L'hygiène lutte aussi contre les facteurs environnementaux pouvant contribuer à une altération de la santé, comme par exemple la pollution.

Certaines approches globales de la santé proposent des idées et solutions concrètes (et alternatives à celle des exploiteurs) au problème de l'hygiène. Par exemple, l'hygiène naturelle, ou hygiénisme, affirme que le corps humain est un système qui se maintient et se soigne lui-même (sans médicament) et dont la durée de vie devrait être entre 120 et 150 ans. Les causes primaires de mortalité seraient: le stress, la suraccumulation des toxines, la surcharge de travail, la suralimentation, la prise de substances non saines pour la santé,... Pour traitement, l'hygiène naturelle fait entre autre appel au jeûne et à l'exercice physique, et tente d'éviter l'anxiété, les stimulants et les vaccins au sein des habitudes personnelles.

[modifier] L'anarchisme et la médecine

[modifier] Critique anarchiste de la médecine

Premièrement, Bakounine approuvait le développement de la science, mais rejetait un socialisme scientifique, "règne de l'intelligence scientifique, le plus aristocratique, despotique, arrogant et élitiste de tous les régimes"[2]. Il rejetait la législation et la règle de l’expert scientifique ou d’une académie de savants en se fondant sur ces 3 points[3]:

  • La science humaine est toujours et nécessairement imparfaite.
  • Une société qui obéirait à la législation parce qu’elle est imposée par l’académie, et non à cause de son caractère rationnel, serait une société de brutes et d’idiots.
  • L’académie scientifique aboutirait rapidement et infailliblement à une corruption intellectuelle et morale, immergée dans la stagnation et l’absence de spontanéité.

Dans Dieu et l'État, Bakounine s'attaque également au privilège du médecin, qui à son avis, comme chez les politiciens, dans les classes sociales ou dans les nations, "tue l'esprit et le corps des hommes". Mais, un seul être humain ne pouvant embrasser tous les développements de la science, Bakounine, n'était pas totalement contre l'idée de "l'homme spécialisé". Il n'aura toutefois pas de foi absolu en qui que ce soit, les écoutera librement et critiquement et en consultera plusieurs avant d'accepter un compte-rendu. Il voit la relation spécialiste/client comme "un échange continu d’autorité et de subordinnation mutuelle, passagères et surtout volontaires".

Un peu comme Bakounine, Malatesta considérait la science avec prudence.

"La science, arme qui peut être utilisée à de bonnes ou à de mauvaises fins, méconnaît complètement l’idée de bien ou de mal. Nous ne sommes donc pas anarchistes pour des raisons scientifiques, mais parce que, entre autres, nous voulons que tous soient en mesure de jouir des avantages et des plaisirs que la science procure."
- Errico Malatesta, 1929

D'ailleurs à l'automne de 1884, alors que le choléra prenait des proportions gigantesques en Italie, Malatesta, Andrea Costa et plusieurs autres camarades travaillèrent dans un hôpital de Naples. Ils signèrent un manifeste où ils affirmèrent que la véritable cause du choléra était la misère et que son remède était la Révolution sociale.[4]

Cette forme d'étau professionnel que les lois de l'État referment font en sorte que des cultures et des savoirs porteurs d'autonomie disparaissent.

Dorothy et Roy Parker affirmaient que dans la médecine clinique, la relation patient (passif) / médecin (actif) vient créer une hiérarchie d'experts qui peut difficilement se concilier avec les objectifs libertaires, égalitaires et démocratiques.

Ivan Illich(1926-2002) place, dans son Némésis médical, la base de la santé de tout individu dans leur autonomie personnelle. Sa critique est radicale sur un monopole professionnel qui dresse la société à la dépendance à une science monolithique[5] et hétéronome. Selon lui, la médicalisation de la maladie, fait des institutions de soins un "grand masque sanitaire" pour "une société destructrice" et par le fait même, prend le contrôle du pouvoir individuel de ses citoyen(ne)s face à cette même société industrielle. Les spécialistes rattachent exclusivement nos besoins au pivot du système économique que constituent les services professionnels et les biens de consommation.

[modifier] Réponse anarcho-syndicaliste de l'Espagne libertaire

C'est sur certaines de ces critiques qu'un grand nombre de travailleurs et de travailleuses de la santé participèrent à la socialisation de la médecine, durant la Révolution espagnole.

Tout d’abord, il me faut énoncer quelques antécédents à l'expérience. Même s’il serait faux d’assigner directement le naturisme aux libertaires, on ne peut nier un lien assez important entre ces deux éléments. Au début du 20ième siècle, les centres naturistes, en Espagne, comme dans plusieurs autres pays, furent assez populaires parmi les libertaires car ces centres étaient plutôt ouvert à l’expression de leurs idées. D’autres éléments comme le néo-malthusianisme, la libération sexuelle et une forme libertaire d'eugénisme étaient aussi importants chez les anarchistes de ce temps.

Ensuite, il faut aussi dire qu’avant la guerre civile, c’était un personnel religieux qui administrait les soins de santé et qu’à la veille de cette même guerre civile, une très grande partie du personnel avait fui. Certains ouvrages comme le texte Socialisation de la médecine[2] identifient également l’insuffisance des antécédents historiques de médecines socialisées comme un élément de nuisance pour l’expérience.

[modifier] Organisation sanitaire

C’est au mois de septembre 1936 que se constitua, à Barcelone, le Syndicat des services sanitaires de la CNT. L’ouvrage "Socialisation de la médecine" y compte, 5 mois après sa création, 1020 médecins de toutes spécialités, 3206 infirmières/iers, 330 sage-femmes, 633 dentistes, 71 spécialistes en diathermie, 153 herboristes, 203 stagiaires, 180 pharmaciennes/iens, 663 aide-pharmaciennes/iens, 335 préparateurs/trices de matériel sanitaire, 220 vétérinaires, 10 spécialistes indéfinis et un nombre incertain de masseuses/eurs. Et en 1937, c’est pas moins de 40 000 membres qui composaient la section des travailleurs de la santé de la CNT.

Le travail de ce personnel spécialisé, et des quelques noms que l’on retient encore, fut non-négligeable dans la guerre civile. Félix Martí Ibañez commente d’ailleurs :

« Dès le premier jour du combat, nous, médecins de la CNT, avons constitué, grâce à l’organisation sanitaire ouvrière, le premier contrôle sanitaire qui fut également le premier effort de cohésion organique des services sanitaires de la Catalogne. Quand le moment sera venu, nous décrirons ces journées frénétiques au cours desquelles le contrôle sanitaire de la CNT improvisait, à une vitesse vertigineuse, les solutions que réclamaient les innombrables problèmes qui surgissaient sans arrêt. » (traduit)

La Catalogne fut couverte par des centres de santé primaires et secondaires autonomes(sans toutefois, d’indépendance absolue), pour que tous les individus, villages et hameaux puissent recevoir des soins de santé adéquats. Il y avait une coordination entre les centres primaires et secondaires par des délégués (probablement révocables) et une coordination inter-sectorielle, et les prises de décision étaient égalitaires. Rationnels et loin des intérêts de la médecine du secteur privée, ces centres ont mis beaucoup d'ardeur dans la prévention des maladies(Prophylaxie), leur détection rapide et l'hygiène. Plusieurs médecins ont également travaillé, via la presse, à détruire les préjugés sociaux concernant divers troubles et maladies comme les maladies vénériennes et l'alcoolisme.

[modifier] Les idées de Félix Martí Ibañez

Étant conscient des us et abus de la science, le docteur Félix Marti Ibañez désira d'abord convertir et socialiser les soins médicaux à un rôle préventif plutôt que curatif. Par la "socialisation des soins médicaux", il voulait parler de la création de conseils ou de comités de coordination révocables et démocratiques formés par ceux qui travaillent dans l'industrie et les utilisateurs/trices de celle-ci.

La thérapie sociale fut probablement la principale œuvre de Félix Marti Ibañez. Le docteur en commence l'explication en disant que la maladie a d'abord une cause sociale ou morale. La médecine sociale se doit alors de regarder la personne tout autant que l'environnement où elle vit et travaille. En exemple, une femme qui vint le voir avec des tendances névrotiques et mélancoliques. Dans la thérapie sociale, remarquait Martí Ibañez, son style de vie serait étudié et les résultats suivants auraient été trouvés: c’est une femme mariée qui est enceinte, abandonnée par un mari alcoolique, en conflit sexuel avec lui, qui doit s’occuper seule des enfants et qui a été renvoyée de son travail. La thérapie sociale conseillerait un traitement médical et d’abord psychologique, rechercherait le mari et s’efforcerait de le désintoxiquer de l’alcool, de résoudre le problème sexuel des deux partenaires et, si possible, de les remettre ensemble. Ses dettes financières seraient payées, les enfants seraient pris en charge et elle serait réinsérée dans son emploi.

Comme il a l'a souvent plaidé, le médecin ne peut être seul dans l'organisation de la santé, une organisation sociale entière en charge de la santé du prolétaire (asistencia proletaria) devrait s'occuper de la tâche.

[modifier] Conclusion

En conclusion, on peut constater qu'une énorme modification des structures et rôles de l'organisation de la santé fut nécessaire pour la rendre plus libre, plus démocratique et plus égalitaire. Bien que la question de la relation d'expert ne fut toujours pas résolue dans l'Espagne libertaire, Bakounine lui-même n'aurait pas été totalement réticent à l'idée de faire coudre ses bottes chez un homme dont c'est la spécialité. Il reste à savoir si l'"Asistencia proletaria", idée de Félix Marti Ibanez, aurait aidé la population à se délivrer suffisamment de l'institution médicale, mais on ne peut pas nier l'avant-gardisme de leurs pratiques pro-actives et conséquemment, une plus grande autonomie côté santé.

[modifier] Critique et apport féministe

Witches, Midwives, and Nurses, A History of Women Healers, Barbara Ehrenreich et Deirdre English(en) Ce texte traite des luttes des femmes à travers l'histoire dans les soins de santé.

[modifier] Les individualistes libertaires et l'hygiène

L'hygiène de vie est un thème que bien des anarcho-syndicalistes et communistes libertaires ont approché, notamment durant la période précédent la guerre civile espagnole, seulement l'aspect autonomisant(gain en autonomie individuelle) que peut avoir l'hygiène est plus spécifiquement recherché par les individualistes libertaires.

Voir "Les individualistes anarchistes et l'hygiène de vie" dans l'article Hygiène de vie
Extrait: "L'individualiste anarchiste conçoit d'abord que l’autorité, la domination, les institutions, autant que les méthodes qui les prennent pour base ou en font usage nuisent au vivant et son développement individuel. Alors que la médecine conventionnelle suppose la domination par des hommes possédant les connaissances académiquement gardées, l'individualiste tente de se dégager de cette mascarade et désir s'occuper de sa santé comme bon lui semble."

[modifier] Réponse anarcho-primitiviste

Bien que la documentation n'abonde pas sur le sujet, il est quand même une tendance observable dans la conception d'une approche de la médecine(soins et hygiène) chez les anarcho-primitivistes. Dans le rejet de la civilisation et de ses institutions comme instrument de contrôle, de domestication et de domination, on ne peut tout d'abord pas parler de "médecine sociale". La division du travail et les spécialisations sont vues par eux comme sources d'inégalité et de perte de nos moyens et habilités(de nous occuper de nous-même et de nous auto-suffir) perpétrée par la civilisation. Devant l'actuelle dépendance des gens envers les structures de pouvoir de l'industrie des soins de santé, les anarcho-primitivistes proposent de devenir autonomes, de mieux connaître notre corps et d'en être davantage à l'écoute pour rétablir la balance de notre santé. Bref, être notre propre Chaman. Ils/elles préconisent les méthodes naturelles et/ou herbales pour traiter la maladie. Il apparait, à cette tendance anarchiste, qu'il est nécessaire de mettre fin à la société de consommation et à l'industrie pharmaceutique, et d'adopter un mode de vie soutenable. La médecine y serait décentralisée et celle-ci ferait surtout l'usage des ressources locales(bio-régionalisme), en prenant en considération les pharmacopées traditionnelles des peuples autochtones. Plusieurs espèces de plantes ont connu l'extinction par cause de l'exploitation effrénée de l'industrie pharmaceutique.

Un retour à la nature, reboisement ou un simple rapprochement avec la nature aurait à n'en pas douter, un impact positif sur notre santé mentale et corporelle. Une véritable éthique environnementale aiderait à améliorer les conditions du milieu de vie commun. L'écopsychologie suggère d'ailleurs une synergie non-dissociable entre le bien-être du vivant et le bien-être planétaire.

"La révolution anarcho-primitiviste guérit les plaies qui ont ouvert en les individus, entre les gens, et entre les gens et la nature, les plaies qui ont ouvert durant la civilisation, durant le pouvoir, incluant l'État, le capital et la technologie."
- John Moore, A primitivist primer, citation traduite

[modifier] Opposition antispéciste à l'utilisation d'animaux dans les tests en laboratoire

Les militant(e)s antispécistes revendiquent l'arrêt de l'utilisation des animaux dans les tests en laboratoires, notamment par les sociétés pharmaceutiques.

[modifier] Perspectives libertaires

La transformation des pratiques pour la santé n'abolira pas à elle seule les structures d'exploitation et de domination. Toutefois, l'expérience peut tout de même se révéler très utile à la transformation sociale recherchée. Voyons-en quelques perspectives.

Les idées de différentes tendances étant lancées, on constate qu'il y a plusieurs façons de voir la fomentation concrète d'une médecine sociale libertaire. Je tenterai ici donc, de traiter, de façon assez générale, certaines de ces façons de l'expérimenter de façon concrète.

[modifier] L'organisation communautaire et l'animation sociale

L'organisation communautaire est un processus qui amène les gens d'une communauté à se réunir pour prendre conscience des enjeux et problématiques commun(ne)s et à s'organiser collectivement pour y faire face. L'organisation dans la communauté permet une gestion et une démocratie plus directe, répondant davantage aux besoins de celle-ci puisque plus ciblés. Le jardin public, la soupe populaire, le soutien des travailleurs et sans-emplois, la lutte pour du logement décent,... bref un peu de tout pour faire fleurir la solidarité dans la communauté, sont des idées pour attaquer les fléaux qui menacent la santé générale d'une communauté, tout en gagnant en autonomie.

Certaines communautés réussissent même à faire le pas vers l'autogestion dans leur façon de gérer l'administration des soins. Par exemple, les cliniques populaires (dont la Clinique Communautaire de Pointe St-Charles) et les conseils de quartier créés par les gens des quartiers durant la crise économique argentine (2001), qui ont permis l'organisation en autogestion de services communautaires dont la santé, l'éducation et la sécurité.

[modifier] Le syndicalisme libertaire

Il s'agit de l'unification du personnel médical au sein d'un syndicat pour un profond changement social, notamment sur la question des soins de santé et des conceptions y étant rattachées, d'intérêt particulier pour les travailleurs/euses uni(e)s et facteur d'affiliation dans le milieu.

Voir l'exemple des cénétistes des services sanitaires dans la Révolution espagnole (plus haut)

[modifier] Le soutien médical des agitations des divers milieux

La participation directe de la médecine au front des luttes sociales.

Exemple d'expériences:

L'aide médicale aux activistes. Les "Street Medics" tiennent leur origine des protestations anti-guerre des années 60. En s'occupant des soins aux participant(e)s, ils et elles courent les mêmes risques d'arrestations que les autres manifestant(e)s. L'aide médicale activiste est plus courante dans les manifestations de grande convergence comme celles opposées aux sommets des grands pays industrialisés.

La Solidarité internationale. Soutien des luttes d'émancipation anti-autoritaire à travers le monde par un support médical et proposer des initiatives visant à socialiser les soins de santé et les axer davantage sur la prévention et l'hygiène dans les communautés.

Le Secours directe. Lors de l'ouragan Katrina en Louisiane, aux états-unis, par exemple, un collectif anarchiste organisa un secours directe alors qu'il y avait manque total de support de l'État. Le Common Ground Wellness Center, un centre de distribution de denrées et de trucs nécessaires dans cette crise fut établit dans la mosquée Masjib Bilal d'Algiers. À noter que le but de ce centre était de faire croître les réseaux de solidarité et l'entr'aide comme secours et non de donner la charité.

[modifier] Prédecesseurs/res de la médecine sociale

Tout d'abord, Gratien, dans son Hygiène, fut l'un des premiers penseurs de l'idée de relier le malaise d'un patient au contexte plus large de la société.

John Peter Frank(1745-1821) est lui aussi considéré comme un pionnier de la médecine sociale. En enquêtant sur les problèmes de santé des Lombards, le docteur Frank en arriva à une conclusion intéressante. Il dit alors, que la région était touchée par la maladie et l'ignorance car la terre n'appartenait pas aux paysans, qui mouraient de faim. Frank s'interrogea sur l'intérêt d'une réorganisation de la santé et des services médicaux. Il voyait bien l'effet du capitalisme sur la condition des gens mais, il pensait cette disparité sociale inévitable et se disait ainsi, non-révolutionnaire.

Un des plus connu défenseur de la médecine sociale(non-anarchiste) restera probablement Alfred Grotjahn (1869-1931). Celui-ci aura préféré le terme hygiène sociale car l'expression "médecine sociale" avait déjà été utilisée par Bismark, en Allemagne, pour parler d'un système d’assurance maladie. L'hygiène sociale était pour lui l'ensemble physico-biologique des conditions sociales où les gens étaient nés, vivaient, travaillaient, se divertissaient, procréaient et mouraient. Décrite par Grotjahn comme une science normative, l'hygiène sociale résultait donc des données historico-culturelles, psychologiques, économiques et politiques.

[modifier] Personnalités de la médecine sociale anarchiste

Tout d'abord, une différence: Les anarchistes n'ont, eux, pas miser sur l'État pour avoir du changement.

  • Né en Irlande, c'est peu de temps après son arrivée à Buenos Aires, en Argentine, en 1874, que John O’Dwyer Creaghe (1841-1920)(en) est devenu anarchiste. Plus tard parti pour l'Angleterre, il s'installa dans le quartier ouvrier de la ville de Sheffield où les ouvriers finirent par le respecter. Il y exerca la médecine pour les pauvres et y créa le journal "The Sheffield Anarchist" (1891). Il quitta l'Angleterre pour l'Argentine en 1892, où il créa d'autres journaux comme "El Oprimido". Creaghe participa également à la création d'une "Ecole Ferrer", à Lujan. Le docteur Creaghe fit ensuite de nombreux autres départs et participa à la révolution mexicaine.
  • Fabio Luz (Fabio Lopez dos Santos Luz)(1864-1938) a découvert l'anarchisme très jeune à partir du mouvement anti-esclavagiste. Un peu plus tard, il démarra une clinique pour les pauvres et gagna le respect de la communauté locale. Il a écrit Ideólogos(1903), d'Os Emancipados (1906) et Virgem-Mãe(1908), premières nouvelles à toucher la question sociale au Brésil. Il fut également médecin hygiéniste et professeur dans l'enseignement public. Il donna des cours du soir aux ouvriers chez lui en plus des consultations médicales gratuites aux pauvres. Il participa à la création l'Université Populaire à Rio de Janeiro en 1904 et est mort, encore fidèle à son idéal, le 9 mai 1938. (+ d'infos pt)
  • Ayant gradué à l'école médicale en 1903, Marie Diana Equi(1872-1952)(+) organisera ensuite réponse médicale humanitaire au tremblement de terre de San Francisco de 1906. Marie Equi était l'une des seules docteurs/es performant l'avortement, et elle le faisait sans regard aux classes sociales ou au statuts. Ce ne sera cependant qu'en 1913 qu'elle deviendra anarchiste; Durant un piquetage de l'Industrial Workers of the World, elle s'occupait d'un travailleur blessé, quand elle fut tout à coup attaqué par la police, une brutalité qui la révolta. Elle fut accusée de sédition le 31 décembre 1918 sous un nouvellement-révisé "Espionnage Act" pour son opposition à la guerre.
  • Pedro Vallina Martínez(1879-1970) ne représente pas seulement un exemple de révolutionnaire infatigable mais aussi, un homme avec beaucoup d'honnêteté et de rigueur avec un immense sens social dans sa pratique médical. Forcé à de très nombreux exils tout au long de sa vie par cause de son militantisme libertaire, Pedro Vallina n'en était pas moins capable de concilier ses actions avec sa pratique médical. Par exemple, à Extremadura, un village très inhospitalier surnommé "la Siberia extremeña"(frontière sibérienne), son éthique anarchiste et sa bien-faisance médicale lui ont value les sympathies de la population locale. Il créa aussi un sanatorium contre la tuberculose sur la terre de sa famille à Cantillana, dans la province de Séville, et y travailla en même temps que sa pratique médicale jusqu'à ce que les troupes pro-franquistes le détruise. Durant la rebéllion de 1936, il fut médecin des colonnes miliciennes de Guadalajara, directeur de l'hopital milicien de Cañete et médecin dans les hôpitaux militaires. En 1943, il a joint le Consultorio médico quirúgico Ricardo Flores Magón (soins médicaux et chirurgicaux) dans Loma, Oaxaca(Mexique).
  • Docteur Benjamin Lewis Reitman(1879-1942). Contrairement à bien d'autres futurs médecins, Benjamin Reitman est né dans l'abandon de son père et la pauvreté de sa mère. Il vécut ainsi, dans les quartiers pauvres de Chicago et reçu un "éducation de la rue". Benjamin quitta l'école très tôt mais, un professeur d'une école médicale reconnut son intelligence et l'encouragea à faire des études en médecine. Il fut gradué en médecine en 1904 et ne pratiqua pas la médecine de façon régulière avant 1918. Il voyageait dans le pays pour donner des soins médicaux aux gens de la rue. Il réalisait également régulièrement des avortements même si la loi de l'époque l'empêchait. En 1908, pendant qu'il organisait des programmes sociaux pour les sans-abris, le docteur Reitman rencontra Emma Goldman. Il la quitta puis, se fit arrêté en 1918 pour distribution de documentation sur les moyens de contraception avec une amende de 1000$. Pour plus d'informations: (en)
  • Isaac Puente Amestoy(1896-1936)(+), sous le pseudonyme "Un médico rural", a longtemps pratiqué la médecine rurale et naturiste, fut l'un des principaux/ales diffuseur(e)s du néo-malthusianisme et les pratiques anti-contraceptives et a écrit de nombreux articles dans la presse libertaire. Par exemple, sa réalisation du pamphlet "El comunismo libertario". Beaucoup de ses articles se sont rapportés à la prévention de la santé, l'information sexuelle et au naturisme. Il prit part en 1931 à la fondation de la "Fédération nationale de la Santé de la CNT" avec Augusto Alcrudo Solorzano. Isaac Puente fut un important théoricien anarchiste durant la période républicaine. L'humanisme dont il faisait preuve avec ses patients était très apprécié. Isaac n'était pas un simple théoricien, on le nomma d'ailleurs responsable, en 1933, de coordonner la révolte à Aragón et à La Rioja avec, entre autres, Durruti . Dans la nuit du 28 juillet 1936, Isaac se fait arrêté chez lui et est emprisonné à Vitoria. Les fascistes le fusillèrent durant la nuit du 31 août au 1er septembre.

"Partisan de la prévention, de l'information claire et vraie et du soin du corps, il a défendu une puissante association entre la santé et la révolution." José Vincente Martí Boscà, REVOLUCIÓN Y SANIDAD EN ESPAÑA, 1931-1939 (citation traduite de l'espagnol au français)

"Indiscutablement, le docteur Isaac Puente fut le principal inspirateur des réalisations collectives de la République espagnole." Federica Montseny

  • Javier Serrano Coello(1897-1974) était un ennemi déclaré du mercantilisme médical. Il fut un des principaux promoteurs de l'Organización Sanitaria Obrera (OSO). Il était partisan de l'éducation sanitaire, de l'hygiène et de la diététique et du naturisme.
  • Ministre de la santé en 1936, Federica Montseny[6](1905-1994) supporta des programmes de soins de santé décentralisés, locaux, préventifs et réactifs qui ont mobilisés la classe ouvrière entière. Elle fut grandement influencée par le mouvement féministe, qui depuis les années 20, s'était concentré sur les droits de reproduction. (ébauche)
  • Par des médecins comme Félix Marti Ibañez(1911-1972)(voir la Révolution espagnole), la médecine a pu s'adapter aux réelles besoins d'une population en matière de santé et d'hygiène. Au nombre des innovations de ce médecin se trouve; une transformation des soins médicaux vers un rôle préventif plutôt que curatif, les "liberatorios de prostituciòn" (centre de réhabilitation pour les prostitués qui resta à l'état de projet) et la Thérapie sociale. Richard Cleminson écrit d'ailleurs à propos du Dr. Marti Ibañez:

"De tous les gens liés à la médecine qui se trouvaient à la CNT, ce fut lui qui écrivit le plus au sujet d’une révolution de la santé et des soins médicaux durant la période révolutionnaire elle-même".

  • Le médecin oculiste, José Pardo Babarro(1911-1938), est anarchiste depuis ses études en médecine à Madrid. On lui reconnaît de nombreuses collaborations dans le séminaire de la Confederación Regional Galaica de la CNT "Solidaridad obrera" et dans un périodique anarchiste appelé "Brazo y Cerebro"(Mai 1935-Juillet 1936). Forcé à s'enrôler dans les troupes franquistes, il meurt au front en octobre 1938 sans précision sur les causes bien que la mort paraissait planifiée et provoquée.(ébauche)

[modifier] Le Néo-libéralisme et la Santé

Aux États-Unis, près du double de l'argent per capita de tous les autres pays est dépensé pour la santé. Les statistiques révèlent pourtant un très mauvais état de santé de ses habitant(e)s par rapport à ceux des autres pays. En fait, les américains n'utilisent pas plus de soins de santé; ils payent seulement plus. En terme d'espérance de vie, ce pays se classerait 27ième et 45 millions de citoyens n'y auraient d'assurances médicales[7]. Il est ici à noter que, leur système de santé étant entièrement privé, les gens n'ayant pas d'assurances médicales n'ont pour la plupart, pas les moyens de se payer les services médicaux nécessaires. Cet exemple montre clairement les impacts d'un système économique où le capitaliste, en plus de dominer et d'exploiter ses proches, ne considèrent le droit à la vie, tout comme ceux de la nature. Même si 65% de la population adulte serait obèse ou en surpoids, l'industrie alimentaire continue de bourrer les médias de sa propagande anti-santé et ne fait qu'augmenter la taille de ses portions.

Pour représenter le monde actuel, Phillip M Harter a comparé la terre à un village. Dans ce village, il y a 100 personnes: 50 souffrent de malnutrition, 22 n’ont pas d’eau potable, 70 sont analphabètes, 80 sont mal logés, la moitié du village a moins de deux dollars par jour et ce même jour, six personnes possèdent 59% de la richesse totale du village. Les six sont tous de nationalité américaine. La maximalisation du profit des multinationales continue d'augmenter l'écart entre les riches et les pauvres et ainsi, les gens de partout dans le monde sont touché-e-s.

[modifier] Les luttes sociales pour la santé

Tout d'abord, la santé ne devrait pas être une affaire d'argent puisque nos corps, portant ce qui fait de nous des êtres vivants, devraient avoir une importance fondamentale, et non subir la discrimination économique qui fait en sorte que les riches soient de plus en plus riches et les pauvres soient de plus en plus pauvres.

L'accès à tous et toutes, oui, mais nos idées et projets pour une "libre-santé" ne s'arrêtent pas là; bien des problèmes restent non-résolus. La prévention et les déterminants de la santé pourraient être une revendication sociale pour amener la société entière à gagner en autonomie face à la curation hospitalière très coûteuse. L'industrie pharmaceutique, une industrie qui a vendu pour 602 milliards$ de médicaments dans la seule année 2006[8], joue aujourd'hui une concurrence entre ses milliardaires, où en terme de publicité, le médecin reçoit dînés et voyages et le ou la consommateur/trice reçoit une facture salée. Tout ça pour des médicaments qui sans marque et de la pharmacopée locale seraient fortement moins coûteux et tout autant efficaces. En revendiquant leur Raison, les médecins occidentaux ont bafoués nombre de pratiques médicales autochtones déjà très bien implantées.

Et aujourd'hui, prescription d'antibiotiques à fond la caisse pour se rendre compte que les organismes développent des résistances pour survivre? Au deuxième front, ce sont les Organismes Génétiques Modifiés, dont on ne connaît les effets réels sur la santé, qui se mêlent à la déchéance prescrite. Mais, la société de consommation toujours pas rassasié en remet avec son culte du corps parfait qu'elle nous transmet au travers de ses photos de mannequins déguisé préalablement et redessiné à l'ordinateur par la suite.

Tout ces problèmes ont leur solution, face à l'une des plus grandes industries du capital(Pharmaceutique) l'idée d'émancipation gratouille nos langues et nos neurones se délient.

[modifier] Autres citations

"La santé est la consommation d'une histoire d'amour avec tous les organes du corps."

- Platon

"Lorsqu'un contemporain se plaint d'un trouble quelconque, il reçoit souvent d'une personne ne connaissant pas son véritable mal, ou n'ayant pas le temps de le rechercher (et, bien entendu, sans que lui-même le connaisse), des stimulants ou des sédatifs pour tout traitement, sans parler d'une thérapie psychiatrique habituellement basée sur l'administration de psychotropes assujettissants sans que rien ne soit dit au patient de leur nature ou de leurs conséquences. Curieusement, dans tous ces cas, le médecin ne sera coupable que s'il est prouvé qu'il l'a fait de mauvaise foi ou sans posséder le titre de rigueur, alors que dans l'antiquité, il aurait été poursuivi pour escroquerie et tentative d'influencer par des moyens illicites. Mais le païen voyait en la médecine une façon d'accroître son libre-arbitre, et le thérapeute digne de ce nom avait lui-même cela à l'esprit comme chose juste, alors que la médecine contemporaine - héritière des privilèges et des devoirs cléricaux - conçoit le système à l'envers. Il ne s'agit pas d'accroître le libre-arbitre du malade, mais d'assurer le libre-arbitre pour ses guérisseurs imposés."

- Antonio Eschohotado, Histoire générale des drogues, Tome 1

"La pauvreté est le symptôme et l'esclavagisme est la maladie."

- Isaac Puente Amestoy(traduit)

"La guerre et la médecine, la violence et la maladie, la mort venue de l'intérieur ou de l'extérieur: voilà des limites qui semblent absolues à notre existence d'aujourd'hui. Nous avons aussi peur des autres que de notre propre corps. Voilà pourquoi nous mettons notre confiance entre les mains des spécialistes et des scientifiques. Comme nous sommes devenus incapables de comprendre les signes de notre propre corps (douleur, maladies, toutes sortes de symptômes) la médecine est demeurée une des dernières sciences dont la légitimation est plus ou moins intacte. Presque chaque saut technologique (que ses conséquences soient ou non catastrophiques) a été justifié par la possibilités d'un usage médical (énergie nucléaire, ordinateurs, chimie, aéronautique, programmes spatiaux). La vie est posée comme une valeur absolue, indépendante de l'idéologie et de la culture. Même le régime politique le plus brutalement totalitaire marque un point s'il est capable d'augmenter la durée moyenne de vie. Aussi longtemps que nous ne serons pas capables de comprendre notre corps et de nous en préoccuper sur la base de notre propre identité culturelle, nous dépendrons de la dictature médicale, d'une classe de prêtres qui peut définir pratiquement tous les détails de notre vie. Parmi toutes les institutions, les hôpitaux sont les plus totalitaires et les plus hiérarchiques. Si la vie (dans son acception bio-médicale) est la principale valeur, nous devrons entretenir un immense complexe médical, des équipements de soins intensifs dans chaque maison, des banques d'organes artificiels, des machines pour prolonger la vie, etc. Ces efforts industriels risquent d'occuper toute notre énergie et tout notre temps, nous risquons de devenir les esclaves d'une survie optimale. La culture est aussi une manière de s'occuper de la mort. Pour construire des pyramides plutôt que des hôpitaux, les Égyptiens n'étaient pas tout simplement fous. Les cimetières, les mausolées pour les ancêtres, les enterrements ne sont pas que du gaspillage de matériel et d'énergie: ils sauvent des vies (contre l'industrie de la vie). Si nous ne sommes pas capables d'accepter la mort sous une forme ou une autre, nous continuerons à tuer et à être tués."

- P.M., BETE dans Bolo'Bolo

[modifier] Liens internes

[modifier] Autres lectures

  • Assurance-maladie : La Privatisation programmée. Résister et reconstruire un système de santé efficace et solidaire, Collectif, Syllepse, 173 pages
  • 1 A1. De l’homéopathie à dose politique, Caroline Granier, "Nous sommes des briseurs de formules". Les écrivains anarchistes en France à la fin du dix-neuvième siècle. Thèse de doctorat de l’Université Paris 8. 6 décembre 2003 - traite de la médecine dans la culture anarchiste française de la fin du 19ième siècle
  • Generacion consciente (estudios), revue libertaire édité dans les années 1930's en espagne, qui avait pour thématique la santé et la sexualité. revue qui sera trés populaire au sein de la mouvance libertaire espagnole, et surtout aux jeunesses libertaires.
  • "La socialisation de la médecine" dans Espagne libertaire, Gaston Leval (3)
  • Némésis médicale, Ivan Illich, Seuil, 1975 (a, b)
  • Réfractions, No 15: Publics, privés, communs, quels services ?, hiver 2005
  • Regards croisés sur le système public, À babord n° 12, p.9-11

[modifier] Liens externes

[modifier] Collectifs de soins médicaux radicaux

[modifier] Groupes de premiers soins aux manifestants

[modifier] Canada

[modifier] États-Unis

[modifier] Europe


Il faut dire que bon nombre de Street Medics ne font pas parti d'organisation spécifique

[modifier] Ressources médicales de l'activiste

[modifier] Autre matériel

Vidéo: Street Medic, Luis Manriquez(États-Unis), 2004, 65min.

[modifier] Notes d'écriture

  1. Editorial mail, Errico Malatesta, Pensiero e Volontà, n. 9, 10 Mai, 1924 (en)
  2. Bakunin on anarchy, Sam Dolgoff, 1972
  3. Dieu et l'État, Michel Bakounine, 1870
  4. Source: Errico Malatesta, The Biography of an Anarchist, Max Nettlau
  5. Encore peut-on se demander si la science peut vraisemblablement être confinée à une "rationalité" unique quand on sait que cette Raison est toujours engommée des idées de son temps...
  6. Position controversée: elle fut Ministre de la Santé, l'un des 4 ministères obtenu par la CNT en 1936 dans le nouveau gouvernement républicain. Les anarchistes espagnols ont dû reconnaître l'existence de l'État mais, il en va autrement pour son approbation. Le Syndicat ne possédait pas les fonds accumulés par les services d'État, et la situation était bien complexe.
  7. Health Affairs, Vol 23, Issue 3, 10-25
  8. IMS Health [1]
"Médecine sociale" en :