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		<title>Anarchopedia - Contributions de cet.te utilisateur/trice. [en]</title>
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		<subtitle>Contributions de cet.te utilisateur/trice.</subtitle>
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		<title>John Zerzan</title>
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				<updated>2010-09-14T14:16:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Révocation des modifications par 190.120.231.103 (Discussion) vers la dernière version de Younes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Zerzan.jpeg|thumb|right|100px]]&lt;br /&gt;
'''John Zerzan''' (nÃ© en [[1943]]) est un auteur amÃ©ricain anarchiste, philosophe du [[primitivisme]]. Ses travaux critiquent la [[civilisation]] comme oppressante dans son essence, et dÃ©fendent des modes de vie conÃ§us comme plus libres tirant leur inspiration des chasseurs-cueilleurs prÃ©historiques. Zerzan va jusqu'Ã  critiquer la domestication, le langage, la pensÃ©e symbolique (des mathÃ©matiques jusqu'Ã  l'art) et le concept de temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses quatre livres principaux sont ''Elements of Refusal'' (1988), ''Future Primitive and Other Essays'' (1994), ''Against Civilization : A Reader'' (1998) et ''Running on Emptiness'' (2002). Zerzan prend longuement la parole dans le documentaire ''Surplus la consommation par la terreur''(2003), [http://video.google.fr/videoplay?docid=-6265290247873039570 visible en ligne]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PensÃ©e ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ses travaux, Zerzan s'inspire du concept de [[Theodor Adorno]] de dialectique nÃ©gative pour Ã©laborer une thÃ©orie de la Civilisation comme rÃ©sultat agrÃ©gÃ© d'un processus d'[[aliÃ©nation]]. Selon Zerzan, les sociÃ©tÃ©s humaines originelles de l'Ã©poque palÃ©olithique, et aujourd'hui les sociÃ©tÃ©s similaires comme les Kung, les Bochimans et les Mbuti, vivent selon un mode de vie non-aliÃ©nÃ© et non-oppressant fondÃ© sur la sociÃ©tÃ© primitive d'abondance, en contact avec la nature. La construction de telles sociÃ©tÃ©s relÃ¨vent d'une forme d'utopie politique, ou tout du moins, d'une intÃ©ressante comparaison Ã  partir de laquelle il est possible d'attaquer les sociÃ©tÃ©s actuelles (en particulier industrielles). Zerzan utilise des Ã©tudes anthropologiques sur de telles sociÃ©tÃ©s pour fonder sa critique large de nombreux aspects de la vie moderne. Il dÃ©peint les sociÃ©tÃ©s contemporaines comme un monde de misÃ¨re construit sur la construction mentale d'un sentiment de manque et de besoin.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/massmisery.htm John Zerzan - Â« The Mass Psychology of Misery Â» (La psychologie collective de la souffrance)]&amp;lt;/ref&amp;gt; L'histoire de la civilisation est l'histoire de la renonciation et ce qui s'y oppose n'est pas le progrÃ¨s. Il s'agit au contraire de la forme d'utopie qui trouve justement sa source dans le mais au contraire l'utopie qui Ã©merge Ã  vouloir en finir avec ce dernier.&amp;lt;ref name=why&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whyprim.htm John Zerzan - Â« Why Primitivism? Â» (Pourquoi le primitivisme ?)]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zerzan est un anarchiste, et est largement associÃ© aux tendances de l'[[anarcho-primitivisme]], de l'[[anarchisme vert]], des anti-civilisation, de l'[[anarchisme post-gauchiste]] et de Â« l'incarnation Â». Il rejette non seulement l'Ã‰tat, mais Ã©galement toutes les formes de relations hiÃ©rarchiques ou d'autoritÃ©. Â« Plus simplement, &amp;quot;anarchie&amp;quot; signifie &amp;quot;absence de rÃ¨gle&amp;quot;. Ce qui implique un rejet non seulement du gouvernement mais Ã©galement de toutes les autres formes de domination et de pouvoir&amp;lt;ref name=anarchism&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whatisanarchism.htm John Zerzan - Â« What is Anarchism? Â» (Qu'est-ce que l'anarchisme ?)]&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail de Zerzan repose fortement sur un dualisme marquÃ© entre les Â« primitifs Â» d'une part â€” vus comme non-aliÃ©nÃ©s, sauvages (et donc libres), sans hiÃ©rarchie, prompts au jeu et Ã©galitaires au plan social â€” et les Â« civilisÃ©s Â» d'autre part â€” vus comme aliÃ©nÃ©s, suivant un mode de vie domestique (et donc mis en esclavage ou soumis), soumis Ã  une hiÃ©rarchie structurÃ©e, obsÃ©dÃ©s par le travail et socialement discriminatoires. En consÃ©quence, Â« la vie avant la domestication / l'agriculture Ã©tait en fait largement une vie de plaisir, de contact avec la nature, de sagesse des sens, d'Ã©galitÃ© sexuelle, et de bonne santÃ©&amp;lt;ref name=futur&amp;gt;[http://www.primitivism.com/future-primitive.htm John Zerzan - Â« Future Primitive Â» (le primitif du futur)]&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dÃ©clarations de John Zerzan sur le statut des sociÃ©tÃ©s primitives sont fondÃ©es sur une interprÃ©tation des travaux d'anthropologues comme [[Marshall Sahlins]] et Richard Borshay Lee. La catÃ©gorie des primitifs est strictement restreinte pour Zerzan aux sociÃ©tÃ©s qui sont de purs chasseurs-cueilleurs sans agriculture ni Ã©levage. Par exemple l'existence d'une hiÃ©rarchie au sein des Indiens du Nord de la CÃ´te Est aux Ã‰tats-Unis, dont les principales activitÃ©s Ã©taient de pÃªcher et d'aller fourrager pour se procurer des vivres, est attribuÃ©e Ã  leur comportement de domestication des chiens et leur culture du tabac&amp;lt;ref name=futur/&amp;gt;. Son analyse est ainsi protÃ©gÃ©e des critiques comme celle de [[Murray Bookchin]], qui se base sur des pratiques hiÃ©rarchiques, oppressives et portant atteinte Ã  l'environnement qui sont le fait d'autres personnes qu'il regroupe sous le mÃªme nom de Â« primitifs Â». Toutefois, ce choix a un coÃ»t puisqu'il restreint les rÃ©fÃ©rences empiriques Ã  un petit nombre de sociÃ©tÃ©s ayant existÃ© et mÃ¨ne Ã  une interprÃ©tation controversÃ©e des dÃ©couvertes archÃ©ologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Zerzan appelle Ã  un retour au primitivisme, c'est-Ã -dire Ã  une reconstruction radicale de la sociÃ©tÃ© basÃ©e sur un rejet de l'aliÃ©nation et sur l'idÃ©al de l'Ã©tat sauvage. Â« Il se pourrait que notre unique espoir vÃ©ritable soit le rÃ©tablissement d'une existence sociale de face-Ã -face, une dÃ©centralisation radicale, un dÃ©mantÃ¨lement de la trajectoire dÃ©vorante, productionniste, aliÃ©nante, friande de nouvelles technologies qui cause tellement d'appauvrissement&amp;lt;ref name=anarchism/&amp;gt; Â». L'utilisation habituelle de preuves de type anthropologique est comparative et dÃ©monstrative - la nÃ©cessitÃ© ou la naturalitÃ© de certains aspects de la sociÃ©tÃ© moderne est mise en doute en mettant en lumiÃ¨re des contre-exemples dans les sociÃ©tÃ©s de chasseurs-cueilleurs. Â« La documentation toujours plus importante sur la prÃ©histoire humaine en tant que trÃ¨s longue pÃ©riode de vie principalement non-aliÃ©nÃ©e prÃ©sente un net contraste avec les sombres Ã©checs de l'insoutenable modernitÃ©&amp;lt;ref name=why/&amp;gt; Â». Il est difficile, par contre, de savoir si cela implique un rÃ©-Ã©tablissement des formes littÃ©rales de chasseurs-cueilleurs ou alors une forme plus large d'apprentissage s'appuyant sur les modes de vie afin de construire des relations sociales non aliÃ©nÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet politique de John Zerzan vise Ã  l'Ã©limination de toute technologie. Zerzan effectue la mÃªme distinction qu'[[Ivan Illich]] entre les outils qui restent sous le contrÃ´le de l'utilisateur et les systÃ¨mes technologiques qui prennent le contrÃ´le de l'utilisateur. Une diffÃ©rence entre les deux auteurs porte sur la division du travail Ã  laquelle Zerzan s'oppose. Alors que les outils peuvent Ãªtre utilisÃ©s par chacun dans une communautÃ© (quoique avec une variabilitÃ© dans le niveau de compÃ©tence), ce qui mÃ¨ne Ã  une distribution Ã©quitable du pouvoir et Ã  une situation d'autonomie individuelle, la technologie, quant Ã  elle, requiert des connaissances spÃ©cialisÃ©es qui ne sont possÃ©dÃ©es que par une Ã©lite, qui possÃ¨de alors automatiquement le pouvoir sur les autres utilisateurs. Ce pouvoir est l'une des sources de l'aliÃ©nation, en mÃªme temps que la domestication et la pensÃ©e symbolique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mÃ©thode typique de John Zerzan est de retenir une construction particuliÃ¨re de la civilisation (comme une technologie, une croyance, une pratique ou une institution) et de faire le compte-rendu de ses origines historiques, de ses supposÃ©s effets destructeurs et aliÃ©nants et enfin des contrastes qu'elle prÃ©sente avec les expÃ©riences des chasseurs-cueilleurs. Dans son essai sur le nombre, par exemple, Zerzan commence par mettre en lumiÃ¨re le contraste entre d'une part le poids donnÃ© par les Â« civilisÃ©s Â» dans le fait de dÃ©compter et de mesurer et de l'autre l'importance donnÃ©e chez les Â« primitifs Â» au partage, en citant pour appuyer son argument les travaux de Dorothy Demetracopolou Lee sur les habitants des Ã®les Trobriand, avant de raconter l'histoire de l'essor du nombre par des Ã©tapes successives de domination Ã©tatique, Ã  commencer par le dÃ©sir des rois Ã©gyptiens de mesurer ce qu'ils dominaient&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/number.htm John Zerzan - Â« Number: Its Origin and Evolution Â» (Le Nombre : Son origine et l'Ã©volution)]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette approche est rÃ©pÃ©tÃ©e pour le temps&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/time.htm John Zerzan - Â« Time and its Discontents Â» (Le Temps et ses mÃ©contentements)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, les inÃ©galitÃ©s sexuelles&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/patriarchy.htm John Zerzan - Â« Patriarchy, Civilization, and the Origins of Gender Â» (Le Patriarcat, la civilisation et l'origine du genre)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, le travail&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/organisedlabour.htm John Zerzan - Â« Organized Labor versus &amp;quot;The Revolt Against Work&amp;quot; Â» (Le Travail organisÃ© versus &amp;quot;la rÃ©volte contre le travail&amp;quot;)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, la technologie&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/technology.htm John Zerzan - Â« Technology Â» (La Technologie)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, l'art et le rituel&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.primitivism.com/emptiness.htm John Zerzan - Â« Running on Emptiness: The Failure of Symbolic Thought Â» (La course vers le  vide : l'Ã©chec de la pensÃ©e symbolique)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, l'agriculture&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/agriculture.htm John Zerzan - Â« Agriculture Â» (Agriculture)]&amp;lt;/ref&amp;gt; et la mondialisation&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/globalization.htm John Zerzan - Â« Globalization and its Apologists: An Abolitionist Perspective Â» (La Mondialisation et ses apologues : une perspective abolitionniste)]&amp;lt;/ref&amp;gt;. John Zerzan Ã©crit Ã©galement des textes plus gÃ©nÃ©raux sur l'anarchisme&amp;lt;ref name=anarchism/&amp;gt; et la thÃ©orie primitiviste&amp;lt;ref name=why/&amp;gt;,&amp;lt;ref name=futur/&amp;gt;, des critiques d'auteurs perÃ§us comme opposants Ã  l'image de [[Hakim Bey]]&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/pmanarchist.htm John Zerzan - Â« &amp;quot;Hakim Bey&amp;quot;, Postmodern Anarchist Â» (&amp;quot;Hakim Bey&amp;quot;, anarchiste postmoderne)]&amp;lt;/ref&amp;gt; et [[Noam Chomsky]]&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whochoms.htm John Zerzan - Â« Who is Chomsky? Â» (Qui est Chomsky ?)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, et enfin des commentaires culturels sur des programmes tÃ©lÃ©visÃ©s comme Star Trek&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/startrek.htm John Zerzan - Â« Star Trek Â» (Star Trek)]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Apprentissage politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1966]], John Zerzan est arrÃªtÃ© Ã  Berkeley lors d'une marche de [[dÃ©sobÃ©issance civile]] en opposition Ã  la guerre du ViÃªtnam et passe deux semaines Ã  la prison du comtÃ© de Contra Costa. Il prend la dÃ©cision, aprÃ¨s avoir Ã©tÃ© relÃ¢chÃ©, de ne plus jamais Ãªtre arrÃªtÃ© de faÃ§on volontaire. Zerzan assiste Ã  des Ã©vÃ©nements organisÃ©s par l'Ã©crivain Ken Kesey et son groupe des Merry Pranksters, et est Ã©galement liÃ© Ã  la scÃ¨ne musicale du quartier de Haight-Ashbury Ã  San Francisco oÃ¹ la contre-culture [[hippie]] s'exprimait par l'art psychÃ©dÃ©lique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers la fin des[annÃ©es 1960, John Zerzan est travailleur social pour le compte de la ville de San Francisco. FrustrÃ© par sa vie banale de fonctionnaire Ã  bas salaire, il participe Ã  l'organisation d'un [[syndicat]] des travailleurs sociaux, le Social Service Employees Union (SSEU)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.shapingsf.org/ezine/labor/nopaid/main.html Histoire du syndicat SSEU]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en est Ã©lu vice-prÃ©sident en [[1968]] et prÃ©sident en [[1969]]. Un groupe local, Contradiction, proche de l'[[Internationale situationniste]] l'attaque comme Ã©tant un bureaucrate de gauche&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.bopsecrets.org/PH/zerzan.htm &amp;quot;Open Letter to John Zerzan, anti-bureaucrat of the San Francisco Social Services Employees Union&amp;quot; (Lettre ouverte Ã  John Zerzan, anti-bureaucrate du SSEU de San Francisco)]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se radicalise progressivement et prend conscience de ce qu'il considÃ¨re Ãªtre le rÃ´le contre-rÃ©volutionnaire du SSEU et des autres syndicats. Zerzan lit Ã©galement de maniÃ¨re intensive la littÃ©rature situationniste, particuliÃ¨rement influencÃ© par [[Guy Debord]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1974]], les Ã©ditions ''Black and Red Press'' publient l'ouvrage ''Unions Against Revolution'' (Â« Les Syndicats contre la RÃ©volution Â») de Grandizo Munis et [[Benjamin PÃ©ret]], qui comprend un article de John Zerzan, auparavant publiÃ© dans le journal ''Telos''. Durant les vingt annÃ©es suivantes, Zerzan est devenu intimement liÃ© aux publications ''Fifth Estate'', ''Anarchy: A Journal of Desire Armed'', ''Demolition Derby'' et autres pÃ©riodiques anarchistes. AprÃ¨s la lecture des travaux de Fredy Perlman, David Watson et d'autres auteurs, il en vient lentement Ã  la conclusion que la civilisation en elle-mÃªme est la racine des problÃ¨mes du monde et qu'une sociÃ©tÃ© de chasseurs-cueilleurs reprÃ©sente le modÃ¨le le plus Ã©galitaire pour les relations de l'homme avec ses congÃ©nÃ¨res et avec la nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zerzan et Â« Unabomber Â» ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au milieu des annÃ©es 1990, John Zerzan est devenu un proche de [[Theodore Kaczynski]], connu sous le nom de Â« Unabomber Â», aprÃ¨s avoir lu ''Industrial Society and Its Future''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikisource.org/wiki/La_Soci%C3%A9t%C3%A9_industrielle_et_son_avenir Â« La SociÃ©tÃ© industrielle et son avenir Â»], [[Theodore Kaczynski]], sur Wikisource.&amp;lt;/ref&amp;gt; (Â« La SociÃ©tÃ© industrielle et son devenir Â»), aussi appelÃ© ''Unabomber Manifesto'' (Â« Manifeste de Unabomber Â»). Zerzan a ainsi assistÃ© au procÃ¨s de Unabomber et a souvent discutÃ© avec Kaczynski durant la procÃ©dure. C'est aprÃ¨s cette relation avec Unabomber que les grands mÃ©dias ont commencÃ© Ã  s'intÃ©resser Ã  Zerzan et Ã  ses idÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son texte de [[1995]] Â« Whose Unabomber?&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whoseunabomber.htm John Zerzan - Â« Whose Unabomber? Â»]&amp;lt;/ref&amp;gt; Â», un an avant l'arrestation de Kaczynski, John Zerzan marque son soutien Ã  la doctrine de Unabomber, tout en critiquant l'utilisation d'attentats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« [...] l'envoi de dispositifs explosifs visant les agents qui crÃ©ent la catastrophe actuelle est trop hasardeux. Des enfants, des postiers et d'autres personnes peuvent facilement se faire tuer. MÃªme en admettant la lÃ©gitimitÃ© de frapper dans le ''horror show'' de la haute technologie en terrorisant ses principaux architectes, les dommages collatÃ©raux ne sont pas justifiables [...]&amp;lt;ref&amp;gt;Texte original : Â« [...] the mailing of explosive devices intended for the agents who are engineering the present catastrophe is too random. Children, mail carriers, and others could easily be killed. Even if one granted the legitimacy of striking at the high-tech horror show by terrorizing its indispensable architects, collateral harm is not justifiable [...] &amp;lt;/ref&amp;gt; Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Le concept de justice ne doit pas Ãªtre nÃ©gligÃ© dans l'analyse du phÃ©nomÃ¨ne Unabomber. En fait, Ã  l'exception de ses cibles, quand peut-on dire que les petits Eichmann qui prÃ©parent le meilleur des mondes ont jamais Ã©tÃ© amenÃ©s Ã  rendre des comptes?... Est-il contraire Ã  l'Ã©thique d'essayer d'arrÃªter ceux dont les contributions amÃ¨nent Ã  une agression sans prÃ©cÃ©dent contre la vie&amp;lt;ref&amp;gt;Texte original : Â« The concept of justice should not be overlooked in considering the Unabomber phenomenon. In fact, except for his targets, when have the many little Eichmanns who are preparing the Brave New World ever been called to account?.... Is it unethical to try to stop those whose contributions are bringing an unprecedented assault on life? Â».&amp;lt;/ref&amp;gt; Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux ans plus tard, pourtant, dans son texte de [[1997]] intitulÃ© Â« He Means It - Do You?&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/hemeansit.htm John Zerzan - Â« He Means It - Do You? Â» (C'est ce qu'il veut dire - Et vous ?)].&amp;lt;/ref&amp;gt; Â», John Zerzan modifie quelque peu son point de vue :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Avec Unabomber, une nouvelle limite a Ã©tÃ© franchie. Cette fois, les ''schiz-fluxer''&amp;lt;ref&amp;gt;Explication du terme dans [http://www.anarchymag.org/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=109&amp;amp;Itemid=28 Â« Schiz-flux Â», Drake Scott, ''Anarchy: A Journal of Desire Armed'' nÂ°36].&amp;lt;/ref&amp;gt; bohÃ©miens, les ''yuppies'' verts, les anarcho-journalistes occasionnels, les organisateurs condescendants de la pauvretÃ©, les nihilo-ascÃ¨tes branchÃ©s et tous les autres Â« anarchistes Â» qui pensaient que leur prÃ©tentieux passe-temps continuerait indÃ©finiment sans opposition - eh bien, il est temps de choisir le camp dans lequel on se situe. Peut-Ãªtre y a-t-il Ã©galement un Rubicon de franchi Ã  partir duquel aucun retour en arriÃ¨re n'est possible&amp;lt;ref&amp;gt;Texte original : Â« Enter the Unabomber and a new line is being drawn. This time the bohemian schiz-fluxers, Green yuppies, hobbyist anarcho-journalists, condescending organizers of the poor, hip nihilo-aesthetes and all the other &amp;quot;anarchists&amp;quot; who thought their pretentious pastimes would go on unchallenged indefinitely - well, it's time to pick which side you're on. It may be that here also is a Rubicon from which there will be no turning back. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zerzan et l'anarcho-primitivisme du nord-ouest des Ã‰tats-Unis ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''New York Times'' a publiÃ© en [[1995]] une interview pleine page de Zerzan. Un autre Ã©vÃ©nement significatif  qui l'a projetÃ© dans la cÃ©lÃ©britÃ© est l'association de son nom aux groupes anarchistes de Eugene (Oregon) qui sont plus tard devenus l'un des Ã©lÃ©ments moteur aux Ã‰tats-Unis dans l'utilisation de la tactique des [[black bloc]]s durant les manifestations d'opposition Ã  l'Organisation mondiale du commerce lors du sommet de Seattle Washington) en [[1999]]. Les anarchistes qui ont alors utilisÃ© cette technique ont Ã©tÃ© considÃ©rÃ©s comme majoritairement responsables des nombreuses dÃ©gradations et destructions commises sur les vitrines de magasins de grandes chaÃ®nes (Gap, Levi's, McDonaldâ€™s&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article124 &amp;quot;Black Blocs : bas les masques&amp;quot;, Francis Dupuis-DÃ©ri]&amp;lt;/ref&amp;gt;) et Ã  l'encontre d'agences bancaires.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.zmag.org/acme.htm communiquÃ© de la section N30 des Black Blocs]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La couverture des Ã©vÃ©nements par les mÃ©dias amÃ©ricains a dÃ©clenchÃ© une grosse controverse aprÃ¨s les Ã©meutes et John Zerzan a Ã©tÃ© l'un de ceux vers qui ils se sont tournÃ©s pour expliquer les actions rÃ©alisÃ©es par certains lors des manifestations. AprÃ¨s avoir ainsi gagnÃ© en notoriÃ©tÃ© publique, Zerzan a commencÃ© Ã  accepter de parler de ses engagements et Ã  donner des interviews autour du monde pour expliquer l'anarcho-primitivisme. RÃ©cemment, Zerzan a Ã©tÃ© impliquÃ©, quoi que de maniÃ¨re tempÃ©tueuse, avec la tendance de l'[[:en:Post-left anarchy|anarchie post-gauchiste]], selon laquelle les anarchistes doivent rompre avec la gauche qu'ils considÃ¨rent comme embourbÃ©e dans l'idÃ©ologie et principalement intÃ©ressÃ©e par la prise du pouvoir Ã©tatique et l'Ã©crasement de la libertÃ© individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zerzan est actuellement l'un des rÃ©dacteurs en chef de ''Green Anarchy'', un journal d'anarcho-primitivisme et de pensÃ©e anarchiste insurrectionnelle. Il est aussi animateur sur ''Anarchy Radio'' Ã  Eugene, sur la station de l'UniversitÃ© d'Ã‰tat de l'Oregon [http://www.kwvaradio.org KWVA]. Il continue Ã©galement de contribuer Ã  ''Anarchy Magazine'' et quelques articles de sa main ont Ã©tÃ© publiÃ©s dans des magazines comme ''AdBusters''. Il rÃ©alise de longues tournÃ©es de confÃ©rences autour du monde, et il est mariÃ© Ã  une consultante indÃ©pendante pour musÃ©es et autres organisations Ã  but non lucratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Critiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Zerzan reconnaÃ®t que les idÃ©aux primitivistes sont difficiles Ã  mettre en pratique, mÃªme pour les plus convaincus d'entre eux, ce sur quoi on l'a critiquÃ© comme manquant d'un modÃ¨le concret de rÃ©alisation et rÃ©duisant de ce fait son primitivisme Ã  un exercice purement thÃ©orique. Comme Zerzan l'a dit Ã  un reporter : Â« C'est un immense dÃ©fi. Vous avez ces idÃ©es gÃ©niales et grandioses, mais il faut bien les relier au monde concret, et nous le savons. Je ne sais pas comment Ã§a va fonctionner. [Nous sommes] loin d'avoir atteint cette rÃ©alitÃ© et nous devons faire face Ã  cela. Vous commencez Ã  mettre en question les choses et Ã  essayer d'Ã©largir l'espace au sein duquel les gens peuvent dialoguer et soulever des questions qui n'ont pas Ã©tÃ© soulevÃ©es ailleurs. Mais nous n'avons pas de brouillons concernant ce que les gens devraient faire&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.guardian.co.uk/mayday/story/0,7369,475181,00.html ''The Guardian'', Â« Anarchy in the USA Â» (Anarchie aux Ã‰tats-Unis)]. Texte original : Â« Itâ€™s a huge challenge. You've got these great grandiose ideas, but the rubber has to hit the road somewhere, and we know that. I donâ€™t know how that's going to work.â€¦ [W]e are a long way from connecting with that reality and we have to face that. You start off with questioning things and trying to enlarge the space where people can have dialogue and raise the questions that are not being raised anywhere else. But we donâ€™t have blueprints as to what people should do. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt;. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, certains dÃ©clarent que Zerzan cite souvent dans ses travaux les auteurs dans un mauvais contexte, ce qui peut mener Ã  des conclusions fallacieuses, dÃ©tournant les intentions premiÃ¨res de l'auteur citÃ©. Par exemple : Â« En 1976, Ernst von Glasersfeld se demanda &amp;quot;si, dans un temps donnÃ© du futur, il semblera toujours aussi Ã©vident de penser que le langage a amÃ©liorÃ© la survie de la vie sur cette planÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.primitivism.com/emptiness.htm John Zerzan - &amp;quot;Running on Emptiness: The Failure of Symbolic Thought&amp;quot; (La course vers le  vide : l'Ã©chec de la pensÃ©e symbolique)]. Texte original : Â« In 1976, von Glasersfeld wondered &amp;quot;whether, at some future time, it will still seem so obvious that language has enhanced the survival of life on this planet&amp;quot;. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lecteur ne reÃ§oit aucune information qui pourrait expliquer qui est von Glaserfeld, quel est son domaine d'expertise, ou pourquoi son observation est pertinente dans le cadre du traitement de cette question en particulier. En outre, ceci n'est pas un exemple isolÃ©. Son article Â« Time and its Discontents Â» contient environ 250 rÃ©fÃ©rences Ã  des poÃ¨tes, Ã©crivains, philosophes, scientifiques, proverbes antiques et personnages mythologiques, et il faudrait un considÃ©rable effort de temps et de volontÃ© au lecteur pour vÃ©rifier ces citations afin de confirmer leur adÃ©quation avec l'argumentation de John Zerzan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, Zerzan a Ã©galement Ã  certaines occasions citÃ© certains auteurs pour prÃ©tendre que, par exemple, Â« les Bochimans peuvent voir quatre lunes de Jupiter sans ouvrir les yeux Â» et qu'il existe une Â« communication tÃ©lÃ©pathique entre les !Kung en Afrique&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.primitivism.com/emptiness.htm John Zerzan - Â« Running on Emptiness: The Failure of Symbolic Thought Â» (La course vers le  vide : l'Ã©chec de la pensÃ©e symbolique)]. Texte original : Â« the Bushmenâ€¦ can see four moons of Jupiter with the unaided eye Â» ; Â« telepathic communication among the !Kung in Africa Â».&amp;lt;/ref&amp;gt; Â», ce qui reflÃ¨te le genre des dÃ©clarations pour lesquelles les semblables de Murray Bookchin et Ted Kaczynski ont critiquÃ© la lecture par Zerzan des preuves anthropologiques, la considÃ©rant comme romancÃ©e, ignorant par exemple l'existence de cruautÃ© envers les animaux chez les Ituri. Les dÃ©bats acadÃ©miques quant aux affirmations des auteurs citÃ©s par Zerzan, comme les dÃ©bats sur le nombre d'heures que passent les cueilleurs dans des activitÃ©s socialement nÃ©cessaires et le fait de savoir s'ils souffrent de famine ont Ã©tÃ© rÃ©fractÃ©s, altÃ©rant le contenu, dans les dÃ©bats Ã  propos des Ã©crits de John Zerzan&amp;lt;ref&amp;gt;[http://dwardmac.pitzer.edu/anarchist_archives/bookchin/soclife.html Murray Bookchin - Â« Social Anarchism or Lifestyle Anarchism Â» (L'Anarchisme comme engagement social ou l'anarchisme comme style de vie individualiste)]&amp;lt;/ref&amp;gt;,&amp;lt;ref&amp;gt;[http://p073.ezboard.com/fcacstfrm1.showMessage?topicID=285.topic Â« Letter from Ted Kaczynski Â» (Lettre de Ted Kaczynski)].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'article - la vÃ©ritÃ© au sujet de la vie primitive - produit aprÃ¨s son arrestation &amp;lt;ref&amp;gt;L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 154 &amp;lt;/ref&amp;gt;, [[Theodore Kaczynski]] analyse les Ã©crits et les thÃ¨ses des anarcho-primitifistes qu'il juge ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le mythe du progrÃ¨s n'est peut-Ãªtre pas encore mort mais il est en train de mourir. Un autre mythe prend progressivement sa place, un mythe propagÃ© surtout par les anarchoprimitivistes mais qui se rÃ©pand Ã©galement au sein d'autres mouvements. Si l'on en croit ce mythe, avant la civilisation, personne n'avait besoin de travailler, il suffisait de cueillir sa nourriture dans les arbres, la mettre dans sa bouche et passer le reste du temps Ã  se divertir. Il n'y avait pas de diffÃ¨rence entre les hommes et les femmes, il n'y avait ni maladie, ni compÃ©tition, ni racisme, ni sexisme ou homophobie, les gens vivaient en harmonie avec les animaux et tout Ã©tait amour, partage et coopÃ©ration.&lt;br /&gt;
* De l'avis gÃ©nÃ©ral, ce qui prÃ©cÃ¨de est une caricature de la vision des anarchoprimitivistes. La plupart d'entre eux - du moins je l'espÃ¨re - ne sont pas Ã  ce point dÃ©connectÃ© de la rÃ©alitÃ©. ils en sont toutefois trÃ¨s Ã©loignÃ©s et il est grand temps que quelqu'un dÃ©nonce leur mythe.&amp;lt;ref&amp;gt;ThÃ©odore Kaczynsky, article : La vÃ©ritÃ© au sujet de la vie primitive ,  L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 123 &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De mÃªme [[Theodore Kaczynski]] analyse les pages qu'il a pu rÃ©cupÃ©rer de Futur Primitif&amp;lt;ref&amp;gt;[pdf][http://insomniaqueediteur.org/spip/IMG/pdf/JohnZerzan-Futur-primitif.pdf Futur primitif, traduction franÃ§aise tÃ©lÃ©chargeable gratuitement] (L'insomniaque Ã©diteur)&amp;lt;/ref&amp;gt; de Zerzan, tout en essayant de correspondre avec lui, &amp;lt;ref&amp;gt;traduit dans L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 150&amp;lt;/ref&amp;gt; et il finit par juger :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il (Zerzan) a pourtant rÃ©ussi Ã  faire l'impasse sur tout ce qui pouvait dans ces livres contredire sa thÃ©orie. Puisque Zerzan s'est largement documentÃ© sur les sociÃ©tÃ©s de chasseurs-cueilleurs, et puisque les AborigÃ¨nes australiens sont parmi les plus connus des chasseurs-cueilleurs, je n'arrive pas Ã  croire qu'il n'est jamais tombÃ© sur un compte rendu des mauvais traitement infligÃ©s aux femmes par des Australiens. Pourtant il n'a jamais fait allusion Ã  de tels rapports - mÃªme pas dans le but de les rÃ©futer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On ne doit pas nÃ©cessairement supposer qu'il y a malhonnÃªtetÃ© consciente chez Zerzan. Comme le disait Nietzsche : &amp;quot; Le mensonge le plus courant est celui que l'on se fait Ã  soi-mÃªme; mentir aux autres est plutÃ´t l'exception. &amp;quot;. En d'autres termes, on se trompe soi-mÃªme avant de tromper les autres. Un Ã©lÃ©ment important Ã  prendre ici en compte est bien connu des propagandistes professionnels : les gens ont tendance Ã  refouler - ils ne les perÃ§oivent pas ou ils les oublient - les informations qu'ils trouvent embarrassantes.&amp;lt;ref&amp;gt;ThÃ©odore Kaczynsky, article : La vÃ©ritÃ© au sujet de la vie primitive ,  L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 154&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
* [[Courants anti-industriels]]&lt;br /&gt;
* [[Anarcho-primitivisme]]&lt;br /&gt;
* [[Luddisme]]&lt;br /&gt;
* [[Jacques Ellul]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://www.non-fides.fr/spip.php?article75 Qui a tuÃ© Ned Ludd?] lisible en ligne, Ã©ditÃ© par [[Non Fides]]&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://video.google.fr/videoplay?docid=-6265290247873039570 Surplus], film suÃ©dois (2003) dans lequel s'exprime John Zerzan&lt;br /&gt;
* {{fr}} [https://infokiosques.net/IMG/pdf/Zerzan_Futur_primitif.pdf Futur Primitif] en pdf&lt;br /&gt;
* {{fr}} [https://infokiosques.net/spip.php?article94 John Zerzan et la confusion primitive] un texte critique du primitivisme par Alain C.&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://endehors.net/texts/green-anarchy De nombreux textes de john Zerzan parus dans la revue ''Green Anarchy'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://www.insurgentdesire.org.uk Insurgent Desire], Ã©crits et interviews de John Zerzan&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://www.primitivism.com Primitivism.com], site prÃ©sentant des Ã©crits de Zerzan et d'autres primitivistes&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://www.creelcommission.com/interviews.php Creel Commission], dialogue de juin 2006 entre John Zerzan et le groupe britannique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{es}} [http://www.johnzerzan.com.ar.istemp.com http://www.johnzerzan.com.ar.istemp.com]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{thÃ©oricien de l'anarchisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Zerzan, John]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarcho-primitivisme|Zerzan, John]]&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
[[it:John Zerzan]]&lt;br /&gt;
[[de:John Zerzan]]&lt;br /&gt;
[[es:John Zerzan]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=John_Zerzan&amp;diff=49963</id>
		<title>John Zerzan</title>
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				<updated>2010-09-09T01:17:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Révocation des modifications par 190.120.231.103 (Discussion) vers la dernière version de 94.39.226.194&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Zerzan.jpeg|thumb|right|100px]]&lt;br /&gt;
'''John Zerzan''' (nÃ© en [[1943]]) est un auteur amÃ©ricain anarchiste, philosophe du [[primitivisme]]. Ses travaux critiquent la [[civilisation]] comme oppressante dans son essence, et dÃ©fendent des modes de vie conÃ§us comme plus libres tirant leur inspiration des chasseurs-cueilleurs prÃ©historiques. Zerzan va jusqu'Ã  critiquer la domestication, le langage, la pensÃ©e symbolique (des mathÃ©matiques jusqu'Ã  l'art) et le concept de temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses quatre livres principaux sont ''Elements of Refusal'' (1988), ''Future Primitive and Other Essays'' (1994), ''Against Civilization : A Reader'' (1998) et ''Running on Emptiness'' (2002). Zerzan prend longuement la parole dans le documentaire ''Surplus la consommation par la terreur''(2003), [http://video.google.fr/videoplay?docid=-6265290247873039570 visible en ligne]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PensÃ©e ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ses travaux, Zerzan s'inspire du concept de [[Theodor Adorno]] de dialectique nÃ©gative pour Ã©laborer une thÃ©orie de la Civilisation comme rÃ©sultat agrÃ©gÃ© d'un processus d'[[aliÃ©nation]]. Selon Zerzan, les sociÃ©tÃ©s humaines originelles de l'Ã©poque palÃ©olithique, et aujourd'hui les sociÃ©tÃ©s similaires comme les Kung, les Bochimans et les Mbuti, vivent selon un mode de vie non-aliÃ©nÃ© et non-oppressant fondÃ© sur la sociÃ©tÃ© primitive d'abondance, en contact avec la nature. La construction de telles sociÃ©tÃ©s relÃ¨vent d'une forme d'utopie politique, ou tout du moins, d'une intÃ©ressante comparaison Ã  partir de laquelle il est possible d'attaquer les sociÃ©tÃ©s actuelles (en particulier industrielles). Zerzan utilise des Ã©tudes anthropologiques sur de telles sociÃ©tÃ©s pour fonder sa critique large de nombreux aspects de la vie moderne. Il dÃ©peint les sociÃ©tÃ©s contemporaines comme un monde de misÃ¨re construit sur la construction mentale d'un sentiment de manque et de besoin.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/massmisery.htm John Zerzan - Â« The Mass Psychology of Misery Â» (La psychologie collective de la souffrance)]&amp;lt;/ref&amp;gt; L'histoire de la civilisation est l'histoire de la renonciation et ce qui s'y oppose n'est pas le progrÃ¨s. Il s'agit au contraire de la forme d'utopie qui trouve justement sa source dans le mais au contraire l'utopie qui Ã©merge Ã  vouloir en finir avec ce dernier.&amp;lt;ref name=why&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whyprim.htm John Zerzan - Â« Why Primitivism? Â» (Pourquoi le primitivisme ?)]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zerzan est un anarchiste, et est largement associÃ© aux tendances de l'[[anarcho-primitivisme]], de l'[[anarchisme vert]], des anti-civilisation, de l'[[anarchisme post-gauchiste]] et de Â« l'incarnation Â». Il rejette non seulement l'Ã‰tat, mais Ã©galement toutes les formes de relations hiÃ©rarchiques ou d'autoritÃ©. Â« Plus simplement, &amp;quot;anarchie&amp;quot; signifie &amp;quot;absence de rÃ¨gle&amp;quot;. Ce qui implique un rejet non seulement du gouvernement mais Ã©galement de toutes les autres formes de domination et de pouvoir&amp;lt;ref name=anarchism&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whatisanarchism.htm John Zerzan - Â« What is Anarchism? Â» (Qu'est-ce que l'anarchisme ?)]&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail de Zerzan repose fortement sur un dualisme marquÃ© entre les Â« primitifs Â» d'une part â€” vus comme non-aliÃ©nÃ©s, sauvages (et donc libres), sans hiÃ©rarchie, prompts au jeu et Ã©galitaires au plan social â€” et les Â« civilisÃ©s Â» d'autre part â€” vus comme aliÃ©nÃ©s, suivant un mode de vie domestique (et donc mis en esclavage ou soumis), soumis Ã  une hiÃ©rarchie structurÃ©e, obsÃ©dÃ©s par le travail et socialement discriminatoires. En consÃ©quence, Â« la vie avant la domestication / l'agriculture Ã©tait en fait largement une vie de plaisir, de contact avec la nature, de sagesse des sens, d'Ã©galitÃ© sexuelle, et de bonne santÃ©&amp;lt;ref name=futur&amp;gt;[http://www.primitivism.com/future-primitive.htm John Zerzan - Â« Future Primitive Â» (le primitif du futur)]&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dÃ©clarations de John Zerzan sur le statut des sociÃ©tÃ©s primitives sont fondÃ©es sur une interprÃ©tation des travaux d'anthropologues comme [[Marshall Sahlins]] et Richard Borshay Lee. La catÃ©gorie des primitifs est strictement restreinte pour Zerzan aux sociÃ©tÃ©s qui sont de purs chasseurs-cueilleurs sans agriculture ni Ã©levage. Par exemple l'existence d'une hiÃ©rarchie au sein des Indiens du Nord de la CÃ´te Est aux Ã‰tats-Unis, dont les principales activitÃ©s Ã©taient de pÃªcher et d'aller fourrager pour se procurer des vivres, est attribuÃ©e Ã  leur comportement de domestication des chiens et leur culture du tabac&amp;lt;ref name=futur/&amp;gt;. Son analyse est ainsi protÃ©gÃ©e des critiques comme celle de [[Murray Bookchin]], qui se base sur des pratiques hiÃ©rarchiques, oppressives et portant atteinte Ã  l'environnement qui sont le fait d'autres personnes qu'il regroupe sous le mÃªme nom de Â« primitifs Â». Toutefois, ce choix a un coÃ»t puisqu'il restreint les rÃ©fÃ©rences empiriques Ã  un petit nombre de sociÃ©tÃ©s ayant existÃ© et mÃ¨ne Ã  une interprÃ©tation controversÃ©e des dÃ©couvertes archÃ©ologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Zerzan appelle Ã  un retour au primitivisme, c'est-Ã -dire Ã  une reconstruction radicale de la sociÃ©tÃ© basÃ©e sur un rejet de l'aliÃ©nation et sur l'idÃ©al de l'Ã©tat sauvage. Â« Il se pourrait que notre unique espoir vÃ©ritable soit le rÃ©tablissement d'une existence sociale de face-Ã -face, une dÃ©centralisation radicale, un dÃ©mantÃ¨lement de la trajectoire dÃ©vorante, productionniste, aliÃ©nante, friande de nouvelles technologies qui cause tellement d'appauvrissement&amp;lt;ref name=anarchism/&amp;gt; Â». L'utilisation habituelle de preuves de type anthropologique est comparative et dÃ©monstrative - la nÃ©cessitÃ© ou la naturalitÃ© de certains aspects de la sociÃ©tÃ© moderne est mise en doute en mettant en lumiÃ¨re des contre-exemples dans les sociÃ©tÃ©s de chasseurs-cueilleurs. Â« La documentation toujours plus importante sur la prÃ©histoire humaine en tant que trÃ¨s longue pÃ©riode de vie principalement non-aliÃ©nÃ©e prÃ©sente un net contraste avec les sombres Ã©checs de l'insoutenable modernitÃ©&amp;lt;ref name=why/&amp;gt; Â». Il est difficile, par contre, de savoir si cela implique un rÃ©-Ã©tablissement des formes littÃ©rales de chasseurs-cueilleurs ou alors une forme plus large d'apprentissage s'appuyant sur les modes de vie afin de construire des relations sociales non aliÃ©nÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet politique de John Zerzan vise Ã  l'Ã©limination de toute technologie. Zerzan effectue la mÃªme distinction qu'[[Ivan Illich]] entre les outils qui restent sous le contrÃ´le de l'utilisateur et les systÃ¨mes technologiques qui prennent le contrÃ´le de l'utilisateur. Une diffÃ©rence entre les deux auteurs porte sur la division du travail Ã  laquelle Zerzan s'oppose. Alors que les outils peuvent Ãªtre utilisÃ©s par chacun dans une communautÃ© (quoique avec une variabilitÃ© dans le niveau de compÃ©tence), ce qui mÃ¨ne Ã  une distribution Ã©quitable du pouvoir et Ã  une situation d'autonomie individuelle, la technologie, quant Ã  elle, requiert des connaissances spÃ©cialisÃ©es qui ne sont possÃ©dÃ©es que par une Ã©lite, qui possÃ¨de alors automatiquement le pouvoir sur les autres utilisateurs. Ce pouvoir est l'une des sources de l'aliÃ©nation, en mÃªme temps que la domestication et la pensÃ©e symbolique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mÃ©thode typique de John Zerzan est de retenir une construction particuliÃ¨re de la civilisation (comme une technologie, une croyance, une pratique ou une institution) et de faire le compte-rendu de ses origines historiques, de ses supposÃ©s effets destructeurs et aliÃ©nants et enfin des contrastes qu'elle prÃ©sente avec les expÃ©riences des chasseurs-cueilleurs. Dans son essai sur le nombre, par exemple, Zerzan commence par mettre en lumiÃ¨re le contraste entre d'une part le poids donnÃ© par les Â« civilisÃ©s Â» dans le fait de dÃ©compter et de mesurer et de l'autre l'importance donnÃ©e chez les Â« primitifs Â» au partage, en citant pour appuyer son argument les travaux de Dorothy Demetracopolou Lee sur les habitants des Ã®les Trobriand, avant de raconter l'histoire de l'essor du nombre par des Ã©tapes successives de domination Ã©tatique, Ã  commencer par le dÃ©sir des rois Ã©gyptiens de mesurer ce qu'ils dominaient&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/number.htm John Zerzan - Â« Number: Its Origin and Evolution Â» (Le Nombre : Son origine et l'Ã©volution)]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette approche est rÃ©pÃ©tÃ©e pour le temps&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/time.htm John Zerzan - Â« Time and its Discontents Â» (Le Temps et ses mÃ©contentements)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, les inÃ©galitÃ©s sexuelles&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/patriarchy.htm John Zerzan - Â« Patriarchy, Civilization, and the Origins of Gender Â» (Le Patriarcat, la civilisation et l'origine du genre)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, le travail&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/organisedlabour.htm John Zerzan - Â« Organized Labor versus &amp;quot;The Revolt Against Work&amp;quot; Â» (Le Travail organisÃ© versus &amp;quot;la rÃ©volte contre le travail&amp;quot;)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, la technologie&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/technology.htm John Zerzan - Â« Technology Â» (La Technologie)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, l'art et le rituel&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.primitivism.com/emptiness.htm John Zerzan - Â« Running on Emptiness: The Failure of Symbolic Thought Â» (La course vers le  vide : l'Ã©chec de la pensÃ©e symbolique)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, l'agriculture&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/agriculture.htm John Zerzan - Â« Agriculture Â» (Agriculture)]&amp;lt;/ref&amp;gt; et la mondialisation&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/globalization.htm John Zerzan - Â« Globalization and its Apologists: An Abolitionist Perspective Â» (La Mondialisation et ses apologues : une perspective abolitionniste)]&amp;lt;/ref&amp;gt;. John Zerzan Ã©crit Ã©galement des textes plus gÃ©nÃ©raux sur l'anarchisme&amp;lt;ref name=anarchism/&amp;gt; et la thÃ©orie primitiviste&amp;lt;ref name=why/&amp;gt;,&amp;lt;ref name=futur/&amp;gt;, des critiques d'auteurs perÃ§us comme opposants Ã  l'image de [[Hakim Bey]]&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/pmanarchist.htm John Zerzan - Â« &amp;quot;Hakim Bey&amp;quot;, Postmodern Anarchist Â» (&amp;quot;Hakim Bey&amp;quot;, anarchiste postmoderne)]&amp;lt;/ref&amp;gt; et [[Noam Chomsky]]&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whochoms.htm John Zerzan - Â« Who is Chomsky? Â» (Qui est Chomsky ?)]&amp;lt;/ref&amp;gt;, et enfin des commentaires culturels sur des programmes tÃ©lÃ©visÃ©s comme Star Trek&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/startrek.htm John Zerzan - Â« Star Trek Â» (Star Trek)]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Apprentissage politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1966]], John Zerzan est arrÃªtÃ© Ã  Berkeley lors d'une marche de [[dÃ©sobÃ©issance civile]] en opposition Ã  la guerre du ViÃªtnam et passe deux semaines Ã  la prison du comtÃ© de Contra Costa. Il prend la dÃ©cision, aprÃ¨s avoir Ã©tÃ© relÃ¢chÃ©, de ne plus jamais Ãªtre arrÃªtÃ© de faÃ§on volontaire. Zerzan assiste Ã  des Ã©vÃ©nements organisÃ©s par l'Ã©crivain Ken Kesey et son groupe des Merry Pranksters, et est Ã©galement liÃ© Ã  la scÃ¨ne musicale du quartier de Haight-Ashbury Ã  San Francisco oÃ¹ la contre-culture [[hippie]] s'exprimait par l'art psychÃ©dÃ©lique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers la fin des[annÃ©es 1960, John Zerzan est travailleur social pour le compte de la ville de San Francisco. FrustrÃ© par sa vie banale de fonctionnaire Ã  bas salaire, il participe Ã  l'organisation d'un [[syndicat]] des travailleurs sociaux, le Social Service Employees Union (SSEU)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.shapingsf.org/ezine/labor/nopaid/main.html Histoire du syndicat SSEU]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en est Ã©lu vice-prÃ©sident en [[1968]] et prÃ©sident en [[1969]]. Un groupe local, Contradiction, proche de l'[[Internationale situationniste]] l'attaque comme Ã©tant un bureaucrate de gauche&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.bopsecrets.org/PH/zerzan.htm &amp;quot;Open Letter to John Zerzan, anti-bureaucrat of the San Francisco Social Services Employees Union&amp;quot; (Lettre ouverte Ã  John Zerzan, anti-bureaucrate du SSEU de San Francisco)]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il se radicalise progressivement et prend conscience de ce qu'il considÃ¨re Ãªtre le rÃ´le contre-rÃ©volutionnaire du SSEU et des autres syndicats. Zerzan lit Ã©galement de maniÃ¨re intensive la littÃ©rature situationniste, particuliÃ¨rement influencÃ© par [[Guy Debord]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1974]], les Ã©ditions ''Black and Red Press'' publient l'ouvrage ''Unions Against Revolution'' (Â« Les Syndicats contre la RÃ©volution Â») de Grandizo Munis et [[Benjamin PÃ©ret]], qui comprend un article de John Zerzan, auparavant publiÃ© dans le journal ''Telos''. Durant les vingt annÃ©es suivantes, Zerzan est devenu intimement liÃ© aux publications ''Fifth Estate'', ''Anarchy: A Journal of Desire Armed'', ''Demolition Derby'' et autres pÃ©riodiques anarchistes. AprÃ¨s la lecture des travaux de Fredy Perlman, David Watson et d'autres auteurs, il en vient lentement Ã  la conclusion que la civilisation en elle-mÃªme est la racine des problÃ¨mes du monde et qu'une sociÃ©tÃ© de chasseurs-cueilleurs reprÃ©sente le modÃ¨le le plus Ã©galitaire pour les relations de l'homme avec ses congÃ©nÃ¨res et avec la nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zerzan et Â« Unabomber Â» ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au milieu des annÃ©es 1990, John Zerzan est devenu un proche de [[Theodore Kaczynski]], connu sous le nom de Â« Unabomber Â», aprÃ¨s avoir lu ''Industrial Society and Its Future''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikisource.org/wiki/La_Soci%C3%A9t%C3%A9_industrielle_et_son_avenir Â« La SociÃ©tÃ© industrielle et son avenir Â»], [[Theodore Kaczynski]], sur Wikisource.&amp;lt;/ref&amp;gt; (Â« La SociÃ©tÃ© industrielle et son devenir Â»), aussi appelÃ© ''Unabomber Manifesto'' (Â« Manifeste de Unabomber Â»). Zerzan a ainsi assistÃ© au procÃ¨s de Unabomber et a souvent discutÃ© avec Kaczynski durant la procÃ©dure. C'est aprÃ¨s cette relation avec Unabomber que les grands mÃ©dias ont commencÃ© Ã  s'intÃ©resser Ã  Zerzan et Ã  ses idÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son texte de [[1995]] Â« Whose Unabomber?&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/whoseunabomber.htm John Zerzan - Â« Whose Unabomber? Â»]&amp;lt;/ref&amp;gt; Â», un an avant l'arrestation de Kaczynski, John Zerzan marque son soutien Ã  la doctrine de Unabomber, tout en critiquant l'utilisation d'attentats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« [...] l'envoi de dispositifs explosifs visant les agents qui crÃ©ent la catastrophe actuelle est trop hasardeux. Des enfants, des postiers et d'autres personnes peuvent facilement se faire tuer. MÃªme en admettant la lÃ©gitimitÃ© de frapper dans le ''horror show'' de la haute technologie en terrorisant ses principaux architectes, les dommages collatÃ©raux ne sont pas justifiables [...]&amp;lt;ref&amp;gt;Texte original : Â« [...] the mailing of explosive devices intended for the agents who are engineering the present catastrophe is too random. Children, mail carriers, and others could easily be killed. Even if one granted the legitimacy of striking at the high-tech horror show by terrorizing its indispensable architects, collateral harm is not justifiable [...] &amp;lt;/ref&amp;gt; Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Le concept de justice ne doit pas Ãªtre nÃ©gligÃ© dans l'analyse du phÃ©nomÃ¨ne Unabomber. En fait, Ã  l'exception de ses cibles, quand peut-on dire que les petits Eichmann qui prÃ©parent le meilleur des mondes ont jamais Ã©tÃ© amenÃ©s Ã  rendre des comptes?... Est-il contraire Ã  l'Ã©thique d'essayer d'arrÃªter ceux dont les contributions amÃ¨nent Ã  une agression sans prÃ©cÃ©dent contre la vie&amp;lt;ref&amp;gt;Texte original : Â« The concept of justice should not be overlooked in considering the Unabomber phenomenon. In fact, except for his targets, when have the many little Eichmanns who are preparing the Brave New World ever been called to account?.... Is it unethical to try to stop those whose contributions are bringing an unprecedented assault on life? Â».&amp;lt;/ref&amp;gt; Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux ans plus tard, pourtant, dans son texte de [[1997]] intitulÃ© Â« He Means It - Do You?&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.insurgentdesire.org.uk/hemeansit.htm John Zerzan - Â« He Means It - Do You? Â» (C'est ce qu'il veut dire - Et vous ?)].&amp;lt;/ref&amp;gt; Â», John Zerzan modifie quelque peu son point de vue :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Avec Unabomber, une nouvelle limite a Ã©tÃ© franchie. Cette fois, les ''schiz-fluxer''&amp;lt;ref&amp;gt;Explication du terme dans [http://www.anarchymag.org/index.php?option=com_content&amp;amp;task=view&amp;amp;id=109&amp;amp;Itemid=28 Â« Schiz-flux Â», Drake Scott, ''Anarchy: A Journal of Desire Armed'' nÂ°36].&amp;lt;/ref&amp;gt; bohÃ©miens, les ''yuppies'' verts, les anarcho-journalistes occasionnels, les organisateurs condescendants de la pauvretÃ©, les nihilo-ascÃ¨tes branchÃ©s et tous les autres Â« anarchistes Â» qui pensaient que leur prÃ©tentieux passe-temps continuerait indÃ©finiment sans opposition - eh bien, il est temps de choisir le camp dans lequel on se situe. Peut-Ãªtre y a-t-il Ã©galement un Rubicon de franchi Ã  partir duquel aucun retour en arriÃ¨re n'est possible&amp;lt;ref&amp;gt;Texte original : Â« Enter the Unabomber and a new line is being drawn. This time the bohemian schiz-fluxers, Green yuppies, hobbyist anarcho-journalists, condescending organizers of the poor, hip nihilo-aesthetes and all the other &amp;quot;anarchists&amp;quot; who thought their pretentious pastimes would go on unchallenged indefinitely - well, it's time to pick which side you're on. It may be that here also is a Rubicon from which there will be no turning back. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zerzan et l'anarcho-primitivisme du nord-ouest des Ã‰tats-Unis ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''New York Times'' a publiÃ© en [[1995]] une interview pleine page de Zerzan. Un autre Ã©vÃ©nement significatif  qui l'a projetÃ© dans la cÃ©lÃ©britÃ© est l'association de son nom aux groupes anarchistes de Eugene (Oregon) qui sont plus tard devenus l'un des Ã©lÃ©ments moteur aux Ã‰tats-Unis dans l'utilisation de la tactique des [[black bloc]]s durant les manifestations d'opposition Ã  l'Organisation mondiale du commerce lors du sommet de Seattle Washington) en [[1999]]. Les anarchistes qui ont alors utilisÃ© cette technique ont Ã©tÃ© considÃ©rÃ©s comme majoritairement responsables des nombreuses dÃ©gradations et destructions commises sur les vitrines de magasins de grandes chaÃ®nes (Gap, Levi's, McDonaldâ€™s&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.mouvements.asso.fr/spip.php?article124 &amp;quot;Black Blocs : bas les masques&amp;quot;, Francis Dupuis-DÃ©ri]&amp;lt;/ref&amp;gt;) et Ã  l'encontre d'agences bancaires.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.zmag.org/acme.htm communiquÃ© de la section N30 des Black Blocs]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La couverture des Ã©vÃ©nements par les mÃ©dias amÃ©ricains a dÃ©clenchÃ© une grosse controverse aprÃ¨s les Ã©meutes et John Zerzan a Ã©tÃ© l'un de ceux vers qui ils se sont tournÃ©s pour expliquer les actions rÃ©alisÃ©es par certains lors des manifestations. AprÃ¨s avoir ainsi gagnÃ© en notoriÃ©tÃ© publique, Zerzan a commencÃ© Ã  accepter de parler de ses engagements et Ã  donner des interviews autour du monde pour expliquer l'anarcho-primitivisme. RÃ©cemment, Zerzan a Ã©tÃ© impliquÃ©, quoi que de maniÃ¨re tempÃ©tueuse, avec la tendance de l'[[:en:Post-left anarchy|anarchie post-gauchiste]], selon laquelle les anarchistes doivent rompre avec la gauche qu'ils considÃ¨rent comme embourbÃ©e dans l'idÃ©ologie et principalement intÃ©ressÃ©e par la prise du pouvoir Ã©tatique et l'Ã©crasement de la libertÃ© individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zerzan est actuellement l'un des rÃ©dacteurs en chef de ''Green Anarchy'', un journal d'anarcho-primitivisme et de pensÃ©e anarchiste insurrectionnelle. Il est aussi animateur sur ''Anarchy Radio'' Ã  Eugene, sur la station de l'UniversitÃ© d'Ã‰tat de l'Oregon [http://www.kwvaradio.org KWVA]. Il continue Ã©galement de contribuer Ã  ''Anarchy Magazine'' et quelques articles de sa main ont Ã©tÃ© publiÃ©s dans des magazines comme ''AdBusters''. Il rÃ©alise de longues tournÃ©es de confÃ©rences autour du monde, et il est mariÃ© Ã  une consultante indÃ©pendante pour musÃ©es et autres organisations Ã  but non lucratif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Critiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Zerzan reconnaÃ®t que les idÃ©aux primitivistes sont difficiles Ã  mettre en pratique, mÃªme pour les plus convaincus d'entre eux, ce sur quoi on l'a critiquÃ© comme manquant d'un modÃ¨le concret de rÃ©alisation et rÃ©duisant de ce fait son primitivisme Ã  un exercice purement thÃ©orique. Comme Zerzan l'a dit Ã  un reporter : Â« C'est un immense dÃ©fi. Vous avez ces idÃ©es gÃ©niales et grandioses, mais il faut bien les relier au monde concret, et nous le savons. Je ne sais pas comment Ã§a va fonctionner. [Nous sommes] loin d'avoir atteint cette rÃ©alitÃ© et nous devons faire face Ã  cela. Vous commencez Ã  mettre en question les choses et Ã  essayer d'Ã©largir l'espace au sein duquel les gens peuvent dialoguer et soulever des questions qui n'ont pas Ã©tÃ© soulevÃ©es ailleurs. Mais nous n'avons pas de brouillons concernant ce que les gens devraient faire&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.guardian.co.uk/mayday/story/0,7369,475181,00.html ''The Guardian'', Â« Anarchy in the USA Â» (Anarchie aux Ã‰tats-Unis)]. Texte original : Â« Itâ€™s a huge challenge. You've got these great grandiose ideas, but the rubber has to hit the road somewhere, and we know that. I donâ€™t know how that's going to work.â€¦ [W]e are a long way from connecting with that reality and we have to face that. You start off with questioning things and trying to enlarge the space where people can have dialogue and raise the questions that are not being raised anywhere else. But we donâ€™t have blueprints as to what people should do. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt;. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, certains dÃ©clarent que Zerzan cite souvent dans ses travaux les auteurs dans un mauvais contexte, ce qui peut mener Ã  des conclusions fallacieuses, dÃ©tournant les intentions premiÃ¨res de l'auteur citÃ©. Par exemple : Â« En 1976, Ernst von Glasersfeld se demanda &amp;quot;si, dans un temps donnÃ© du futur, il semblera toujours aussi Ã©vident de penser que le langage a amÃ©liorÃ© la survie de la vie sur cette planÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.primitivism.com/emptiness.htm John Zerzan - &amp;quot;Running on Emptiness: The Failure of Symbolic Thought&amp;quot; (La course vers le  vide : l'Ã©chec de la pensÃ©e symbolique)]. Texte original : Â« In 1976, von Glasersfeld wondered &amp;quot;whether, at some future time, it will still seem so obvious that language has enhanced the survival of life on this planet&amp;quot;. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt; Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lecteur ne reÃ§oit aucune information qui pourrait expliquer qui est von Glaserfeld, quel est son domaine d'expertise, ou pourquoi son observation est pertinente dans le cadre du traitement de cette question en particulier. En outre, ceci n'est pas un exemple isolÃ©. Son article Â« Time and its Discontents Â» contient environ 250 rÃ©fÃ©rences Ã  des poÃ¨tes, Ã©crivains, philosophes, scientifiques, proverbes antiques et personnages mythologiques, et il faudrait un considÃ©rable effort de temps et de volontÃ© au lecteur pour vÃ©rifier ces citations afin de confirmer leur adÃ©quation avec l'argumentation de John Zerzan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, Zerzan a Ã©galement Ã  certaines occasions citÃ© certains auteurs pour prÃ©tendre que, par exemple, Â« les Bochimans peuvent voir quatre lunes de Jupiter sans ouvrir les yeux Â» et qu'il existe une Â« communication tÃ©lÃ©pathique entre les !Kung en Afrique&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.primitivism.com/emptiness.htm John Zerzan - Â« Running on Emptiness: The Failure of Symbolic Thought Â» (La course vers le  vide : l'Ã©chec de la pensÃ©e symbolique)]. Texte original : Â« the Bushmenâ€¦ can see four moons of Jupiter with the unaided eye Â» ; Â« telepathic communication among the !Kung in Africa Â».&amp;lt;/ref&amp;gt; Â», ce qui reflÃ¨te le genre des dÃ©clarations pour lesquelles les semblables de Murray Bookchin et Ted Kaczynski ont critiquÃ© la lecture par Zerzan des preuves anthropologiques, la considÃ©rant comme romancÃ©e, ignorant par exemple l'existence de cruautÃ© envers les animaux chez les Ituri. Les dÃ©bats acadÃ©miques quant aux affirmations des auteurs citÃ©s par Zerzan, comme les dÃ©bats sur le nombre d'heures que passent les cueilleurs dans des activitÃ©s socialement nÃ©cessaires et le fait de savoir s'ils souffrent de famine ont Ã©tÃ© rÃ©fractÃ©s, altÃ©rant le contenu, dans les dÃ©bats Ã  propos des Ã©crits de John Zerzan&amp;lt;ref&amp;gt;[http://dwardmac.pitzer.edu/anarchist_archives/bookchin/soclife.html Murray Bookchin - Â« Social Anarchism or Lifestyle Anarchism Â» (L'Anarchisme comme engagement social ou l'anarchisme comme style de vie individualiste)]&amp;lt;/ref&amp;gt;,&amp;lt;ref&amp;gt;[http://p073.ezboard.com/fcacstfrm1.showMessage?topicID=285.topic Â« Letter from Ted Kaczynski Â» (Lettre de Ted Kaczynski)].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'article - la vÃ©ritÃ© au sujet de la vie primitive - produit aprÃ¨s son arrestation &amp;lt;ref&amp;gt;L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 154 &amp;lt;/ref&amp;gt;, [[Theodore Kaczynski]] analyse les Ã©crits et les thÃ¨ses des anarcho-primitifistes qu'il juge ainsi :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le mythe du progrÃ¨s n'est peut-Ãªtre pas encore mort mais il est en train de mourir. Un autre mythe prend progressivement sa place, un mythe propagÃ© surtout par les anarchoprimitivistes mais qui se rÃ©pand Ã©galement au sein d'autres mouvements. Si l'on en croit ce mythe, avant la civilisation, personne n'avait besoin de travailler, il suffisait de cueillir sa nourriture dans les arbres, la mettre dans sa bouche et passer le reste du temps Ã  se divertir. Il n'y avait pas de diffÃ¨rence entre les hommes et les femmes, il n'y avait ni maladie, ni compÃ©tition, ni racisme, ni sexisme ou homophobie, les gens vivaient en harmonie avec les animaux et tout Ã©tait amour, partage et coopÃ©ration.&lt;br /&gt;
* De l'avis gÃ©nÃ©ral, ce qui prÃ©cÃ¨de est une caricature de la vision des anarchoprimitivistes. La plupart d'entre eux - du moins je l'espÃ¨re - ne sont pas Ã  ce point dÃ©connectÃ© de la rÃ©alitÃ©. ils en sont toutefois trÃ¨s Ã©loignÃ©s et il est grand temps que quelqu'un dÃ©nonce leur mythe.&amp;lt;ref&amp;gt;ThÃ©odore Kaczynsky, article : La vÃ©ritÃ© au sujet de la vie primitive ,  L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 123 &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De mÃªme [[Theodore Kaczynski]] analyse les pages qu'il a pu rÃ©cupÃ©rer de Futur Primitif&amp;lt;ref&amp;gt;[pdf][http://insomniaqueediteur.org/spip/IMG/pdf/JohnZerzan-Futur-primitif.pdf Futur primitif, traduction franÃ§aise tÃ©lÃ©chargeable gratuitement] (L'insomniaque Ã©diteur)&amp;lt;/ref&amp;gt; de Zerzan, tout en essayant de correspondre avec lui, &amp;lt;ref&amp;gt;traduit dans L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 150&amp;lt;/ref&amp;gt; et il finit par juger :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il (Zerzan) a pourtant rÃ©ussi Ã  faire l'impasse sur tout ce qui pouvait dans ces livres contredire sa thÃ©orie. Puisque Zerzan s'est largement documentÃ© sur les sociÃ©tÃ©s de chasseurs-cueilleurs, et puisque les AborigÃ¨nes australiens sont parmi les plus connus des chasseurs-cueilleurs, je n'arrive pas Ã  croire qu'il n'est jamais tombÃ© sur un compte rendu des mauvais traitement infligÃ©s aux femmes par des Australiens. Pourtant il n'a jamais fait allusion Ã  de tels rapports - mÃªme pas dans le but de les rÃ©futer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* On ne doit pas nÃ©cessairement supposer qu'il y a malhonnÃªtetÃ© consciente chez Zerzan. Comme le disait Nietzsche : &amp;quot; Le mensonge le plus courant est celui que l'on se fait Ã  soi-mÃªme; mentir aux autres est plutÃ´t l'exception. &amp;quot;. En d'autres termes, on se trompe soi-mÃªme avant de tromper les autres. Un Ã©lÃ©ment important Ã  prendre ici en compte est bien connu des propagandistes professionnels : les gens ont tendance Ã  refouler - ils ne les perÃ§oivent pas ou ils les oublient - les informations qu'ils trouvent embarrassantes.&amp;lt;ref&amp;gt;ThÃ©odore Kaczynsky, article : La vÃ©ritÃ© au sujet de la vie primitive ,  L'effondrement du systeme technologique, edition Xenia page 154&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Articles connexes===&lt;br /&gt;
* [[Courants anti-industriels]]&lt;br /&gt;
* [[Anarcho-primitivisme]]&lt;br /&gt;
* [[Luddisme]]&lt;br /&gt;
* [[Jacques Ellul]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://www.non-fides.fr/spip.php?article75 Qui a tuÃ© Ned Ludd?] lisible en ligne, Ã©ditÃ© par [[Non Fides]]&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://video.google.fr/videoplay?docid=-6265290247873039570 Surplus], film suÃ©dois (2003) dans lequel s'exprime John Zerzan&lt;br /&gt;
* {{fr}} [https://infokiosques.net/IMG/pdf/Zerzan_Futur_primitif.pdf Futur Primitif] en pdf&lt;br /&gt;
* {{fr}} [https://infokiosques.net/spip.php?article94 John Zerzan et la confusion primitive] un texte critique du primitivisme par Alain C.&lt;br /&gt;
* {{fr}} [http://endehors.net/texts/green-anarchy De nombreux textes de john Zerzan parus dans la revue ''Green Anarchy'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://www.insurgentdesire.org.uk Insurgent Desire], Ã©crits et interviews de John Zerzan&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://www.primitivism.com Primitivism.com], site prÃ©sentant des Ã©crits de Zerzan et d'autres primitivistes&lt;br /&gt;
* {{en}} [http://www.creelcommission.com/interviews.php Creel Commission], dialogue de juin 2006 entre John Zerzan et le groupe britannique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{es}} [http://www.johnzerzan.com.ar.istemp.com http://www.johnzerzan.com.ar.istemp.com]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{thÃ©oricien de l'anarchisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Zerzan, John]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarcho-primitivisme|Zerzan, John]]&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
[[it:John Zerzan]]&lt;br /&gt;
[[de:John Zerzan]]&lt;br /&gt;
[[es:John Zerzan]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Th%C3%83%C2%A8se_mythiste&amp;diff=49875</id>
		<title>Talk:ThÃ¨se mythiste</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Th%C3%83%C2%A8se_mythiste&amp;diff=49875"/>
				<updated>2010-08-30T10:13:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Nouvelle page : crée suite N.Bourgeois&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;crÃ©e suite N.Bourgeois&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Th%C3%83%C2%A8se_mythiste&amp;diff=49874</id>
		<title>ThÃ¨se mythiste</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Th%C3%83%C2%A8se_mythiste&amp;diff=49874"/>
				<updated>2010-08-30T10:13:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Nouvelle page : Les thèses (appelées thèses mythistes, mythicistes ou mythologiques) ont été avancées pour prouver le caractère mythique ou mythologique des personnages religieux (Moïse, Jé...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les thÃ¨ses (appelÃ©es thÃ¨ses mythistes, mythicistes ou mythologiques) ont Ã©tÃ© avancÃ©es pour prouver le caractÃ¨re mythique ou mythologique des personnages religieux (MoÃ¯se, JÃ©sus, Marie, Mahomet) et expliquer dans ce cadre l'apparition des religions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Selon des anarchistes ==&lt;br /&gt;
Il existe une diversitÃ© des opinions touchant Ã  ces questions &lt;br /&gt;
*La position mythiste (Christ myth theory) est largement partagÃ© par de nombreux athÃ©es et agnostiques comme [[Michel Onfray]] ...&lt;br /&gt;
*Cependant, certainÂ·eÂ·s anarchistes comme [[Han Ryner]] ou [[Daniel Colson]] croient en l'existence historique du personnage de JÃ©sus Christ.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Michel_Onfray&amp;diff=49873</id>
		<title>Michel Onfray</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Michel_Onfray&amp;diff=49873"/>
				<updated>2010-08-30T09:17:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Suite à la publication du Traité d'athéologie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Michel Onfray''' (Argentan, [[1er janvier]] [[1959]] - ), est un philosophe franÃ§ais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu dâ€™une famille de paysans normands, il devient docteur en philosophie et enseigne cette matiÃ¨re dans les classes terminales dâ€™un lycÃ©e technique de Caen de [[1983]] Ã  [[2002]]. Refusant lâ€™enseignement de la philosophie tel quâ€™il est dispensÃ© (selon lui, lâ€™Ã©ducation nationale enseigne lâ€™histoire officielle de la philosophie et nâ€™apprend pas Ã  philosopher), il dÃ©missionne en [[2002]] (lâ€™annÃ©e oÃ¹ Luc Ferry devient ministre de lâ€™Ã©ducation nationale). Il crÃ©e en [[2002]] lâ€™[[UniversitÃ© populaire de Caen]] et en Ã©crit le manifeste en [[2004]] (''la communautÃ© philosophique'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sa philosophie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michel Onfray est Ã  rapprocher du [[post-anarchisme]]. &amp;lt;ref name=&amp;quot;sinÃ©hebdo&amp;quot;&amp;gt;(Source : ''Le postanarchisme expliquÃ© Ã  ma grand-mÃ¨re'', Sine Hebdo, nÂ°47, mercredi 29 juillet 2009).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il estime quâ€™il nâ€™y a pas de philosophie sans psychanalyse, sans sociologie, ni sciences. Un philosophe pense en fonction des outils de savoir dont il dispose, sinon il pense en dehors de la rÃ©alitÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses Ã©crits cÃ©lÃ¨brent lâ€™[[hÃ©donisme]], les sens, lâ€™[[athÃ©isme]], le philosophe artiste dans la lignÃ©e des penseurs grecs cÃ©lÃ©brant lâ€™autonomie de pensÃ©e et de vie. Affichant un [[athÃ©isme]] sans concession, il expose en quoi les religions sont indÃ©fendables en tant qu â€™ outils de domination et de coupure avec la rÃ©alitÃ©. Il parvient grÃ¢ce Ã  son sens du Â« ''mot'' Â» Ã  expliquer ses thÃ©ories au sein de mÃ©dias rÃ©putÃ©s conservateurs (oÃ¹ il est souvent invitÃ© Â« ''pour Ãªtre lâ€™athÃ©e de service'' Â», dixit lui-mÃªme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michel Onfray fait partie dâ€™une lignÃ©e dâ€™intellectuels proches de l'individualisme dont il tente de retrouver le souffle chez les philosophes cyniques ([[DiogÃ¨ne de sinope]]), Ã©picuriens ([[Ã‰picure]]) mais aussi au travers toute lâ€™histoire de la philosophie (les FrÃ¨res du [[Libre-Esprit]], les penseurs [[libertin]]s, lâ€™[[Ã‰cole de Francfort]]...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il propose une pensÃ©e rÃ©solument matÃ©rialiste, dont il fait lâ€™Ã©loge et la prÃ©sentation dans tous les domaines qui lâ€™intÃ©ressent : Ã©thique de vie, politique, usage du corps, rapports amoureux, etc. Pour ce philosophe, la probitÃ© et la connaissance du monde sont des clÃ©s incontournables : Â« Il faut partir du rÃ©el et construire avec celui-ci Â». Il travaille Ã  la dÃ©construction des mythes guidÃ©s par la Â« pulsion de mort Â», câ€™est-Ã -dire le refus du monde et de lâ€™existence au profit des chimÃ¨res et des contes. Position qui le conduit Ã  un Â« athÃ©isme non chrÃ©tien Â» (un athÃ©isme qui ne conserve pas les usages du christianisme dans la vie courante). Il propose un art de vivre hÃ©doniste axÃ© sur lâ€™existence, la culture des arts et du savoir, lâ€™Ã©panouissement, le plaisir, le rapport Ã  soi et le rapport Ã  autrui. En pointant du doigt les formes dâ€™aliÃ©nations et de douleurs que sont les religions, les dogmes politiques et Ã©conomiques, il replace lâ€™individu au centre de son existence en lâ€™invitant Ã  Â«'' penser sa vie et vivre sa pensÃ©e'' Â» : Â« ''principe dâ€™une Ã©thique solaire et souveraine'' Â». Pour lui, travailler sur le rejet des contes, sur le plaisir, sur lâ€™usage de son corps et sur le rapport aux autres, sont des Ã©lÃ©ments essentiels qui permettent de ne pas tomber sous la coupe de pensÃ©es idÃ©alistes, Â«'' vantant des lendemains qui chantent'' Â», de prÃ©tendues existences aprÃ¨s la mort ou des valeurs consumÃ©ristes, autant de pensÃ©es consolatrices qui remettent une vie heureuse Ã  plus tard. Pour Michel Onfray : le bonheur est Ã  faire dans la vie Ã  lâ€™instant prÃ©sent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PrÃ´nant l ' athÃ©isme , il dÃ©cortique au cours de ses confÃ©rences Ã  lâ€™[[UniversitÃ© populaire de Caen]] la maniÃ¨re dont lâ€™idÃ©alisme ascÃ©tique platonicien, puis chrÃ©tien, et enfin allemand, influence toujours notre maniÃ¨re de penser et de concevoir le monde, donc notre maniÃ¨re de vivre notre existence. De cette Â« '''contre-histoire de la philosophie''' Â», Michel Onfray tire des enseignements, des idÃ©es, des pensÃ©es, propres Ã  permettre la fabrication dâ€™une vie quotidienne heureuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les polÃ©miques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ses dÃ©clarations Ã©tatistes et capitalistes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi ses derniÃ¨res dÃ©clarations Michel Onfray explique Ãªtre favorable Ã  ce qui pourrait Ãªtre Â« un capitalisme &amp;quot;libertaire&amp;quot; Â» (en fait, social-dÃ©mocratie en reconversion), Ã  une Â« gestion &amp;quot;libertaire&amp;quot; du [[capitalisme]] Â» (idem) opposÃ©e Ã  une gestion libÃ©rale du capitalisme (Ã©mission Â« pas de quartier Â» sur radio libertaire 89,4 Mhz (Radio de la FÃ©dÃ©ration anarchiste) diffusÃ© le 3 fÃ©vrier 2004, voir [[Michel Onfray#Liens externes|Liens externes]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il projette Ã©galement d'Ã©crire un livre sur le &amp;quot;socialisme libertaire&amp;quot;, tout en dÃ©fendant l'[[Ã‰tat]], et la gestion libertaire de l'Ã‰tat : Â« Traditionnellement, les anarchistes sont contre l'Ã‰tat, en effet. Mais ils sont trÃ¨s platoniciens: ils pensent que l'Ã‰tat, c'est l'exploitation. Or l'Ã‰tat est un instrument. Et on peut faire servir un instrument Ã  des fins diverses Â» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref name=&amp;quot;lire itw&amp;quot;&amp;gt;Â«'''Mais comment peut-on Ãªtre libertaire au quotidien?'''&amp;lt;br&amp;gt; '''M.O.''' Comment Ãªtre socialiste libertaire? C'est un sujet que je prÃ©ciserai dans un prochain livre. En terminant l'Ã©criture de cette Contre- histoire de la philosophie, je me suis dit qu'il me fallait trouver un nouveau sujet d'envergure. Et j'ai trÃ¨s envie d'Ã©crire une histoire du socialisme libertaire. En effet, dÃ¨s que l'on parle d'anarchie, reviennent les noms de Bakounine, Kropotkine, Proudhon, et c'est tout. On ne parle jamais de SÃ©bastien Faure, d'Emile Armand ou d'autres philosophes qui, s'ils remontaient Ã  la surface, nous permettraient de penser un socialisme libertaire pour aujourd'hui. L'anarchisme tel que je l'entends a peu de chose en commun avec l'acception classique du terme. Il s'agit d'Ãªtre antilibÃ©ral mais pas anticapitaliste.  '''Un anarchiste qui dÃ©fend l'Ã‰tat... Qu'est-ce que cela veut dire?''' '''M.O.''' Tout d'abord, cela signifie penser avec les armes du XXIe siÃ¨cle et non avec celles du XIXe: ceux qui ont cru que Marx avait toutes les solutions pour le XXe siÃ¨cle se sont lourdement trompÃ©s et nous l'ont fait payer le prix fort. Etre anarchiste aujourd'hui signifie donc d'abord repenser les questions anarchistes Ã  nouveaux frais. Traditionnellement, les anarchistes sont contre l'Ã‰tat, en effet. Mais ils sont trÃ¨s platoniciens: ils pensent que l'Ã‰tat, c'est l'exploitation. Or '''l'Ã‰tat est un instrument. Et on peut faire servir un instrument Ã  des fins diverses''': l'exploitation, bien sÃ»r, mais aussi des fins sociales. Ainsi, c'est l'Ã‰tat qui a permis de sortir les enfants des mines, par exemple. On peut donc Ãªtre anarchiste en affirmant que le capitalisme et le libÃ©ralisme ne sont pas la mÃªme chose: le capitalisme est un mode de production des richesses, une mÃ©canique, la propriÃ©tÃ© privÃ©e des moyens de production; le libÃ©ralisme est un mode de gestion, parmi d'autres, des richesses produites. Je suis capitaliste car je ne vois pas quel meilleur systÃ¨me permettrait de produire des biens et des richesses, mais je crois qu'il existe des moyens alternatifs au libÃ©ralisme, c'est-Ã -dire Ã  la rÃ©partition des richesses produites par le capital. Le libertaire, aujourd'hui, ne pense donc pas qu'il faut abolir le capitalisme mais qu'il faut rÃ©sister au mode libÃ©ral de gestion du capital. VoilÃ  pour la thÃ©orie. En pratique, cela suppose que, oÃ¹ que l'on se trouve (professeur, commerÃ§ant, mÃ¨re de famille, patron de sociÃ©tÃ©...), on comprenne que l'essentiel est la position anti-autoritaire. Le libertaire est nÃ©cessairement anti-autoritaire: il n'y a pas de bonnes raisons, a priori, de considÃ©rer qu'on est patron de droit divin ou pÃ¨re de famille de droit divin. Je crois, en revanche, au contrat. VoilÃ  ce qui doit fonder la pensÃ©e libertaire contemporaine. Y compris sur le terrain amoureux. &amp;lt;br&amp;gt; tirÃ© de www.lire.fr }}.Â»&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Suite Ã  la publication du ''TraitÃ© d'athÃ©ologie'' ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succÃ¨s du ''TraitÃ© d'athÃ©ologie'', vendu Ã  plus de 200 000 exemplaires, montre clairement un regain d'intÃ©rÃªt, en France en 2005, pour les questions anti-religieuses, le [[ThÃ¨se mythiste|mythisme]] et l'[[athÃ©isme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autour de Nietzsche ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Michel Onfray est contestÃ© par certains&amp;lt;sup&amp;gt;qui?&amp;lt;/sup&amp;gt; spÃ©cialistes de Nietzsche.&amp;lt;sup&amp;gt;sources?&amp;lt;/sup&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Ã‰lectoralisme ===&lt;br /&gt;
DÃ©but 2007, [[JosÃ© BovÃ©]] annonce sa candidature en temps que [[prÃ©sident]] de la [[rÃ©publique franÃ§aise]] dans le cadre de la campagne Ã©lectorale des [[Ã©lections prÃ©sidentielles]] d'avril 2007, s'affirmant comme candidat alter-mondialiste de la gauche anti-libÃ©rale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 6 janvier, Michel Onfray fait partie des signataires d'un appel en faveur de la candidature de JosÃ© BovÃ© [http://www.unisavecbove.org/spip.php?article1], et il publie le 1 fÃ©vrier dans le magazine Politis un appel aux libertaires Ã  voter JosÃ© BovÃ© (&amp;lt;small&amp;gt;[[http://www.politis.fr/Peut-on-etre-libertaire-et,166.html|Peut-on Ãªtre libertaire et soutenir la candidature de JosÃ© BovÃ© ?]]&amp;lt;/small&amp;gt;), co-signÃ© par Yannis Youlountas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les rÃ©actions des groupes anarchistes franÃ§ais sont sans appel et rejettent cette nouvelle tentative de rÃ©cupÃ©ration des votes anarchistes potentiels, en rÃ©affirmant leur position [[Abstention Ã©lectorale|abstentionniste]] pour la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste|FA]], la [[Coordination des groupes anarchistes|CGA]] et le [[Groupe dâ€™anarchistes de Lille et environs|GDALE]] (''Il nâ€™est pas de sauveur suprÃªme !'', communiquÃ© commun de la [http://public.federation-anarchiste.org/article.php3?id_article=280 FA], de la [http://www.c-g-a.org/public/modules/news/article.php?storyid=119 CGA] et du [http://lille.cybertaria.org/article924.html GDALE]), ou en citant une rÃ©ponse formulÃ©e par des membres de divers syndicats pour [[Alternative libertaire|AL]] (''[http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article982 La fausse bonne idÃ©e de la candidature BovÃ©]'', parue dans LibÃ©ration le 21 fÃ©vrier 2007 [http://www.liberation.fr/rebonds/election_presidentielle/236522.FR.php]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le 29 mars 2007, Michel Onfray opÃ¨re un nouveau changement de cap en annonÃ§ant sur son blog son soutien au candidat trostskiste [[Olivier Besancenot]] [http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/03/29/pour-olivier-besancenot.html]. Ce changement est justifiÃ© par la proposition de ce dernier faite Ã  Marie-George Buffet, JosÃ© BovÃ© et Arlette Laguiller de se rassembler sous une seule candidature. Cette fois son principale dÃ©tracteur sera le co-signataire de l'appel aux libertaires, Yannis Youlountas, qui publiera dans Politis une lettre ouverte Ã  son attention [http://www.politis.fr/De-Bove-A-Besancenot-Lettre,824.html].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Affaire &amp;quot;Tarnac&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s l'opÃ©ration de police journalistique contre les militantÂ·eÂ·s [[ultra-gauche]] et le montage du ministÃ¨re de l'intÃ©rieur sur une mouvance &amp;quot;anarcho-autonome&amp;quot;,  dite &amp;quot;affaire Tarnac&amp;quot;, Michel Onfray publie dans SinÃ©-hebdo nÂ° 11 du 19 novembre 2008, un billet intitulÃ© &amp;quot;du bon usage du [[sabotage]].&amp;quot; (puis dans SinÃ© hebdo nÂ° 13 du 3 dÃ©cembre 2008.). Il reviendra sur ses propos dans un tribune dans LibÃ©ration, le 3 dÃ©cembre 2008, propos que Claude Guillon juge Ãªtre une Â«critique alambiquÃ©eÂ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Å’uvres ==&lt;br /&gt;
*''Le ventre des philosophes, critique de la raison diÃ©tÃ©tique'' (1989)&lt;br /&gt;
*''Physiologie de [[Georges Palante]], portrait dâ€™un nietzschÃ©en de gauche'' (1989)&lt;br /&gt;
*''Cynismes, portrait du philosophe en chien'' (1990) &lt;br /&gt;
*''Lâ€™art de jouir : pour un matÃ©rialisme hÃ©doniste'' (1991) &lt;br /&gt;
*''La sculpture de soi : la morale esthÃ©tique'' (1991)&lt;br /&gt;
*''Lâ€™Å“il nomade : la peinture de Jacques Pasquier'' (1992)&lt;br /&gt;
*''La raison gourmande, philosophie du goÃ»t'' (1995)&lt;br /&gt;
*''Ars moriendi : cent petits tableaux sur les avantages et les inconvÃ©nients de la mort'' (1995)&lt;br /&gt;
*''MÃ©taphysique des ruines : la peinture de Monsu DÃ©sidÃ©rio'' (1995)&lt;br /&gt;
*''Les formes du temps : thÃ©orie du Sauternes'' (1996)&lt;br /&gt;
*''Politique du rebelle : traitÃ© de rÃ©sistance et dâ€™insoumission'' (1997) &lt;br /&gt;
*''Ã€ cÃ´tÃ© du dÃ©sir dâ€™Ã©ternitÃ© : fragments dâ€™Ã‰gypte'' (1998)&lt;br /&gt;
*''ThÃ©orie du corps amoureux : pour une Ã©rotique solaire'' (2000) &lt;br /&gt;
*''PrÃªter un livre nâ€™est pas voler son auteur'' (2000)&lt;br /&gt;
*''Antimanuel de philosophie : leÃ§ons socratiques et alternatives'' (2001) &lt;br /&gt;
*''CÃ©lÃ©bration du gÃ©nie colÃ©rique : tombeau de [[Pierre Bourdieu]]'' (2002)&lt;br /&gt;
*''Lâ€™invention du plaisir : fragments cyrÃ©naÃ¯ques'' (2002)&lt;br /&gt;
*''EsthÃ©tique du PÃ´le nord : stÃ¨les hyperborÃ©ennes'' (2002)&lt;br /&gt;
*''Splendeur de la catastrophe : la peinture de Vladimir VÃ©likovic'' (2002) &lt;br /&gt;
*''Les icÃ´nes paÃ¯ennes : variations sur Ernest Pignon-Ernest'' (2003) &lt;br /&gt;
*''ArchÃ©ologie du prÃ©sent, manifeste pour lâ€™art contemporain'' (2003)&lt;br /&gt;
*''FÃ©eries anatomiques'' (2003) &lt;br /&gt;
*''La philosophie fÃ©roce'' (2004)&lt;br /&gt;
*''La communautÃ© philosophique'' (2004)&lt;br /&gt;
*''TraitÃ© dâ€™athÃ©ologie'', Paris, Grasset, 2005 &amp;lt;small&amp;gt;ISBN 2-246-64801-7&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
*''ThÃ©orie du voyage : poÃ©tique de la gÃ©ographie'', Paris, GalilÃ©e &amp;lt;small&amp;gt;ISBN 2-7186-0655-X&amp;lt;/small&amp;gt;(Ã  paraÃ®tre)&lt;br /&gt;
*''Naissance d'une universitÃ© populaire'' (confÃ©rence ; avec la participation de Stefan Leclercq), DVD, Editions Sils Maria, 2005&lt;br /&gt;
*''La sagesse tragique : du bon usage de Nietzsche'', Paris, Livre de Poche,2006, Biblio essais nÂ°4388 - ISBN 2253082813 (manuscrit datant en fait de 1986, perdu un temps par l'auteur)&lt;br /&gt;
*Journal hÃ©doniste :&lt;br /&gt;
**I. Le dÃ©sir dâ€™Ãªtre un volcan (1996) &lt;br /&gt;
**II. Les vertus de la foudre (1998) &lt;br /&gt;
**III. Lâ€™archipel des comÃ¨tes (2001) &lt;br /&gt;
**IV. La lueur des orages dÃ©sirÃ©s (Ã  paraÃ®tre)&lt;br /&gt;
*Contre histoire de la philosophie :&lt;br /&gt;
**1. Les sagesses antiques - de [[Leucippe]] Ã  DiogÃ¨ne d'Oenanda (2006)&lt;br /&gt;
**2. Le christianisme hÃ©doniste - de Simon le magicien Ã  [[Montaigne]] (2006)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://claudeguillon.internetdown.org/article.php3?id_article=24 Lettre au Â« Monde libertaire Â» Ã  propos de Michel Onfray] de claude guillon.&lt;br /&gt;
* [http://anarchie.joueb.com/news/415.shtml Onfray et nous]&lt;br /&gt;
*[http://www.silsmaria.org/2004/01/luniversit-populaire-de-mons-belgique.html (UniversitÃ© populaire de Mons)]&lt;br /&gt;
* [http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/ Site officiel de Michel Onfray]&lt;br /&gt;
* [http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/biographie.htm Biographie de Michel Onfray]&lt;br /&gt;
* [http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/UPcaen.htm Lâ€™UniversitÃ© populaire de Caen]&lt;br /&gt;
* [http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/programme_up_Michel_Onfray.htm SÃ©minaire de philosophie hÃ©doniste]&lt;br /&gt;
* [http://qazi.ath.cx/audio/onfray/Michel_Onfray_Hedonisme.html Cours 2003-2004]&lt;br /&gt;
* [http://membres.lycos.fr/endehors/page36.html A propos de lâ€™Ã©rotique solaire]&lt;br /&gt;
* [http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/ete2005/onfray/archives.php Archives radiophoniques des confÃ©rences Ã  lâ€™UPC (France Culture / format audio RAM)]&lt;br /&gt;
* [http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=38139 Interview de Michel Onfray]&lt;br /&gt;
*[http://stalker.hautetfort.com/archive/2005/10/20/l-anti-traite-d-atheologie-par-matthieu-baumier.html Encore une rÃ©ponse &amp;quot;Ã  la malhonnÃªtetÃ© intellectuelle&amp;quot; de Michel Onfray]&lt;br /&gt;
* [http://anarchie.joueb.com/news/8625.shtml Michel Onfray et son capitalisme dit Â« libertaire Â» Ã  gestion Ã‰tatique social-dÃ©mocrate'']&lt;br /&gt;
* [http://endehors.org/news/9459.shtml Pour une laÃ¯citÃ© post-chrÃ©tienne]&lt;br /&gt;
* [http://perso.wanadoo.fr/michel.onfray/Europedescretinsav05.pdf sur la constitution de L'Europe]&lt;br /&gt;
* [http://www.lemague.net/dyn/article.php3?id_article=1555 Critique du TraitÃ© d'athÃ©ologie]&lt;br /&gt;
* [http://atheisme.free.fr/Biographies/Onfray_traite_atheologie.htm Citations du traitÃ© d'athÃ©ologie]&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49872</id>
		<title>Chronologie du mouvement libertaire en France</title>
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				<updated>2010-08-30T05:20:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[CatÃ©gorie:Histoire de l'anarchisme]]&lt;br /&gt;
==Histoire du mouvement libertaire en France==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette prÃ©sentation privilÃ©gie une vision de l'histoire du mouvement libertaire plutÃ´t axÃ©e sur l'aspect organisationnel et la presse libertaire. Volontairement, les Ã©vÃ©nements historiques ainsi que les militantes et militants ont Ã©tÃ© Ã©cartÃ©s de cette prÃ©sentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette page ayant Ã©tÃ© modifiÃ©e Ã  maintes reprises par plusieurs Ã©diteurs, elle est de fait trÃ¨s Ã©loignÃ©e de la premiÃ¨re version originale. De plus elle prÃ©sente des points de vue trÃ¨s partiaux sinon erronÃ©s de l'histoire du mouvement''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[XIXe siÃ¨cle|XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1850]]. Premier journal anarchiste, ''L'Anarchie, journal de l'ordre'' d'[[Anselme Bellegarrigue]].&lt;br /&gt;
*[[1864]]. Naissance de l'[[Association internationale des travailleurs]] (AIT ou PremiÃ¨re Internationale) Ã  Londres. PremiÃ¨res tentatives de [[Bakounine]] de crÃ©er une organisation rÃ©volutionnaire anti-autoritaire, la Â« FraternitÃ© internationale rÃ©volutionnaire Â» ou Â« l'Alliance Â».&lt;br /&gt;
*[[1868]]. DeuxiÃ¨me tentative d'organisation bakouniniste, avec l'organisation des Â« FrÃ¨res internationaux Â» ou encore Â« l'alliance pure la dÃ©mocratie socialiste Â».&lt;br /&gt;
*[[1871]]. [[Commune de Paris (1871)|Commune de Paris]] : la rÃ©pression fait 25 000 victimes et dÃ©capite le mouvement rÃ©volutionnaire en France.&lt;br /&gt;
*[[1872]]. Bakounine et d'autres fÃ©dÃ©ralistes sont exclus de l'[[Association Internationale des Travailleurs|AIT]] au congrÃ¨s de [[La Haye]] par [[Karl Marx]] et ses partisans et se retrouve au sein de la [[FÃ©dÃ©ration jurassienne]].&lt;br /&gt;
*[[1873]]. Les fÃ©dÃ©ralistes se rÃ©unissent au [[congrÃ¨s de Saint-Imier]]&lt;br /&gt;
*[[1878]]. [[Kropotkine]] publie de GenÃ¨ve ''le RÃ©voltÃ©''.&lt;br /&gt;
*[[1880]]. ''La RÃ©volution sociale'', premier journal anarchiste d'aprÃ¨s la Commune, est publiÃ©.&lt;br /&gt;
*[[1881]]. [[ConfÃ©rence de Londres]]&lt;br /&gt;
*[[1889]]. [[Ã‰mile Pouget]] fonde ''[[Le PÃ¨re Peinard]]''. &lt;br /&gt;
*[[1895]]. ''Le Libertaire'', fondÃ© par [[SÃ©bastien Faure]] et [[Louise Michel]], sort son premier numÃ©ro le [[16 novembre]]. La [[ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail]] (CGT) est crÃ©Ã©e Ã  partir de la fusion des [[Bourses du travail]] et des syndicats et fÃ©dÃ©rations d'industries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PremiÃ¨re moitiÃ© du [[XXe siÃ¨cle|XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1906]]. La [[Charte d'Amiens]] est adoptÃ©e par la CGT.&lt;br /&gt;
*[[1907]]. Du 25 au [[30 aoÃ»t]] se tient le [[CongrÃ¨s anarchiste international d'Amsterdam]]&lt;br /&gt;
*[[1910]]. Naissance d'une Ã©phÃ©mÃ¨re Alliance communiste anarchiste.&lt;br /&gt;
*[[1911]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste anarchiste]] (FCA) voit le jour avec, pour secrÃ©taire, [[Louis Lecoin]].&lt;br /&gt;
*[[1913]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste rÃ©volutionnaire anarchiste]] succÃ¨de Ã  la FCA en aoÃ»t, [[SÃ©bastien Faure]] en est l'animateur.&lt;br /&gt;
*[[1914]]-[[1918]]. [[PremiÃ¨re Guerre mondiale]], certains anarchistes se rallient Ã  l'[[Union sacrÃ©e]] et publient le [[Manifeste des Seize]] (dont [[Jean Grave]], [[Pierre Kropotkine]]...) en soutien aux alliÃ©s contre l'Allemagne.&lt;br /&gt;
*[[1917]]. [[RÃ©volution russe]]. Le [[15 juin]] paraÃ®t un premier numÃ©ro clandestin du ''Libertaire.''&lt;br /&gt;
*[[1919]]. Le [[26 janvier]], une nouvelle sÃ©rie hebdomadaire du ''Libertaire'' reparaÃ®t, la crÃ©ation prochaine d'une FÃ©dÃ©ration anarchiste est annoncÃ©e.&lt;br /&gt;
*[[1920]]. En novembre, une [[Union Anarchiste]] (UA) se reconstitue sur des bases violemment hostile aux [[bolchevik]]s.&lt;br /&gt;
*[[1923]]. Le [[4 dÃ©cembre]] marque le premier numÃ©ro du ''Libertaire'' quotidien.&lt;br /&gt;
*[[1925]]. Des Russes en exil se retrouvent Ã  Paris et fondent avec [[Makhno]] et [[Archinov]] la revue ''[[Dielo Trouda]]'' (la Cause du travail). Le [[26 mars]], le ''Libertaire'' cesse sa parution quotidienne et redevient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
*[[1926]]. En juin paraÃ®t le Â« projet de plate-forme organisationnelle pour une Union gÃ©nÃ©rale des anarchistes Â», plus connu sous le nom de Â« plate-forme d'Archinov Â». [[Voline]] rÃ©pond Ã  cette plate-forme par son projet de Â« SynthÃ¨se Â» dans son article Â« le problÃ¨me organisationnel et l'idÃ©e de synthÃ¨se Â». L'UA se transforme en juillet, aprÃ¨s son congrÃ¨s d'OrlÃ©ans, en Union anarchiste communiste (UAC), une opposition grandissante se dÃ©veloppe entre partisans de la plate-forme et partisans de la SynthÃ¨se. Les syndicalistes rÃ©volutionnaires quittent la CGT et fondent la [[CGT-SR]] avec, pour secrÃ©taire, [[Julien Toublet]].&lt;br /&gt;
*[[1927]]. [[Nicolas Sacco]] et [[Bartolomeo Vanzetti]] sont exÃ©cutÃ©s. L'UAC devient majoritairement [[plateformiste]] au congrÃ¨s de Paris des [[30 octobre]] et [[1er novembre]]. Les [[SynthÃ©sisme libertaire|synthÃ©sistes]] minoritaires quittent l'UAC et fondent l'[[Association des fÃ©dÃ©ralistes anarchistes]] (AFA) qui diffusera le ''Trait d'union libertaire'' puis ''la Voix libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1930]]. Ã€ l'issue de congrÃ¨s de l'UACR, des groupes synthÃ©sistes rÃ©intÃ¨grent les rangs de l'UACR.&lt;br /&gt;
*[[1934]]. L'UACR prend l'initiative de convoquer un congrÃ¨s en vue de rÃ©aliser l'unitÃ© de tous les anarchistes. L'[[antifascisme]] doit servir Ã  cimenter cette union. Le congrÃ¨s se tient Ã  Paris les [[20 mai|20]] et [[21 mai]], on dÃ©cide de revenir Ã  l'appellation Â« Union anarchiste Â» et l'AFA profite de cette occasion pour se dissoudre et rÃ©intÃ©grer l'organisation. Une FÃ©dÃ©ration communiste libertaire se crÃ©Ã©e sur une scission de l'UA.&lt;br /&gt;
*[[1936]]. [[Front populaire]] et [[RÃ©volution espagnole]]. Les anarchistes sont investis dans [[SolidaritÃ© internationale antifasciste]] (SIA). Une FÃ©dÃ©ration anarchiste de langue franÃ§aise (FAF) se dÃ©veloppe Ã  partir d'une scission de l'UA, qui dÃ©nonce la collusion des libertaires avec le Front populaire ainsi qu'une critique de la participation de la [[CNT]]-[[FAI]] au gouvernement rÃ©publicain en Espagne. La FAF Ã©dite ''Terre libre'' auquel collabore [[Voline]]. Avant-guerre coexistent donc deux organisations, l'[[Union anarchiste]] (UA), qui a pour organe ''le Libertaire'' et la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste franÃ§aise]] (FAF) avec pour journal ''Terre libre''. Celles-ci n'ayant prÃ©vu aucune structure clandestine disparaissent rapidement Ã  la dÃ©claration de guerre.&lt;br /&gt;
*[[1943]]. [[19 juillet]], une rÃ©union clandestine de militants, dite de la [[FÃ©dÃ©ration internationale syndicaliste rÃ©volutionnaire]], se tient Ã  Toulouse.&lt;br /&gt;
*[[1944]]. Le [[15 janvier]], est mise au point une charte de la nouvelle [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]] (FA) approuvÃ©e Ã  la rencontre d'Agen les [[29 octobre|29]] et [[30 octobre]], la dÃ©cision est prise de faire reparaÃ®tre ''[[le Libertaire]]'' comme lien. Le premier numÃ©ro date de dÃ©cembre [[1944]].&lt;br /&gt;
*[[1945]]. Septembre, reparution irrÃ©guliÃ¨re puis bimensuelle du ''Libertaire'' en tant qu'organe. Les [[6 octobre|6]] et [[7 octobre]] se tiennent les Assises du mouvement libertaire. Le [[20 octobre]], dÃ©but des travaux du congrÃ¨s constitutif de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui se tiendra Ã  Paris le [[2 dÃ©cembre]]. Elle est composÃ©e d'une majoritÃ© de militants de l'ancienne FA (synthÃ©siste) et quelques militants de l'ancienne Union anarchiste (UA, qui soutenait la politique de collaboration ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail / FÃ©dÃ©ration anarchiste ibÃ©rique (CNT/FAI) au gouvernement rÃ©publicain), pendant la guerre d'Espagne et de jeunes militants issus de la rÃ©sistance. Les Jeunesses libertaires, organisation satellite de la FA voient le jour. La FA regroupe donc l'ensemble des libertaires franÃ§ais Ã  l'exception de certains individualistes regroupÃ©s autour d'[[Emile Armand]] (ceux-ci publient ''l'Unique'' et ''l'En-dehors'') et de certains pacifistes, avec [[Louvet]] et [[Maille]] qui publient ''Ã€ contre-courant''. Une structure confÃ©dÃ©rale est mise en place : Â« le mouvement libertaire Â», qui coordonne les efforts de publication avec le courant Louvet (journal ''Ce qu'il faut dire''), la minoritÃ© anarcho-syndicaliste de la CGT rÃ©unifiÃ©e (FSF â€“ FÃ©dÃ©ration syndicaliste franÃ§aise reprÃ©sentant la tendance Â« Action syndicaliste Â») et ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1946]]. DÃ¨s le dÃ©but, les tendances individualiste et communiste libertaire cohabitent mal au sein de la FA. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations. [[George Fontenis]], considÃ©rÃ© comme consensuel car liÃ© Ã  aucun clan, est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 2e congrÃ¨s de [[Dijon]]. Le [[6 dÃ©cembre]], la FSF se transforme en [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] (CNT), elle adopte la charte de Paris et fait paraÃ®tre ''le Combat syndicaliste''. ''Le Libertaire'' devient hebdomadaire Ã  partir du mois d'avril.&lt;br /&gt;
*[[1947]]. George Fontenis est reconduit dans ses fonctions de secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 3e congrÃ¨s d'Angers. Des militants de la FA participent Ã  la naissance de la ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail â€“ Force ouvriÃ¨re (CGT-FO) suite Ã  la main-mise du [[Parti communiste franÃ§ais]] sur la CGT et Ã  l'affaiblissement de la CNT rÃ©sultant des nombreuses tensions internes.&lt;br /&gt;
*[[1949]]. La FA participe au congrÃ¨s anarchiste international de Puteaux, qui accueille aussi bien des organisations structurÃ©es (Grande-Bretagne) que des groupes autonomes ou des individus (Allemagne, Ã‰tats-Unis d'AmÃ©rique, Bolivie, Cuba, Argentine, PÃ©rou...).&lt;br /&gt;
*[[1950]]. Au dÃ©but de l'annÃ©e, une partie des communistes libertaires de la FA s'organisent en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), et qui a pour but dâ€™imposer une ligne politique unique, une organisation forte et structurÃ©e, lâ€™OPB adopte comme tactique lâ€™entrisme et le noyautage des postes Ã  responsabilitÃ©. Le 4iÃ¨me congrÃ¨s de Paris instaure le vote dans lâ€™organisation, mais les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants ,nÃ©ammoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer...&lt;br /&gt;
*[[1951]]. Sur proposition du groupe Louise Michel ([[Maurice Joyeux]]), le 4e congrÃ¨s de la FA, Ã  Paris, instaure le vote dans lâ€™organisation. Les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants. NÃ©anmoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Seconde moitiÃ© du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle==&lt;br /&gt;
===[[1952]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s le congrÃ¨s de [[Bordeaux]] au mois de juin, une premiÃ¨re scission va se produire au sein de la FA. Plusieurs militants (Aristide et [[Paul Lapeyre]], Arru, Vincey...) sont poussÃ©s vers la sortie ou quittent d'eux-mÃªmes la FÃ©dÃ©ration. La majoritÃ© de la FA dÃ©cide, par 103 voix contre 45, que les votes s'effectueraient dÃ©sormais par mandat, mais les opposants dÃ©clarent solennellement qu'ils ne reconnaissent aucune valeur Ã  cette dÃ©cision, et une premiÃ¨re scission va en rÃ©sulter en octobre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les militants qui ne se retrouvent pas dans la nouvelle orientation de la FA vont se rÃ©unir autour d'un bulletin, ''l'Entente anarchiste, bulletin de relation, d'information, de coordination, et d'Ã©tude organisationnelle du mouvement anarchiste''. Le premier numÃ©ro est datÃ© du [[30 octobre]] [[1952]].&lt;br /&gt;
Ã‰manant du congrÃ¨s du Mans du [[11 octobre]] 1952, ''l'Entente'' est Â« un organe destinÃ© Ã  mettre en contact, en dehors de tout exclusivisme, les fÃ©dÃ©rations, groupes et individus, se rÃ©clamant de l'anarchisme Â». RÃ©unie notamment autour de [[Georges Vincey]], Tessier, [[Louis Louvet]], [[AndrÃ© Prudhommeaux]], mais aussi deux individus louches qui vireront Ã  l'extrÃªme droite Ã  l'occasion de la guerre d'AlgÃ©rie, Raymond Beaulaton et Fernand Robert, ''l'Entente anarchiste'' apparaÃ®t clairement comme une tentative de sauvegarde d'un certain anarchisme, Â« opposÃ© Â» Ã  l'anarchisme-lutte de classe portÃ© aussi bien par Georges Fontenis que par Maurice Joyeux. DÃ¨s le premier numÃ©ro, c'est Ã   Raymond Beaulaton qu'il revient de fixer le dÃ©bat et le sens des critiques : Â« Venons en directement au fait. L'unitÃ© anarchiste du lendemain de la guerre fut vite brisÃ©e. Il y a deux ans, au congrÃ¨s de Paris, le systÃ¨me de consultation par le vote fut instituÃ©. En deux ans, cette unitÃ© fut dÃ©truite. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1953]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au congrÃ¨s de Paris, la FA se transforme en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL) par un vote majoritaire de 71 mandats contre 61. (Les autres noms proposÃ©s Ã©tant Â« Parti communiste anarchiste Â» et Â« Parti communiste libertaire Â» !) La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militant-e-s. Du [[25 dÃ©cembre|25]] au [[27 dÃ©cembre]] se tient Ã  Paris le congrÃ¨s de la Maison verte (Montmartre), organise la reconstruction de la FÃ©dÃ©ration anarchiste (organisation synthÃ©siste) Ã  partir des groupes exclus et d'ancien-ne-s militant-e-s ayant quittÃ© la FA les annÃ©es prÃ©cÃ©dentes au vu des pratiques jugÃ©es Â« lÃ©ninistes Â» des communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Entente anarchiste se dissout et ses militants intÃ¨grent la nouvelle FA. Des principes de base sont rÃ©digÃ©s de faÃ§on Ã  regrouper le plus grand nombre d'anarchistes, toutes tendances confondues. Un pari difficile Ã  tenir, car Maurice Joyeux, initiateur de cette FA reconstituÃ©e, est obligÃ© de faire des compromis avec les anarchistes individualistes de l'Entente. Il en rÃ©sulte un mode de fonctionnement que Joyeux jugeait Â« impossible Â» : la prise de dÃ©cision au consensus. 1953 est aussi l'annÃ©e de parution du ''Manifeste du communisme libertaire'' de Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1954]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FCL publie son Â« programme ouvrier Â», fortement inspirÃ© du programme revendicatif de la [[CGT]]. Ã€ Paris est crÃ©e l'[[Internationale communiste libertaire]] (ICL), regroupant notamment les GAAP italiens, les espagnols de Ruta et le [[Mouvement libertaire nord- africain]] (MLNA), en opposition Ã  l'Internationale anarchiste. L'ICL n'aura qu'une existence Ã©phÃ©mÃ¨re. La parution du ''[[MÃ©morandum du groupe Kronstadt]]'', tout juste exclu de la FCL dÃ©nonce l'orientation Â« bolchevik Â» de la FÃ©dÃ©ration communiste libertaire et l'existence de l'organisme secret OPB. L'Association pour l'Ã©tude et la diffusion des philosophies rationalistes (AEDPR) est crÃ©Ã©e, propriÃ©taire du journal et des Å“uvres, elle doit empÃªcher toute nouvelle prise de pouvoir Ã  la FA. Le premier numÃ©ro du ''Monde Libertaire'', organe mensuel de la FA paraÃ®t en octobre 1954, la crise a Ã©tÃ© dure, il restera mensuel pendant vingt-trois ans. La FCL garde le titre du ''Libertaire'', elle diffuse Ã©galement ''Jeune rÃ©volutionnaire'' puis ''la Jeune garde des travailleurs''. Le [[1er novembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;novembre]] [[1954]], l'insurrection algÃ©rienne Ã©clate, et la FCL s'engage pour l'indÃ©pendance du peuple algÃ©rien. C'est le dÃ©but d'une rÃ©pression d'Ã‰tat contre la FCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1955]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Gaston Leval]] quitte la FA et crÃ©e les ''Cahiers du socialisme libertaire''. En novembre, une partie du groupe Kronstadt fonde le groupe [[Noir et Rouge]]. La FCL dÃ©finit sa ligne de soutien Ã  l'indÃ©pendance algÃ©rienne, le Â« soutien critique Â», qui peut se rÃ©sumer ainsi : combatte le colonialisme, soutenir les fractions progressistes de la rÃ©sistance algÃ©rienne, Å“uvrer Ã  ce que la chute du colonialisme soit synonyme de transformation rÃ©volutionnaire de la sociÃ©tÃ©. ConcrÃ¨tement, les militants de la FCL Â« portent des valises Â» pour le MNA, la principale organisation de gauche algÃ©rienne. Un militant de la FCL, [[Pierre Morain]], est condamnÃ© Ã  la prison : c'est le tout premier FranÃ§ais incarcÃ©rÃ© pour sa solidaritÃ© avec le peuple algÃ©rien.&lt;br /&gt;
===[[1956]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants de l'ex-Entente anarchiste, regroupÃ©s autour de Robert et Beaulaton, quittent la FA et crÃ©ent le [[25 novembre]] Ã  [[Bruxelles]] l'[[Alliance ouvriÃ¨re anarchiste]] (AOA). L'AOA publie le pÃ©riodique ''l'Anarchie'', et dÃ©rivera vers l'extrÃªme-droite au cours de la guerre d'AlgÃ©rie. La FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives de janvier Ã  Paris et prÃ©sente dix candidats. AndrÃ© Marty (un des anciens Â« mutins de la Mer noire Â», exclu du PCF et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour son action pendant la guerre d'Espagne) est sollicitÃ© pour Ãªtre tÃªte de liste FCL dans le 13e arrondissement, mais ne donne pas suite. La rÃ©pression d'Ã‰tat s'accÃ©lÃ¨re, les procÃ¨s, la censure et les saisies du ''Libertaire'' se succÃ¨dent. Une partie des militants de la FCL (Fontenis, Philippe, Morain...) entrent dans la clandestinitÃ© pour Ã©chapper Ã  la prison. Le ''Libertaire'' cesse de paraÃ®tre en juillet, la FCL se dÃ©sagrÃ¨ge. Le Mouvement libertaire nord-africain (MLNA), liÃ© Ã  la FCL, en butte Ã  une rÃ©pression fÃ©roce, se saborde. Des militants sortis de la FCL en novembre [[1955]] (groupes Kronstadt, [[Grenoble]] et [[Maisons-Alfort]]) fondent les [[Groupes anarchistes d'action rÃ©volutionnaire]] (GAAR). Ces derniers se veulent Â« l'expression de la tendance anarchiste communiste du mouvement libertaire Â». Les GAAR vont Ã©diter la revue ''Rouge et Noir'' dont le premier numÃ©ro paraÃ®t en Avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1957]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR rÃ©digent leurs Â« DÃ©clarations de principes Â», ils adoptent la plate-forme, c'est-Ã -dire l'unitÃ© tactique et idÃ©ologique, la responsabilitÃ© collective et soutiennent et les luttes de libÃ©ration nationale (soutien au FLN algÃ©rien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aventure de la FCL se termine dÃ©finitivement avec l'arrestation des militants en cavale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1960]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste (FAC) se crÃ©Ã©e Ã  partir des GAAR, des contacts s'engagent avec la FA. Ã€ son congrÃ¨s de TrÃ©lazÃ©, la FA reconnaÃ®t la possibilitÃ© de constituer en son sein des tendances organisÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1961]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR procÃ¨dent Ã  leur dissolution. ''Noir et Rouge'' continue nÃ©anmoins de paraÃ®tre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FAC scissionne : les groupes Kronstadt, de Maisons-Alfort, [[Lille]], [[Strasbourg]] et Grenoble rejoignent la FA au congrÃ¨s de [[MontluÃ§on]] oÃ¹ ils s'organisent en tendance, l'Union des groupes anarchistes communistes (UGAC). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1962]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxiÃ¨me tendance voit le jour en 1962 au sein de la FA : L'[[Union anarcho-syndicaliste]]. L'UAS naÃ®t lors d'une rÃ©union Ã  Niort en janvier 1962 et rassemble les groupes de Niort, [[Saintes]], Bordeaux et Nantes qui viennent de rompre avec le Clado, ComitÃ© de liaison et d'action. L'UAS tente un rapprochement avec l'UGAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1964]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC reproduit les mÃªmes mÃ©thodes de l'OPB au sein de la FA (bulletin intÃ©rieur secret, entrisme et manÅ“uvres pour s'emparer des postes Ã  responsabilitÃ©...), les tensions s'aggravent et conduisent l'UGAC sauf les groupes de Strasbourg et Grenoble Ã  quitter la FA au congrÃ¨s de Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1965]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ComitÃ© de liaisons des jeunes anarchistes (CLJA) se met en place, il regroupe Ã  titre individuel des militants de la FA, de l'UGAC, des FIJL (espagnols) et des groupes autonomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des premiÃ¨res rencontres permettent de mettre en place les prÃ©misses de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes (IFA).&lt;br /&gt;
Maurice Fayolle Ã©dite ses ''RÃ©flexions sur l'anarchisme''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1966]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC produit une politique frontiste qui la conduit Ã  dÃ©river vers des mouvements maoistes ou trotskystes (tendance pabliste). L'UGAC produit une brochure, ''Lettres au mouvement anarchiste international''. Plate- formistes, ils affirment leur conviction de l'impossibilitÃ© de rÃ©unir toutes les tendances libertaires au sein d'une mÃªme organisation, et leur souhait de regrouper tous les anarchistes- communistes, et de former et s'insÃ©rer dans un mouvement rÃ©volutionnaire. Ils publieront six numÃ©ros de ''Perspectives anarchistes-communistes'' Ã  partir de 1967 et ce jusque 1969. L'UGAC va disparaÃ®tre et se transfomer en Tribune anarchiste communiste (TAC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une rÃ©union de jeunes anarchistes d'[[Europe]] se tient Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Liaison des Ã©tudiants anarchistes (LEA) se crÃ©Ã©e Ã©galement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1967]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tentative de relancer l'[[Union fÃ©dÃ©rale anarchiste]] avec comme organe ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les communistes libertaires vont se regrouper Ã  nouveau dans la FA et crÃ©ent en son sein une nouvelle tendance organisÃ©e, l'[[Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste]] (ORA) qui Ã©dite la feuille ''l'InsurgÃ©''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1968]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 17 et [[18 mars]] Ã  Paris se rÃ©unissent des militants communistes libertaires. Membres de la [[Jeunesse anarchiste communiste]] (JAC), de la [[Tribune anarchiste communiste]] (TAC), de l'ex-FCL et des isolÃ©s ; ils se rencontrent Ã  l'initiative de Georges Fontenis. La fin de l'annÃ©e verra la crÃ©ation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL) Ã  la suite de cette rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La TAC participe au ComitÃ© d'initiative pour un mouvement rÃ©volutionnaire (CIMR) aux cÃ´tÃ©s de [[Alain Krivine|Krivine]], Bensaid, Weber des Jeunesses communistes rÃ©volutionnaires (JCR), de militants du courant Â« pabliste Â» (trotskyste) et de militants communistes libertaire dont Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le congrÃ¨s de [[Carrare]] en [[Italie]] rÃ©unit l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), elle rassemble les FA franÃ§aise et italienne ainsi que la FÃ©dÃ©ration anarchiste bulgare en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fraction de la FA est pour la tenue du congrÃ¨s, une autre est contre. Comme la FA ne peut pas prendre de dÃ©cisions, deux dÃ©lÃ©gations sont envoyÃ©s Ã  Carrare, dont l'une expliquera simplement pourquoi une partie de la FA est contre la tenue de ce congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
Cette annÃ©es voit Ã©galement la naissance officielle de l'ORA, tendance organisÃ©e au sein de la FA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, on peut citer comme organisation ou revues qui se rÃ©clament du Â« mouvement Â» libertaire : la FÃ©dÃ©ration anarchiste, le Mouvement communiste libertaire, l'Union fÃ©dÃ©rale des anarchistes, l'Alliance ouvriÃ¨re anarchiste, la Tribune anarchiste communiste, l'Union des groupes anarchistes communistes, Noir et Rouge, la ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail, l'Union anarcho-syndicaliste, l'Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste et des groupes divers (autonomes, spontanÃ©istes, conseillistes, situationnistes...), ainsi que les ''Cahiers socialistes libertaires'' de Leval, ''Ã€ contre-courant'' de Louvet, ''La RÃ©volution prolÃ©tarienne'', et les revues individualistes dÃ©jÃ  citÃ©es, d'Emile Armand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1969]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste Communiste dâ€™Occitanie]] (FACO) par [[Guy Malouvier]], qui adhÃ¨re Ã  lâ€™ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ORA se dÃ©tache de la FA et se constitue en organisation spÃ©cifique. Les anciens combattants de la guerre d'Espagne appuient la scission en offrant Ã  l'ORA l'usage de leurs locaux du 33, rue des Vignoles (Paris 20e).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Daniel GuÃ©rin]] Ã©crit Â« Pour un marxisme libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[Union des groupes anarchistes communistes]] s'autodissout. Son journal, Tribune anarchiste communiste (TAC) poursuivra sa parution jusque dans les annÃ©es 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1970]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[31 janvier]], c'est la crÃ©ation officielle de l'[[Alliance syndicaliste rÃ©volutionnaire et anarcho-syndicaliste]] (ASRAS), Ã  Paris. Elle deviendra plus tard l'[[Alliance syndicaliste]] avec comme organe ''SolidaritÃ© ouvriÃ¨re''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe [[Pour une critique rÃ©volutionnaire]] fait paraÃ®tre Ã  Charenton ''Fin de l'Ã¨re chrÃ©tienne''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1971]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MCL et l'ORA tentent un rapprochement qui Ã©choue malgrÃ© l'intervention et la mÃ©diation de Daniel GuÃ©rin. En juillet, un groupe du MCL rejoint l'ORA. Quatre groupes de l'ORA rejoignent le MCL et donnent naissance Ã  la premiÃ¨re Organisation communiste libertaire (OCL-1) lors d'un congrÃ¨s constitutif Ã  Marseille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL a des contacts avec la gauche marxiste autour de thÃ¨mes favorables au conseillisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Confrontation anarchiste (CA) se met en place Ã  partir de militants de la FA, rejoints par l'UFA et quelques groupes autonomes.&lt;br /&gt;
Guy Malouvier quitte l'ORA aprÃ¨s des dÃ©saccords portant entre autres sur la question nationale, et crÃ©e la FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste occitane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 1er au 4 aoÃ»t, l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes tient Ã  Paris son 2e congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de juillet, crÃ©ation des cercles Front libertaire qui reprÃ©sentent la structure d'accueil des sympathisants de l'ORA. Leur appartenance n'entraÃ®ne pas une adhÃ©sion systÃ©matique Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants quittent l'ORA pour rejoindre l'Union communiste de France (groupe maoÃ¯ste ultra-stalinien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1972]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes quittent la FA pour rejoindre Confrontation anarchiste. Cette derniÃ¨re publie un bulletin, ''Combat anarchiste'', et un pÃ©riodique, ''Commune libre''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1971 Ã  1976, c'est la tendance non organisationnelle qui va Ãªtre majoritaire dans cette Â« Confrontation Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclusion de militants de l'ORA qui appuyaient les Â« candidatures rÃ©volutionnaires uniques Â» aux lÃ©gislatives.&lt;br /&gt;
Une minoritÃ© d'entre eux va renforcer Lutte OuvriÃ¨re, tandis que la majoritÃ© rejoint la Ligue communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1973]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rupture du groupe Poing noir avec la FA sur des bases organisationnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IntÃ©gration des cercles FL Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1974]]===&lt;br /&gt;
Naissance du groupe Marge, qui cherche Ã  rassembler tous les marginaux (dÃ©linquant(e)s, prostituÃ©(e)s, anciens prisonniers, toxicomanes, homosexuel(le)s, travestis, squattersâ€¦)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Groupe d'action et d'Ã©tudes libertaires]] (GAEL) Ã  partir du groupe Poing noir, rejoint par d'autres libertaires non organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Lanterne noire'', revue qui accueille des anciens de ''Noir et Rouge'' (disparue) et des libertaires d''Informations et correspondances ouvriÃ¨res'' (disparue Ã  ce moment-lÃ ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL Ã©clate dÃ©finitivement aprÃ¨s sa dÃ©rive conseilliste qui date de 1971. Le reste de ses militants, renforcÃ© par la venue de deux groupes scissionnistes de l'ORA, fonde une nouvelle organisation et revue, ''Rupture''. Celle-ci veut contribuer Ã  Â« l'Ã©laboration du projet communiste Ã  l'Ã©mergence d'un mouvement communiste radical Â». Cette orientation ultra-gauche va les conduire vers les groupes Â« autonomes Â». cette organisation disparaÃ®tra trÃ¨s rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s les grÃ¨ves de 1974 dans les banques, le rail et aux PTT, naÃ®t une tendance ouvriÃ©riste et syndicaliste rÃ©volutionnaire au sein de l'ORA. Cette tendance, baptisÃ©e [[Union des travailleurs communistes libertaires]] (UTCL), critique la composition majoritairement Ã©tudiante de l'ORA, ses dÃ©rives ultra-gauche (antisyndicalisme) et sa confusion politique qui conduit des militants de valeur Ã  la quitter pour la LCR ou d'autres organisations marxistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[5 dÃ©cembre]] : arrestation de [[Jean-Marc Rouillan]] Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1976]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s de l'ORA Ã  OrlÃ©ans, qui entÃ©rine l'exclusion de la tendance UTCL, et se rebaptise Organisation communiste libertaire (OCL 2e maniÃ¨re). L'OCL publie ''Front libertaire'' et un premier numÃ©ro de ''Pour l'autonomie ouvriÃ¨re et l'abolition du salariat''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril, les exclus de l'ORA crÃ©ent un collectif pour une Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL). Ils se dotent d'un organe de presse : ''Tout le pouvoir aux travailleurs'' (TLPAT) au dÃ©but de l'annÃ©e 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confrontation anarchiste Ã©clate et donne naissance Ã  l'Organisation combat anarchiste (OCA) sous l'impulsion des organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1977]]===&lt;br /&gt;
Mai : libÃ©ration de Jean-Marc Rouillan et des militants des GARI ([[Groupes d'action rÃ©volutionnaire internationalistes]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[30 juillet|30]] et [[31 juillet]] : manifestation antinuclÃ©aire Ã  Creys-Malville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[19 octobre]] : premiÃ¨re rÃ©union de l'AssemblÃ©e parisienne des groupes autonomes (APGA), suite Ã  la mort des prisonniers de la RAF. En dÃ©cembre, l'APGA publie L'Officiel de l'autonomie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin octobre se dÃ©roule Ã  Paris la ConfÃ©rence nationale des travailleurs libertaires. Celle-ci est convoquÃ©e Ã  l'initiative de l'AS, du Groupe anarcho-syndicaliste (GAS) de Rouen et de l'UTCL. La FA, la CNT et l'UAS sont prÃ©sents Ã  titre d'observateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Monde libertaire]] devient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1978]]===&lt;br /&gt;
Parution de Matin d'un blues, revue de l'Autonomie dÃ©sirante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 et 22 janvier : Ã  Strasbourg, la police empÃªche le rassemblement prÃ©vu contre l'Espace judiciaire europÃ©en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[25 fÃ©vrier|25]] et [[26 fÃ©vrier]] se rÃ©unit le congrÃ¨s constitutif de l'UTCL. Du 23 au [[27 mars]] se rÃ©unit Ã  Carrare le 3e congrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), le secrÃ©tariat IFA est dÃ©sormais assurÃ© par la FA Italienne... La FA reconnaÃ®t dÃ©sormais dans ses principes de base la [[lutte des classes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au printemps, autodissolution de l'APGA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©part de la FA de quelques groupes et militants en dÃ©saccord sur l'intÃ©gration de ce concept dans les principes de base qui rÃ©gissent le fonctionnement de la fÃ©dÃ©ration. Ils fondent l'[[Union anarchiste]] (UA) avec ''le Libertaire'' comme organe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre se rÃ©unit Ã  Rouen la ConfÃ©rence nationale des anarcho-syndicalistes (CNAS) Ã  l'initiative du GAS de Rouen et de l'AS. Y sont prÃ©sents des groupes FA, la FA Ã  titre d'observatrice, ainsi que la CNT (Vignolles), la CNT (Tour d'Auvergne), l'UAS, le Syndicat autonome des travailleurs (SAT) de Lyon et des individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1979]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de Marge. En mars, CNAS Ã  Lyon. Le quinzomadaire ''Front libertaire'' disparaÃ®t. Daniel GuÃ©rin puis Georges Fontenis sont admis au sein de l'UTCL. PremiÃ¨re apparition d'[[Action directe (Organisation)|Action Directe]] avec le mitraillage du siÃ¨ge du patronat le [[1er mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[28 aoÃ»t]] : hold-up Ã  la perception de CondÃ©-sur-l'Escaut, dans le Nord : 16 millions de francs de butin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1980]]===&lt;br /&gt;
Les 27 et 28 mars, 32 personnes sont arrÃªtÃ©es dans le cadre de l'enquÃªte sur Action directe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les contacts entre l'UTCL et l'OCA aboutissent Ã  l'intÃ©gration de cette derniÃ¨re dans l'UTCL. Le journal ''Lutter'' de l'OCA deviendra par la suite le journal de l'UTCL. L'OCL publie dÃ©sormais le mensuel ''Courant alternatif''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail d'infiltration d'un indicateur de police (Gabriel Chahine) permet l'arrestation le 13 septembre d'une dizaine de militants d'Action directe (dont Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1981]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le congrÃ¨s de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui, en mai, signe l'acte de naissance de [[Radio libertaire]], en plein boom des radios libres. La premiÃ¨re Ã©mission commence le [[1er septembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;septembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[10 juin]], cinq personnes accusÃ©es du hold-up de CondÃ©-sur-l'Escaut sont arrÃªtÃ©es. Le 7 aoÃ»t, la plupart des prisonniers politiques sont amnistiÃ©s : [[Jean-Marc Rouillan]] est libÃ©rÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[22 aoÃ»t]] : dÃ©but de la [[grÃ¨ve de la faim]] en prison de [[Nathalie MÃ©nigon]] et des accusÃ©s du hold-up de CondÃ©-sur-lâ€™Escaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[17 septembre|17]] et [[26 septembre]] : Nathalie MÃ©nigon et la plupart des prisonniers en grÃ¨ve de la faim sont libÃ©rÃ©s pour raison mÃ©dicale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Octobre : libÃ©ration du dernier prisonnier en grÃ¨ve de la faim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1983]]===&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[Coordination Libertaire Ã‰tudiante]] (CLE).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[29 aoÃ»t]], les CRS investissent le studio de Â« [[Radio libertaire]] Â» et saisissent le matÃ©riel, le [[3 septembre]], une manifestation de cinq mille personnes pour la libertÃ© d'expression obtient une frÃ©quence pour Â« Radio libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1984]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrestation Ã  Avignon d'[[Hellyette Bess]], d'Action directe. Apparition des premiers groupes [[SCALP]] (Section carrÃ©ment anti Le Pen). Au mois de juin, un attentat au palais des congrÃ¨s de Toulouse entraÃ®ne l'annulation du meeting prÃ©vu par Jean-Marie Le Pen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1985]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[25 janvier]] : assassinat du gÃ©nÃ©ral Audran (revendiquÃ© par Action directe. Ã‰missions Ã  Paris de Radio Mouvance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution du numÃ©ro 7 et dernier de ''L'Assommoir'' : Â« Les Habits neufs de la pensÃ©e. NÃ©crose des idÃ©ologies et mÃ©tastases de la modernitÃ© Â». Allusant Ã  l'assassinat de [[Jacques Mesrine]], les responsables de la revue intitulent leur texte de prÃ©sentation Â« Le poison des prochaines annÃ©es Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1986]]===&lt;br /&gt;
Emissions Ã  Paris de Radio Pirate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes [[Antifascisme|antifascistes]] se rÃ©unissent pour constituer la [[Coordination nationale antifasciste]] (CNAF). Mouvements de jeunesse trÃ¨s liÃ©s Ã  la scÃ¨ne du [[rock alternatif]], les Scalp auront du mal Ã  se structurer durablement et la CNAF disparaÃ®t Ã  la fin des [[annÃ©es 1980]]. PremiÃ¨res parutions de la revue REFLEXes, publiÃ©e par le RÃ©seau d'Ã©tudes sur le fascisme et de lutte contre l'extrÃªme-droite et la xÃ©nophobie (SCALP-REFLEX).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4e congrÃ¨s de l'IFA se tient Ã  Paris les 31 octobre, 1er, 2 et 3 novembre, il rÃ©unit une quarantaine de dÃ©lÃ©gations, la FA franÃ§aise rÃ©cupÃ¨re le mandat du secrÃ©tariat IFA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ la faveur du mouvement Ã©tudiant contre Devaquet naÃ®t le [[Collectif jeunes libertaires]] (CJL) qui bientÃ´t va s'adosser Ã  l'UTCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
17 novembre : assassinat du PDG de Renault, Georges Besse (revendiquÃ© par Action directe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1987]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 fÃ©vrier : Arrestation Ã  Vitry-aux-Loges de Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1989]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation d'un collectif anticarcÃ©ral Ã  l'occasion du bicentenaire de la prise de la Bastille : les &amp;quot;Sans-cravates&amp;quot;, qui organisent une manifestation le 13 juillet au soir devant la prison de la SantÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1990]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une centaine de militants issus de l'UTCL, de la FA, du CJL, de l'OCL et de la TAC, lancent un Â« Appel pour une alternative libertaire Â» qui veut regrouper les communistes libertaires dans une mÃªme organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de [[Apache]], journal des scalpeurs parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1991]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s constitutif d'[[Alternative libertaire]] (AL), qui Ã©choue Ã  demi Ã  regrouper largement les communistes libertaires. L'UTCL et le CJL s'autodissolvent et leurs militants rejoignent AL, qui publie son Â« Manifeste pour une alternative libertaire Â» et dÃ©sormais le mensuel ''Alternative libertaire''. S'inspirant des thÃ©ories de [[Daniel GuÃ©rin]] cherchant la synthÃ¨se entre l'anarchisme et le marxisme, de [[Castoriadis]] (Socialisme ou barbarie)... elle se revendique du communisme libertaire, de l'anarcho-syndicalisme et du syndicalisme rÃ©volutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1992]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s une crise identitaire et politique â€” l'antifascisme est nÃ©cessaire mais pas suffisant â€” la volontÃ© de refonder un rÃ©seau parmi les groupes antifascistes et alternatifs se matÃ©rialise par la crÃ©ation du rÃ©seau No pasarÃ¡n. Ã€ Paris, le groupe Â« Apache Â» quitte le SCALP. Le SCALP parisien prend le nom de &amp;quot;SCALP-REFLEX&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1993]]===&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de ''[[Cette Semaine]]''. Ã€ l'origine hebdomadaire, puis mensuel, le journal paraÃ®tra par la suite quatre fois par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] scissionne sur la base de dÃ©saccords sur les Ã©lections professionnelles, la [[CNT-F|CNT Â« Vignoles Â»]] regroupe la majeure partie des militants, une minoritÃ© reste Ã  la [[CNT-AIT]]. CrÃ©ation de nouvelles sections au syndicat de l'Ã©ducation de la CNT-Vignoles : la Formation action universitaire (FAU) et la Formation action lycÃ©enne (FAL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11 novembre : grand rassemblement anarchiste Ã  Paris, place de la RÃ©publique. Toutes les organisations libertaires sont prÃ©sentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : crÃ©ation Ã  Paris de la Coordination des sans-abris (CDSA) (dont bon nombre de membres se rÃ©clament de l'anarchisme et auquel se joignent les militants de l'UA et de la CNT-AIT). Pendant un mois, la CDSA campe devant le ministÃ¨re des Affaires sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1994]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ Paris, la CDSA ouvre un squat avenue de Breteuil, dans le 7e arrondissement. ExpulsÃ©e durant l'Ã©tÃ©, elle s'installe alors au 9 rue saint-Sauveur (2e). Un collectif autonome est crÃ©Ã© Ã  l'occasion du mouvement anti-CIP : le Â« MARS Â» (Mouvement d'action et de rÃ©sistance sociale). Naissance de TCP (&amp;quot;Travailleurs, chÃ´meurs, et prÃ©caires en colÃ¨re&amp;quot;) au sein de la Coordination des sans-abris. En septembre, Audry Maupin est tuÃ© Ã  Paris au cours d'une fusillade avec la police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1995]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 21 janvier, Jacques Chirac est pris Ã  partie par des militants de la FÃ©dÃ©ration anarchiste au cours d'une Ã©mission de Canal+. Campagne de TCP contre les vigiles du mÃ©tro (TRAUM, Tribune de rÃ©sistance active des usagers du mÃ©tro). La FA exclue l'Union des Anarchistes de Radio Libertaire. En dÃ©cembre, la CNT-FAU s'allie avec l'UNEF pour contrer l'UNEF-ID Ã  la coordination nationale Ã©tudiante. Le SCALP participe Ã  la crÃ©ation du CAMI (Collectif d'aide aux manifestants interpellÃ©s).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
*La Dynamite, journal de la FAL, qui prend briÃ¨vement le nom de &amp;quot;Formation Anarchiste LycÃ©enne&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* Tic-Tac : sept numÃ©ros jusqu'en 1996. &amp;quot;T...I...C, T...A...C..., T'es ici, t'en as assez, Tic-Tac, Si t'en as ta claque de tout ce mic-mac, Sois frÃ©nÃ©tique, freine pas l'attaque, Pas fanatique mais feinte l'attaque, Sois systÃ©matique, le systÃ¨me attaque, Pas trop plastique et place ta claque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1996]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de la Coordination Des Sans-Abris et expulsion du squat de la rue Saint-Sauveur. Ã€ Paris, le collectif &amp;quot;Des papiers pour tous&amp;quot; multiplie les actions de solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re en lutte, avec notamment l'occupation du siÃ¨ge du RPR le 22 aoÃ»t, la veille de l'expulsion de l'Ã©glise Saint-Bernard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dÃ©cembre, la CNT Â« Vignoles Â» est exclue de l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT) au congrÃ¨s de Madrid : la CNT-AIT est reconnue comme la seule section franÃ§aise de l'AIT.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1997]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes se tient Ã  Lyon, le mandat de secrÃ©taire de l'IFA incombe dÃ©sormais Ã  Massimo. L'IFA regroupe la FA franÃ§aise, la FA italienne (FAI - Federazione anarchisti italiano), la FA ibÃ©rique (Espagne et Portugal, FAI - FederaciÃ³n anarquista ibÃ©rica), la FÃ©dÃ©ration libertaire argentine (FLA - FederaciÃ³n libertaria argentina), la FA anglaise (AF - Anarchist Federation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparition Ã©phÃ©mÃ¨re d'une Coordination de rÃ©sistance et de lutte anti-capitaliste (CRELAC) qui ne durera que quelques mois. CrÃ©ation Ã  la CNT-Vignoles (CNT-F) d'un ComitÃ© d'action chÃ´meurs qui participe durant l'Ã©tÃ© aux premiÃ¨res occupations des ANPE et des bureaux des ASSEDIC. La lutte se cristallise alors sur la question de l'augmentation du RMI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IncarcÃ©ration Ã  Paris d'un anarchiste italien (n'ayant aucun lien avec la FÃ©dÃ©ration Anarchiste et aucun rapport avec le Massimo prÃ©cÃ©demment citÃ©) : Massimo Passamani. Un comitÃ© se crÃ©e pour obtenir sa libÃ©ration : le ComitÃ© pour la DÃ©fense de Massimo Passamani.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1998]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LibÃ©ration de Massimo Passamani. Ã€ Paris, l'AssemblÃ©e GÃ©nÃ©rale des chÃ´meurs de Jussieu organise des actions quotidiennes dans la capitale (pillage d'un magasin Cash Converter, autorÃ©duction au restaurant Le Fouquet's, occupation de la bourse du commerceâ€¦). Le 30 juin, lors d'une occupation du Conseil constitutionnel, un Ã©tudiant dÃ©chire un exemplaire original de la Constitution de 1958 et Ã©crit sur la premiÃ¨re page : &amp;quot;La dictature capitaliste est abolie. Le prolÃ©tariat dÃ©crÃ¨te l'anarchie et le communisme&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Collectif anti-expulsion]] (CAE) en solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re. Le CAE intervient chaque semaine dans les aÃ©roports, Ã  Roissy et Orly, pour s'opposer physiquement aux expulsions de Â« sans-papiers Â». Disparition de Apache. Parution de Karoshi, revue anti-travail contre le revenu garanti. Naissance de Tiqqun, revue de mÃ©taphysique post-situationniste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1999]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[23 janvier]], Ã  l'appel du CAE, 200 personnes occupent le toit de l'hÃ´tel Ibis Ã  Roissy, dont le premier Ã©tage est Ã  l'Ã©poque utilisÃ© comme centre de rÃ©tention administrative. Dans la soirÃ©e, les bars de deux autres hÃ´tels Ibis sont pillÃ©s pour obtenir la libÃ©ration des personnes arrÃªtÃ©es au cours de l'occupation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2000]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de Tout le Monde dehors !, &amp;quot;Feuille d'info sur les prisonniers en lutte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s d'Alternative libertaire dÃ©cide d'un Â« tournant vers la visibilitÃ© Â», aprÃ¨s presque dix ans d'immersion dans les mouvements sociaux, au dÃ©triment de la construction d'AL. CrÃ©ation de l'association des Amis d'AL pour aider Ã  en financer les projets. Le mensuel ''Alternative libertaire'' augmente son tirage et passe en distribution publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; et du journal de prisonniers L'EnvolÃ©e liÃ© Ã  l'Ã©mission de radio du mÃªme nom qui Ã©met sur FrÃ©quence Paris Plurielle. Le collectif rÃ©unit notamment Act Up et le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues). Le soir de la fÃªte de la musique, un concert est organisÃ© devant la prison de la SantÃ©. Le 4 novembre, 500 personnes manifestent Ã  Paris pour l'abolition des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2001]]===&lt;br /&gt;
La plupart des organisations rÃ©unies dans &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; quittent le collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[1er avril|1{{er}}&amp;amp;nbsp;avril]], Ã  l'initiative de la CGT espagnole a lieu Ã  [[Madrid]] une rÃ©union internationale libertaire Ã  laquelle assistent AL, No pasarÃ¡n, l'OSL argentine, la FAG brÃ©silienne, la FAU uruguayenne, Al Badil al Chooi al Taharouri (Alternative communiste libertaire, [[Liban]]), l'ORA tchÃ¨que, l'OSL [[suisse]], l'Unicobas italienne, la SAC suÃ©doise, le [[CIPO-RFM]] ([[Mexique]]), Apoyo Mutuo (Espagne) et la CNT-Vignoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations â€” Ã  l'exception de la CNT-Vignoles â€” dÃ©cident de constituer le rÃ©seau SolidaritÃ© internationale libertaire (SIL), auquel s'associent bientÃ´t l'OCL puis l'OLS (en 2003) franÃ§aises, la Nefac nord-amÃ©ricaine, la ZACF sud-africaine, la FDCA italienne et l'AUCA argentine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau SIL se lance dans un projet de solidaritÃ© concrÃ¨te avec les organisations libertaires d'AmÃ©rique du Sud, pour les doter en logistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mobilisation en faveur de [[Werner Braeuner]], un anarchiste allemand au chÃ´mage incarcÃ©rÃ© pour le meurtre de son directeur d'ANPE : le [[9 juillet]], le consulat allemand de Paris est occupÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 500 personnes signent un appel Ã  l'unitÃ© du mouvement libertaire [1]. Cette dynamique crÃ©e un climat favorable Ã  la rencontre des diffÃ©rentes organisations et Ã  la mise sur pied d'initiatives unitaires (voir 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2002]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Union rÃ©gionale du sud-ouest (URSO â€“ [[Toulouse]], [[Perpignan]] et [[Montpellier]]...) de la FA se dÃ©fÃ©dÃ¨re lors du 59e congrÃ¨s de [[Rouen]] sur des dÃ©saccords organisationnels et se constitue en [[Coordination des groupes anarchistes]] (CGA). La CGA publie le mensuel ''Infos et analyses libertaires''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 19 au 28 juillet, un campement No Border est organisÃ© Ã  Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2003]]===&lt;br /&gt;
Dissolution du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; dans une Ã©phÃ©mÃ¨re &amp;quot;Coordination anticarcÃ©rale europÃ©enne&amp;quot; qui disparaÃ®t l'annÃ©e suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau No pasarÃ¡n se scinde en deux au mois de juin, Offensive libertaire et sociale (OLS) voit le jour et Ã©dite un trimestriel ''Offensive''. La CGA Ã©dite ses statuts et adopte notamment le vote majoritaire aux trois quarts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) se forme Ã  l'initiative de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste|FA]], d'[[Alternative libertaire|AL]], de l'OCL, de la CNT-F, la CGA, de l'OSL suisse et de No pasarÃ¡n en opposition Ã  la tenue du G8 Ã  [[Ã‰vian]] et participe Ã  la crÃ©ation du [[Village Alternatif, Anticapitaliste, et Antiguerre]] (VAAAG), qui se tient du [[26 mai|26]] au [[30 mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Automne : crÃ©ation du [[RÃ©seau Libertaire de Nanterre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 11 au 16 novembre, les mÃªmes organisations se joignent Ã  l'initiative de la FÃ©dÃ©ration anarchiste d'organiser un forum social libertaire Ã  [[Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)|Saint-Ouen]] en parallÃ¨le au Forum social europÃ©en de [[Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)|Saint-Denis]].&lt;br /&gt;
Le 15 novembre, des affrontements ont lieu avec le cortÃ¨ge du [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]] lors de la manifestation du FSE. Le soir, 200 personnes sont arrÃªtÃ©es en manifestant devant la prison de la SantÃ© Ã  l'appel de la coordination anticarcÃ©rale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire ouvre ses locaux publics Ã  Paris, rue d'Aubervilliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
* ''Appel'' : appel Ã  la crÃ©ation de communautÃ©s autonomes.&lt;br /&gt;
* ''AsymÃ©trie'' : &amp;quot;''bulletin communiste pour la guerre civile''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* ''Macache'' : &amp;quot;''Macache : expression de la nÃ©gation, rien. Rien, parce que de cette sociÃ©tÃ© de classe il n'y a rien Ã  vouloir, de sa dÃ©mocratie rien Ã  attendre, Rien, parce que face au capital, il n'y a rien Ã  nÃ©gocier, face Ã  l'Ã‰tat rien Ã  revendiquer. Rien, rien que la guerre sociale !''&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2004]]===&lt;br /&gt;
Mobilisation Ã  Nanterre contre la politique sÃ©curitaire de l'universitÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Avril se rÃ©unit Ã  besanÃ§on le 7e CongrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] qui consacre l'adhÃ©sion de l'[[Anarchist federation]] (anglaise), de la [[CSAF]] (TchÃ¨que et slovaque) et de l'[[ADA]] (Association des mouvements anarchistes russes).&lt;br /&gt;
Ã€ la suite de son congrÃ¨s de [[Rennes]] en mai, plusieurs groupes de la FA ([[Lyon]], [[Lille]], [[Nantes]], Lannion) se dÃ©fÃ©dÃ¨rent Ã  leur tour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Octobre le [[Monde libertaire]] souffle sa cinquantiÃ¨me bougie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mai : CrÃ©ation du groupe libertaire [[Place Libre]] et du forum du mÃªme nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En novembre se tient le VIIe congrÃ¨s d'Alternative libertaire, Ã  [[Angers]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : Parution de ''Vidange'' : technophobie, squats, et lutte contre la rÃ©pression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2005]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Outrage'' : bulletin Ã©ditÃ© par Action-K (collectif de propagation de contre-culture).&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autodissolution du CAE.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Premier numÃ©ro du ''Jobar'' : information classiste, &amp;quot; diffusÃ© en banlieue, loin des organisations libertaires...&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2006]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) et anti-nuclÃ©aires continue sur sa lancÃ©e en parallÃ¨le Ã  la manifestation anti-EPR Ã  Cherbourg et participe Ã  la crÃ©ation du VAAAN Village anti-capitaliste, autogÃ©rÃ© et anti-nuclÃ©aire, qui se tient du 15 au 17 avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8Ã¨me congrÃ¨s d'Alternative libertaire se tient en octobre Ã  Agen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[2007]]-[[2010]] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de Non-Fides&amp;lt;ref name=&amp;quot;N-F&amp;quot;&amp;gt;http://www.non-fides.fr/?-Journaux-&amp;lt;/ref&amp;gt; et de Rebetiko (Chants de la plÃ¨be)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Jura Lib &amp;quot;&amp;gt;http://juralibertaire.over-blog.com/article-rebetiko-4-vient-de-paraitre-42986080.html&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aujourd'hui==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, le panorama libertaire est composÃ© d'une bonne dizaine d'organisations : la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]], et [[Alternative Libertaire]], le rÃ©seau [[Scalp|No pasarÃ¡n]], l'[[Organisation Communiste Libertaire]], la [[Coordination des Groupes Anarchistes]] , l'[[Offensive Libertaire et Sociale]], la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-AIT]], le [[GARAS]], la [[Coordination anarchiste]], l'[[Union anarchiste]]...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut mettre Ã  part la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-Vignoles]] qui souhaite se situer exclusivement dans le champ syndical et ne plus se voir accoler l'Ã©tiquette libertaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau international existent une [[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), [[SolidaritÃ© internationale libertaire]] (SIL) et l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
*[[Anarchisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:anarchism in France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Alternative_libertaire&amp;diff=49871</id>
		<title>Alternative libertaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Alternative_libertaire&amp;diff=49871"/>
				<updated>2010-08-30T05:20:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Logo Alternative libertaire.gif|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Historique ==&lt;br /&gt;
'''Alternative libertaire''' est une organisation franÃ§aise fondÃ©e en [[1991]], issue de la fusion entre le [[Collectif Jeunes Libertaires]] (CJL) et l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]] (UTCL, elle-mÃªme tendance [[syndicaliste rÃ©volutionnaire]] expulsÃ©e de l'[[Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste]] en [[1976]]), rejointe par la suite par [[Daniel GuÃ©rin]] et [[Georges Fontenis]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire dÃ©fend des positions [[communisme libertaire|communistes libertaires]] et [[Syndicalisme rÃ©volutionnaire|syndicalistes rÃ©volutionnaires]]. Elle fonctionne sur la base du [[fÃ©dÃ©ralisme]]. Ses militants sont gÃ©nÃ©ralement syndicalistes Ã  [[Union syndicale Solidaires|SUD]], Ã  la [[ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail|CGT]] et Ã  la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail|CNT]]. Elle Ã©dite un mensuel, ''Alternative libertaire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors de son IIIe congrÃ¨s, en juin [[1995]], Alternative libertaire a plus particuliÃ¨rement dÃ©fini sa stratÃ©gie, dite de Â« Front social Â», pour Å“uvrer Ã  la Â« fÃ©dÃ©ration des contre-pouvoirs Â». Alternative libertaire a Ã©tÃ© active dans les grÃ¨ves de dÃ©cembre 1995 ou du printemps 2003, comme ses militantÂ·eÂ·s l'avaient Ã©tÃ© dans les coordinations de 1986, ce qui la faisait souvent ressembler davantage Ã  un rÃ©seau syndicaliste rÃ©volutionnaire qu'Ã  une vÃ©ritable organisation politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire dÃ©cide Ã  son Ve congrÃ¨s, en juin 2000, d'un Â« tournant vers la visibilitÃ© Â». En octobre 2003, Alternative libertaire ouvrait un [[espace public]] dans le 19e arrondissement de [[Paris]], au 92, rue d'Aubervilliers. L'association des Ami(e)s d'Alternative libertaire, aide au financement de ses projets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les diffÃ©rentes organisations du mouvement libertaire (AL, [[FÃ©dÃ©ration anarchiste|FA]], [[Section carrÃ©ment anti Le Pen|No Pasaran]], [[CGA]], [[OCL]], ainsi que la [[CNT]]) ont su, malgrÃ© leurs divergences, trouver la voie d'une mobilisation unitaire contre le G8 d'Evian en juin 2003, en formant une coalition, la [[Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes contre le G8]] (Claaac-G8). Ã€ cela il faut ajouter la participation active des militants de la Claaac-G8 Ã  la construction d'un [[Village anticapitaliste autogÃ©rÃ©]], le Vaaag, qui a accueilli plusieurs milliers de manifestant(e)s anti-G8 pendant une semaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'unitÃ© d'action s'est poursuivie avec l'addition de l'[[OLS]], pour la tenue d'un Forum social libertaire-Salon du livre anarchiste en novembre 2003 Ã  Saint-Ouen, en parallÃ¨le au FSE de Saint-Denis, qui accueillit 5 000 Ã  6 000 visiteurs/euses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Positions ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire a qualifiÃ© les [[Ã©meutes de novembre 2005]] en banlieue de ''&amp;quot;rÃ©volte contre l'injustice sociale&amp;quot;'' [http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article227]. Les communiquÃ©s ont aussi regrettÃ© la violence des manifestants lors des [[Ã©meutes de novembre 2005]] en banlieue. [http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article1086]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les militantÂ·eÂ·s d'AL furent particuliÃ¨rement rÃ©primÃ©Â·eÂ·s dans les luttes contre la loi dite d'&amp;quot;Ã©galitÃ© des chances&amp;quot; (&amp;quot;mouvement anti-CPE&amp;quot;)&amp;lt;ref name=&amp;quot;mondialisme rÃ©pression d'AL &amp;quot;&amp;gt;http://www.mondialisme.org/spip.php?article700&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour les Ã©lections 2007 Alternative libertaire n'a donnÃ© aucune consigne de vote et a menÃ© campagne sur le thÃ¨me &amp;quot;Le changement viendra par les luttes&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.alternativelibertaire.org Site officiel]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{APresse}}&lt;br /&gt;
{{APresseNF}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Organisation anarchiste]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Organisation communiste libertaire]]&lt;br /&gt;
[[en:Alternative libertaire]]&lt;br /&gt;
[[it:Alternative Libertaire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49870</id>
		<title>Chronologie du mouvement libertaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49870"/>
				<updated>2010-08-30T05:08:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* 2007-2010 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[CatÃ©gorie:Histoire de l'anarchisme]]&lt;br /&gt;
==Histoire du mouvement libertaire en France==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette prÃ©sentation privilÃ©gie une vision de l'histoire du mouvement libertaire plutÃ´t axÃ©e sur l'aspect organisationnel et la presse libertaire. Volontairement, les Ã©vÃ©nements historiques ainsi que les militantes et militants ont Ã©tÃ© Ã©cartÃ©s de cette prÃ©sentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette page ayant Ã©tÃ© modifiÃ©e Ã  maintes reprises par plusieurs Ã©diteurs, elle est de fait trÃ¨s Ã©loignÃ©e de la premiÃ¨re version originale. De plus elle prÃ©sente des points de vue trÃ¨s partiaux sinon erronÃ©s de l'histoire du mouvement''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[XIXe siÃ¨cle|XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1850]]. Premier journal anarchiste, ''L'Anarchie, journal de l'ordre'' d'[[Anselme Bellegarrigue]].&lt;br /&gt;
*[[1864]]. Naissance de l'[[Association internationale des travailleurs]] (AIT ou PremiÃ¨re Internationale) Ã  Londres. PremiÃ¨res tentatives de [[Bakounine]] de crÃ©er une organisation rÃ©volutionnaire anti-autoritaire, la Â« FraternitÃ© internationale rÃ©volutionnaire Â» ou Â« l'Alliance Â».&lt;br /&gt;
*[[1868]]. DeuxiÃ¨me tentative d'organisation bakouniniste, avec l'organisation des Â« FrÃ¨res internationaux Â» ou encore Â« l'alliance pure la dÃ©mocratie socialiste Â».&lt;br /&gt;
*[[1871]]. [[Commune de Paris (1871)|Commune de Paris]] : la rÃ©pression fait 25 000 victimes et dÃ©capite le mouvement rÃ©volutionnaire en France.&lt;br /&gt;
*[[1872]]. Bakounine et d'autres fÃ©dÃ©ralistes sont exclus de l'[[Association Internationale des Travailleurs|AIT]] au congrÃ¨s de [[La Haye]] par [[Karl Marx]] et ses partisans et se retrouve au sein de la [[FÃ©dÃ©ration jurassienne]].&lt;br /&gt;
*[[1873]]. Les fÃ©dÃ©ralistes se rÃ©unissent au [[congrÃ¨s de Saint-Imier]]&lt;br /&gt;
*[[1878]]. [[Kropotkine]] publie de GenÃ¨ve ''le RÃ©voltÃ©''.&lt;br /&gt;
*[[1880]]. ''La RÃ©volution sociale'', premier journal anarchiste d'aprÃ¨s la Commune, est publiÃ©.&lt;br /&gt;
*[[1881]]. [[ConfÃ©rence de Londres]]&lt;br /&gt;
*[[1889]]. [[Ã‰mile Pouget]] fonde ''[[Le PÃ¨re Peinard]]''. &lt;br /&gt;
*[[1895]]. ''Le Libertaire'', fondÃ© par [[SÃ©bastien Faure]] et [[Louise Michel]], sort son premier numÃ©ro le [[16 novembre]]. La [[ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail]] (CGT) est crÃ©Ã©e Ã  partir de la fusion des [[Bourses du travail]] et des syndicats et fÃ©dÃ©rations d'industries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PremiÃ¨re moitiÃ© du [[XXe siÃ¨cle|XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1906]]. La [[Charte d'Amiens]] est adoptÃ©e par la CGT.&lt;br /&gt;
*[[1907]]. Du 25 au [[30 aoÃ»t]] se tient le [[CongrÃ¨s anarchiste international d'Amsterdam]]&lt;br /&gt;
*[[1910]]. Naissance d'une Ã©phÃ©mÃ¨re Alliance communiste anarchiste.&lt;br /&gt;
*[[1911]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste anarchiste]] (FCA) voit le jour avec, pour secrÃ©taire, [[Louis Lecoin]].&lt;br /&gt;
*[[1913]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste rÃ©volutionnaire anarchiste]] succÃ¨de Ã  la FCA en aoÃ»t, [[SÃ©bastien Faure]] en est l'animateur.&lt;br /&gt;
*[[1914]]-[[1918]]. [[PremiÃ¨re Guerre mondiale]], certains anarchistes se rallient Ã  l'[[Union sacrÃ©e]] et publient le [[Manifeste des Seize]] (dont [[Jean Grave]], [[Pierre Kropotkine]]...) en soutien aux alliÃ©s contre l'Allemagne.&lt;br /&gt;
*[[1917]]. [[RÃ©volution russe]]. Le [[15 juin]] paraÃ®t un premier numÃ©ro clandestin du ''Libertaire.''&lt;br /&gt;
*[[1919]]. Le [[26 janvier]], une nouvelle sÃ©rie hebdomadaire du ''Libertaire'' reparaÃ®t, la crÃ©ation prochaine d'une FÃ©dÃ©ration anarchiste est annoncÃ©e.&lt;br /&gt;
*[[1920]]. En novembre, une [[Union Anarchiste]] (UA) se reconstitue sur des bases violemment hostile aux [[bolchevik]]s.&lt;br /&gt;
*[[1923]]. Le [[4 dÃ©cembre]] marque le premier numÃ©ro du ''Libertaire'' quotidien.&lt;br /&gt;
*[[1925]]. Des Russes en exil se retrouvent Ã  Paris et fondent avec [[Makhno]] et [[Archinov]] la revue ''[[Dielo Trouda]]'' (la Cause du travail). Le [[26 mars]], le ''Libertaire'' cesse sa parution quotidienne et redevient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
*[[1926]]. En juin paraÃ®t le Â« projet de plate-forme organisationnelle pour une Union gÃ©nÃ©rale des anarchistes Â», plus connu sous le nom de Â« plate-forme d'Archinov Â». [[Voline]] rÃ©pond Ã  cette plate-forme par son projet de Â« SynthÃ¨se Â» dans son article Â« le problÃ¨me organisationnel et l'idÃ©e de synthÃ¨se Â». L'UA se transforme en juillet, aprÃ¨s son congrÃ¨s d'OrlÃ©ans, en Union anarchiste communiste (UAC), une opposition grandissante se dÃ©veloppe entre partisans de la plate-forme et partisans de la SynthÃ¨se. Les syndicalistes rÃ©volutionnaires quittent la CGT et fondent la [[CGT-SR]] avec, pour secrÃ©taire, [[Julien Toublet]].&lt;br /&gt;
*[[1927]]. [[Nicolas Sacco]] et [[Bartolomeo Vanzetti]] sont exÃ©cutÃ©s. L'UAC devient majoritairement [[plateformiste]] au congrÃ¨s de Paris des [[30 octobre]] et [[1er novembre]]. Les [[SynthÃ©sisme libertaire|synthÃ©sistes]] minoritaires quittent l'UAC et fondent l'[[Association des fÃ©dÃ©ralistes anarchistes]] (AFA) qui diffusera le ''Trait d'union libertaire'' puis ''la Voix libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1930]]. Ã€ l'issue de congrÃ¨s de l'UACR, des groupes synthÃ©sistes rÃ©intÃ¨grent les rangs de l'UACR.&lt;br /&gt;
*[[1934]]. L'UACR prend l'initiative de convoquer un congrÃ¨s en vue de rÃ©aliser l'unitÃ© de tous les anarchistes. L'[[antifascisme]] doit servir Ã  cimenter cette union. Le congrÃ¨s se tient Ã  Paris les [[20 mai|20]] et [[21 mai]], on dÃ©cide de revenir Ã  l'appellation Â« Union anarchiste Â» et l'AFA profite de cette occasion pour se dissoudre et rÃ©intÃ©grer l'organisation. Une FÃ©dÃ©ration communiste libertaire se crÃ©Ã©e sur une scission de l'UA.&lt;br /&gt;
*[[1936]]. [[Front populaire]] et [[RÃ©volution espagnole]]. Les anarchistes sont investis dans [[SolidaritÃ© internationale antifasciste]] (SIA). Une FÃ©dÃ©ration anarchiste de langue franÃ§aise (FAF) se dÃ©veloppe Ã  partir d'une scission de l'UA, qui dÃ©nonce la collusion des libertaires avec le Front populaire ainsi qu'une critique de la participation de la [[CNT]]-[[FAI]] au gouvernement rÃ©publicain en Espagne. La FAF Ã©dite ''Terre libre'' auquel collabore [[Voline]]. Avant-guerre coexistent donc deux organisations, l'[[Union anarchiste]] (UA), qui a pour organe ''le Libertaire'' et la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste franÃ§aise]] (FAF) avec pour journal ''Terre libre''. Celles-ci n'ayant prÃ©vu aucune structure clandestine disparaissent rapidement Ã  la dÃ©claration de guerre.&lt;br /&gt;
*[[1943]]. [[19 juillet]], une rÃ©union clandestine de militants, dite de la [[FÃ©dÃ©ration internationale syndicaliste rÃ©volutionnaire]], se tient Ã  Toulouse.&lt;br /&gt;
*[[1944]]. Le [[15 janvier]], est mise au point une charte de la nouvelle [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]] (FA) approuvÃ©e Ã  la rencontre d'Agen les [[29 octobre|29]] et [[30 octobre]], la dÃ©cision est prise de faire reparaÃ®tre ''[[le Libertaire]]'' comme lien. Le premier numÃ©ro date de dÃ©cembre [[1944]].&lt;br /&gt;
*[[1945]]. Septembre, reparution irrÃ©guliÃ¨re puis bimensuelle du ''Libertaire'' en tant qu'organe. Les [[6 octobre|6]] et [[7 octobre]] se tiennent les Assises du mouvement libertaire. Le [[20 octobre]], dÃ©but des travaux du congrÃ¨s constitutif de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui se tiendra Ã  Paris le [[2 dÃ©cembre]]. Elle est composÃ©e d'une majoritÃ© de militants de l'ancienne FA (synthÃ©siste) et quelques militants de l'ancienne Union anarchiste (UA, qui soutenait la politique de collaboration ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail / FÃ©dÃ©ration anarchiste ibÃ©rique (CNT/FAI) au gouvernement rÃ©publicain), pendant la guerre d'Espagne et de jeunes militants issus de la rÃ©sistance. Les Jeunesses libertaires, organisation satellite de la FA voient le jour. La FA regroupe donc l'ensemble des libertaires franÃ§ais Ã  l'exception de certains individualistes regroupÃ©s autour d'[[Emile Armand]] (ceux-ci publient ''l'Unique'' et ''l'En-dehors'') et de certains pacifistes, avec [[Louvet]] et [[Maille]] qui publient ''Ã€ contre-courant''. Une structure confÃ©dÃ©rale est mise en place : Â« le mouvement libertaire Â», qui coordonne les efforts de publication avec le courant Louvet (journal ''Ce qu'il faut dire''), la minoritÃ© anarcho-syndicaliste de la CGT rÃ©unifiÃ©e (FSF â€“ FÃ©dÃ©ration syndicaliste franÃ§aise reprÃ©sentant la tendance Â« Action syndicaliste Â») et ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1946]]. DÃ¨s le dÃ©but, les tendances individualiste et communiste libertaire cohabitent mal au sein de la FA. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations. [[George Fontenis]], considÃ©rÃ© comme consensuel car liÃ© Ã  aucun clan, est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 2e congrÃ¨s de [[Dijon]]. Le [[6 dÃ©cembre]], la FSF se transforme en [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] (CNT), elle adopte la charte de Paris et fait paraÃ®tre ''le Combat syndicaliste''. ''Le Libertaire'' devient hebdomadaire Ã  partir du mois d'avril.&lt;br /&gt;
*[[1947]]. George Fontenis est reconduit dans ses fonctions de secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 3e congrÃ¨s d'Angers. Des militants de la FA participent Ã  la naissance de la ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail â€“ Force ouvriÃ¨re (CGT-FO) suite Ã  la main-mise du [[Parti communiste franÃ§ais]] sur la CGT et Ã  l'affaiblissement de la CNT rÃ©sultant des nombreuses tensions internes.&lt;br /&gt;
*[[1949]]. La FA participe au congrÃ¨s anarchiste international de Puteaux, qui accueille aussi bien des organisations structurÃ©es (Grande-Bretagne) que des groupes autonomes ou des individus (Allemagne, Ã‰tats-Unis d'AmÃ©rique, Bolivie, Cuba, Argentine, PÃ©rou...).&lt;br /&gt;
*[[1950]]. Au dÃ©but de l'annÃ©e, une partie des communistes libertaires de la FA s'organisent en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), et qui a pour but dâ€™imposer une ligne politique unique, une organisation forte et structurÃ©e, lâ€™OPB adopte comme tactique lâ€™entrisme et le noyautage des postes Ã  responsabilitÃ©. Le 4iÃ¨me congrÃ¨s de Paris instaure le vote dans lâ€™organisation, mais les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants ,nÃ©ammoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer...&lt;br /&gt;
*[[1951]]. Sur proposition du groupe Louise Michel ([[Maurice Joyeux]]), le 4e congrÃ¨s de la FA, Ã  Paris, instaure le vote dans lâ€™organisation. Les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants. NÃ©anmoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Seconde moitiÃ© du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle==&lt;br /&gt;
===[[1952]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s le congrÃ¨s de [[Bordeaux]] au mois de juin, une premiÃ¨re scission va se produire au sein de la FA. Plusieurs militants (Aristide et [[Paul Lapeyre]], Arru, Vincey...) sont poussÃ©s vers la sortie ou quittent d'eux-mÃªmes la FÃ©dÃ©ration. La majoritÃ© de la FA dÃ©cide, par 103 voix contre 45, que les votes s'effectueraient dÃ©sormais par mandat, mais les opposants dÃ©clarent solennellement qu'ils ne reconnaissent aucune valeur Ã  cette dÃ©cision, et une premiÃ¨re scission va en rÃ©sulter en octobre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les militants qui ne se retrouvent pas dans la nouvelle orientation de la FA vont se rÃ©unir autour d'un bulletin, ''l'Entente anarchiste, bulletin de relation, d'information, de coordination, et d'Ã©tude organisationnelle du mouvement anarchiste''. Le premier numÃ©ro est datÃ© du [[30 octobre]] [[1952]].&lt;br /&gt;
Ã‰manant du congrÃ¨s du Mans du [[11 octobre]] 1952, ''l'Entente'' est Â« un organe destinÃ© Ã  mettre en contact, en dehors de tout exclusivisme, les fÃ©dÃ©rations, groupes et individus, se rÃ©clamant de l'anarchisme Â». RÃ©unie notamment autour de [[Georges Vincey]], Tessier, [[Louis Louvet]], [[AndrÃ© Prudhommeaux]], mais aussi deux individus louches qui vireront Ã  l'extrÃªme droite Ã  l'occasion de la guerre d'AlgÃ©rie, Raymond Beaulaton et Fernand Robert, ''l'Entente anarchiste'' apparaÃ®t clairement comme une tentative de sauvegarde d'un certain anarchisme, Â« opposÃ© Â» Ã  l'anarchisme-lutte de classe portÃ© aussi bien par Georges Fontenis que par Maurice Joyeux. DÃ¨s le premier numÃ©ro, c'est Ã   Raymond Beaulaton qu'il revient de fixer le dÃ©bat et le sens des critiques : Â« Venons en directement au fait. L'unitÃ© anarchiste du lendemain de la guerre fut vite brisÃ©e. Il y a deux ans, au congrÃ¨s de Paris, le systÃ¨me de consultation par le vote fut instituÃ©. En deux ans, cette unitÃ© fut dÃ©truite. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1953]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au congrÃ¨s de Paris, la FA se transforme en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL) par un vote majoritaire de 71 mandats contre 61. (Les autres noms proposÃ©s Ã©tant Â« Parti communiste anarchiste Â» et Â« Parti communiste libertaire Â» !) La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militant-e-s. Du [[25 dÃ©cembre|25]] au [[27 dÃ©cembre]] se tient Ã  Paris le congrÃ¨s de la Maison verte (Montmartre), organise la reconstruction de la FÃ©dÃ©ration anarchiste (organisation synthÃ©siste) Ã  partir des groupes exclus et d'ancien-ne-s militant-e-s ayant quittÃ© la FA les annÃ©es prÃ©cÃ©dentes au vu des pratiques jugÃ©es Â« lÃ©ninistes Â» des communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Entente anarchiste se dissout et ses militants intÃ¨grent la nouvelle FA. Des principes de base sont rÃ©digÃ©s de faÃ§on Ã  regrouper le plus grand nombre d'anarchistes, toutes tendances confondues. Un pari difficile Ã  tenir, car Maurice Joyeux, initiateur de cette FA reconstituÃ©e, est obligÃ© de faire des compromis avec les anarchistes individualistes de l'Entente. Il en rÃ©sulte un mode de fonctionnement que Joyeux jugeait Â« impossible Â» : la prise de dÃ©cision au consensus. 1953 est aussi l'annÃ©e de parution du ''Manifeste du communisme libertaire'' de Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1954]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FCL publie son Â« programme ouvrier Â», fortement inspirÃ© du programme revendicatif de la [[CGT]]. Ã€ Paris est crÃ©e l'[[Internationale communiste libertaire]] (ICL), regroupant notamment les GAAP italiens, les espagnols de Ruta et le [[Mouvement libertaire nord- africain]] (MLNA), en opposition Ã  l'Internationale anarchiste. L'ICL n'aura qu'une existence Ã©phÃ©mÃ¨re. La parution du ''[[MÃ©morandum du groupe Kronstadt]]'', tout juste exclu de la FCL dÃ©nonce l'orientation Â« bolchevik Â» de la FÃ©dÃ©ration communiste libertaire et l'existence de l'organisme secret OPB. L'Association pour l'Ã©tude et la diffusion des philosophies rationalistes (AEDPR) est crÃ©Ã©e, propriÃ©taire du journal et des Å“uvres, elle doit empÃªcher toute nouvelle prise de pouvoir Ã  la FA. Le premier numÃ©ro du ''Monde Libertaire'', organe mensuel de la FA paraÃ®t en octobre 1954, la crise a Ã©tÃ© dure, il restera mensuel pendant vingt-trois ans. La FCL garde le titre du ''Libertaire'', elle diffuse Ã©galement ''Jeune rÃ©volutionnaire'' puis ''la Jeune garde des travailleurs''. Le [[1er novembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;novembre]] [[1954]], l'insurrection algÃ©rienne Ã©clate, et la FCL s'engage pour l'indÃ©pendance du peuple algÃ©rien. C'est le dÃ©but d'une rÃ©pression d'Ã‰tat contre la FCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1955]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Gaston Leval]] quitte la FA et crÃ©e les ''Cahiers du socialisme libertaire''. En novembre, une partie du groupe Kronstadt fonde le groupe [[Noir et Rouge]]. La FCL dÃ©finit sa ligne de soutien Ã  l'indÃ©pendance algÃ©rienne, le Â« soutien critique Â», qui peut se rÃ©sumer ainsi : combatte le colonialisme, soutenir les fractions progressistes de la rÃ©sistance algÃ©rienne, Å“uvrer Ã  ce que la chute du colonialisme soit synonyme de transformation rÃ©volutionnaire de la sociÃ©tÃ©. ConcrÃ¨tement, les militants de la FCL Â« portent des valises Â» pour le MNA, la principale organisation de gauche algÃ©rienne. Un militant de la FCL, [[Pierre Morain]], est condamnÃ© Ã  la prison : c'est le tout premier FranÃ§ais incarcÃ©rÃ© pour sa solidaritÃ© avec le peuple algÃ©rien.&lt;br /&gt;
===[[1956]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants de l'ex-Entente anarchiste, regroupÃ©s autour de Robert et Beaulaton, quittent la FA et crÃ©ent le [[25 novembre]] Ã  [[Bruxelles]] l'[[Alliance ouvriÃ¨re anarchiste]] (AOA). L'AOA publie le pÃ©riodique ''l'Anarchie'', et dÃ©rivera vers l'extrÃªme-droite au cours de la guerre d'AlgÃ©rie. La FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives de janvier Ã  Paris et prÃ©sente dix candidats. AndrÃ© Marty (un des anciens Â« mutins de la Mer noire Â», exclu du PCF et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour son action pendant la guerre d'Espagne) est sollicitÃ© pour Ãªtre tÃªte de liste FCL dans le 13e arrondissement, mais ne donne pas suite. La rÃ©pression d'Ã‰tat s'accÃ©lÃ¨re, les procÃ¨s, la censure et les saisies du ''Libertaire'' se succÃ¨dent. Une partie des militants de la FCL (Fontenis, Philippe, Morain...) entrent dans la clandestinitÃ© pour Ã©chapper Ã  la prison. Le ''Libertaire'' cesse de paraÃ®tre en juillet, la FCL se dÃ©sagrÃ¨ge. Le Mouvement libertaire nord-africain (MLNA), liÃ© Ã  la FCL, en butte Ã  une rÃ©pression fÃ©roce, se saborde. Des militants sortis de la FCL en novembre [[1955]] (groupes Kronstadt, [[Grenoble]] et [[Maisons-Alfort]]) fondent les [[Groupes anarchistes d'action rÃ©volutionnaire]] (GAAR). Ces derniers se veulent Â« l'expression de la tendance anarchiste communiste du mouvement libertaire Â». Les GAAR vont Ã©diter la revue ''Rouge et Noir'' dont le premier numÃ©ro paraÃ®t en Avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1957]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR rÃ©digent leurs Â« DÃ©clarations de principes Â», ils adoptent la plate-forme, c'est-Ã -dire l'unitÃ© tactique et idÃ©ologique, la responsabilitÃ© collective et soutiennent et les luttes de libÃ©ration nationale (soutien au FLN algÃ©rien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aventure de la FCL se termine dÃ©finitivement avec l'arrestation des militants en cavale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1960]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste (FAC) se crÃ©Ã©e Ã  partir des GAAR, des contacts s'engagent avec la FA. Ã€ son congrÃ¨s de TrÃ©lazÃ©, la FA reconnaÃ®t la possibilitÃ© de constituer en son sein des tendances organisÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1961]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR procÃ¨dent Ã  leur dissolution. ''Noir et Rouge'' continue nÃ©anmoins de paraÃ®tre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FAC scissionne : les groupes Kronstadt, de Maisons-Alfort, [[Lille]], [[Strasbourg]] et Grenoble rejoignent la FA au congrÃ¨s de [[MontluÃ§on]] oÃ¹ ils s'organisent en tendance, l'Union des groupes anarchistes communistes (UGAC). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1962]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxiÃ¨me tendance voit le jour en 1962 au sein de la FA : L'[[Union anarcho-syndicaliste]]. L'UAS naÃ®t lors d'une rÃ©union Ã  Niort en janvier 1962 et rassemble les groupes de Niort, [[Saintes]], Bordeaux et Nantes qui viennent de rompre avec le Clado, ComitÃ© de liaison et d'action. L'UAS tente un rapprochement avec l'UGAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1964]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC reproduit les mÃªmes mÃ©thodes de l'OPB au sein de la FA (bulletin intÃ©rieur secret, entrisme et manÅ“uvres pour s'emparer des postes Ã  responsabilitÃ©...), les tensions s'aggravent et conduisent l'UGAC sauf les groupes de Strasbourg et Grenoble Ã  quitter la FA au congrÃ¨s de Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1965]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ComitÃ© de liaisons des jeunes anarchistes (CLJA) se met en place, il regroupe Ã  titre individuel des militants de la FA, de l'UGAC, des FIJL (espagnols) et des groupes autonomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des premiÃ¨res rencontres permettent de mettre en place les prÃ©misses de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes (IFA).&lt;br /&gt;
Maurice Fayolle Ã©dite ses ''RÃ©flexions sur l'anarchisme''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1966]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC produit une politique frontiste qui la conduit Ã  dÃ©river vers des mouvements maoistes ou trotskystes (tendance pabliste). L'UGAC produit une brochure, ''Lettres au mouvement anarchiste international''. Plate- formistes, ils affirment leur conviction de l'impossibilitÃ© de rÃ©unir toutes les tendances libertaires au sein d'une mÃªme organisation, et leur souhait de regrouper tous les anarchistes- communistes, et de former et s'insÃ©rer dans un mouvement rÃ©volutionnaire. Ils publieront six numÃ©ros de ''Perspectives anarchistes-communistes'' Ã  partir de 1967 et ce jusque 1969. L'UGAC va disparaÃ®tre et se transfomer en Tribune anarchiste communiste (TAC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une rÃ©union de jeunes anarchistes d'[[Europe]] se tient Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Liaison des Ã©tudiants anarchistes (LEA) se crÃ©Ã©e Ã©galement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1967]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tentative de relancer l'[[Union fÃ©dÃ©rale anarchiste]] avec comme organe ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les communistes libertaires vont se regrouper Ã  nouveau dans la FA et crÃ©ent en son sein une nouvelle tendance organisÃ©e, l'[[Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste]] (ORA) qui Ã©dite la feuille ''l'InsurgÃ©''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1968]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 17 et [[18 mars]] Ã  Paris se rÃ©unissent des militants communistes libertaires. Membres de la [[Jeunesse anarchiste communiste]] (JAC), de la [[Tribune anarchiste communiste]] (TAC), de l'ex-FCL et des isolÃ©s ; ils se rencontrent Ã  l'initiative de Georges Fontenis. La fin de l'annÃ©e verra la crÃ©ation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL) Ã  la suite de cette rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La TAC participe au ComitÃ© d'initiative pour un mouvement rÃ©volutionnaire (CIMR) aux cÃ´tÃ©s de [[Alain Krivine|Krivine]], Bensaid, Weber des Jeunesses communistes rÃ©volutionnaires (JCR), de militants du courant Â« pabliste Â» (trotskyste) et de militants communistes libertaire dont Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le congrÃ¨s de [[Carrare]] en [[Italie]] rÃ©unit l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), elle rassemble les FA franÃ§aise et italienne ainsi que la FÃ©dÃ©ration anarchiste bulgare en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fraction de la FA est pour la tenue du congrÃ¨s, une autre est contre. Comme la FA ne peut pas prendre de dÃ©cisions, deux dÃ©lÃ©gations sont envoyÃ©s Ã  Carrare, dont l'une expliquera simplement pourquoi une partie de la FA est contre la tenue de ce congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
Cette annÃ©es voit Ã©galement la naissance officielle de l'ORA, tendance organisÃ©e au sein de la FA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, on peut citer comme organisation ou revues qui se rÃ©clament du Â« mouvement Â» libertaire : la FÃ©dÃ©ration anarchiste, le Mouvement communiste libertaire, l'Union fÃ©dÃ©rale des anarchistes, l'Alliance ouvriÃ¨re anarchiste, la Tribune anarchiste communiste, l'Union des groupes anarchistes communistes, Noir et Rouge, la ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail, l'Union anarcho-syndicaliste, l'Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste et des groupes divers (autonomes, spontanÃ©istes, conseillistes, situationnistes...), ainsi que les ''Cahiers socialistes libertaires'' de Leval, ''Ã€ contre-courant'' de Louvet, ''La RÃ©volution prolÃ©tarienne'', et les revues individualistes dÃ©jÃ  citÃ©es, d'Emile Armand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1969]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste Communiste dâ€™Occitanie]] (FACO) par [[Guy Malouvier]], qui adhÃ¨re Ã  lâ€™ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ORA se dÃ©tache de la FA et se constitue en organisation spÃ©cifique. Les anciens combattants de la guerre d'Espagne appuient la scission en offrant Ã  l'ORA l'usage de leurs locaux du 33, rue des Vignoles (Paris 20e).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Daniel GuÃ©rin]] Ã©crit Â« Pour un marxisme libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[Union des groupes anarchistes communistes]] s'autodissout. Son journal, Tribune anarchiste communiste (TAC) poursuivra sa parution jusque dans les annÃ©es 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1970]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[31 janvier]], c'est la crÃ©ation officielle de l'[[Alliance syndicaliste rÃ©volutionnaire et anarcho-syndicaliste]] (ASRAS), Ã  Paris. Elle deviendra plus tard l'[[Alliance syndicaliste]] avec comme organe ''SolidaritÃ© ouvriÃ¨re''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe [[Pour une critique rÃ©volutionnaire]] fait paraÃ®tre Ã  Charenton ''Fin de l'Ã¨re chrÃ©tienne''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1971]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MCL et l'ORA tentent un rapprochement qui Ã©choue malgrÃ© l'intervention et la mÃ©diation de Daniel GuÃ©rin. En juillet, un groupe du MCL rejoint l'ORA. Quatre groupes de l'ORA rejoignent le MCL et donnent naissance Ã  la premiÃ¨re Organisation communiste libertaire (OCL-1) lors d'un congrÃ¨s constitutif Ã  Marseille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL a des contacts avec la gauche marxiste autour de thÃ¨mes favorables au conseillisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Confrontation anarchiste (CA) se met en place Ã  partir de militants de la FA, rejoints par l'UFA et quelques groupes autonomes.&lt;br /&gt;
Guy Malouvier quitte l'ORA aprÃ¨s des dÃ©saccords portant entre autres sur la question nationale, et crÃ©e la FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste occitane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 1er au 4 aoÃ»t, l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes tient Ã  Paris son 2e congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de juillet, crÃ©ation des cercles Front libertaire qui reprÃ©sentent la structure d'accueil des sympathisants de l'ORA. Leur appartenance n'entraÃ®ne pas une adhÃ©sion systÃ©matique Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants quittent l'ORA pour rejoindre l'Union communiste de France (groupe maoÃ¯ste ultra-stalinien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1972]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes quittent la FA pour rejoindre Confrontation anarchiste. Cette derniÃ¨re publie un bulletin, ''Combat anarchiste'', et un pÃ©riodique, ''Commune libre''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1971 Ã  1976, c'est la tendance non organisationnelle qui va Ãªtre majoritaire dans cette Â« Confrontation Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclusion de militants de l'ORA qui appuyaient les Â« candidatures rÃ©volutionnaires uniques Â» aux lÃ©gislatives.&lt;br /&gt;
Une minoritÃ© d'entre eux va renforcer Lutte OuvriÃ¨re, tandis que la majoritÃ© rejoint la Ligue communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1973]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rupture du groupe Poing noir avec la FA sur des bases organisationnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IntÃ©gration des cercles FL Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1974]]===&lt;br /&gt;
Naissance du groupe Marge, qui cherche Ã  rassembler tous les marginaux (dÃ©linquant(e)s, prostituÃ©(e)s, anciens prisonniers, toxicomanes, homosexuel(le)s, travestis, squattersâ€¦)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Groupe d'action et d'Ã©tudes libertaires]] (GAEL) Ã  partir du groupe Poing noir, rejoint par d'autres libertaires non organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Lanterne noire'', revue qui accueille des anciens de ''Noir et Rouge'' (disparue) et des libertaires d''Informations et correspondances ouvriÃ¨res'' (disparue Ã  ce moment-lÃ ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL Ã©clate dÃ©finitivement aprÃ¨s sa dÃ©rive conseilliste qui date de 1971. Le reste de ses militants, renforcÃ© par la venue de deux groupes scissionnistes de l'ORA, fonde une nouvelle organisation et revue, ''Rupture''. Celle-ci veut contribuer Ã  Â« l'Ã©laboration du projet communiste Ã  l'Ã©mergence d'un mouvement communiste radical Â». Cette orientation ultra-gauche va les conduire vers les groupes Â« autonomes Â». cette organisation disparaÃ®tra trÃ¨s rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s les grÃ¨ves de 1974 dans les banques, le rail et aux PTT, naÃ®t une tendance ouvriÃ©riste et syndicaliste rÃ©volutionnaire au sein de l'ORA. Cette tendance, baptisÃ©e [[Union des travailleurs communistes libertaires]] (UTCL), critique la composition majoritairement Ã©tudiante de l'ORA, ses dÃ©rives ultra-gauche (antisyndicalisme) et sa confusion politique qui conduit des militants de valeur Ã  la quitter pour la LCR ou d'autres organisations marxistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[5 dÃ©cembre]] : arrestation de [[Jean-Marc Rouillan]] Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1976]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s de l'ORA Ã  OrlÃ©ans, qui entÃ©rine l'exclusion de la tendance UTCL, et se rebaptise Organisation communiste libertaire (OCL 2e maniÃ¨re). L'OCL publie ''Front libertaire'' et un premier numÃ©ro de ''Pour l'autonomie ouvriÃ¨re et l'abolition du salariat''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril, les exclus de l'ORA crÃ©ent un collectif pour une Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL). Ils se dotent d'un organe de presse : ''Tout le pouvoir aux travailleurs'' (TLPAT) au dÃ©but de l'annÃ©e 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confrontation anarchiste Ã©clate et donne naissance Ã  l'Organisation combat anarchiste (OCA) sous l'impulsion des organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1977]]===&lt;br /&gt;
Mai : libÃ©ration de Jean-Marc Rouillan et des militants des GARI ([[Groupes d'action rÃ©volutionnaire internationalistes]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[30 juillet|30]] et [[31 juillet]] : manifestation antinuclÃ©aire Ã  Creys-Malville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[19 octobre]] : premiÃ¨re rÃ©union de l'AssemblÃ©e parisienne des groupes autonomes (APGA), suite Ã  la mort des prisonniers de la RAF. En dÃ©cembre, l'APGA publie L'Officiel de l'autonomie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin octobre se dÃ©roule Ã  Paris la ConfÃ©rence nationale des travailleurs libertaires. Celle-ci est convoquÃ©e Ã  l'initiative de l'AS, du Groupe anarcho-syndicaliste (GAS) de Rouen et de l'UTCL. La FA, la CNT et l'UAS sont prÃ©sents Ã  titre d'observateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Monde libertaire]] devient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1978]]===&lt;br /&gt;
Parution de Matin d'un blues, revue de l'Autonomie dÃ©sirante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 et 22 janvier : Ã  Strasbourg, la police empÃªche le rassemblement prÃ©vu contre l'Espace judiciaire europÃ©en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[25 fÃ©vrier|25]] et [[26 fÃ©vrier]] se rÃ©unit le congrÃ¨s constitutif de l'UTCL. Du 23 au [[27 mars]] se rÃ©unit Ã  Carrare le 3e congrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), le secrÃ©tariat IFA est dÃ©sormais assurÃ© par la FA Italienne... La FA reconnaÃ®t dÃ©sormais dans ses principes de base la [[lutte des classes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au printemps, autodissolution de l'APGA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©part de la FA de quelques groupes et militants en dÃ©saccord sur l'intÃ©gration de ce concept dans les principes de base qui rÃ©gissent le fonctionnement de la fÃ©dÃ©ration. Ils fondent l'[[Union anarchiste]] (UA) avec ''le Libertaire'' comme organe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre se rÃ©unit Ã  Rouen la ConfÃ©rence nationale des anarcho-syndicalistes (CNAS) Ã  l'initiative du GAS de Rouen et de l'AS. Y sont prÃ©sents des groupes FA, la FA Ã  titre d'observatrice, ainsi que la CNT (Vignolles), la CNT (Tour d'Auvergne), l'UAS, le Syndicat autonome des travailleurs (SAT) de Lyon et des individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1979]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de Marge. En mars, CNAS Ã  Lyon. Le quinzomadaire ''Front libertaire'' disparaÃ®t. Daniel GuÃ©rin puis Georges Fontenis sont admis au sein de l'UTCL. PremiÃ¨re apparition d'[[Action directe (Organisation)|Action Directe]] avec le mitraillage du siÃ¨ge du patronat le [[1er mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[28 aoÃ»t]] : hold-up Ã  la perception de CondÃ©-sur-l'Escaut, dans le Nord : 16 millions de francs de butin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1980]]===&lt;br /&gt;
Les 27 et 28 mars, 32 personnes sont arrÃªtÃ©es dans le cadre de l'enquÃªte sur Action directe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les contacts entre l'UTCL et l'OCA aboutissent Ã  l'intÃ©gration de cette derniÃ¨re dans l'UTCL. Le journal ''Lutter'' de l'OCA deviendra par la suite le journal de l'UTCL. L'OCL publie dÃ©sormais le mensuel ''Courant alternatif''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail d'infiltration d'un indicateur de police (Gabriel Chahine) permet l'arrestation le 13 septembre d'une dizaine de militants d'Action directe (dont Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1981]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le congrÃ¨s de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui, en mai, signe l'acte de naissance de [[Radio libertaire]], en plein boom des radios libres. La premiÃ¨re Ã©mission commence le [[1er septembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;septembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[10 juin]], cinq personnes accusÃ©es du hold-up de CondÃ©-sur-l'Escaut sont arrÃªtÃ©es. Le 7 aoÃ»t, la plupart des prisonniers politiques sont amnistiÃ©s : [[Jean-Marc Rouillan]] est libÃ©rÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[22 aoÃ»t]] : dÃ©but de la [[grÃ¨ve de la faim]] en prison de [[Nathalie MÃ©nigon]] et des accusÃ©s du hold-up de CondÃ©-sur-lâ€™Escaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[17 septembre|17]] et [[26 septembre]] : Nathalie MÃ©nigon et la plupart des prisonniers en grÃ¨ve de la faim sont libÃ©rÃ©s pour raison mÃ©dicale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Octobre : libÃ©ration du dernier prisonnier en grÃ¨ve de la faim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1983]]===&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[Coordination Libertaire Ã‰tudiante]] (CLE).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[29 aoÃ»t]], les CRS investissent le studio de Â« [[Radio libertaire]] Â» et saisissent le matÃ©riel, le [[3 septembre]], une manifestation de cinq mille personnes pour la libertÃ© d'expression obtient une frÃ©quence pour Â« Radio libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1984]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrestation Ã  Avignon d'[[Hellyette Bess]], d'Action directe. Apparition des premiers groupes [[SCALP]] (Section carrÃ©ment anti Le Pen). Au mois de juin, un attentat au palais des congrÃ¨s de Toulouse entraÃ®ne l'annulation du meeting prÃ©vu par Jean-Marie Le Pen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1985]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[25 janvier]] : assassinat du gÃ©nÃ©ral Audran (revendiquÃ© par Action directe. Ã‰missions Ã  Paris de Radio Mouvance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution du numÃ©ro 7 et dernier de ''L'Assommoir'' : Â« Les Habits neufs de la pensÃ©e. NÃ©crose des idÃ©ologies et mÃ©tastases de la modernitÃ© Â». Allusant Ã  l'assassinat de [[Jacques Mesrine]], les responsables de la revue intitulent leur texte de prÃ©sentation Â« Le poison des prochaines annÃ©es Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1986]]===&lt;br /&gt;
Emissions Ã  Paris de Radio Pirate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes [[Antifascisme|antifascistes]] se rÃ©unissent pour constituer la [[Coordination nationale antifasciste]] (CNAF). Mouvements de jeunesse trÃ¨s liÃ©s Ã  la scÃ¨ne du [[rock alternatif]], les Scalp auront du mal Ã  se structurer durablement et la CNAF disparaÃ®t Ã  la fin des [[annÃ©es 1980]]. PremiÃ¨res parutions de la revue REFLEXes, publiÃ©e par le RÃ©seau d'Ã©tudes sur le fascisme et de lutte contre l'extrÃªme-droite et la xÃ©nophobie (SCALP-REFLEX).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4e congrÃ¨s de l'IFA se tient Ã  Paris les 31 octobre, 1er, 2 et 3 novembre, il rÃ©unit une quarantaine de dÃ©lÃ©gations, la FA franÃ§aise rÃ©cupÃ¨re le mandat du secrÃ©tariat IFA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ la faveur du mouvement Ã©tudiant contre Devaquet naÃ®t le [[Collectif jeunes libertaires]] (CJL) qui bientÃ´t va s'adosser Ã  l'UTCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
17 novembre : assassinat du PDG de Renault, Georges Besse (revendiquÃ© par Action directe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1987]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 fÃ©vrier : Arrestation Ã  Vitry-aux-Loges de Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1989]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation d'un collectif anticarcÃ©ral Ã  l'occasion du bicentenaire de la prise de la Bastille : les &amp;quot;Sans-cravates&amp;quot;, qui organisent une manifestation le 13 juillet au soir devant la prison de la SantÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1990]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une centaine de militants issus de l'UTCL, de la FA, du CJL, de l'OCL et de la TAC, lancent un Â« Appel pour une alternative libertaire Â» qui veut regrouper les communistes libertaires dans une mÃªme organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de [[Apache]], journal des scalpeurs parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1991]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s constitutif d'[[Alternative libertaire]] (AL), qui Ã©choue Ã  demi Ã  regrouper largement les communistes libertaires. L'UTCL et le CJL s'autodissolvent et leurs militants rejoignent AL, qui publie son Â« Manifeste pour une alternative libertaire Â» et dÃ©sormais le mensuel ''Alternative libertaire''. S'inspirant des thÃ©ories de [[Daniel GuÃ©rin]] cherchant la synthÃ¨se entre l'anarchisme et le marxisme, de [[Castoriadis]] (Socialisme ou barbarie)... elle se revendique du communisme libertaire, de l'anarcho-syndicalisme et du syndicalisme rÃ©volutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1992]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s une crise identitaire et politique â€” l'antifascisme est nÃ©cessaire mais pas suffisant â€” la volontÃ© de refonder un rÃ©seau parmi les groupes antifascistes et alternatifs se matÃ©rialise par la crÃ©ation du rÃ©seau No pasarÃ¡n. Ã€ Paris, le groupe Â« Apache Â» quitte le SCALP. Le SCALP parisien prend le nom de &amp;quot;SCALP-REFLEX&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1993]]===&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de ''[[Cette Semaine]]''. Ã€ l'origine hebdomadaire, puis mensuel, le journal paraÃ®tra par la suite quatre fois par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] scissionne sur la base de dÃ©saccords sur les Ã©lections professionnelles, la [[CNT-F|CNT Â« Vignoles Â»]] regroupe la majeure partie des militants, une minoritÃ© reste Ã  la [[CNT-AIT]]. CrÃ©ation de nouvelles sections au syndicat de l'Ã©ducation de la CNT-Vignoles : la Formation action universitaire (FAU) et la Formation action lycÃ©enne (FAL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11 novembre : grand rassemblement anarchiste Ã  Paris, place de la RÃ©publique. Toutes les organisations libertaires sont prÃ©sentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : crÃ©ation Ã  Paris de la Coordination des sans-abris (CDSA) (dont bon nombre de membres se rÃ©clament de l'anarchisme et auquel se joignent les militants de l'UA et de la CNT-AIT). Pendant un mois, la CDSA campe devant le ministÃ¨re des Affaires sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1994]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ Paris, la CDSA ouvre un squat avenue de Breteuil, dans le 7e arrondissement. ExpulsÃ©e durant l'Ã©tÃ©, elle s'installe alors au 9 rue saint-Sauveur (2e). Un collectif autonome est crÃ©Ã© Ã  l'occasion du mouvement anti-CIP : le Â« MARS Â» (Mouvement d'action et de rÃ©sistance sociale). Naissance de TCP (&amp;quot;Travailleurs, chÃ´meurs, et prÃ©caires en colÃ¨re&amp;quot;) au sein de la Coordination des sans-abris. En septembre, Audry Maupin est tuÃ© Ã  Paris au cours d'une fusillade avec la police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1995]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 21 janvier, Jacques Chirac est pris Ã  partie par des militants de la FÃ©dÃ©ration anarchiste au cours d'une Ã©mission de Canal+. Campagne de TCP contre les vigiles du mÃ©tro (TRAUM, Tribune de rÃ©sistance active des usagers du mÃ©tro). La FA exclue l'Union des Anarchistes de Radio Libertaire. En dÃ©cembre, la CNT-FAU s'allie avec l'UNEF pour contrer l'UNEF-ID Ã  la coordination nationale Ã©tudiante. Le SCALP participe Ã  la crÃ©ation du CAMI (Collectif d'aide aux manifestants interpellÃ©s).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
*La Dynamite, journal de la FAL, qui prend briÃ¨vement le nom de &amp;quot;Formation Anarchiste LycÃ©enne&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* Tic-Tac : sept numÃ©ros jusqu'en 1996. &amp;quot;T...I...C, T...A...C..., T'es ici, t'en as assez, Tic-Tac, Si t'en as ta claque de tout ce mic-mac, Sois frÃ©nÃ©tique, freine pas l'attaque, Pas fanatique mais feinte l'attaque, Sois systÃ©matique, le systÃ¨me attaque, Pas trop plastique et place ta claque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1996]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de la Coordination Des Sans-Abris et expulsion du squat de la rue Saint-Sauveur. Ã€ Paris, le collectif &amp;quot;Des papiers pour tous&amp;quot; multiplie les actions de solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re en lutte, avec notamment l'occupation du siÃ¨ge du RPR le 22 aoÃ»t, la veille de l'expulsion de l'Ã©glise Saint-Bernard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dÃ©cembre, la CNT Â« Vignoles Â» est exclue de l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT) au congrÃ¨s de Madrid : la CNT-AIT est reconnue comme la seule section franÃ§aise de l'AIT.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1997]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes se tient Ã  Lyon, le mandat de secrÃ©taire de l'IFA incombe dÃ©sormais Ã  Massimo. L'IFA regroupe la FA franÃ§aise, la FA italienne (FAI - Federazione anarchisti italiano), la FA ibÃ©rique (Espagne et Portugal, FAI - FederaciÃ³n anarquista ibÃ©rica), la FÃ©dÃ©ration libertaire argentine (FLA - FederaciÃ³n libertaria argentina), la FA anglaise (AF - Anarchist Federation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparition Ã©phÃ©mÃ¨re d'une Coordination de rÃ©sistance et de lutte anti-capitaliste (CRELAC) qui ne durera que quelques mois. CrÃ©ation Ã  la CNT-Vignoles (CNT-F) d'un ComitÃ© d'action chÃ´meurs qui participe durant l'Ã©tÃ© aux premiÃ¨res occupations des ANPE et des bureaux des ASSEDIC. La lutte se cristallise alors sur la question de l'augmentation du RMI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IncarcÃ©ration Ã  Paris d'un anarchiste italien (n'ayant aucun lien avec la FÃ©dÃ©ration Anarchiste et aucun rapport avec le Massimo prÃ©cÃ©demment citÃ©) : Massimo Passamani. Un comitÃ© se crÃ©e pour obtenir sa libÃ©ration : le ComitÃ© pour la DÃ©fense de Massimo Passamani.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1998]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LibÃ©ration de Massimo Passamani. Ã€ Paris, l'AssemblÃ©e GÃ©nÃ©rale des chÃ´meurs de Jussieu organise des actions quotidiennes dans la capitale (pillage d'un magasin Cash Converter, autorÃ©duction au restaurant Le Fouquet's, occupation de la bourse du commerceâ€¦). Le 30 juin, lors d'une occupation du Conseil constitutionnel, un Ã©tudiant dÃ©chire un exemplaire original de la Constitution de 1958 et Ã©crit sur la premiÃ¨re page : &amp;quot;La dictature capitaliste est abolie. Le prolÃ©tariat dÃ©crÃ¨te l'anarchie et le communisme&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Collectif anti-expulsion]] (CAE) en solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re. Le CAE intervient chaque semaine dans les aÃ©roports, Ã  Roissy et Orly, pour s'opposer physiquement aux expulsions de Â« sans-papiers Â». Disparition de Apache. Parution de Karoshi, revue anti-travail contre le revenu garanti. Naissance de Tiqqun, revue de mÃ©taphysique post-situationniste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1999]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[23 janvier]], Ã  l'appel du CAE, 200 personnes occupent le toit de l'hÃ´tel Ibis Ã  Roissy, dont le premier Ã©tage est Ã  l'Ã©poque utilisÃ© comme centre de rÃ©tention administrative. Dans la soirÃ©e, les bars de deux autres hÃ´tels Ibis sont pillÃ©s pour obtenir la libÃ©ration des personnes arrÃªtÃ©es au cours de l'occupation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2000]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de Tout le Monde dehors !, &amp;quot;Feuille d'info sur les prisonniers en lutte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s d'Alternative libertaire dÃ©cide d'un Â« tournant vers la visibilitÃ© Â», aprÃ¨s presque dix ans d'immersion dans les mouvements sociaux, au dÃ©triment de la construction d'AL. CrÃ©ation de l'association des Amis d'AL pour aider Ã  en financer les projets. Le mensuel ''Alternative libertaire'' augmente son tirage et passe en distribution publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; et du journal de prisonniers L'EnvolÃ©e liÃ© Ã  l'Ã©mission de radio du mÃªme nom qui Ã©met sur FrÃ©quence Paris Plurielle. Le collectif rÃ©unit notamment Act Up et le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues). Le soir de la fÃªte de la musique, un concert est organisÃ© devant la prison de la SantÃ©. Le 4 novembre, 500 personnes manifestent Ã  Paris pour l'abolition des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2001]]===&lt;br /&gt;
La plupart des organisations rÃ©unies dans &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; quittent le collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[1er avril|1{{er}}&amp;amp;nbsp;avril]], Ã  l'initiative de la CGT espagnole a lieu Ã  [[Madrid]] une rÃ©union internationale libertaire Ã  laquelle assistent AL, No pasarÃ¡n, l'OSL argentine, la FAG brÃ©silienne, la FAU uruguayenne, Al Badil al Chooi al Taharouri (Alternative communiste libertaire, [[Liban]]), l'ORA tchÃ¨que, l'OSL [[suisse]], l'Unicobas italienne, la SAC suÃ©doise, le [[CIPO-RFM]] ([[Mexique]]), Apoyo Mutuo (Espagne) et la CNT-Vignoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations â€” Ã  l'exception de la CNT-Vignoles â€” dÃ©cident de constituer le rÃ©seau SolidaritÃ© internationale libertaire (SIL), auquel s'associent bientÃ´t l'OCL puis l'OLS (en 2003) franÃ§aises, la Nefac nord-amÃ©ricaine, la ZACF sud-africaine, la FDCA italienne et l'AUCA argentine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau SIL se lance dans un projet de solidaritÃ© concrÃ¨te avec les organisations libertaires d'AmÃ©rique du Sud, pour les doter en logistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mobilisation en faveur de [[Werner Braeuner]], un anarchiste allemand au chÃ´mage incarcÃ©rÃ© pour le meurtre de son directeur d'ANPE : le [[9 juillet]], le consulat allemand de Paris est occupÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 500 personnes signent un appel Ã  l'unitÃ© du mouvement libertaire [1]. Cette dynamique crÃ©e un climat favorable Ã  la rencontre des diffÃ©rentes organisations et Ã  la mise sur pied d'initiatives unitaires (voir 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2002]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Union rÃ©gionale du sud-ouest (URSO â€“ [[Toulouse]], [[Perpignan]] et [[Montpellier]]...) de la FA se dÃ©fÃ©dÃ¨re lors du 59e congrÃ¨s de [[Rouen]] sur des dÃ©saccords organisationnels et se constitue en [[Coordination des groupes anarchistes]] (CGA). La CGA publie le mensuel ''Infos et analyses libertaires''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 19 au 28 juillet, un campement No Border est organisÃ© Ã  Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2003]]===&lt;br /&gt;
Dissolution du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; dans une Ã©phÃ©mÃ¨re &amp;quot;Coordination anticarcÃ©rale europÃ©enne&amp;quot; qui disparaÃ®t l'annÃ©e suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau No pasarÃ¡n se scinde en deux au mois de juin, Offensive libertaire et sociale (OLS) voit le jour et Ã©dite un trimestriel ''Offensive''. La CGA Ã©dite ses statuts et adopte notamment le vote majoritaire aux trois quarts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) se forme Ã  l'initiative de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste|FA]], d'[[Alternative libertaire|AL]], de l'OCL, de la CNT-F, la CGA, de l'OSL suisse et de No pasarÃ¡n en opposition Ã  la tenue du G8 Ã  [[Ã‰vian]] et participe Ã  la crÃ©ation du [[Village Alternatif, Anticapitaliste, et Antiguerre]] (VAAAG), qui se tient du [[26 mai|26]] au [[30 mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Automne : crÃ©ation du [[RÃ©seau Libertaire de Nanterre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 11 au 16 novembre, les mÃªmes organisations se joignent Ã  l'initiative de la FÃ©dÃ©ration anarchiste d'organiser un forum social libertaire Ã  [[Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)|Saint-Ouen]] en parallÃ¨le au Forum social europÃ©en de [[Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)|Saint-Denis]].&lt;br /&gt;
Le 15 novembre, des affrontements ont lieu avec le cortÃ¨ge du [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]] lors de la manifestation du FSE. Le soir, 200 personnes sont arrÃªtÃ©es en manifestant devant la prison de la SantÃ© Ã  l'appel de la coordination anticarcÃ©rale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire ouvre ses locaux publics Ã  Paris, rue d'Aubervilliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
* ''Appel'' : appel Ã  la crÃ©ation de communautÃ©s autonomes.&lt;br /&gt;
* ''AsymÃ©trie'' : &amp;quot;''bulletin communiste pour la guerre civile''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* ''Macache'' : &amp;quot;''Macache : expression de la nÃ©gation, rien. Rien, parce que de cette sociÃ©tÃ© de classe il n'y a rien Ã  vouloir, de sa dÃ©mocratie rien Ã  attendre, Rien, parce que face au capital, il n'y a rien Ã  nÃ©gocier, face Ã  l'Ã‰tat rien Ã  revendiquer. Rien, rien que la guerre sociale !''&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2004]]===&lt;br /&gt;
Mobilisation Ã  Nanterre contre la politique sÃ©curitaire de l'universitÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Avril se rÃ©unit Ã  besanÃ§on le 7e CongrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] qui consacre l'adhÃ©sion de l'[[Anarchist federation]] (anglaise), de la [[CSAF]] (TchÃ¨que et slovaque) et de l'[[ADA]] (Association des mouvements anarchistes russes).&lt;br /&gt;
Ã€ la suite de son congrÃ¨s de [[Rennes]] en mai, plusieurs groupes de la FA ([[Lyon]], [[Lille]], [[Nantes]], Lannion) se dÃ©fÃ©dÃ¨rent Ã  leur tour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Octobre le [[Monde libertaire]] souffle sa cinquantiÃ¨me bougie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mai : CrÃ©ation du groupe libertaire [[Place Libre]] et du forum du mÃªme nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En novembre se tient le VIIe congrÃ¨s d'Alternative libertaire, Ã  [[Angers]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : Parution de ''Vidange'' : technophobie, squats, et lutte contre la rÃ©pression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2005]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Outrage'' : bulletin Ã©ditÃ© par Action-K (collectif de propagation de contre-culture).&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autodissolution du CAE.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Premier numÃ©ro du ''Jobar'' : information classiste, &amp;quot; diffusÃ© en banlieue, loin des organisations libertaires...&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2006]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) et anti-nuclÃ©aires continue sur sa lancÃ©e en parallÃ¨le Ã  la manifestation anti-EPR Ã  Cherbourg et participe Ã  la crÃ©ation du VAAAN Village anti-capitaliste, autogÃ©rÃ© et anti-nuclÃ©aire, qui se tient du 15 au 17 avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8Ã¨me congrÃ¨s d'Alternative libertaire se tient en octobre Ã  Agen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[2007]]-[[2010]] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de Non-Fides&amp;lt;ref name=&amp;quot;N-F&amp;quot;&amp;gt;http://www.non-fides.fr/?-Journaux-&amp;lt;/ref&amp;gt; et de Rebetiko (Chants de la plÃ¨be)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Jura Lib &amp;quot;&amp;gt;http://juralibertaire.over-blog.com/article-rebetiko-4-vient-de-paraitre-42986080.html&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aujourd'hui==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, le panorama libertaire est composÃ© d'une bonne dizaine d'organisations : la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]], et [[Alternative Libertaire]], le rÃ©seau [[Scalp|No pasarÃ¡n]], l'[[Organisation Communiste Libertaire]], la [[Coordination des Groupes Anarchistes]] , l'[[Offensive Libertaire et Sociale]], la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-AIT]], le [[GARAS]], la [[Coordination anarchiste]], l'[[Union anarchiste]]...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut mettre Ã  part la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-Vignoles]] qui souhaite se situer exclusivement dans le champ syndical et ne plus se voir accoler l'Ã©tiquette libertaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau international existent une [[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), [[SolidaritÃ© internationale libertaire]] (SIL) et l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
*[[Anarchisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:anarchism in France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49869</id>
		<title>Chronologie du mouvement libertaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49869"/>
				<updated>2010-08-30T05:07:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: ref +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[CatÃ©gorie:Histoire de l'anarchisme]]&lt;br /&gt;
==Histoire du mouvement libertaire en France==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette prÃ©sentation privilÃ©gie une vision de l'histoire du mouvement libertaire plutÃ´t axÃ©e sur l'aspect organisationnel et la presse libertaire. Volontairement, les Ã©vÃ©nements historiques ainsi que les militantes et militants ont Ã©tÃ© Ã©cartÃ©s de cette prÃ©sentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette page ayant Ã©tÃ© modifiÃ©e Ã  maintes reprises par plusieurs Ã©diteurs, elle est de fait trÃ¨s Ã©loignÃ©e de la premiÃ¨re version originale. De plus elle prÃ©sente des points de vue trÃ¨s partiaux sinon erronÃ©s de l'histoire du mouvement''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[XIXe siÃ¨cle|XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1850]]. Premier journal anarchiste, ''L'Anarchie, journal de l'ordre'' d'[[Anselme Bellegarrigue]].&lt;br /&gt;
*[[1864]]. Naissance de l'[[Association internationale des travailleurs]] (AIT ou PremiÃ¨re Internationale) Ã  Londres. PremiÃ¨res tentatives de [[Bakounine]] de crÃ©er une organisation rÃ©volutionnaire anti-autoritaire, la Â« FraternitÃ© internationale rÃ©volutionnaire Â» ou Â« l'Alliance Â».&lt;br /&gt;
*[[1868]]. DeuxiÃ¨me tentative d'organisation bakouniniste, avec l'organisation des Â« FrÃ¨res internationaux Â» ou encore Â« l'alliance pure la dÃ©mocratie socialiste Â».&lt;br /&gt;
*[[1871]]. [[Commune de Paris (1871)|Commune de Paris]] : la rÃ©pression fait 25 000 victimes et dÃ©capite le mouvement rÃ©volutionnaire en France.&lt;br /&gt;
*[[1872]]. Bakounine et d'autres fÃ©dÃ©ralistes sont exclus de l'[[Association Internationale des Travailleurs|AIT]] au congrÃ¨s de [[La Haye]] par [[Karl Marx]] et ses partisans et se retrouve au sein de la [[FÃ©dÃ©ration jurassienne]].&lt;br /&gt;
*[[1873]]. Les fÃ©dÃ©ralistes se rÃ©unissent au [[congrÃ¨s de Saint-Imier]]&lt;br /&gt;
*[[1878]]. [[Kropotkine]] publie de GenÃ¨ve ''le RÃ©voltÃ©''.&lt;br /&gt;
*[[1880]]. ''La RÃ©volution sociale'', premier journal anarchiste d'aprÃ¨s la Commune, est publiÃ©.&lt;br /&gt;
*[[1881]]. [[ConfÃ©rence de Londres]]&lt;br /&gt;
*[[1889]]. [[Ã‰mile Pouget]] fonde ''[[Le PÃ¨re Peinard]]''. &lt;br /&gt;
*[[1895]]. ''Le Libertaire'', fondÃ© par [[SÃ©bastien Faure]] et [[Louise Michel]], sort son premier numÃ©ro le [[16 novembre]]. La [[ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail]] (CGT) est crÃ©Ã©e Ã  partir de la fusion des [[Bourses du travail]] et des syndicats et fÃ©dÃ©rations d'industries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PremiÃ¨re moitiÃ© du [[XXe siÃ¨cle|XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1906]]. La [[Charte d'Amiens]] est adoptÃ©e par la CGT.&lt;br /&gt;
*[[1907]]. Du 25 au [[30 aoÃ»t]] se tient le [[CongrÃ¨s anarchiste international d'Amsterdam]]&lt;br /&gt;
*[[1910]]. Naissance d'une Ã©phÃ©mÃ¨re Alliance communiste anarchiste.&lt;br /&gt;
*[[1911]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste anarchiste]] (FCA) voit le jour avec, pour secrÃ©taire, [[Louis Lecoin]].&lt;br /&gt;
*[[1913]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste rÃ©volutionnaire anarchiste]] succÃ¨de Ã  la FCA en aoÃ»t, [[SÃ©bastien Faure]] en est l'animateur.&lt;br /&gt;
*[[1914]]-[[1918]]. [[PremiÃ¨re Guerre mondiale]], certains anarchistes se rallient Ã  l'[[Union sacrÃ©e]] et publient le [[Manifeste des Seize]] (dont [[Jean Grave]], [[Pierre Kropotkine]]...) en soutien aux alliÃ©s contre l'Allemagne.&lt;br /&gt;
*[[1917]]. [[RÃ©volution russe]]. Le [[15 juin]] paraÃ®t un premier numÃ©ro clandestin du ''Libertaire.''&lt;br /&gt;
*[[1919]]. Le [[26 janvier]], une nouvelle sÃ©rie hebdomadaire du ''Libertaire'' reparaÃ®t, la crÃ©ation prochaine d'une FÃ©dÃ©ration anarchiste est annoncÃ©e.&lt;br /&gt;
*[[1920]]. En novembre, une [[Union Anarchiste]] (UA) se reconstitue sur des bases violemment hostile aux [[bolchevik]]s.&lt;br /&gt;
*[[1923]]. Le [[4 dÃ©cembre]] marque le premier numÃ©ro du ''Libertaire'' quotidien.&lt;br /&gt;
*[[1925]]. Des Russes en exil se retrouvent Ã  Paris et fondent avec [[Makhno]] et [[Archinov]] la revue ''[[Dielo Trouda]]'' (la Cause du travail). Le [[26 mars]], le ''Libertaire'' cesse sa parution quotidienne et redevient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
*[[1926]]. En juin paraÃ®t le Â« projet de plate-forme organisationnelle pour une Union gÃ©nÃ©rale des anarchistes Â», plus connu sous le nom de Â« plate-forme d'Archinov Â». [[Voline]] rÃ©pond Ã  cette plate-forme par son projet de Â« SynthÃ¨se Â» dans son article Â« le problÃ¨me organisationnel et l'idÃ©e de synthÃ¨se Â». L'UA se transforme en juillet, aprÃ¨s son congrÃ¨s d'OrlÃ©ans, en Union anarchiste communiste (UAC), une opposition grandissante se dÃ©veloppe entre partisans de la plate-forme et partisans de la SynthÃ¨se. Les syndicalistes rÃ©volutionnaires quittent la CGT et fondent la [[CGT-SR]] avec, pour secrÃ©taire, [[Julien Toublet]].&lt;br /&gt;
*[[1927]]. [[Nicolas Sacco]] et [[Bartolomeo Vanzetti]] sont exÃ©cutÃ©s. L'UAC devient majoritairement [[plateformiste]] au congrÃ¨s de Paris des [[30 octobre]] et [[1er novembre]]. Les [[SynthÃ©sisme libertaire|synthÃ©sistes]] minoritaires quittent l'UAC et fondent l'[[Association des fÃ©dÃ©ralistes anarchistes]] (AFA) qui diffusera le ''Trait d'union libertaire'' puis ''la Voix libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1930]]. Ã€ l'issue de congrÃ¨s de l'UACR, des groupes synthÃ©sistes rÃ©intÃ¨grent les rangs de l'UACR.&lt;br /&gt;
*[[1934]]. L'UACR prend l'initiative de convoquer un congrÃ¨s en vue de rÃ©aliser l'unitÃ© de tous les anarchistes. L'[[antifascisme]] doit servir Ã  cimenter cette union. Le congrÃ¨s se tient Ã  Paris les [[20 mai|20]] et [[21 mai]], on dÃ©cide de revenir Ã  l'appellation Â« Union anarchiste Â» et l'AFA profite de cette occasion pour se dissoudre et rÃ©intÃ©grer l'organisation. Une FÃ©dÃ©ration communiste libertaire se crÃ©Ã©e sur une scission de l'UA.&lt;br /&gt;
*[[1936]]. [[Front populaire]] et [[RÃ©volution espagnole]]. Les anarchistes sont investis dans [[SolidaritÃ© internationale antifasciste]] (SIA). Une FÃ©dÃ©ration anarchiste de langue franÃ§aise (FAF) se dÃ©veloppe Ã  partir d'une scission de l'UA, qui dÃ©nonce la collusion des libertaires avec le Front populaire ainsi qu'une critique de la participation de la [[CNT]]-[[FAI]] au gouvernement rÃ©publicain en Espagne. La FAF Ã©dite ''Terre libre'' auquel collabore [[Voline]]. Avant-guerre coexistent donc deux organisations, l'[[Union anarchiste]] (UA), qui a pour organe ''le Libertaire'' et la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste franÃ§aise]] (FAF) avec pour journal ''Terre libre''. Celles-ci n'ayant prÃ©vu aucune structure clandestine disparaissent rapidement Ã  la dÃ©claration de guerre.&lt;br /&gt;
*[[1943]]. [[19 juillet]], une rÃ©union clandestine de militants, dite de la [[FÃ©dÃ©ration internationale syndicaliste rÃ©volutionnaire]], se tient Ã  Toulouse.&lt;br /&gt;
*[[1944]]. Le [[15 janvier]], est mise au point une charte de la nouvelle [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]] (FA) approuvÃ©e Ã  la rencontre d'Agen les [[29 octobre|29]] et [[30 octobre]], la dÃ©cision est prise de faire reparaÃ®tre ''[[le Libertaire]]'' comme lien. Le premier numÃ©ro date de dÃ©cembre [[1944]].&lt;br /&gt;
*[[1945]]. Septembre, reparution irrÃ©guliÃ¨re puis bimensuelle du ''Libertaire'' en tant qu'organe. Les [[6 octobre|6]] et [[7 octobre]] se tiennent les Assises du mouvement libertaire. Le [[20 octobre]], dÃ©but des travaux du congrÃ¨s constitutif de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui se tiendra Ã  Paris le [[2 dÃ©cembre]]. Elle est composÃ©e d'une majoritÃ© de militants de l'ancienne FA (synthÃ©siste) et quelques militants de l'ancienne Union anarchiste (UA, qui soutenait la politique de collaboration ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail / FÃ©dÃ©ration anarchiste ibÃ©rique (CNT/FAI) au gouvernement rÃ©publicain), pendant la guerre d'Espagne et de jeunes militants issus de la rÃ©sistance. Les Jeunesses libertaires, organisation satellite de la FA voient le jour. La FA regroupe donc l'ensemble des libertaires franÃ§ais Ã  l'exception de certains individualistes regroupÃ©s autour d'[[Emile Armand]] (ceux-ci publient ''l'Unique'' et ''l'En-dehors'') et de certains pacifistes, avec [[Louvet]] et [[Maille]] qui publient ''Ã€ contre-courant''. Une structure confÃ©dÃ©rale est mise en place : Â« le mouvement libertaire Â», qui coordonne les efforts de publication avec le courant Louvet (journal ''Ce qu'il faut dire''), la minoritÃ© anarcho-syndicaliste de la CGT rÃ©unifiÃ©e (FSF â€“ FÃ©dÃ©ration syndicaliste franÃ§aise reprÃ©sentant la tendance Â« Action syndicaliste Â») et ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1946]]. DÃ¨s le dÃ©but, les tendances individualiste et communiste libertaire cohabitent mal au sein de la FA. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations. [[George Fontenis]], considÃ©rÃ© comme consensuel car liÃ© Ã  aucun clan, est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 2e congrÃ¨s de [[Dijon]]. Le [[6 dÃ©cembre]], la FSF se transforme en [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] (CNT), elle adopte la charte de Paris et fait paraÃ®tre ''le Combat syndicaliste''. ''Le Libertaire'' devient hebdomadaire Ã  partir du mois d'avril.&lt;br /&gt;
*[[1947]]. George Fontenis est reconduit dans ses fonctions de secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 3e congrÃ¨s d'Angers. Des militants de la FA participent Ã  la naissance de la ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail â€“ Force ouvriÃ¨re (CGT-FO) suite Ã  la main-mise du [[Parti communiste franÃ§ais]] sur la CGT et Ã  l'affaiblissement de la CNT rÃ©sultant des nombreuses tensions internes.&lt;br /&gt;
*[[1949]]. La FA participe au congrÃ¨s anarchiste international de Puteaux, qui accueille aussi bien des organisations structurÃ©es (Grande-Bretagne) que des groupes autonomes ou des individus (Allemagne, Ã‰tats-Unis d'AmÃ©rique, Bolivie, Cuba, Argentine, PÃ©rou...).&lt;br /&gt;
*[[1950]]. Au dÃ©but de l'annÃ©e, une partie des communistes libertaires de la FA s'organisent en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), et qui a pour but dâ€™imposer une ligne politique unique, une organisation forte et structurÃ©e, lâ€™OPB adopte comme tactique lâ€™entrisme et le noyautage des postes Ã  responsabilitÃ©. Le 4iÃ¨me congrÃ¨s de Paris instaure le vote dans lâ€™organisation, mais les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants ,nÃ©ammoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer...&lt;br /&gt;
*[[1951]]. Sur proposition du groupe Louise Michel ([[Maurice Joyeux]]), le 4e congrÃ¨s de la FA, Ã  Paris, instaure le vote dans lâ€™organisation. Les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants. NÃ©anmoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Seconde moitiÃ© du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle==&lt;br /&gt;
===[[1952]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s le congrÃ¨s de [[Bordeaux]] au mois de juin, une premiÃ¨re scission va se produire au sein de la FA. Plusieurs militants (Aristide et [[Paul Lapeyre]], Arru, Vincey...) sont poussÃ©s vers la sortie ou quittent d'eux-mÃªmes la FÃ©dÃ©ration. La majoritÃ© de la FA dÃ©cide, par 103 voix contre 45, que les votes s'effectueraient dÃ©sormais par mandat, mais les opposants dÃ©clarent solennellement qu'ils ne reconnaissent aucune valeur Ã  cette dÃ©cision, et une premiÃ¨re scission va en rÃ©sulter en octobre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les militants qui ne se retrouvent pas dans la nouvelle orientation de la FA vont se rÃ©unir autour d'un bulletin, ''l'Entente anarchiste, bulletin de relation, d'information, de coordination, et d'Ã©tude organisationnelle du mouvement anarchiste''. Le premier numÃ©ro est datÃ© du [[30 octobre]] [[1952]].&lt;br /&gt;
Ã‰manant du congrÃ¨s du Mans du [[11 octobre]] 1952, ''l'Entente'' est Â« un organe destinÃ© Ã  mettre en contact, en dehors de tout exclusivisme, les fÃ©dÃ©rations, groupes et individus, se rÃ©clamant de l'anarchisme Â». RÃ©unie notamment autour de [[Georges Vincey]], Tessier, [[Louis Louvet]], [[AndrÃ© Prudhommeaux]], mais aussi deux individus louches qui vireront Ã  l'extrÃªme droite Ã  l'occasion de la guerre d'AlgÃ©rie, Raymond Beaulaton et Fernand Robert, ''l'Entente anarchiste'' apparaÃ®t clairement comme une tentative de sauvegarde d'un certain anarchisme, Â« opposÃ© Â» Ã  l'anarchisme-lutte de classe portÃ© aussi bien par Georges Fontenis que par Maurice Joyeux. DÃ¨s le premier numÃ©ro, c'est Ã   Raymond Beaulaton qu'il revient de fixer le dÃ©bat et le sens des critiques : Â« Venons en directement au fait. L'unitÃ© anarchiste du lendemain de la guerre fut vite brisÃ©e. Il y a deux ans, au congrÃ¨s de Paris, le systÃ¨me de consultation par le vote fut instituÃ©. En deux ans, cette unitÃ© fut dÃ©truite. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1953]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au congrÃ¨s de Paris, la FA se transforme en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL) par un vote majoritaire de 71 mandats contre 61. (Les autres noms proposÃ©s Ã©tant Â« Parti communiste anarchiste Â» et Â« Parti communiste libertaire Â» !) La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militant-e-s. Du [[25 dÃ©cembre|25]] au [[27 dÃ©cembre]] se tient Ã  Paris le congrÃ¨s de la Maison verte (Montmartre), organise la reconstruction de la FÃ©dÃ©ration anarchiste (organisation synthÃ©siste) Ã  partir des groupes exclus et d'ancien-ne-s militant-e-s ayant quittÃ© la FA les annÃ©es prÃ©cÃ©dentes au vu des pratiques jugÃ©es Â« lÃ©ninistes Â» des communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Entente anarchiste se dissout et ses militants intÃ¨grent la nouvelle FA. Des principes de base sont rÃ©digÃ©s de faÃ§on Ã  regrouper le plus grand nombre d'anarchistes, toutes tendances confondues. Un pari difficile Ã  tenir, car Maurice Joyeux, initiateur de cette FA reconstituÃ©e, est obligÃ© de faire des compromis avec les anarchistes individualistes de l'Entente. Il en rÃ©sulte un mode de fonctionnement que Joyeux jugeait Â« impossible Â» : la prise de dÃ©cision au consensus. 1953 est aussi l'annÃ©e de parution du ''Manifeste du communisme libertaire'' de Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1954]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FCL publie son Â« programme ouvrier Â», fortement inspirÃ© du programme revendicatif de la [[CGT]]. Ã€ Paris est crÃ©e l'[[Internationale communiste libertaire]] (ICL), regroupant notamment les GAAP italiens, les espagnols de Ruta et le [[Mouvement libertaire nord- africain]] (MLNA), en opposition Ã  l'Internationale anarchiste. L'ICL n'aura qu'une existence Ã©phÃ©mÃ¨re. La parution du ''[[MÃ©morandum du groupe Kronstadt]]'', tout juste exclu de la FCL dÃ©nonce l'orientation Â« bolchevik Â» de la FÃ©dÃ©ration communiste libertaire et l'existence de l'organisme secret OPB. L'Association pour l'Ã©tude et la diffusion des philosophies rationalistes (AEDPR) est crÃ©Ã©e, propriÃ©taire du journal et des Å“uvres, elle doit empÃªcher toute nouvelle prise de pouvoir Ã  la FA. Le premier numÃ©ro du ''Monde Libertaire'', organe mensuel de la FA paraÃ®t en octobre 1954, la crise a Ã©tÃ© dure, il restera mensuel pendant vingt-trois ans. La FCL garde le titre du ''Libertaire'', elle diffuse Ã©galement ''Jeune rÃ©volutionnaire'' puis ''la Jeune garde des travailleurs''. Le [[1er novembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;novembre]] [[1954]], l'insurrection algÃ©rienne Ã©clate, et la FCL s'engage pour l'indÃ©pendance du peuple algÃ©rien. C'est le dÃ©but d'une rÃ©pression d'Ã‰tat contre la FCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1955]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Gaston Leval]] quitte la FA et crÃ©e les ''Cahiers du socialisme libertaire''. En novembre, une partie du groupe Kronstadt fonde le groupe [[Noir et Rouge]]. La FCL dÃ©finit sa ligne de soutien Ã  l'indÃ©pendance algÃ©rienne, le Â« soutien critique Â», qui peut se rÃ©sumer ainsi : combatte le colonialisme, soutenir les fractions progressistes de la rÃ©sistance algÃ©rienne, Å“uvrer Ã  ce que la chute du colonialisme soit synonyme de transformation rÃ©volutionnaire de la sociÃ©tÃ©. ConcrÃ¨tement, les militants de la FCL Â« portent des valises Â» pour le MNA, la principale organisation de gauche algÃ©rienne. Un militant de la FCL, [[Pierre Morain]], est condamnÃ© Ã  la prison : c'est le tout premier FranÃ§ais incarcÃ©rÃ© pour sa solidaritÃ© avec le peuple algÃ©rien.&lt;br /&gt;
===[[1956]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants de l'ex-Entente anarchiste, regroupÃ©s autour de Robert et Beaulaton, quittent la FA et crÃ©ent le [[25 novembre]] Ã  [[Bruxelles]] l'[[Alliance ouvriÃ¨re anarchiste]] (AOA). L'AOA publie le pÃ©riodique ''l'Anarchie'', et dÃ©rivera vers l'extrÃªme-droite au cours de la guerre d'AlgÃ©rie. La FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives de janvier Ã  Paris et prÃ©sente dix candidats. AndrÃ© Marty (un des anciens Â« mutins de la Mer noire Â», exclu du PCF et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour son action pendant la guerre d'Espagne) est sollicitÃ© pour Ãªtre tÃªte de liste FCL dans le 13e arrondissement, mais ne donne pas suite. La rÃ©pression d'Ã‰tat s'accÃ©lÃ¨re, les procÃ¨s, la censure et les saisies du ''Libertaire'' se succÃ¨dent. Une partie des militants de la FCL (Fontenis, Philippe, Morain...) entrent dans la clandestinitÃ© pour Ã©chapper Ã  la prison. Le ''Libertaire'' cesse de paraÃ®tre en juillet, la FCL se dÃ©sagrÃ¨ge. Le Mouvement libertaire nord-africain (MLNA), liÃ© Ã  la FCL, en butte Ã  une rÃ©pression fÃ©roce, se saborde. Des militants sortis de la FCL en novembre [[1955]] (groupes Kronstadt, [[Grenoble]] et [[Maisons-Alfort]]) fondent les [[Groupes anarchistes d'action rÃ©volutionnaire]] (GAAR). Ces derniers se veulent Â« l'expression de la tendance anarchiste communiste du mouvement libertaire Â». Les GAAR vont Ã©diter la revue ''Rouge et Noir'' dont le premier numÃ©ro paraÃ®t en Avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1957]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR rÃ©digent leurs Â« DÃ©clarations de principes Â», ils adoptent la plate-forme, c'est-Ã -dire l'unitÃ© tactique et idÃ©ologique, la responsabilitÃ© collective et soutiennent et les luttes de libÃ©ration nationale (soutien au FLN algÃ©rien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aventure de la FCL se termine dÃ©finitivement avec l'arrestation des militants en cavale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1960]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste (FAC) se crÃ©Ã©e Ã  partir des GAAR, des contacts s'engagent avec la FA. Ã€ son congrÃ¨s de TrÃ©lazÃ©, la FA reconnaÃ®t la possibilitÃ© de constituer en son sein des tendances organisÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1961]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR procÃ¨dent Ã  leur dissolution. ''Noir et Rouge'' continue nÃ©anmoins de paraÃ®tre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FAC scissionne : les groupes Kronstadt, de Maisons-Alfort, [[Lille]], [[Strasbourg]] et Grenoble rejoignent la FA au congrÃ¨s de [[MontluÃ§on]] oÃ¹ ils s'organisent en tendance, l'Union des groupes anarchistes communistes (UGAC). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1962]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxiÃ¨me tendance voit le jour en 1962 au sein de la FA : L'[[Union anarcho-syndicaliste]]. L'UAS naÃ®t lors d'une rÃ©union Ã  Niort en janvier 1962 et rassemble les groupes de Niort, [[Saintes]], Bordeaux et Nantes qui viennent de rompre avec le Clado, ComitÃ© de liaison et d'action. L'UAS tente un rapprochement avec l'UGAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1964]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC reproduit les mÃªmes mÃ©thodes de l'OPB au sein de la FA (bulletin intÃ©rieur secret, entrisme et manÅ“uvres pour s'emparer des postes Ã  responsabilitÃ©...), les tensions s'aggravent et conduisent l'UGAC sauf les groupes de Strasbourg et Grenoble Ã  quitter la FA au congrÃ¨s de Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1965]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ComitÃ© de liaisons des jeunes anarchistes (CLJA) se met en place, il regroupe Ã  titre individuel des militants de la FA, de l'UGAC, des FIJL (espagnols) et des groupes autonomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des premiÃ¨res rencontres permettent de mettre en place les prÃ©misses de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes (IFA).&lt;br /&gt;
Maurice Fayolle Ã©dite ses ''RÃ©flexions sur l'anarchisme''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1966]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC produit une politique frontiste qui la conduit Ã  dÃ©river vers des mouvements maoistes ou trotskystes (tendance pabliste). L'UGAC produit une brochure, ''Lettres au mouvement anarchiste international''. Plate- formistes, ils affirment leur conviction de l'impossibilitÃ© de rÃ©unir toutes les tendances libertaires au sein d'une mÃªme organisation, et leur souhait de regrouper tous les anarchistes- communistes, et de former et s'insÃ©rer dans un mouvement rÃ©volutionnaire. Ils publieront six numÃ©ros de ''Perspectives anarchistes-communistes'' Ã  partir de 1967 et ce jusque 1969. L'UGAC va disparaÃ®tre et se transfomer en Tribune anarchiste communiste (TAC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une rÃ©union de jeunes anarchistes d'[[Europe]] se tient Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Liaison des Ã©tudiants anarchistes (LEA) se crÃ©Ã©e Ã©galement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1967]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tentative de relancer l'[[Union fÃ©dÃ©rale anarchiste]] avec comme organe ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les communistes libertaires vont se regrouper Ã  nouveau dans la FA et crÃ©ent en son sein une nouvelle tendance organisÃ©e, l'[[Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste]] (ORA) qui Ã©dite la feuille ''l'InsurgÃ©''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1968]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 17 et [[18 mars]] Ã  Paris se rÃ©unissent des militants communistes libertaires. Membres de la [[Jeunesse anarchiste communiste]] (JAC), de la [[Tribune anarchiste communiste]] (TAC), de l'ex-FCL et des isolÃ©s ; ils se rencontrent Ã  l'initiative de Georges Fontenis. La fin de l'annÃ©e verra la crÃ©ation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL) Ã  la suite de cette rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La TAC participe au ComitÃ© d'initiative pour un mouvement rÃ©volutionnaire (CIMR) aux cÃ´tÃ©s de [[Alain Krivine|Krivine]], Bensaid, Weber des Jeunesses communistes rÃ©volutionnaires (JCR), de militants du courant Â« pabliste Â» (trotskyste) et de militants communistes libertaire dont Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le congrÃ¨s de [[Carrare]] en [[Italie]] rÃ©unit l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), elle rassemble les FA franÃ§aise et italienne ainsi que la FÃ©dÃ©ration anarchiste bulgare en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fraction de la FA est pour la tenue du congrÃ¨s, une autre est contre. Comme la FA ne peut pas prendre de dÃ©cisions, deux dÃ©lÃ©gations sont envoyÃ©s Ã  Carrare, dont l'une expliquera simplement pourquoi une partie de la FA est contre la tenue de ce congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
Cette annÃ©es voit Ã©galement la naissance officielle de l'ORA, tendance organisÃ©e au sein de la FA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, on peut citer comme organisation ou revues qui se rÃ©clament du Â« mouvement Â» libertaire : la FÃ©dÃ©ration anarchiste, le Mouvement communiste libertaire, l'Union fÃ©dÃ©rale des anarchistes, l'Alliance ouvriÃ¨re anarchiste, la Tribune anarchiste communiste, l'Union des groupes anarchistes communistes, Noir et Rouge, la ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail, l'Union anarcho-syndicaliste, l'Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste et des groupes divers (autonomes, spontanÃ©istes, conseillistes, situationnistes...), ainsi que les ''Cahiers socialistes libertaires'' de Leval, ''Ã€ contre-courant'' de Louvet, ''La RÃ©volution prolÃ©tarienne'', et les revues individualistes dÃ©jÃ  citÃ©es, d'Emile Armand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1969]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste Communiste dâ€™Occitanie]] (FACO) par [[Guy Malouvier]], qui adhÃ¨re Ã  lâ€™ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ORA se dÃ©tache de la FA et se constitue en organisation spÃ©cifique. Les anciens combattants de la guerre d'Espagne appuient la scission en offrant Ã  l'ORA l'usage de leurs locaux du 33, rue des Vignoles (Paris 20e).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Daniel GuÃ©rin]] Ã©crit Â« Pour un marxisme libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[Union des groupes anarchistes communistes]] s'autodissout. Son journal, Tribune anarchiste communiste (TAC) poursuivra sa parution jusque dans les annÃ©es 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1970]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[31 janvier]], c'est la crÃ©ation officielle de l'[[Alliance syndicaliste rÃ©volutionnaire et anarcho-syndicaliste]] (ASRAS), Ã  Paris. Elle deviendra plus tard l'[[Alliance syndicaliste]] avec comme organe ''SolidaritÃ© ouvriÃ¨re''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe [[Pour une critique rÃ©volutionnaire]] fait paraÃ®tre Ã  Charenton ''Fin de l'Ã¨re chrÃ©tienne''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1971]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MCL et l'ORA tentent un rapprochement qui Ã©choue malgrÃ© l'intervention et la mÃ©diation de Daniel GuÃ©rin. En juillet, un groupe du MCL rejoint l'ORA. Quatre groupes de l'ORA rejoignent le MCL et donnent naissance Ã  la premiÃ¨re Organisation communiste libertaire (OCL-1) lors d'un congrÃ¨s constitutif Ã  Marseille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL a des contacts avec la gauche marxiste autour de thÃ¨mes favorables au conseillisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Confrontation anarchiste (CA) se met en place Ã  partir de militants de la FA, rejoints par l'UFA et quelques groupes autonomes.&lt;br /&gt;
Guy Malouvier quitte l'ORA aprÃ¨s des dÃ©saccords portant entre autres sur la question nationale, et crÃ©e la FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste occitane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 1er au 4 aoÃ»t, l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes tient Ã  Paris son 2e congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de juillet, crÃ©ation des cercles Front libertaire qui reprÃ©sentent la structure d'accueil des sympathisants de l'ORA. Leur appartenance n'entraÃ®ne pas une adhÃ©sion systÃ©matique Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants quittent l'ORA pour rejoindre l'Union communiste de France (groupe maoÃ¯ste ultra-stalinien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1972]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes quittent la FA pour rejoindre Confrontation anarchiste. Cette derniÃ¨re publie un bulletin, ''Combat anarchiste'', et un pÃ©riodique, ''Commune libre''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1971 Ã  1976, c'est la tendance non organisationnelle qui va Ãªtre majoritaire dans cette Â« Confrontation Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclusion de militants de l'ORA qui appuyaient les Â« candidatures rÃ©volutionnaires uniques Â» aux lÃ©gislatives.&lt;br /&gt;
Une minoritÃ© d'entre eux va renforcer Lutte OuvriÃ¨re, tandis que la majoritÃ© rejoint la Ligue communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1973]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rupture du groupe Poing noir avec la FA sur des bases organisationnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IntÃ©gration des cercles FL Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1974]]===&lt;br /&gt;
Naissance du groupe Marge, qui cherche Ã  rassembler tous les marginaux (dÃ©linquant(e)s, prostituÃ©(e)s, anciens prisonniers, toxicomanes, homosexuel(le)s, travestis, squattersâ€¦)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Groupe d'action et d'Ã©tudes libertaires]] (GAEL) Ã  partir du groupe Poing noir, rejoint par d'autres libertaires non organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Lanterne noire'', revue qui accueille des anciens de ''Noir et Rouge'' (disparue) et des libertaires d''Informations et correspondances ouvriÃ¨res'' (disparue Ã  ce moment-lÃ ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL Ã©clate dÃ©finitivement aprÃ¨s sa dÃ©rive conseilliste qui date de 1971. Le reste de ses militants, renforcÃ© par la venue de deux groupes scissionnistes de l'ORA, fonde une nouvelle organisation et revue, ''Rupture''. Celle-ci veut contribuer Ã  Â« l'Ã©laboration du projet communiste Ã  l'Ã©mergence d'un mouvement communiste radical Â». Cette orientation ultra-gauche va les conduire vers les groupes Â« autonomes Â». cette organisation disparaÃ®tra trÃ¨s rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s les grÃ¨ves de 1974 dans les banques, le rail et aux PTT, naÃ®t une tendance ouvriÃ©riste et syndicaliste rÃ©volutionnaire au sein de l'ORA. Cette tendance, baptisÃ©e [[Union des travailleurs communistes libertaires]] (UTCL), critique la composition majoritairement Ã©tudiante de l'ORA, ses dÃ©rives ultra-gauche (antisyndicalisme) et sa confusion politique qui conduit des militants de valeur Ã  la quitter pour la LCR ou d'autres organisations marxistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[5 dÃ©cembre]] : arrestation de [[Jean-Marc Rouillan]] Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1976]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s de l'ORA Ã  OrlÃ©ans, qui entÃ©rine l'exclusion de la tendance UTCL, et se rebaptise Organisation communiste libertaire (OCL 2e maniÃ¨re). L'OCL publie ''Front libertaire'' et un premier numÃ©ro de ''Pour l'autonomie ouvriÃ¨re et l'abolition du salariat''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril, les exclus de l'ORA crÃ©ent un collectif pour une Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL). Ils se dotent d'un organe de presse : ''Tout le pouvoir aux travailleurs'' (TLPAT) au dÃ©but de l'annÃ©e 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confrontation anarchiste Ã©clate et donne naissance Ã  l'Organisation combat anarchiste (OCA) sous l'impulsion des organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1977]]===&lt;br /&gt;
Mai : libÃ©ration de Jean-Marc Rouillan et des militants des GARI ([[Groupes d'action rÃ©volutionnaire internationalistes]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[30 juillet|30]] et [[31 juillet]] : manifestation antinuclÃ©aire Ã  Creys-Malville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[19 octobre]] : premiÃ¨re rÃ©union de l'AssemblÃ©e parisienne des groupes autonomes (APGA), suite Ã  la mort des prisonniers de la RAF. En dÃ©cembre, l'APGA publie L'Officiel de l'autonomie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin octobre se dÃ©roule Ã  Paris la ConfÃ©rence nationale des travailleurs libertaires. Celle-ci est convoquÃ©e Ã  l'initiative de l'AS, du Groupe anarcho-syndicaliste (GAS) de Rouen et de l'UTCL. La FA, la CNT et l'UAS sont prÃ©sents Ã  titre d'observateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Monde libertaire]] devient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1978]]===&lt;br /&gt;
Parution de Matin d'un blues, revue de l'Autonomie dÃ©sirante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 et 22 janvier : Ã  Strasbourg, la police empÃªche le rassemblement prÃ©vu contre l'Espace judiciaire europÃ©en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[25 fÃ©vrier|25]] et [[26 fÃ©vrier]] se rÃ©unit le congrÃ¨s constitutif de l'UTCL. Du 23 au [[27 mars]] se rÃ©unit Ã  Carrare le 3e congrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), le secrÃ©tariat IFA est dÃ©sormais assurÃ© par la FA Italienne... La FA reconnaÃ®t dÃ©sormais dans ses principes de base la [[lutte des classes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au printemps, autodissolution de l'APGA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©part de la FA de quelques groupes et militants en dÃ©saccord sur l'intÃ©gration de ce concept dans les principes de base qui rÃ©gissent le fonctionnement de la fÃ©dÃ©ration. Ils fondent l'[[Union anarchiste]] (UA) avec ''le Libertaire'' comme organe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre se rÃ©unit Ã  Rouen la ConfÃ©rence nationale des anarcho-syndicalistes (CNAS) Ã  l'initiative du GAS de Rouen et de l'AS. Y sont prÃ©sents des groupes FA, la FA Ã  titre d'observatrice, ainsi que la CNT (Vignolles), la CNT (Tour d'Auvergne), l'UAS, le Syndicat autonome des travailleurs (SAT) de Lyon et des individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1979]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de Marge. En mars, CNAS Ã  Lyon. Le quinzomadaire ''Front libertaire'' disparaÃ®t. Daniel GuÃ©rin puis Georges Fontenis sont admis au sein de l'UTCL. PremiÃ¨re apparition d'[[Action directe (Organisation)|Action Directe]] avec le mitraillage du siÃ¨ge du patronat le [[1er mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[28 aoÃ»t]] : hold-up Ã  la perception de CondÃ©-sur-l'Escaut, dans le Nord : 16 millions de francs de butin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1980]]===&lt;br /&gt;
Les 27 et 28 mars, 32 personnes sont arrÃªtÃ©es dans le cadre de l'enquÃªte sur Action directe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les contacts entre l'UTCL et l'OCA aboutissent Ã  l'intÃ©gration de cette derniÃ¨re dans l'UTCL. Le journal ''Lutter'' de l'OCA deviendra par la suite le journal de l'UTCL. L'OCL publie dÃ©sormais le mensuel ''Courant alternatif''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail d'infiltration d'un indicateur de police (Gabriel Chahine) permet l'arrestation le 13 septembre d'une dizaine de militants d'Action directe (dont Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1981]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le congrÃ¨s de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui, en mai, signe l'acte de naissance de [[Radio libertaire]], en plein boom des radios libres. La premiÃ¨re Ã©mission commence le [[1er septembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;septembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[10 juin]], cinq personnes accusÃ©es du hold-up de CondÃ©-sur-l'Escaut sont arrÃªtÃ©es. Le 7 aoÃ»t, la plupart des prisonniers politiques sont amnistiÃ©s : [[Jean-Marc Rouillan]] est libÃ©rÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[22 aoÃ»t]] : dÃ©but de la [[grÃ¨ve de la faim]] en prison de [[Nathalie MÃ©nigon]] et des accusÃ©s du hold-up de CondÃ©-sur-lâ€™Escaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[17 septembre|17]] et [[26 septembre]] : Nathalie MÃ©nigon et la plupart des prisonniers en grÃ¨ve de la faim sont libÃ©rÃ©s pour raison mÃ©dicale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Octobre : libÃ©ration du dernier prisonnier en grÃ¨ve de la faim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1983]]===&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[Coordination Libertaire Ã‰tudiante]] (CLE).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[29 aoÃ»t]], les CRS investissent le studio de Â« [[Radio libertaire]] Â» et saisissent le matÃ©riel, le [[3 septembre]], une manifestation de cinq mille personnes pour la libertÃ© d'expression obtient une frÃ©quence pour Â« Radio libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1984]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrestation Ã  Avignon d'[[Hellyette Bess]], d'Action directe. Apparition des premiers groupes [[SCALP]] (Section carrÃ©ment anti Le Pen). Au mois de juin, un attentat au palais des congrÃ¨s de Toulouse entraÃ®ne l'annulation du meeting prÃ©vu par Jean-Marie Le Pen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1985]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[25 janvier]] : assassinat du gÃ©nÃ©ral Audran (revendiquÃ© par Action directe. Ã‰missions Ã  Paris de Radio Mouvance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution du numÃ©ro 7 et dernier de ''L'Assommoir'' : Â« Les Habits neufs de la pensÃ©e. NÃ©crose des idÃ©ologies et mÃ©tastases de la modernitÃ© Â». Allusant Ã  l'assassinat de [[Jacques Mesrine]], les responsables de la revue intitulent leur texte de prÃ©sentation Â« Le poison des prochaines annÃ©es Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1986]]===&lt;br /&gt;
Emissions Ã  Paris de Radio Pirate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes [[Antifascisme|antifascistes]] se rÃ©unissent pour constituer la [[Coordination nationale antifasciste]] (CNAF). Mouvements de jeunesse trÃ¨s liÃ©s Ã  la scÃ¨ne du [[rock alternatif]], les Scalp auront du mal Ã  se structurer durablement et la CNAF disparaÃ®t Ã  la fin des [[annÃ©es 1980]]. PremiÃ¨res parutions de la revue REFLEXes, publiÃ©e par le RÃ©seau d'Ã©tudes sur le fascisme et de lutte contre l'extrÃªme-droite et la xÃ©nophobie (SCALP-REFLEX).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4e congrÃ¨s de l'IFA se tient Ã  Paris les 31 octobre, 1er, 2 et 3 novembre, il rÃ©unit une quarantaine de dÃ©lÃ©gations, la FA franÃ§aise rÃ©cupÃ¨re le mandat du secrÃ©tariat IFA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ la faveur du mouvement Ã©tudiant contre Devaquet naÃ®t le [[Collectif jeunes libertaires]] (CJL) qui bientÃ´t va s'adosser Ã  l'UTCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
17 novembre : assassinat du PDG de Renault, Georges Besse (revendiquÃ© par Action directe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1987]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 fÃ©vrier : Arrestation Ã  Vitry-aux-Loges de Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1989]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation d'un collectif anticarcÃ©ral Ã  l'occasion du bicentenaire de la prise de la Bastille : les &amp;quot;Sans-cravates&amp;quot;, qui organisent une manifestation le 13 juillet au soir devant la prison de la SantÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1990]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une centaine de militants issus de l'UTCL, de la FA, du CJL, de l'OCL et de la TAC, lancent un Â« Appel pour une alternative libertaire Â» qui veut regrouper les communistes libertaires dans une mÃªme organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de [[Apache]], journal des scalpeurs parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1991]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s constitutif d'[[Alternative libertaire]] (AL), qui Ã©choue Ã  demi Ã  regrouper largement les communistes libertaires. L'UTCL et le CJL s'autodissolvent et leurs militants rejoignent AL, qui publie son Â« Manifeste pour une alternative libertaire Â» et dÃ©sormais le mensuel ''Alternative libertaire''. S'inspirant des thÃ©ories de [[Daniel GuÃ©rin]] cherchant la synthÃ¨se entre l'anarchisme et le marxisme, de [[Castoriadis]] (Socialisme ou barbarie)... elle se revendique du communisme libertaire, de l'anarcho-syndicalisme et du syndicalisme rÃ©volutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1992]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s une crise identitaire et politique â€” l'antifascisme est nÃ©cessaire mais pas suffisant â€” la volontÃ© de refonder un rÃ©seau parmi les groupes antifascistes et alternatifs se matÃ©rialise par la crÃ©ation du rÃ©seau No pasarÃ¡n. Ã€ Paris, le groupe Â« Apache Â» quitte le SCALP. Le SCALP parisien prend le nom de &amp;quot;SCALP-REFLEX&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1993]]===&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de ''[[Cette Semaine]]''. Ã€ l'origine hebdomadaire, puis mensuel, le journal paraÃ®tra par la suite quatre fois par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] scissionne sur la base de dÃ©saccords sur les Ã©lections professionnelles, la [[CNT-F|CNT Â« Vignoles Â»]] regroupe la majeure partie des militants, une minoritÃ© reste Ã  la [[CNT-AIT]]. CrÃ©ation de nouvelles sections au syndicat de l'Ã©ducation de la CNT-Vignoles : la Formation action universitaire (FAU) et la Formation action lycÃ©enne (FAL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11 novembre : grand rassemblement anarchiste Ã  Paris, place de la RÃ©publique. Toutes les organisations libertaires sont prÃ©sentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : crÃ©ation Ã  Paris de la Coordination des sans-abris (CDSA) (dont bon nombre de membres se rÃ©clament de l'anarchisme et auquel se joignent les militants de l'UA et de la CNT-AIT). Pendant un mois, la CDSA campe devant le ministÃ¨re des Affaires sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1994]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ Paris, la CDSA ouvre un squat avenue de Breteuil, dans le 7e arrondissement. ExpulsÃ©e durant l'Ã©tÃ©, elle s'installe alors au 9 rue saint-Sauveur (2e). Un collectif autonome est crÃ©Ã© Ã  l'occasion du mouvement anti-CIP : le Â« MARS Â» (Mouvement d'action et de rÃ©sistance sociale). Naissance de TCP (&amp;quot;Travailleurs, chÃ´meurs, et prÃ©caires en colÃ¨re&amp;quot;) au sein de la Coordination des sans-abris. En septembre, Audry Maupin est tuÃ© Ã  Paris au cours d'une fusillade avec la police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1995]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 21 janvier, Jacques Chirac est pris Ã  partie par des militants de la FÃ©dÃ©ration anarchiste au cours d'une Ã©mission de Canal+. Campagne de TCP contre les vigiles du mÃ©tro (TRAUM, Tribune de rÃ©sistance active des usagers du mÃ©tro). La FA exclue l'Union des Anarchistes de Radio Libertaire. En dÃ©cembre, la CNT-FAU s'allie avec l'UNEF pour contrer l'UNEF-ID Ã  la coordination nationale Ã©tudiante. Le SCALP participe Ã  la crÃ©ation du CAMI (Collectif d'aide aux manifestants interpellÃ©s).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
*La Dynamite, journal de la FAL, qui prend briÃ¨vement le nom de &amp;quot;Formation Anarchiste LycÃ©enne&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* Tic-Tac : sept numÃ©ros jusqu'en 1996. &amp;quot;T...I...C, T...A...C..., T'es ici, t'en as assez, Tic-Tac, Si t'en as ta claque de tout ce mic-mac, Sois frÃ©nÃ©tique, freine pas l'attaque, Pas fanatique mais feinte l'attaque, Sois systÃ©matique, le systÃ¨me attaque, Pas trop plastique et place ta claque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1996]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de la Coordination Des Sans-Abris et expulsion du squat de la rue Saint-Sauveur. Ã€ Paris, le collectif &amp;quot;Des papiers pour tous&amp;quot; multiplie les actions de solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re en lutte, avec notamment l'occupation du siÃ¨ge du RPR le 22 aoÃ»t, la veille de l'expulsion de l'Ã©glise Saint-Bernard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dÃ©cembre, la CNT Â« Vignoles Â» est exclue de l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT) au congrÃ¨s de Madrid : la CNT-AIT est reconnue comme la seule section franÃ§aise de l'AIT.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1997]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes se tient Ã  Lyon, le mandat de secrÃ©taire de l'IFA incombe dÃ©sormais Ã  Massimo. L'IFA regroupe la FA franÃ§aise, la FA italienne (FAI - Federazione anarchisti italiano), la FA ibÃ©rique (Espagne et Portugal, FAI - FederaciÃ³n anarquista ibÃ©rica), la FÃ©dÃ©ration libertaire argentine (FLA - FederaciÃ³n libertaria argentina), la FA anglaise (AF - Anarchist Federation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparition Ã©phÃ©mÃ¨re d'une Coordination de rÃ©sistance et de lutte anti-capitaliste (CRELAC) qui ne durera que quelques mois. CrÃ©ation Ã  la CNT-Vignoles (CNT-F) d'un ComitÃ© d'action chÃ´meurs qui participe durant l'Ã©tÃ© aux premiÃ¨res occupations des ANPE et des bureaux des ASSEDIC. La lutte se cristallise alors sur la question de l'augmentation du RMI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IncarcÃ©ration Ã  Paris d'un anarchiste italien (n'ayant aucun lien avec la FÃ©dÃ©ration Anarchiste et aucun rapport avec le Massimo prÃ©cÃ©demment citÃ©) : Massimo Passamani. Un comitÃ© se crÃ©e pour obtenir sa libÃ©ration : le ComitÃ© pour la DÃ©fense de Massimo Passamani.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1998]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LibÃ©ration de Massimo Passamani. Ã€ Paris, l'AssemblÃ©e GÃ©nÃ©rale des chÃ´meurs de Jussieu organise des actions quotidiennes dans la capitale (pillage d'un magasin Cash Converter, autorÃ©duction au restaurant Le Fouquet's, occupation de la bourse du commerceâ€¦). Le 30 juin, lors d'une occupation du Conseil constitutionnel, un Ã©tudiant dÃ©chire un exemplaire original de la Constitution de 1958 et Ã©crit sur la premiÃ¨re page : &amp;quot;La dictature capitaliste est abolie. Le prolÃ©tariat dÃ©crÃ¨te l'anarchie et le communisme&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Collectif anti-expulsion]] (CAE) en solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re. Le CAE intervient chaque semaine dans les aÃ©roports, Ã  Roissy et Orly, pour s'opposer physiquement aux expulsions de Â« sans-papiers Â». Disparition de Apache. Parution de Karoshi, revue anti-travail contre le revenu garanti. Naissance de Tiqqun, revue de mÃ©taphysique post-situationniste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1999]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[23 janvier]], Ã  l'appel du CAE, 200 personnes occupent le toit de l'hÃ´tel Ibis Ã  Roissy, dont le premier Ã©tage est Ã  l'Ã©poque utilisÃ© comme centre de rÃ©tention administrative. Dans la soirÃ©e, les bars de deux autres hÃ´tels Ibis sont pillÃ©s pour obtenir la libÃ©ration des personnes arrÃªtÃ©es au cours de l'occupation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2000]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de Tout le Monde dehors !, &amp;quot;Feuille d'info sur les prisonniers en lutte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s d'Alternative libertaire dÃ©cide d'un Â« tournant vers la visibilitÃ© Â», aprÃ¨s presque dix ans d'immersion dans les mouvements sociaux, au dÃ©triment de la construction d'AL. CrÃ©ation de l'association des Amis d'AL pour aider Ã  en financer les projets. Le mensuel ''Alternative libertaire'' augmente son tirage et passe en distribution publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; et du journal de prisonniers L'EnvolÃ©e liÃ© Ã  l'Ã©mission de radio du mÃªme nom qui Ã©met sur FrÃ©quence Paris Plurielle. Le collectif rÃ©unit notamment Act Up et le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues). Le soir de la fÃªte de la musique, un concert est organisÃ© devant la prison de la SantÃ©. Le 4 novembre, 500 personnes manifestent Ã  Paris pour l'abolition des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2001]]===&lt;br /&gt;
La plupart des organisations rÃ©unies dans &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; quittent le collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[1er avril|1{{er}}&amp;amp;nbsp;avril]], Ã  l'initiative de la CGT espagnole a lieu Ã  [[Madrid]] une rÃ©union internationale libertaire Ã  laquelle assistent AL, No pasarÃ¡n, l'OSL argentine, la FAG brÃ©silienne, la FAU uruguayenne, Al Badil al Chooi al Taharouri (Alternative communiste libertaire, [[Liban]]), l'ORA tchÃ¨que, l'OSL [[suisse]], l'Unicobas italienne, la SAC suÃ©doise, le [[CIPO-RFM]] ([[Mexique]]), Apoyo Mutuo (Espagne) et la CNT-Vignoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations â€” Ã  l'exception de la CNT-Vignoles â€” dÃ©cident de constituer le rÃ©seau SolidaritÃ© internationale libertaire (SIL), auquel s'associent bientÃ´t l'OCL puis l'OLS (en 2003) franÃ§aises, la Nefac nord-amÃ©ricaine, la ZACF sud-africaine, la FDCA italienne et l'AUCA argentine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau SIL se lance dans un projet de solidaritÃ© concrÃ¨te avec les organisations libertaires d'AmÃ©rique du Sud, pour les doter en logistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mobilisation en faveur de [[Werner Braeuner]], un anarchiste allemand au chÃ´mage incarcÃ©rÃ© pour le meurtre de son directeur d'ANPE : le [[9 juillet]], le consulat allemand de Paris est occupÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 500 personnes signent un appel Ã  l'unitÃ© du mouvement libertaire [1]. Cette dynamique crÃ©e un climat favorable Ã  la rencontre des diffÃ©rentes organisations et Ã  la mise sur pied d'initiatives unitaires (voir 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2002]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Union rÃ©gionale du sud-ouest (URSO â€“ [[Toulouse]], [[Perpignan]] et [[Montpellier]]...) de la FA se dÃ©fÃ©dÃ¨re lors du 59e congrÃ¨s de [[Rouen]] sur des dÃ©saccords organisationnels et se constitue en [[Coordination des groupes anarchistes]] (CGA). La CGA publie le mensuel ''Infos et analyses libertaires''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 19 au 28 juillet, un campement No Border est organisÃ© Ã  Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2003]]===&lt;br /&gt;
Dissolution du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; dans une Ã©phÃ©mÃ¨re &amp;quot;Coordination anticarcÃ©rale europÃ©enne&amp;quot; qui disparaÃ®t l'annÃ©e suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau No pasarÃ¡n se scinde en deux au mois de juin, Offensive libertaire et sociale (OLS) voit le jour et Ã©dite un trimestriel ''Offensive''. La CGA Ã©dite ses statuts et adopte notamment le vote majoritaire aux trois quarts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) se forme Ã  l'initiative de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste|FA]], d'[[Alternative libertaire|AL]], de l'OCL, de la CNT-F, la CGA, de l'OSL suisse et de No pasarÃ¡n en opposition Ã  la tenue du G8 Ã  [[Ã‰vian]] et participe Ã  la crÃ©ation du [[Village Alternatif, Anticapitaliste, et Antiguerre]] (VAAAG), qui se tient du [[26 mai|26]] au [[30 mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Automne : crÃ©ation du [[RÃ©seau Libertaire de Nanterre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 11 au 16 novembre, les mÃªmes organisations se joignent Ã  l'initiative de la FÃ©dÃ©ration anarchiste d'organiser un forum social libertaire Ã  [[Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)|Saint-Ouen]] en parallÃ¨le au Forum social europÃ©en de [[Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)|Saint-Denis]].&lt;br /&gt;
Le 15 novembre, des affrontements ont lieu avec le cortÃ¨ge du [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]] lors de la manifestation du FSE. Le soir, 200 personnes sont arrÃªtÃ©es en manifestant devant la prison de la SantÃ© Ã  l'appel de la coordination anticarcÃ©rale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire ouvre ses locaux publics Ã  Paris, rue d'Aubervilliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
* ''Appel'' : appel Ã  la crÃ©ation de communautÃ©s autonomes.&lt;br /&gt;
* ''AsymÃ©trie'' : &amp;quot;''bulletin communiste pour la guerre civile''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* ''Macache'' : &amp;quot;''Macache : expression de la nÃ©gation, rien. Rien, parce que de cette sociÃ©tÃ© de classe il n'y a rien Ã  vouloir, de sa dÃ©mocratie rien Ã  attendre, Rien, parce que face au capital, il n'y a rien Ã  nÃ©gocier, face Ã  l'Ã‰tat rien Ã  revendiquer. Rien, rien que la guerre sociale !''&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2004]]===&lt;br /&gt;
Mobilisation Ã  Nanterre contre la politique sÃ©curitaire de l'universitÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Avril se rÃ©unit Ã  besanÃ§on le 7e CongrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] qui consacre l'adhÃ©sion de l'[[Anarchist federation]] (anglaise), de la [[CSAF]] (TchÃ¨que et slovaque) et de l'[[ADA]] (Association des mouvements anarchistes russes).&lt;br /&gt;
Ã€ la suite de son congrÃ¨s de [[Rennes]] en mai, plusieurs groupes de la FA ([[Lyon]], [[Lille]], [[Nantes]], Lannion) se dÃ©fÃ©dÃ¨rent Ã  leur tour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Octobre le [[Monde libertaire]] souffle sa cinquantiÃ¨me bougie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mai : CrÃ©ation du groupe libertaire [[Place Libre]] et du forum du mÃªme nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En novembre se tient le VIIe congrÃ¨s d'Alternative libertaire, Ã  [[Angers]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : Parution de ''Vidange'' : technophobie, squats, et lutte contre la rÃ©pression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2005]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Outrage'' : bulletin Ã©ditÃ© par Action-K (collectif de propagation de contre-culture).&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autodissolution du CAE.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Premier numÃ©ro du ''Jobar'' : information classiste, &amp;quot; diffusÃ© en banlieue, loin des organisations libertaires...&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2006]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) et anti-nuclÃ©aires continue sur sa lancÃ©e en parallÃ¨le Ã  la manifestation anti-EPR Ã  Cherbourg et participe Ã  la crÃ©ation du VAAAN Village anti-capitaliste, autogÃ©rÃ© et anti-nuclÃ©aire, qui se tient du 15 au 17 avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8Ã¨me congrÃ¨s d'Alternative libertaire se tient en octobre Ã  Agen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== [[2007-2010]] ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de Non-Fides&amp;lt;ref name=&amp;quot;N-F&amp;quot;&amp;gt;http://www.non-fides.fr/?-Journaux-&amp;lt;/ref&amp;gt; et de Rebetiko (Chants de la plÃ¨be)&amp;lt;ref name=&amp;quot;Jura Lib &amp;quot;&amp;gt;http://juralibertaire.over-blog.com/article-rebetiko-4-vient-de-paraitre-42986080.html&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aujourd'hui==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, le panorama libertaire est composÃ© d'une bonne dizaine d'organisations : la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]], et [[Alternative Libertaire]], le rÃ©seau [[Scalp|No pasarÃ¡n]], l'[[Organisation Communiste Libertaire]], la [[Coordination des Groupes Anarchistes]] , l'[[Offensive Libertaire et Sociale]], la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-AIT]], le [[GARAS]], la [[Coordination anarchiste]], l'[[Union anarchiste]]...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut mettre Ã  part la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-Vignoles]] qui souhaite se situer exclusivement dans le champ syndical et ne plus se voir accoler l'Ã©tiquette libertaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau international existent une [[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), [[SolidaritÃ© internationale libertaire]] (SIL) et l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
*[[Anarchisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:anarchism in France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49868</id>
		<title>Chronologie du mouvement libertaire en France</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Chronologie_du_mouvement_libertaire_en_France&amp;diff=49868"/>
				<updated>2010-08-30T04:51:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Aujourd'hui */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[CatÃ©gorie:Histoire de l'anarchisme]]&lt;br /&gt;
==Histoire du mouvement libertaire en France==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette prÃ©sentation privilÃ©gie une vision de l'histoire du mouvement libertaire plutÃ´t axÃ©e sur l'aspect organisationnel et la presse libertaire. Volontairement, les Ã©vÃ©nements historiques ainsi que les militantes et militants ont Ã©tÃ© Ã©cartÃ©s de cette prÃ©sentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cette page ayant Ã©tÃ© modifiÃ©e Ã  maintes reprises par plusieurs Ã©diteurs, elle est de fait trÃ¨s Ã©loignÃ©e de la premiÃ¨re version originale. De plus elle prÃ©sente des points de vue trÃ¨s partiaux sinon erronÃ©s de l'histoire du mouvement''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[XIXe siÃ¨cle|XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1850]]. Premier journal anarchiste, ''L'Anarchie, journal de l'ordre'' d'[[Anselme Bellegarrigue]].&lt;br /&gt;
*[[1864]]. Naissance de l'[[Association internationale des travailleurs]] (AIT ou PremiÃ¨re Internationale) Ã  Londres. PremiÃ¨res tentatives de [[Bakounine]] de crÃ©er une organisation rÃ©volutionnaire anti-autoritaire, la Â« FraternitÃ© internationale rÃ©volutionnaire Â» ou Â« l'Alliance Â».&lt;br /&gt;
*[[1868]]. DeuxiÃ¨me tentative d'organisation bakouniniste, avec l'organisation des Â« FrÃ¨res internationaux Â» ou encore Â« l'alliance pure la dÃ©mocratie socialiste Â».&lt;br /&gt;
*[[1871]]. [[Commune de Paris (1871)|Commune de Paris]] : la rÃ©pression fait 25 000 victimes et dÃ©capite le mouvement rÃ©volutionnaire en France.&lt;br /&gt;
*[[1872]]. Bakounine et d'autres fÃ©dÃ©ralistes sont exclus de l'[[Association Internationale des Travailleurs|AIT]] au congrÃ¨s de [[La Haye]] par [[Karl Marx]] et ses partisans et se retrouve au sein de la [[FÃ©dÃ©ration jurassienne]].&lt;br /&gt;
*[[1873]]. Les fÃ©dÃ©ralistes se rÃ©unissent au [[congrÃ¨s de Saint-Imier]]&lt;br /&gt;
*[[1878]]. [[Kropotkine]] publie de GenÃ¨ve ''le RÃ©voltÃ©''.&lt;br /&gt;
*[[1880]]. ''La RÃ©volution sociale'', premier journal anarchiste d'aprÃ¨s la Commune, est publiÃ©.&lt;br /&gt;
*[[1881]]. [[ConfÃ©rence de Londres]]&lt;br /&gt;
*[[1889]]. [[Ã‰mile Pouget]] fonde ''[[Le PÃ¨re Peinard]]''. &lt;br /&gt;
*[[1895]]. ''Le Libertaire'', fondÃ© par [[SÃ©bastien Faure]] et [[Louise Michel]], sort son premier numÃ©ro le [[16 novembre]]. La [[ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail]] (CGT) est crÃ©Ã©e Ã  partir de la fusion des [[Bourses du travail]] et des syndicats et fÃ©dÃ©rations d'industries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PremiÃ¨re moitiÃ© du [[XXe siÃ¨cle|XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; &amp;amp;nbsp;siÃ¨cle]]===&lt;br /&gt;
*[[1906]]. La [[Charte d'Amiens]] est adoptÃ©e par la CGT.&lt;br /&gt;
*[[1907]]. Du 25 au [[30 aoÃ»t]] se tient le [[CongrÃ¨s anarchiste international d'Amsterdam]]&lt;br /&gt;
*[[1910]]. Naissance d'une Ã©phÃ©mÃ¨re Alliance communiste anarchiste.&lt;br /&gt;
*[[1911]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste anarchiste]] (FCA) voit le jour avec, pour secrÃ©taire, [[Louis Lecoin]].&lt;br /&gt;
*[[1913]]. Une [[FÃ©dÃ©ration communiste rÃ©volutionnaire anarchiste]] succÃ¨de Ã  la FCA en aoÃ»t, [[SÃ©bastien Faure]] en est l'animateur.&lt;br /&gt;
*[[1914]]-[[1918]]. [[PremiÃ¨re Guerre mondiale]], certains anarchistes se rallient Ã  l'[[Union sacrÃ©e]] et publient le [[Manifeste des Seize]] (dont [[Jean Grave]], [[Pierre Kropotkine]]...) en soutien aux alliÃ©s contre l'Allemagne.&lt;br /&gt;
*[[1917]]. [[RÃ©volution russe]]. Le [[15 juin]] paraÃ®t un premier numÃ©ro clandestin du ''Libertaire.''&lt;br /&gt;
*[[1919]]. Le [[26 janvier]], une nouvelle sÃ©rie hebdomadaire du ''Libertaire'' reparaÃ®t, la crÃ©ation prochaine d'une FÃ©dÃ©ration anarchiste est annoncÃ©e.&lt;br /&gt;
*[[1920]]. En novembre, une [[Union Anarchiste]] (UA) se reconstitue sur des bases violemment hostile aux [[bolchevik]]s.&lt;br /&gt;
*[[1923]]. Le [[4 dÃ©cembre]] marque le premier numÃ©ro du ''Libertaire'' quotidien.&lt;br /&gt;
*[[1925]]. Des Russes en exil se retrouvent Ã  Paris et fondent avec [[Makhno]] et [[Archinov]] la revue ''[[Dielo Trouda]]'' (la Cause du travail). Le [[26 mars]], le ''Libertaire'' cesse sa parution quotidienne et redevient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
*[[1926]]. En juin paraÃ®t le Â« projet de plate-forme organisationnelle pour une Union gÃ©nÃ©rale des anarchistes Â», plus connu sous le nom de Â« plate-forme d'Archinov Â». [[Voline]] rÃ©pond Ã  cette plate-forme par son projet de Â« SynthÃ¨se Â» dans son article Â« le problÃ¨me organisationnel et l'idÃ©e de synthÃ¨se Â». L'UA se transforme en juillet, aprÃ¨s son congrÃ¨s d'OrlÃ©ans, en Union anarchiste communiste (UAC), une opposition grandissante se dÃ©veloppe entre partisans de la plate-forme et partisans de la SynthÃ¨se. Les syndicalistes rÃ©volutionnaires quittent la CGT et fondent la [[CGT-SR]] avec, pour secrÃ©taire, [[Julien Toublet]].&lt;br /&gt;
*[[1927]]. [[Nicolas Sacco]] et [[Bartolomeo Vanzetti]] sont exÃ©cutÃ©s. L'UAC devient majoritairement [[plateformiste]] au congrÃ¨s de Paris des [[30 octobre]] et [[1er novembre]]. Les [[SynthÃ©sisme libertaire|synthÃ©sistes]] minoritaires quittent l'UAC et fondent l'[[Association des fÃ©dÃ©ralistes anarchistes]] (AFA) qui diffusera le ''Trait d'union libertaire'' puis ''la Voix libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1930]]. Ã€ l'issue de congrÃ¨s de l'UACR, des groupes synthÃ©sistes rÃ©intÃ¨grent les rangs de l'UACR.&lt;br /&gt;
*[[1934]]. L'UACR prend l'initiative de convoquer un congrÃ¨s en vue de rÃ©aliser l'unitÃ© de tous les anarchistes. L'[[antifascisme]] doit servir Ã  cimenter cette union. Le congrÃ¨s se tient Ã  Paris les [[20 mai|20]] et [[21 mai]], on dÃ©cide de revenir Ã  l'appellation Â« Union anarchiste Â» et l'AFA profite de cette occasion pour se dissoudre et rÃ©intÃ©grer l'organisation. Une FÃ©dÃ©ration communiste libertaire se crÃ©Ã©e sur une scission de l'UA.&lt;br /&gt;
*[[1936]]. [[Front populaire]] et [[RÃ©volution espagnole]]. Les anarchistes sont investis dans [[SolidaritÃ© internationale antifasciste]] (SIA). Une FÃ©dÃ©ration anarchiste de langue franÃ§aise (FAF) se dÃ©veloppe Ã  partir d'une scission de l'UA, qui dÃ©nonce la collusion des libertaires avec le Front populaire ainsi qu'une critique de la participation de la [[CNT]]-[[FAI]] au gouvernement rÃ©publicain en Espagne. La FAF Ã©dite ''Terre libre'' auquel collabore [[Voline]]. Avant-guerre coexistent donc deux organisations, l'[[Union anarchiste]] (UA), qui a pour organe ''le Libertaire'' et la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste franÃ§aise]] (FAF) avec pour journal ''Terre libre''. Celles-ci n'ayant prÃ©vu aucune structure clandestine disparaissent rapidement Ã  la dÃ©claration de guerre.&lt;br /&gt;
*[[1943]]. [[19 juillet]], une rÃ©union clandestine de militants, dite de la [[FÃ©dÃ©ration internationale syndicaliste rÃ©volutionnaire]], se tient Ã  Toulouse.&lt;br /&gt;
*[[1944]]. Le [[15 janvier]], est mise au point une charte de la nouvelle [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]] (FA) approuvÃ©e Ã  la rencontre d'Agen les [[29 octobre|29]] et [[30 octobre]], la dÃ©cision est prise de faire reparaÃ®tre ''[[le Libertaire]]'' comme lien. Le premier numÃ©ro date de dÃ©cembre [[1944]].&lt;br /&gt;
*[[1945]]. Septembre, reparution irrÃ©guliÃ¨re puis bimensuelle du ''Libertaire'' en tant qu'organe. Les [[6 octobre|6]] et [[7 octobre]] se tiennent les Assises du mouvement libertaire. Le [[20 octobre]], dÃ©but des travaux du congrÃ¨s constitutif de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui se tiendra Ã  Paris le [[2 dÃ©cembre]]. Elle est composÃ©e d'une majoritÃ© de militants de l'ancienne FA (synthÃ©siste) et quelques militants de l'ancienne Union anarchiste (UA, qui soutenait la politique de collaboration ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail / FÃ©dÃ©ration anarchiste ibÃ©rique (CNT/FAI) au gouvernement rÃ©publicain), pendant la guerre d'Espagne et de jeunes militants issus de la rÃ©sistance. Les Jeunesses libertaires, organisation satellite de la FA voient le jour. La FA regroupe donc l'ensemble des libertaires franÃ§ais Ã  l'exception de certains individualistes regroupÃ©s autour d'[[Emile Armand]] (ceux-ci publient ''l'Unique'' et ''l'En-dehors'') et de certains pacifistes, avec [[Louvet]] et [[Maille]] qui publient ''Ã€ contre-courant''. Une structure confÃ©dÃ©rale est mise en place : Â« le mouvement libertaire Â», qui coordonne les efforts de publication avec le courant Louvet (journal ''Ce qu'il faut dire''), la minoritÃ© anarcho-syndicaliste de la CGT rÃ©unifiÃ©e (FSF â€“ FÃ©dÃ©ration syndicaliste franÃ§aise reprÃ©sentant la tendance Â« Action syndicaliste Â») et ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
*[[1946]]. DÃ¨s le dÃ©but, les tendances individualiste et communiste libertaire cohabitent mal au sein de la FA. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations. [[George Fontenis]], considÃ©rÃ© comme consensuel car liÃ© Ã  aucun clan, est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 2e congrÃ¨s de [[Dijon]]. Le [[6 dÃ©cembre]], la FSF se transforme en [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] (CNT), elle adopte la charte de Paris et fait paraÃ®tre ''le Combat syndicaliste''. ''Le Libertaire'' devient hebdomadaire Ã  partir du mois d'avril.&lt;br /&gt;
*[[1947]]. George Fontenis est reconduit dans ses fonctions de secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FA au 3e congrÃ¨s d'Angers. Des militants de la FA participent Ã  la naissance de la ConfÃ©dÃ©ration gÃ©nÃ©rale du travail â€“ Force ouvriÃ¨re (CGT-FO) suite Ã  la main-mise du [[Parti communiste franÃ§ais]] sur la CGT et Ã  l'affaiblissement de la CNT rÃ©sultant des nombreuses tensions internes.&lt;br /&gt;
*[[1949]]. La FA participe au congrÃ¨s anarchiste international de Puteaux, qui accueille aussi bien des organisations structurÃ©es (Grande-Bretagne) que des groupes autonomes ou des individus (Allemagne, Ã‰tats-Unis d'AmÃ©rique, Bolivie, Cuba, Argentine, PÃ©rou...).&lt;br /&gt;
*[[1950]]. Au dÃ©but de l'annÃ©e, une partie des communistes libertaires de la FA s'organisent en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), et qui a pour but dâ€™imposer une ligne politique unique, une organisation forte et structurÃ©e, lâ€™OPB adopte comme tactique lâ€™entrisme et le noyautage des postes Ã  responsabilitÃ©. Le 4iÃ¨me congrÃ¨s de Paris instaure le vote dans lâ€™organisation, mais les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants ,nÃ©ammoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer...&lt;br /&gt;
*[[1951]]. Sur proposition du groupe Louise Michel ([[Maurice Joyeux]]), le 4e congrÃ¨s de la FA, Ã  Paris, instaure le vote dans lâ€™organisation. Les positions restent indicatives et nâ€™engagent pas les groupes opposants. NÃ©anmoins, le vote va modifier les fragiles Ã©quilibres au sein de la fÃ©dÃ©ration. Les individualistes, qui considÃ©raient cela comme conduisant Ã  la Â«dictature de la majoritÃ©Â», ne parviennent pas Ã  s'y opposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Seconde moitiÃ© du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle==&lt;br /&gt;
===[[1952]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s le congrÃ¨s de [[Bordeaux]] au mois de juin, une premiÃ¨re scission va se produire au sein de la FA. Plusieurs militants (Aristide et [[Paul Lapeyre]], Arru, Vincey...) sont poussÃ©s vers la sortie ou quittent d'eux-mÃªmes la FÃ©dÃ©ration. La majoritÃ© de la FA dÃ©cide, par 103 voix contre 45, que les votes s'effectueraient dÃ©sormais par mandat, mais les opposants dÃ©clarent solennellement qu'ils ne reconnaissent aucune valeur Ã  cette dÃ©cision, et une premiÃ¨re scission va en rÃ©sulter en octobre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les militants qui ne se retrouvent pas dans la nouvelle orientation de la FA vont se rÃ©unir autour d'un bulletin, ''l'Entente anarchiste, bulletin de relation, d'information, de coordination, et d'Ã©tude organisationnelle du mouvement anarchiste''. Le premier numÃ©ro est datÃ© du [[30 octobre]] [[1952]].&lt;br /&gt;
Ã‰manant du congrÃ¨s du Mans du [[11 octobre]] 1952, ''l'Entente'' est Â« un organe destinÃ© Ã  mettre en contact, en dehors de tout exclusivisme, les fÃ©dÃ©rations, groupes et individus, se rÃ©clamant de l'anarchisme Â». RÃ©unie notamment autour de [[Georges Vincey]], Tessier, [[Louis Louvet]], [[AndrÃ© Prudhommeaux]], mais aussi deux individus louches qui vireront Ã  l'extrÃªme droite Ã  l'occasion de la guerre d'AlgÃ©rie, Raymond Beaulaton et Fernand Robert, ''l'Entente anarchiste'' apparaÃ®t clairement comme une tentative de sauvegarde d'un certain anarchisme, Â« opposÃ© Â» Ã  l'anarchisme-lutte de classe portÃ© aussi bien par Georges Fontenis que par Maurice Joyeux. DÃ¨s le premier numÃ©ro, c'est Ã   Raymond Beaulaton qu'il revient de fixer le dÃ©bat et le sens des critiques : Â« Venons en directement au fait. L'unitÃ© anarchiste du lendemain de la guerre fut vite brisÃ©e. Il y a deux ans, au congrÃ¨s de Paris, le systÃ¨me de consultation par le vote fut instituÃ©. En deux ans, cette unitÃ© fut dÃ©truite. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1953]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au congrÃ¨s de Paris, la FA se transforme en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL) par un vote majoritaire de 71 mandats contre 61. (Les autres noms proposÃ©s Ã©tant Â« Parti communiste anarchiste Â» et Â« Parti communiste libertaire Â» !) La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militant-e-s. Du [[25 dÃ©cembre|25]] au [[27 dÃ©cembre]] se tient Ã  Paris le congrÃ¨s de la Maison verte (Montmartre), organise la reconstruction de la FÃ©dÃ©ration anarchiste (organisation synthÃ©siste) Ã  partir des groupes exclus et d'ancien-ne-s militant-e-s ayant quittÃ© la FA les annÃ©es prÃ©cÃ©dentes au vu des pratiques jugÃ©es Â« lÃ©ninistes Â» des communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Entente anarchiste se dissout et ses militants intÃ¨grent la nouvelle FA. Des principes de base sont rÃ©digÃ©s de faÃ§on Ã  regrouper le plus grand nombre d'anarchistes, toutes tendances confondues. Un pari difficile Ã  tenir, car Maurice Joyeux, initiateur de cette FA reconstituÃ©e, est obligÃ© de faire des compromis avec les anarchistes individualistes de l'Entente. Il en rÃ©sulte un mode de fonctionnement que Joyeux jugeait Â« impossible Â» : la prise de dÃ©cision au consensus. 1953 est aussi l'annÃ©e de parution du ''Manifeste du communisme libertaire'' de Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1954]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FCL publie son Â« programme ouvrier Â», fortement inspirÃ© du programme revendicatif de la [[CGT]]. Ã€ Paris est crÃ©e l'[[Internationale communiste libertaire]] (ICL), regroupant notamment les GAAP italiens, les espagnols de Ruta et le [[Mouvement libertaire nord- africain]] (MLNA), en opposition Ã  l'Internationale anarchiste. L'ICL n'aura qu'une existence Ã©phÃ©mÃ¨re. La parution du ''[[MÃ©morandum du groupe Kronstadt]]'', tout juste exclu de la FCL dÃ©nonce l'orientation Â« bolchevik Â» de la FÃ©dÃ©ration communiste libertaire et l'existence de l'organisme secret OPB. L'Association pour l'Ã©tude et la diffusion des philosophies rationalistes (AEDPR) est crÃ©Ã©e, propriÃ©taire du journal et des Å“uvres, elle doit empÃªcher toute nouvelle prise de pouvoir Ã  la FA. Le premier numÃ©ro du ''Monde Libertaire'', organe mensuel de la FA paraÃ®t en octobre 1954, la crise a Ã©tÃ© dure, il restera mensuel pendant vingt-trois ans. La FCL garde le titre du ''Libertaire'', elle diffuse Ã©galement ''Jeune rÃ©volutionnaire'' puis ''la Jeune garde des travailleurs''. Le [[1er novembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;novembre]] [[1954]], l'insurrection algÃ©rienne Ã©clate, et la FCL s'engage pour l'indÃ©pendance du peuple algÃ©rien. C'est le dÃ©but d'une rÃ©pression d'Ã‰tat contre la FCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1955]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Gaston Leval]] quitte la FA et crÃ©e les ''Cahiers du socialisme libertaire''. En novembre, une partie du groupe Kronstadt fonde le groupe [[Noir et Rouge]]. La FCL dÃ©finit sa ligne de soutien Ã  l'indÃ©pendance algÃ©rienne, le Â« soutien critique Â», qui peut se rÃ©sumer ainsi : combatte le colonialisme, soutenir les fractions progressistes de la rÃ©sistance algÃ©rienne, Å“uvrer Ã  ce que la chute du colonialisme soit synonyme de transformation rÃ©volutionnaire de la sociÃ©tÃ©. ConcrÃ¨tement, les militants de la FCL Â« portent des valises Â» pour le MNA, la principale organisation de gauche algÃ©rienne. Un militant de la FCL, [[Pierre Morain]], est condamnÃ© Ã  la prison : c'est le tout premier FranÃ§ais incarcÃ©rÃ© pour sa solidaritÃ© avec le peuple algÃ©rien.&lt;br /&gt;
===[[1956]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants de l'ex-Entente anarchiste, regroupÃ©s autour de Robert et Beaulaton, quittent la FA et crÃ©ent le [[25 novembre]] Ã  [[Bruxelles]] l'[[Alliance ouvriÃ¨re anarchiste]] (AOA). L'AOA publie le pÃ©riodique ''l'Anarchie'', et dÃ©rivera vers l'extrÃªme-droite au cours de la guerre d'AlgÃ©rie. La FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives de janvier Ã  Paris et prÃ©sente dix candidats. AndrÃ© Marty (un des anciens Â« mutins de la Mer noire Â», exclu du PCF et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour son action pendant la guerre d'Espagne) est sollicitÃ© pour Ãªtre tÃªte de liste FCL dans le 13e arrondissement, mais ne donne pas suite. La rÃ©pression d'Ã‰tat s'accÃ©lÃ¨re, les procÃ¨s, la censure et les saisies du ''Libertaire'' se succÃ¨dent. Une partie des militants de la FCL (Fontenis, Philippe, Morain...) entrent dans la clandestinitÃ© pour Ã©chapper Ã  la prison. Le ''Libertaire'' cesse de paraÃ®tre en juillet, la FCL se dÃ©sagrÃ¨ge. Le Mouvement libertaire nord-africain (MLNA), liÃ© Ã  la FCL, en butte Ã  une rÃ©pression fÃ©roce, se saborde. Des militants sortis de la FCL en novembre [[1955]] (groupes Kronstadt, [[Grenoble]] et [[Maisons-Alfort]]) fondent les [[Groupes anarchistes d'action rÃ©volutionnaire]] (GAAR). Ces derniers se veulent Â« l'expression de la tendance anarchiste communiste du mouvement libertaire Â». Les GAAR vont Ã©diter la revue ''Rouge et Noir'' dont le premier numÃ©ro paraÃ®t en Avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1957]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR rÃ©digent leurs Â« DÃ©clarations de principes Â», ils adoptent la plate-forme, c'est-Ã -dire l'unitÃ© tactique et idÃ©ologique, la responsabilitÃ© collective et soutiennent et les luttes de libÃ©ration nationale (soutien au FLN algÃ©rien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aventure de la FCL se termine dÃ©finitivement avec l'arrestation des militants en cavale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1960]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste (FAC) se crÃ©Ã©e Ã  partir des GAAR, des contacts s'engagent avec la FA. Ã€ son congrÃ¨s de TrÃ©lazÃ©, la FA reconnaÃ®t la possibilitÃ© de constituer en son sein des tendances organisÃ©es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1961]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les GAAR procÃ¨dent Ã  leur dissolution. ''Noir et Rouge'' continue nÃ©anmoins de paraÃ®tre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FAC scissionne : les groupes Kronstadt, de Maisons-Alfort, [[Lille]], [[Strasbourg]] et Grenoble rejoignent la FA au congrÃ¨s de [[MontluÃ§on]] oÃ¹ ils s'organisent en tendance, l'Union des groupes anarchistes communistes (UGAC). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1962]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une deuxiÃ¨me tendance voit le jour en 1962 au sein de la FA : L'[[Union anarcho-syndicaliste]]. L'UAS naÃ®t lors d'une rÃ©union Ã  Niort en janvier 1962 et rassemble les groupes de Niort, [[Saintes]], Bordeaux et Nantes qui viennent de rompre avec le Clado, ComitÃ© de liaison et d'action. L'UAS tente un rapprochement avec l'UGAC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1964]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC reproduit les mÃªmes mÃ©thodes de l'OPB au sein de la FA (bulletin intÃ©rieur secret, entrisme et manÅ“uvres pour s'emparer des postes Ã  responsabilitÃ©...), les tensions s'aggravent et conduisent l'UGAC sauf les groupes de Strasbourg et Grenoble Ã  quitter la FA au congrÃ¨s de Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1965]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ComitÃ© de liaisons des jeunes anarchistes (CLJA) se met en place, il regroupe Ã  titre individuel des militants de la FA, de l'UGAC, des FIJL (espagnols) et des groupes autonomes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des premiÃ¨res rencontres permettent de mettre en place les prÃ©misses de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes (IFA).&lt;br /&gt;
Maurice Fayolle Ã©dite ses ''RÃ©flexions sur l'anarchisme''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1966]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'UGAC produit une politique frontiste qui la conduit Ã  dÃ©river vers des mouvements maoistes ou trotskystes (tendance pabliste). L'UGAC produit une brochure, ''Lettres au mouvement anarchiste international''. Plate- formistes, ils affirment leur conviction de l'impossibilitÃ© de rÃ©unir toutes les tendances libertaires au sein d'une mÃªme organisation, et leur souhait de regrouper tous les anarchistes- communistes, et de former et s'insÃ©rer dans un mouvement rÃ©volutionnaire. Ils publieront six numÃ©ros de ''Perspectives anarchistes-communistes'' Ã  partir de 1967 et ce jusque 1969. L'UGAC va disparaÃ®tre et se transfomer en Tribune anarchiste communiste (TAC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une rÃ©union de jeunes anarchistes d'[[Europe]] se tient Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Liaison des Ã©tudiants anarchistes (LEA) se crÃ©Ã©e Ã©galement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1967]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tentative de relancer l'[[Union fÃ©dÃ©rale anarchiste]] avec comme organe ''le Libertaire''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les communistes libertaires vont se regrouper Ã  nouveau dans la FA et crÃ©ent en son sein une nouvelle tendance organisÃ©e, l'[[Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste]] (ORA) qui Ã©dite la feuille ''l'InsurgÃ©''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1968]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 17 et [[18 mars]] Ã  Paris se rÃ©unissent des militants communistes libertaires. Membres de la [[Jeunesse anarchiste communiste]] (JAC), de la [[Tribune anarchiste communiste]] (TAC), de l'ex-FCL et des isolÃ©s ; ils se rencontrent Ã  l'initiative de Georges Fontenis. La fin de l'annÃ©e verra la crÃ©ation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL) Ã  la suite de cette rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La TAC participe au ComitÃ© d'initiative pour un mouvement rÃ©volutionnaire (CIMR) aux cÃ´tÃ©s de [[Alain Krivine|Krivine]], Bensaid, Weber des Jeunesses communistes rÃ©volutionnaires (JCR), de militants du courant Â« pabliste Â» (trotskyste) et de militants communistes libertaire dont Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le congrÃ¨s de [[Carrare]] en [[Italie]] rÃ©unit l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), elle rassemble les FA franÃ§aise et italienne ainsi que la FÃ©dÃ©ration anarchiste bulgare en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fraction de la FA est pour la tenue du congrÃ¨s, une autre est contre. Comme la FA ne peut pas prendre de dÃ©cisions, deux dÃ©lÃ©gations sont envoyÃ©s Ã  Carrare, dont l'une expliquera simplement pourquoi une partie de la FA est contre la tenue de ce congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
Cette annÃ©es voit Ã©galement la naissance officielle de l'ORA, tendance organisÃ©e au sein de la FA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, on peut citer comme organisation ou revues qui se rÃ©clament du Â« mouvement Â» libertaire : la FÃ©dÃ©ration anarchiste, le Mouvement communiste libertaire, l'Union fÃ©dÃ©rale des anarchistes, l'Alliance ouvriÃ¨re anarchiste, la Tribune anarchiste communiste, l'Union des groupes anarchistes communistes, Noir et Rouge, la ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail, l'Union anarcho-syndicaliste, l'Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste et des groupes divers (autonomes, spontanÃ©istes, conseillistes, situationnistes...), ainsi que les ''Cahiers socialistes libertaires'' de Leval, ''Ã€ contre-courant'' de Louvet, ''La RÃ©volution prolÃ©tarienne'', et les revues individualistes dÃ©jÃ  citÃ©es, d'Emile Armand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1969]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste Communiste dâ€™Occitanie]] (FACO) par [[Guy Malouvier]], qui adhÃ¨re Ã  lâ€™ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ORA se dÃ©tache de la FA et se constitue en organisation spÃ©cifique. Les anciens combattants de la guerre d'Espagne appuient la scission en offrant Ã  l'ORA l'usage de leurs locaux du 33, rue des Vignoles (Paris 20e).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Daniel GuÃ©rin]] Ã©crit Â« Pour un marxisme libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'[[Union des groupes anarchistes communistes]] s'autodissout. Son journal, Tribune anarchiste communiste (TAC) poursuivra sa parution jusque dans les annÃ©es 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1970]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[31 janvier]], c'est la crÃ©ation officielle de l'[[Alliance syndicaliste rÃ©volutionnaire et anarcho-syndicaliste]] (ASRAS), Ã  Paris. Elle deviendra plus tard l'[[Alliance syndicaliste]] avec comme organe ''SolidaritÃ© ouvriÃ¨re''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe [[Pour une critique rÃ©volutionnaire]] fait paraÃ®tre Ã  Charenton ''Fin de l'Ã¨re chrÃ©tienne''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1971]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le MCL et l'ORA tentent un rapprochement qui Ã©choue malgrÃ© l'intervention et la mÃ©diation de Daniel GuÃ©rin. En juillet, un groupe du MCL rejoint l'ORA. Quatre groupes de l'ORA rejoignent le MCL et donnent naissance Ã  la premiÃ¨re Organisation communiste libertaire (OCL-1) lors d'un congrÃ¨s constitutif Ã  Marseille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL a des contacts avec la gauche marxiste autour de thÃ¨mes favorables au conseillisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une Confrontation anarchiste (CA) se met en place Ã  partir de militants de la FA, rejoints par l'UFA et quelques groupes autonomes.&lt;br /&gt;
Guy Malouvier quitte l'ORA aprÃ¨s des dÃ©saccords portant entre autres sur la question nationale, et crÃ©e la FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste occitane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 1er au 4 aoÃ»t, l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes tient Ã  Paris son 2e congrÃ¨s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de juillet, crÃ©ation des cercles Front libertaire qui reprÃ©sentent la structure d'accueil des sympathisants de l'ORA. Leur appartenance n'entraÃ®ne pas une adhÃ©sion systÃ©matique Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants quittent l'ORA pour rejoindre l'Union communiste de France (groupe maoÃ¯ste ultra-stalinien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1972]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes quittent la FA pour rejoindre Confrontation anarchiste. Cette derniÃ¨re publie un bulletin, ''Combat anarchiste'', et un pÃ©riodique, ''Commune libre''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1971 Ã  1976, c'est la tendance non organisationnelle qui va Ãªtre majoritaire dans cette Â« Confrontation Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exclusion de militants de l'ORA qui appuyaient les Â« candidatures rÃ©volutionnaires uniques Â» aux lÃ©gislatives.&lt;br /&gt;
Une minoritÃ© d'entre eux va renforcer Lutte OuvriÃ¨re, tandis que la majoritÃ© rejoint la Ligue communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1973]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rupture du groupe Poing noir avec la FA sur des bases organisationnelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IntÃ©gration des cercles FL Ã  l'ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1974]]===&lt;br /&gt;
Naissance du groupe Marge, qui cherche Ã  rassembler tous les marginaux (dÃ©linquant(e)s, prostituÃ©(e)s, anciens prisonniers, toxicomanes, homosexuel(le)s, travestis, squattersâ€¦)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Groupe d'action et d'Ã©tudes libertaires]] (GAEL) Ã  partir du groupe Poing noir, rejoint par d'autres libertaires non organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Lanterne noire'', revue qui accueille des anciens de ''Noir et Rouge'' (disparue) et des libertaires d''Informations et correspondances ouvriÃ¨res'' (disparue Ã  ce moment-lÃ ).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'OCL Ã©clate dÃ©finitivement aprÃ¨s sa dÃ©rive conseilliste qui date de 1971. Le reste de ses militants, renforcÃ© par la venue de deux groupes scissionnistes de l'ORA, fonde une nouvelle organisation et revue, ''Rupture''. Celle-ci veut contribuer Ã  Â« l'Ã©laboration du projet communiste Ã  l'Ã©mergence d'un mouvement communiste radical Â». Cette orientation ultra-gauche va les conduire vers les groupes Â« autonomes Â». cette organisation disparaÃ®tra trÃ¨s rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s les grÃ¨ves de 1974 dans les banques, le rail et aux PTT, naÃ®t une tendance ouvriÃ©riste et syndicaliste rÃ©volutionnaire au sein de l'ORA. Cette tendance, baptisÃ©e [[Union des travailleurs communistes libertaires]] (UTCL), critique la composition majoritairement Ã©tudiante de l'ORA, ses dÃ©rives ultra-gauche (antisyndicalisme) et sa confusion politique qui conduit des militants de valeur Ã  la quitter pour la LCR ou d'autres organisations marxistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[5 dÃ©cembre]] : arrestation de [[Jean-Marc Rouillan]] Ã  Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1976]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s de l'ORA Ã  OrlÃ©ans, qui entÃ©rine l'exclusion de la tendance UTCL, et se rebaptise Organisation communiste libertaire (OCL 2e maniÃ¨re). L'OCL publie ''Front libertaire'' et un premier numÃ©ro de ''Pour l'autonomie ouvriÃ¨re et l'abolition du salariat''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril, les exclus de l'ORA crÃ©ent un collectif pour une Union des travailleurs communistes libertaires (UTCL). Ils se dotent d'un organe de presse : ''Tout le pouvoir aux travailleurs'' (TLPAT) au dÃ©but de l'annÃ©e 1977.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Confrontation anarchiste Ã©clate et donne naissance Ã  l'Organisation combat anarchiste (OCA) sous l'impulsion des organisationnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1977]]===&lt;br /&gt;
Mai : libÃ©ration de Jean-Marc Rouillan et des militants des GARI ([[Groupes d'action rÃ©volutionnaire internationalistes]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[30 juillet|30]] et [[31 juillet]] : manifestation antinuclÃ©aire Ã  Creys-Malville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[19 octobre]] : premiÃ¨re rÃ©union de l'AssemblÃ©e parisienne des groupes autonomes (APGA), suite Ã  la mort des prisonniers de la RAF. En dÃ©cembre, l'APGA publie L'Officiel de l'autonomie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin octobre se dÃ©roule Ã  Paris la ConfÃ©rence nationale des travailleurs libertaires. Celle-ci est convoquÃ©e Ã  l'initiative de l'AS, du Groupe anarcho-syndicaliste (GAS) de Rouen et de l'UTCL. La FA, la CNT et l'UAS sont prÃ©sents Ã  titre d'observateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[Monde libertaire]] devient hebdomadaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1978]]===&lt;br /&gt;
Parution de Matin d'un blues, revue de l'Autonomie dÃ©sirante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 et 22 janvier : Ã  Strasbourg, la police empÃªche le rassemblement prÃ©vu contre l'Espace judiciaire europÃ©en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[25 fÃ©vrier|25]] et [[26 fÃ©vrier]] se rÃ©unit le congrÃ¨s constitutif de l'UTCL. Du 23 au [[27 mars]] se rÃ©unit Ã  Carrare le 3e congrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), le secrÃ©tariat IFA est dÃ©sormais assurÃ© par la FA Italienne... La FA reconnaÃ®t dÃ©sormais dans ses principes de base la [[lutte des classes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au printemps, autodissolution de l'APGA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©part de la FA de quelques groupes et militants en dÃ©saccord sur l'intÃ©gration de ce concept dans les principes de base qui rÃ©gissent le fonctionnement de la fÃ©dÃ©ration. Ils fondent l'[[Union anarchiste]] (UA) avec ''le Libertaire'' comme organe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre se rÃ©unit Ã  Rouen la ConfÃ©rence nationale des anarcho-syndicalistes (CNAS) Ã  l'initiative du GAS de Rouen et de l'AS. Y sont prÃ©sents des groupes FA, la FA Ã  titre d'observatrice, ainsi que la CNT (Vignolles), la CNT (Tour d'Auvergne), l'UAS, le Syndicat autonome des travailleurs (SAT) de Lyon et des individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1979]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de Marge. En mars, CNAS Ã  Lyon. Le quinzomadaire ''Front libertaire'' disparaÃ®t. Daniel GuÃ©rin puis Georges Fontenis sont admis au sein de l'UTCL. PremiÃ¨re apparition d'[[Action directe (Organisation)|Action Directe]] avec le mitraillage du siÃ¨ge du patronat le [[1er mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[28 aoÃ»t]] : hold-up Ã  la perception de CondÃ©-sur-l'Escaut, dans le Nord : 16 millions de francs de butin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1980]]===&lt;br /&gt;
Les 27 et 28 mars, 32 personnes sont arrÃªtÃ©es dans le cadre de l'enquÃªte sur Action directe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les contacts entre l'UTCL et l'OCA aboutissent Ã  l'intÃ©gration de cette derniÃ¨re dans l'UTCL. Le journal ''Lutter'' de l'OCA deviendra par la suite le journal de l'UTCL. L'OCL publie dÃ©sormais le mensuel ''Courant alternatif''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail d'infiltration d'un indicateur de police (Gabriel Chahine) permet l'arrestation le 13 septembre d'une dizaine de militants d'Action directe (dont Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1981]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le congrÃ¨s de la FÃ©dÃ©ration anarchiste qui, en mai, signe l'acte de naissance de [[Radio libertaire]], en plein boom des radios libres. La premiÃ¨re Ã©mission commence le [[1er septembre|1{{er}}&amp;amp;nbsp;septembre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[10 juin]], cinq personnes accusÃ©es du hold-up de CondÃ©-sur-l'Escaut sont arrÃªtÃ©es. Le 7 aoÃ»t, la plupart des prisonniers politiques sont amnistiÃ©s : [[Jean-Marc Rouillan]] est libÃ©rÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[22 aoÃ»t]] : dÃ©but de la [[grÃ¨ve de la faim]] en prison de [[Nathalie MÃ©nigon]] et des accusÃ©s du hold-up de CondÃ©-sur-lâ€™Escaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[17 septembre|17]] et [[26 septembre]] : Nathalie MÃ©nigon et la plupart des prisonniers en grÃ¨ve de la faim sont libÃ©rÃ©s pour raison mÃ©dicale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Octobre : libÃ©ration du dernier prisonnier en grÃ¨ve de la faim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1983]]===&lt;br /&gt;
CrÃ©ation de la [[Coordination Libertaire Ã‰tudiante]] (CLE).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[29 aoÃ»t]], les CRS investissent le studio de Â« [[Radio libertaire]] Â» et saisissent le matÃ©riel, le [[3 septembre]], une manifestation de cinq mille personnes pour la libertÃ© d'expression obtient une frÃ©quence pour Â« Radio libertaire Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1984]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrestation Ã  Avignon d'[[Hellyette Bess]], d'Action directe. Apparition des premiers groupes [[SCALP]] (Section carrÃ©ment anti Le Pen). Au mois de juin, un attentat au palais des congrÃ¨s de Toulouse entraÃ®ne l'annulation du meeting prÃ©vu par Jean-Marie Le Pen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1985]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[25 janvier]] : assassinat du gÃ©nÃ©ral Audran (revendiquÃ© par Action directe. Ã‰missions Ã  Paris de Radio Mouvance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution du numÃ©ro 7 et dernier de ''L'Assommoir'' : Â« Les Habits neufs de la pensÃ©e. NÃ©crose des idÃ©ologies et mÃ©tastases de la modernitÃ© Â». Allusant Ã  l'assassinat de [[Jacques Mesrine]], les responsables de la revue intitulent leur texte de prÃ©sentation Â« Le poison des prochaines annÃ©es Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1986]]===&lt;br /&gt;
Emissions Ã  Paris de Radio Pirate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des groupes [[Antifascisme|antifascistes]] se rÃ©unissent pour constituer la [[Coordination nationale antifasciste]] (CNAF). Mouvements de jeunesse trÃ¨s liÃ©s Ã  la scÃ¨ne du [[rock alternatif]], les Scalp auront du mal Ã  se structurer durablement et la CNAF disparaÃ®t Ã  la fin des [[annÃ©es 1980]]. PremiÃ¨res parutions de la revue REFLEXes, publiÃ©e par le RÃ©seau d'Ã©tudes sur le fascisme et de lutte contre l'extrÃªme-droite et la xÃ©nophobie (SCALP-REFLEX).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 4e congrÃ¨s de l'IFA se tient Ã  Paris les 31 octobre, 1er, 2 et 3 novembre, il rÃ©unit une quarantaine de dÃ©lÃ©gations, la FA franÃ§aise rÃ©cupÃ¨re le mandat du secrÃ©tariat IFA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ la faveur du mouvement Ã©tudiant contre Devaquet naÃ®t le [[Collectif jeunes libertaires]] (CJL) qui bientÃ´t va s'adosser Ã  l'UTCL.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
17 novembre : assassinat du PDG de Renault, Georges Besse (revendiquÃ© par Action directe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1987]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
21 fÃ©vrier : Arrestation Ã  Vitry-aux-Loges de Jean-Marc Rouillan et Nathalie MÃ©nigon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1989]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation d'un collectif anticarcÃ©ral Ã  l'occasion du bicentenaire de la prise de la Bastille : les &amp;quot;Sans-cravates&amp;quot;, qui organisent une manifestation le 13 juillet au soir devant la prison de la SantÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1990]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une centaine de militants issus de l'UTCL, de la FA, du CJL, de l'OCL et de la TAC, lancent un Â« Appel pour une alternative libertaire Â» qui veut regrouper les communistes libertaires dans une mÃªme organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de [[Apache]], journal des scalpeurs parisiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1991]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CongrÃ¨s constitutif d'[[Alternative libertaire]] (AL), qui Ã©choue Ã  demi Ã  regrouper largement les communistes libertaires. L'UTCL et le CJL s'autodissolvent et leurs militants rejoignent AL, qui publie son Â« Manifeste pour une alternative libertaire Â» et dÃ©sormais le mensuel ''Alternative libertaire''. S'inspirant des thÃ©ories de [[Daniel GuÃ©rin]] cherchant la synthÃ¨se entre l'anarchisme et le marxisme, de [[Castoriadis]] (Socialisme ou barbarie)... elle se revendique du communisme libertaire, de l'anarcho-syndicalisme et du syndicalisme rÃ©volutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1992]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s une crise identitaire et politique â€” l'antifascisme est nÃ©cessaire mais pas suffisant â€” la volontÃ© de refonder un rÃ©seau parmi les groupes antifascistes et alternatifs se matÃ©rialise par la crÃ©ation du rÃ©seau No pasarÃ¡n. Ã€ Paris, le groupe Â« Apache Â» quitte le SCALP. Le SCALP parisien prend le nom de &amp;quot;SCALP-REFLEX&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1993]]===&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de ''[[Cette Semaine]]''. Ã€ l'origine hebdomadaire, puis mensuel, le journal paraÃ®tra par la suite quatre fois par an.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail]] scissionne sur la base de dÃ©saccords sur les Ã©lections professionnelles, la [[CNT-F|CNT Â« Vignoles Â»]] regroupe la majeure partie des militants, une minoritÃ© reste Ã  la [[CNT-AIT]]. CrÃ©ation de nouvelles sections au syndicat de l'Ã©ducation de la CNT-Vignoles : la Formation action universitaire (FAU) et la Formation action lycÃ©enne (FAL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
11 novembre : grand rassemblement anarchiste Ã  Paris, place de la RÃ©publique. Toutes les organisations libertaires sont prÃ©sentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : crÃ©ation Ã  Paris de la Coordination des sans-abris (CDSA) (dont bon nombre de membres se rÃ©clament de l'anarchisme et auquel se joignent les militants de l'UA et de la CNT-AIT). Pendant un mois, la CDSA campe devant le ministÃ¨re des Affaires sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1994]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ Paris, la CDSA ouvre un squat avenue de Breteuil, dans le 7e arrondissement. ExpulsÃ©e durant l'Ã©tÃ©, elle s'installe alors au 9 rue saint-Sauveur (2e). Un collectif autonome est crÃ©Ã© Ã  l'occasion du mouvement anti-CIP : le Â« MARS Â» (Mouvement d'action et de rÃ©sistance sociale). Naissance de TCP (&amp;quot;Travailleurs, chÃ´meurs, et prÃ©caires en colÃ¨re&amp;quot;) au sein de la Coordination des sans-abris. En septembre, Audry Maupin est tuÃ© Ã  Paris au cours d'une fusillade avec la police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1995]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 21 janvier, Jacques Chirac est pris Ã  partie par des militants de la FÃ©dÃ©ration anarchiste au cours d'une Ã©mission de Canal+. Campagne de TCP contre les vigiles du mÃ©tro (TRAUM, Tribune de rÃ©sistance active des usagers du mÃ©tro). La FA exclue l'Union des Anarchistes de Radio Libertaire. En dÃ©cembre, la CNT-FAU s'allie avec l'UNEF pour contrer l'UNEF-ID Ã  la coordination nationale Ã©tudiante. Le SCALP participe Ã  la crÃ©ation du CAMI (Collectif d'aide aux manifestants interpellÃ©s).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
*La Dynamite, journal de la FAL, qui prend briÃ¨vement le nom de &amp;quot;Formation Anarchiste LycÃ©enne&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* Tic-Tac : sept numÃ©ros jusqu'en 1996. &amp;quot;T...I...C, T...A...C..., T'es ici, t'en as assez, Tic-Tac, Si t'en as ta claque de tout ce mic-mac, Sois frÃ©nÃ©tique, freine pas l'attaque, Pas fanatique mais feinte l'attaque, Sois systÃ©matique, le systÃ¨me attaque, Pas trop plastique et place ta claque&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1996]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autodissolution de la Coordination Des Sans-Abris et expulsion du squat de la rue Saint-Sauveur. Ã€ Paris, le collectif &amp;quot;Des papiers pour tous&amp;quot; multiplie les actions de solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re en lutte, avec notamment l'occupation du siÃ¨ge du RPR le 22 aoÃ»t, la veille de l'expulsion de l'Ã©glise Saint-Bernard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dÃ©cembre, la CNT Â« Vignoles Â» est exclue de l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT) au congrÃ¨s de Madrid : la CNT-AIT est reconnue comme la seule section franÃ§aise de l'AIT.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1997]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s de l'Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes se tient Ã  Lyon, le mandat de secrÃ©taire de l'IFA incombe dÃ©sormais Ã  Massimo. L'IFA regroupe la FA franÃ§aise, la FA italienne (FAI - Federazione anarchisti italiano), la FA ibÃ©rique (Espagne et Portugal, FAI - FederaciÃ³n anarquista ibÃ©rica), la FÃ©dÃ©ration libertaire argentine (FLA - FederaciÃ³n libertaria argentina), la FA anglaise (AF - Anarchist Federation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparition Ã©phÃ©mÃ¨re d'une Coordination de rÃ©sistance et de lutte anti-capitaliste (CRELAC) qui ne durera que quelques mois. CrÃ©ation Ã  la CNT-Vignoles (CNT-F) d'un ComitÃ© d'action chÃ´meurs qui participe durant l'Ã©tÃ© aux premiÃ¨res occupations des ANPE et des bureaux des ASSEDIC. La lutte se cristallise alors sur la question de l'augmentation du RMI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IncarcÃ©ration Ã  Paris d'un anarchiste italien (n'ayant aucun lien avec la FÃ©dÃ©ration Anarchiste et aucun rapport avec le Massimo prÃ©cÃ©demment citÃ©) : Massimo Passamani. Un comitÃ© se crÃ©e pour obtenir sa libÃ©ration : le ComitÃ© pour la DÃ©fense de Massimo Passamani.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1998]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LibÃ©ration de Massimo Passamani. Ã€ Paris, l'AssemblÃ©e GÃ©nÃ©rale des chÃ´meurs de Jussieu organise des actions quotidiennes dans la capitale (pillage d'un magasin Cash Converter, autorÃ©duction au restaurant Le Fouquet's, occupation de la bourse du commerceâ€¦). Le 30 juin, lors d'une occupation du Conseil constitutionnel, un Ã©tudiant dÃ©chire un exemplaire original de la Constitution de 1958 et Ã©crit sur la premiÃ¨re page : &amp;quot;La dictature capitaliste est abolie. Le prolÃ©tariat dÃ©crÃ¨te l'anarchie et le communisme&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du [[Collectif anti-expulsion]] (CAE) en solidaritÃ© avec les Ã©trangers en situation irrÃ©guliÃ¨re. Le CAE intervient chaque semaine dans les aÃ©roports, Ã  Roissy et Orly, pour s'opposer physiquement aux expulsions de Â« sans-papiers Â». Disparition de Apache. Parution de Karoshi, revue anti-travail contre le revenu garanti. Naissance de Tiqqun, revue de mÃ©taphysique post-situationniste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[1999]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[23 janvier]], Ã  l'appel du CAE, 200 personnes occupent le toit de l'hÃ´tel Ibis Ã  Roissy, dont le premier Ã©tage est Ã  l'Ã©poque utilisÃ© comme centre de rÃ©tention administrative. Dans la soirÃ©e, les bars de deux autres hÃ´tels Ibis sont pillÃ©s pour obtenir la libÃ©ration des personnes arrÃªtÃ©es au cours de l'occupation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2000]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premiers numÃ©ros de Tout le Monde dehors !, &amp;quot;Feuille d'info sur les prisonniers en lutte&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5e congrÃ¨s d'Alternative libertaire dÃ©cide d'un Â« tournant vers la visibilitÃ© Â», aprÃ¨s presque dix ans d'immersion dans les mouvements sociaux, au dÃ©triment de la construction d'AL. CrÃ©ation de l'association des Amis d'AL pour aider Ã  en financer les projets. Le mensuel ''Alternative libertaire'' augmente son tirage et passe en distribution publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CrÃ©ation du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; et du journal de prisonniers L'EnvolÃ©e liÃ© Ã  l'Ã©mission de radio du mÃªme nom qui Ã©met sur FrÃ©quence Paris Plurielle. Le collectif rÃ©unit notamment Act Up et le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues). Le soir de la fÃªte de la musique, un concert est organisÃ© devant la prison de la SantÃ©. Le 4 novembre, 500 personnes manifestent Ã  Paris pour l'abolition des prisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2001]]===&lt;br /&gt;
La plupart des organisations rÃ©unies dans &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; quittent le collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le [[1er avril|1{{er}}&amp;amp;nbsp;avril]], Ã  l'initiative de la CGT espagnole a lieu Ã  [[Madrid]] une rÃ©union internationale libertaire Ã  laquelle assistent AL, No pasarÃ¡n, l'OSL argentine, la FAG brÃ©silienne, la FAU uruguayenne, Al Badil al Chooi al Taharouri (Alternative communiste libertaire, [[Liban]]), l'ORA tchÃ¨que, l'OSL [[suisse]], l'Unicobas italienne, la SAC suÃ©doise, le [[CIPO-RFM]] ([[Mexique]]), Apoyo Mutuo (Espagne) et la CNT-Vignoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces organisations â€” Ã  l'exception de la CNT-Vignoles â€” dÃ©cident de constituer le rÃ©seau SolidaritÃ© internationale libertaire (SIL), auquel s'associent bientÃ´t l'OCL puis l'OLS (en 2003) franÃ§aises, la Nefac nord-amÃ©ricaine, la ZACF sud-africaine, la FDCA italienne et l'AUCA argentine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau SIL se lance dans un projet de solidaritÃ© concrÃ¨te avec les organisations libertaires d'AmÃ©rique du Sud, pour les doter en logistique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mobilisation en faveur de [[Werner Braeuner]], un anarchiste allemand au chÃ´mage incarcÃ©rÃ© pour le meurtre de son directeur d'ANPE : le [[9 juillet]], le consulat allemand de Paris est occupÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 500 personnes signent un appel Ã  l'unitÃ© du mouvement libertaire [1]. Cette dynamique crÃ©e un climat favorable Ã  la rencontre des diffÃ©rentes organisations et Ã  la mise sur pied d'initiatives unitaires (voir 2003).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2002]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Union rÃ©gionale du sud-ouest (URSO â€“ [[Toulouse]], [[Perpignan]] et [[Montpellier]]...) de la FA se dÃ©fÃ©dÃ¨re lors du 59e congrÃ¨s de [[Rouen]] sur des dÃ©saccords organisationnels et se constitue en [[Coordination des groupes anarchistes]] (CGA). La CGA publie le mensuel ''Infos et analyses libertaires''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 19 au 28 juillet, un campement No Border est organisÃ© Ã  Strasbourg.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2003]]===&lt;br /&gt;
Dissolution du collectif &amp;quot;Pour en finir avec toutes les prisons&amp;quot; dans une Ã©phÃ©mÃ¨re &amp;quot;Coordination anticarcÃ©rale europÃ©enne&amp;quot; qui disparaÃ®t l'annÃ©e suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©seau No pasarÃ¡n se scinde en deux au mois de juin, Offensive libertaire et sociale (OLS) voit le jour et Ã©dite un trimestriel ''Offensive''. La CGA Ã©dite ses statuts et adopte notamment le vote majoritaire aux trois quarts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) se forme Ã  l'initiative de la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste|FA]], d'[[Alternative libertaire|AL]], de l'OCL, de la CNT-F, la CGA, de l'OSL suisse et de No pasarÃ¡n en opposition Ã  la tenue du G8 Ã  [[Ã‰vian]] et participe Ã  la crÃ©ation du [[Village Alternatif, Anticapitaliste, et Antiguerre]] (VAAAG), qui se tient du [[26 mai|26]] au [[30 mai]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Automne : crÃ©ation du [[RÃ©seau Libertaire de Nanterre]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du 11 au 16 novembre, les mÃªmes organisations se joignent Ã  l'initiative de la FÃ©dÃ©ration anarchiste d'organiser un forum social libertaire Ã  [[Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis)|Saint-Ouen]] en parallÃ¨le au Forum social europÃ©en de [[Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)|Saint-Denis]].&lt;br /&gt;
Le 15 novembre, des affrontements ont lieu avec le cortÃ¨ge du [[Parti socialiste (France)|Parti socialiste]] lors de la manifestation du FSE. Le soir, 200 personnes sont arrÃªtÃ©es en manifestant devant la prison de la SantÃ© Ã  l'appel de la coordination anticarcÃ©rale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alternative libertaire ouvre ses locaux publics Ã  Paris, rue d'Aubervilliers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Publications :&lt;br /&gt;
* ''Appel'' : appel Ã  la crÃ©ation de communautÃ©s autonomes.&lt;br /&gt;
* ''AsymÃ©trie'' : &amp;quot;''bulletin communiste pour la guerre civile''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
* ''Macache'' : &amp;quot;''Macache : expression de la nÃ©gation, rien. Rien, parce que de cette sociÃ©tÃ© de classe il n'y a rien Ã  vouloir, de sa dÃ©mocratie rien Ã  attendre, Rien, parce que face au capital, il n'y a rien Ã  nÃ©gocier, face Ã  l'Ã‰tat rien Ã  revendiquer. Rien, rien que la guerre sociale !''&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2004]]===&lt;br /&gt;
Mobilisation Ã  Nanterre contre la politique sÃ©curitaire de l'universitÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Avril se rÃ©unit Ã  besanÃ§on le 7e CongrÃ¨s de l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] qui consacre l'adhÃ©sion de l'[[Anarchist federation]] (anglaise), de la [[CSAF]] (TchÃ¨que et slovaque) et de l'[[ADA]] (Association des mouvements anarchistes russes).&lt;br /&gt;
Ã€ la suite de son congrÃ¨s de [[Rennes]] en mai, plusieurs groupes de la FA ([[Lyon]], [[Lille]], [[Nantes]], Lannion) se dÃ©fÃ©dÃ¨rent Ã  leur tour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Octobre le [[Monde libertaire]] souffle sa cinquantiÃ¨me bougie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mai : CrÃ©ation du groupe libertaire [[Place Libre]] et du forum du mÃªme nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En novembre se tient le VIIe congrÃ¨s d'Alternative libertaire, Ã  [[Angers]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DÃ©cembre : Parution de ''Vidange'' : technophobie, squats, et lutte contre la rÃ©pression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2005]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parution de ''Outrage'' : bulletin Ã©ditÃ© par Action-K (collectif de propagation de contre-culture).&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Autodissolution du CAE.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Premier numÃ©ro du ''Jobar'' : information classiste, &amp;quot; diffusÃ© en banlieue, loin des organisations libertaires...&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[2006]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Convergence des luttes anti-autoritaires et anticapitalistes (CLAAAC) et anti-nuclÃ©aires continue sur sa lancÃ©e en parallÃ¨le Ã  la manifestation anti-EPR Ã  Cherbourg et participe Ã  la crÃ©ation du VAAAN Village anti-capitaliste, autogÃ©rÃ© et anti-nuclÃ©aire, qui se tient du 15 au 17 avril.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 8Ã¨me congrÃ¨s d'Alternative libertaire se tient en octobre Ã  Agen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aujourd'hui==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, le panorama libertaire est composÃ© d'une bonne dizaine d'organisations : la [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]], et [[Alternative Libertaire]], le rÃ©seau [[Scalp|No pasarÃ¡n]], l'[[Organisation Communiste Libertaire]], la [[Coordination des Groupes Anarchistes]] , l'[[Offensive Libertaire et Sociale]], la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-AIT]], le [[GARAS]], la [[Coordination anarchiste]], l'[[Union anarchiste]]...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut mettre Ã  part la [[ConfÃ©dÃ©ration nationale du travail (France)|CNT-Vignoles]] qui souhaite se situer exclusivement dans le champ syndical et ne plus se voir accoler l'Ã©tiquette libertaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau international existent une [[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] (IFA), [[SolidaritÃ© internationale libertaire]] (SIL) et l'[[Association Internationale des Travailleurs (anarcho-syndicaliste)|Association internationale des travailleurs]] (AIT).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
*[[Anarchisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[en:anarchism in France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Organisation_R%C3%83%C2%A9volutionnaire_Anarchiste&amp;diff=49784</id>
		<title>Organisation RÃ©volutionnaire Anarchiste</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Organisation_R%C3%83%C2%A9volutionnaire_Anarchiste&amp;diff=49784"/>
				<updated>2010-08-23T02:00:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: plan&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L''''Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste''' est une organisation [[Anarchisme|anarchiste]] ayant existÃ© de [[1967]] Ã  [[1976]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==AnnÃ©es 1960==&lt;br /&gt;
Ã€ la fin des annÃ©es 1960, des militant(e)s libertaires sont dÃ©Ã§ues du travail purement idÃ©ologique d'organisations dont la raison d'Ãªtre est de regrouper toutes les tendances de l'anarchisme. Dans un premier temps ces militant(e)s se regroupent en tendances Ã  l'intÃ©rieur des organisations existantes. En [[1967]], les communistes libertaires franÃ§ais-es se regroupent Ã  nouveau dans la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]] et crÃ©ent en son sein une nouvelle tendance organisÃ©e, lâ€™'''Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste''' ('''ORA''') qui Ã©dite le journal ''[[L'InsurgÃ© (journal)|Lâ€™InsurgÃ©]]''. Preuve qu'il existe une certaine coordination internationale, de telles tendances seront crÃ©Ã©es dans divers pays et prendront toutes Ã  peu prÃ¨s le mÃªme nom : Organisation rÃ©volutionnaire anarchiste. Il y a rapidement des tendances organisÃ©es au Royaume-Uni, en France et en Italie.  Elles font scission au dÃ©but des annÃ©es 1970 et deviennent des organisations Ã  part entiÃ¨re dans leur pays respectif. En [[1969]] est crÃ©Ã©e une [[FÃ©dÃ©ration anarchiste communiste dâ€™Occitanie]] (FACO), du nom de la rÃ©gion sud de la France, par [[Guy Malouvier]], qui adhÃ¨re Ã  lâ€™ORA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==AnnÃ©es 1970 -scission et exclusion==&lt;br /&gt;
DÃ¨s [[1970]], lâ€™ORA se dÃ©tache progressivement de la FÃ©dÃ©ration anarchiste pour devenir au cours de lâ€™annÃ©e une organisation spÃ©cifique.  Sous l'impulsion des FranÃ§ais, une coordination internationale se crÃ©e et toutes les organisations adoptent la plate-forme comme rÃ©fÃ©rence historique et organisationnelle centrale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1971]], le [[Mouvement Communiste Libertaire]] (MCL) et lâ€™ORA tentent un rapprochement qui Ã©choue malgrÃ© lâ€™intervention et la mÃ©diation de [[Daniel GuÃ©rin]], un groupe du MCL rejoint lâ€™ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L' O.C.L===&lt;br /&gt;
En juillet 1971, Quatre groupes de lâ€™ORA rejoignent le MCL et donnent naissance Ã  la premiÃ¨re [[Organisation communiste libertaire]] (OCL-1) lors dâ€™un congrÃ¨s constitutif Ã  Marseille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La FACO se retire de lâ€™ORA aprÃ¨s des dÃ©saccords portant entre autres sur la question de la nationalitÃ©.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du [[1er aoÃ»t|1{{er}}]] au [[4 aoÃ»t]], lâ€™[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]] tient Ã  Paris son 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; congrÃ¨s. Ã€ partir de juillet, les cercles Front libertaire, qui reprÃ©sentent la structure dâ€™accueil des sympathisants de lâ€™ORA, se crÃ©ent. Leur appartenance nâ€™entraÃ®ne pas une adhÃ©sion systÃ©matique Ã  lâ€™ORA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des militants quittent lâ€™ORA pour rejoindre lâ€™[[Union des communistes de France]] (groupe maoÃ¯ste ultra stalinien).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1972]], lâ€™ORA exclut des militants qui appuyaient les Â« ''candidatures rÃ©volutionnaires uniques'' Â» aux Ã©lections lÃ©gislatives. Une minoritÃ© dâ€™entre eux va renforcer [[Lutte ouvriÃ¨re]], tandis que la majoritÃ© rejoint la [[Ligue communiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s de nombreux militants ayant participÃ© Ã  ces organisations, l'expÃ©rience sera marquÃ©e par un certain Â« gauchisme Â» et une logique partidaire de concurrence avec les autres organisations d'extrÃªme-gauche&amp;lt;ref&amp;gt;Voir la critique de l'OCL en France dans le document de prÃ©sentation de l'organisation publiÃ© dans le deuxiÃ¨me hors-sÃ©rie de la revue ''Courant Alternatif'' ou encore le dossier publiÃ© dans ''Organise!'' Ã  l'occasion du dixiÃ¨me anniversaire de l'ACF au Royaume-Uni (aujourd'hui AF).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Au milieu des annÃ©es 1970, les ORA Ã©clatent en France et au Royaume-Uni, tandis que l'organisation s'Ã©tiole en Italie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1974]], lâ€™[[OCL]] Ã©clate dÃ©finitivement suite Ã  son Ã©volution [[conseilliste]] qui date de [[1971]]. Le reste de ses militants, renforcÃ© par la venue de deux groupes scissionnistes de lâ€™ORA, fonde une nouvelle organisation et une revue, ''[[Rupture]]''. Celle-ci veut contribuer Ã  Â« ''lâ€™Ã©laboration du projet communiste Ã  lâ€™Ã©mergence dâ€™un mouvement communiste radical'' Â». Une partie des membres de ce regroupement (groupe de Beauvais) participe en juin 1974 Ã  une rencontre qui rÃ©unit Ã  Paris diffÃ©rents groupes et individus de sensibilitÃ© [[ultra-gauche]] Ã  l'initiative du groupe [[Pour une Intervention Communiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette orientation [[ultra-gauche]] va les conduire vers les groupes Â« [[autonome]]s Â». Cette organisation disparaÃ®t trÃ¨s rapidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, le congrÃ¨s de [[1976]] Ã  OrlÃ©ans prend acte d'une scission et change le nom de l'organisation qui devient l'[[Organisation communiste libertaire]]. L'[[OCL]] continue jusqu'Ã  aujourd'hui, traversÃ©e de dÃ©bats sur l'organisation et le fÃ©dÃ©ralisme. Elle rejette la vision plate-formiste des choses et finit par bÃ¢tir un modÃ¨le unique d'organisation trÃ¨s dÃ©centralisÃ©e et fonctionnant sur un mode [[assemblÃ©iste]]. L'[[OCL]] dÃ©veloppe une pratique d'intervention qu'elle nomme Â« [[mouvementiste]] et [[rupturiste]] Â» qui donne prioritÃ© au travail local, critique les syndicats et toute institutionnalisation des luttes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===U.T.C.L===&lt;br /&gt;
L'autre tendance franÃ§aise Ã  Ã©merger des dÃ©combres de l'ORA se rebaptise [[Union des travailleurs communistes libertaires]] (UTCL). Elle fonde sa pratique sur une intervention dans les entreprises et les syndicats ainsi que sur les luttes oÃ¹ sont prÃ©sentes les autres organisations d'extrÃªme-gauche. L'UTCL, contrairement Ã  l'[[OCL]], maintient la rÃ©fÃ©rence Ã  la plate-forme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1978]], des militants des Alpes de Haute-Provence - qui s'Ã©taient prononcÃ©s contre le dÃ©part de l'UTCL sans toutefois la rejoindre -  sont exclus et crÃ©ent l'[[Organisation Communiste Libertaire des Alpes du Sud]] (OCLAS) qui s'alliera avec les militants communistes libertaires de [[Poble d'Oc]] sur une ligne syndicaliste (principalement Ã  la [[FEN]] et Ã  la [[CGT]] oÃ¹ ils occupÃ¨rent des mandats significatifs) et tiers-mondiste (notamment en faveur de la [[cause palestinienne]]) au sein du [[CÃ©nalidep]] (Cercle pour une association de libertaires dÃ©mocratique et prolÃ©taire). Ce groupe fonda en [[1984]] le [[Front RÃ©volutionnaire des Travailleurs]] avec le renfort de quelques militants troskystes de la [[Ligue Socialiste des Travailleurs]] et de l'[[Organisation Communiste des Travailleurs]] en rupture de ban et quelques personnalitÃ©s chrÃ©tiennes. Ils publiÃ¨rent jusqu'en [[1986]] le journal ''[[Initiative]]'', et une Lettre d'information mensuelle jusqu'en [[2005]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====De L' U.T.C.L Ã  Alternative libertaire====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1991]], aprÃ¨s un long processus de dÃ©bat, l'UTCL dÃ©cide de s'Ã©largir et devient [[Alternative libertaire]]. Alternative libertaire maintient une tradition plate-formiste souple et fonde sa pratique, comme l'UTCL dont elle ne semble finalement n'Ãªtre que le prolongement, sur une intervention dans les mouvements sociaux ([[mouvementisme]]) avec prioritÃ© aux syndicats alternatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Royaume-Uni, A.C.F, A.F===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Royaume-Uni, l'ORA a elle aussi subi de trÃ¨s nombreuses turbulences&amp;lt;ref&amp;gt;ExpliquÃ© en dÃ©tails dans le dossier citÃ© dans la note prÃ©cÃ©dente.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ã€ la fin des annÃ©es 1970, toute activitÃ© spÃ©cifiquement communiste libertaire avait disparu du sol britannique. Puis, en [[1986]], un processus de dÃ©bat sur la nÃ©cessitÃ© de l'organisation mÃ¨ne Ã  la fondation de la [[Anarchist Communist Federation]] (ACF) qui reprend des positions plate-formistes assez rigides. Au fil des ans l'ACF dÃ©veloppe toute une sÃ©rie de positions qui la rapproche de plus en plus de l'[[ultra-gauche]] ([[internationalisme]] intransigeant, rejet des syndicats, etc.). Sa pratique se fonde sur un dÃ©veloppement thÃ©orique souvent impressionnant et une intervention dans le mouvement d'action directe radicale qui Ã©merge depuis quelques annÃ©es au Royaume-Uni. Aujourd'hui, l'ACF ne se rÃ©clame plus strictement de la Plate-forme, qui est devenue pour elle une rÃ©fÃ©rence parmi tant d'autres, ni mÃªme de l'anarchisme classique mais Ã©galement des communistes de conseils et autres marxistes libertaires. En [[1999]] l'ACF change de nom et devient l'[[Anarchist Federation]] (AF) puis adhÃ¨re Ã  l'[[Internationale des fÃ©dÃ©rations anarchistes]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie==&lt;br /&gt;
* ''Histoire du mouvement anarchiste (1945-1975)'' [[Roland Biard]], Ã©ditions GalilÃ©e, 1976. ISBN 2-7186-0045-4. &lt;br /&gt;
* [http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article2088 Une interview de Guy Malouvier et Rolf Dupuy sur l'ORA] dans ''Alternative libertaire'' de mai 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et rÃ©fÃ©rences==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Wikipedia}}&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Organisation anarchiste]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49782</id>
		<title>Fascisme clÃ©rical</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49782"/>
				<updated>2010-08-22T16:24:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ã©bauche anarchiste}}&lt;br /&gt;
Le '''fascisme clÃ©rical''' est un rÃ©gime qui combine les doctrines politiques et Ã©conomique du [[fascisme]] et soutenu par l'autoritarisme du [[clergÃ©]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==DÃ©finition et utilisation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer ce terme du concept de [[thÃ©ocratie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce jour personne ne se rÃ©clame de cette idÃ©ologie. Le terme est utilisÃ©&amp;lt;ref name=&amp;quot;laÃ¯c&amp;quot;&amp;gt;http://www.ulb.ac.be/philo/cierl/colloques.html&amp;lt;/ref&amp;gt; pour dÃ©crire des organisations ou des mouvements qui combinent la religion et le fascisme, ou des rÃ©gimes fascistes dans lesquels un [[clergÃ©]] a jouÃ© un rÃ´le important, ou encore, le soutien du fascisme ou de mouvements politiques autoritaires voir dictatoriaux par des organisations religieuses. Le fascisme clÃ©rical est liÃ© Ã  l'[[intÃ©grisme]] religieux (Italie annÃ©es 1920, Guerre civile Espagnole 1930 ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dÃ©nomination de cette idÃ©ologie est la consÃ©quence de deux facteurs culturels liÃ©s Ã  l'histoire du monde occidental :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[fascisme]], Ã  l'origine doctrine politique italienne, est restÃ©, avec le [[nazisme]], comme l'un des principaux rÃ©gimes europÃ©ens ayant conduit Ã  la deuxiÃ¨me guerre mondiale et rappelle donc une pÃ©riode tragique de l'histoire de ce continent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[clergÃ©]] dÃ©signe initialement les membres ordonnÃ©s des Ã‰glises chrÃ©tiennes. Dans le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot;, il dÃ©signe l'autoritÃ© institutionnelle de toute religion. Le mot &amp;quot;clÃ©rical&amp;quot; lui-mÃªme a Ã©tÃ© mis en exergue depuis le XIXe siÃ¨cle par un mouvement qui combat l'influence politique de l'Ã‰glise catholique (mouvement qui se qualifie lui-mÃªme d'''anti-clÃ©rical'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot; a initialement Ã©tÃ© utilisÃ© pour dÃ©crire la faÃ§on dont l'Ã‰glise catholique et des rÃ©gimes autoritaires se sont soutenus mutuellement. Le terme est utilisÃ© plus rÃ©cemment pour dÃ©crire certaines religions, dont l'[[islam]] et l'[[hindouisme]], au sujet de leurs rapports Ã©troits envers des rÃ©gimes ayant des pratiques [[fascisme|fascistes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les divers Fascismes clÃ©ricaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical chrÃ¨tien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme de fascisme clÃ©rical a Ã©tÃ© employÃ© en particulier pour critiquer l'Ã‰glise catholique et le rÃ´le qu'elle aurait jouÃ© dans quelques pays d'Europe durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des exemple sont citÃ©s ci-dessous, il s'agit de mouvement catholique Ã  l'exception des Gardes d'acier en Roumanie - orthodoxe:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime d'[[AntÃ³nio de Oliveira Salazar|AntÃ³nio Salazar]] au [[Portugal]], &lt;br /&gt;
*[[Engelbert Dollfuss]] en [[Autriche]],&lt;br /&gt;
*[[Ante Pavelic]] et le mouvement [[oustachis|oustachi]] en [[Croatie]],&lt;br /&gt;
*[[MiklÃ³s Horthy]] en [[Hongrie]],&lt;br /&gt;
*La [[garde d'acier]] en [[Roumanie]],&lt;br /&gt;
*le [[gouvernement de Vichy]] en [[France]].&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime de [[Francisco Franco]] en [[Espagne]] (surtout aprÃ¨s le dÃ©clin de la [[phalange]] dans les [[annÃ©es 1940]]). &lt;br /&gt;
*[[Opus Dei]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== AntisÃ©mitisme====&lt;br /&gt;
L'[[antisÃ©mitisme]] que ces rÃ©gimes propageaient Ã©tait soutenu depuis plus longtemps par l'Ã‰glise et les partis chrÃ©tiens-conservateurs de ces pays. Les fascistes tentaient ainsi d'obtenir la faveur de la bourgeoisie et, comme dans le cas de l'[[Autriche]], d'Ã©voluer en un rÃ©gime [[national-socialiste]] caractÃ©risÃ© par des mesures gouvernementales comme la structuration autoritaire de l'Ã©tat, et de l'Ã©conomie et l'internement des opposants politiques dans des camps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical musulman ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, le mÃªme terme est utilisÃ©, dans un contexte diffÃ©rent, Ã  l'Ã©gard d'une partie du [[clergÃ©]] [[musulman]] et de la guerre que certains de ses membres mÃ¨nent contre les pays occidentaux, notamment par le biais d'attentats terroristes contre les dÃ©mocraties, leurs valeurs et leur maniÃ¨re de vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une forme de totalitarisme ====&lt;br /&gt;
La littÃ©rature de certains idÃ©ologues musulmans, tel le manifeste de [[Al Zawahiri]], lieutenant du terroriste [[Oussama Ben Laden]], par exemple: ''Chevaliers sous le drapeau du prophÃ¨te'', relate une vision historique nÃ©gative de l'Occident Ã  travers les valeurs sur lesquelles s'est construite son histoire et que sont la dÃ©mocratie, la libertÃ© et l'Ã©mancipation des femmes. Ce sont donc ces valeurs qui doivent Ãªtre dÃ©truites, selon ces thÃ©oriciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un moment oÃ¹ la [[mondialisation]] vÃ©hicule d'une faÃ§on toujours plus diffuse ces valeurs que de nombreux pays luttent pour obtenir, les idÃ©ologues islamistes se trouvent donc devant la nÃ©cessitÃ© de les contrer partout oÃ¹ elles reprÃ©sentent pour eux une menace, en prenant la mondialisation Ã  rebours et en la rendant nÃ©gative. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit donc pour eux de globaliser la peur de faÃ§on Ã  ce que quiconque Ã©prouve en permanence le sens de la prÃ©caritÃ© de la vie dans la crainte d'attentats possibles n'importe quand et n'importe oÃ¹.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un monde ainsi dominÃ© par une telle incertitude, celle-ci devient une '''stratÃ©gie politique'''. Cette [[stratÃ©gie]] utilise un langage qui ne traduit pas seulement le [[fondamentalisme]] islamique mais qui reprÃ©sente Ã©galement un langage &amp;quot;mystico-politique&amp;quot; qui tente d'exercer sa fascination, comme autrefois le [[fascisme]] en Europe, sur les consciences afin de les possÃ©der pour les dÃ©truire et les utiliser comme des armes. Le conflit se situe donc entre les dÃ©mocraties occidentales et ce nouveau [[totalitarisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical juif ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement &amp;quot;Kach&amp;quot; du rabbin Kahane, interdit en [[IsraÃ«l]] mais dont les adeptes y sont toujours actifs, ainsi qu'aux [[Ã‰tats-Unis]], a inspirÃ© Baruch Goldstein, auteur du massacre d'HÃ©bron (tombeau des Patriarches). Cette forme d'extrÃªmisme juif violent et raciste se prolonge dans les milieux liÃ©s aux colonies de peuplement et dans certains partis de droite ou d'[[extrÃªme droite]], en IsraÃ«l ainsi que dans certaines associations hors d'[[IsraÃ«l]], comme le [[Betar]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical hindou ===&lt;br /&gt;
Comme le laissait augurer l'assassinat de [[Mohandas Karamchand Gandhi]] par un ancien membre du [[Rashtriya Swayamsevak Sangh]] (parti nationaliste indien interdit en 1948) le nationalisme hindou peut prÃ©senter tous les caractÃ¨res du fascisme clÃ©rical (voir [[Bharatiya Janata Party]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bouddhisme===&lt;br /&gt;
La thÃ©ocratie du Tibet d'avant 1950 est considÃ©rÃ©e comme un rÃ©gime de Â«dictature clÃ©ricalÂ».&amp;lt;ref&amp;gt; [http://librepensee72.over-blog.com/categorie-10564324.html] ''Rappelons que le DaÃ¯la-Lama a Ã©tÃ© formÃ© par le Waffen SS Heinrich Harrer. Pour juger du caractÃ¨re Â«dÃ©mocratiqueÂ» du Tibet, laissons-lui la parole dans son ouvrage Sept ans dâ€™aventure au Tibet : Â«La domination quâ€™exerce les moines du Tibet est absolue. Câ€™est lâ€™exemple type de la dictature clÃ©ricale.Â» Il est stupÃ©fiant de remarquer que le DalaÃ¯-Lama actuel, en 1994, a voulu rÃ©unir Ã  Londres des personnalitÃ©s occidentales ayant connu un Tibet indÃ©pendant. Sur les sept personnalitÃ©s, il y avait les deux Waffen SS, Harrer lâ€™alpiniste et Beger lâ€™ethnologue dâ€™Auschwitz et un diplomate chilien du nom de Miguel Sorano qui a fait carriÃ¨re dans le sillage de Kurt Waldheim, en Ã©tant proche de Pinochet et des communautÃ©s nazies du sud du Chili.''&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* [[Randolph L. Braham]] et Scott Miller, ''The Nazis Last Victims: The Holocaust in Hungary'' (Detroit: Wayne State University Press, [1998] 2002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Leon Volovici]], ''Nationalist Ideology and Antisemitism: The Case of Romanian Intellectuals in the 1930s'' (Oxford: Pergamon Press, 1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nicholas M. Nagy&amp;amp;ndash;Talavera, ''The Green Shirts and the Others: A History of Fascism in Hungary and Romania'' (IaÅŸi and Oxford: The Center for Romanian Studies, 2001).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Charles Bloomberg]] and [[Saul Dubow]], eds., ''Christian&amp;amp;ndash;Nationalism and the Rise of the Afrikaner Broederbond in South Africa, 1918&amp;amp;ndash;48'' (Bloomington: Indiana University Press, 1989).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walid Phares]], ''Lebanese Christian Nationalism: The Rise and Fall of an Ethnic Resistance'' (Boulder, Colo.: L. Rienner, 1995).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ainslie T. Embree]], â€˜The Function of the Rashtriya Swayamsevak Sangh: To Define the Hindu Nationâ€™, in ''Accounting for Fundamentalisms, The Fundamentalism Project'' 4, ed. Martin E. Marty and R. Scott Appleby (Chicago: The University of Chicago Press, 1994), pp. 617&amp;amp;ndash;652.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Partha Banerjee]], ''In the Belly of the Beast: The Hindu Supremacist RSS and BJP of India'' (Delhi: Ajanta, 1998). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter K. Andersen]]. â€˜Bharatiya Janata Party: Searching for the Hindu Nationalist Faceâ€™, ''In The New Politics of the Right: Neo&amp;amp;ndash;Populist Parties and Movements in Established Democracies'', ed. Hans&amp;amp;ndash;Georg Betz and Stefan Immerfall (New York: St. Martinâ€™s Press, 1998), pp. 219&amp;amp;ndash;232.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Mark Juergensmeyer]]. ''The New Cold War?: Religious Nationalism Confronts the Secular State''.  (Berkeley: University of California Press, 1993).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Roger Eatwell]] &amp;quot;Reflections on Fascism and Religion&amp;quot;[http://staff.bath.ac.uk/mlsre/ReflectionsonFascismandReligion.htm]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Chip Berlet]] [http://www.publiceye.org/frontpage/911/clerical-911.html Terms to use with caution]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter Laqueur|Laqueur, Walter]]. 1966. ''Fascism: Past, Present, Future,'' New York: Oxford: Oxford University Press, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Conduite du Vatican ====&lt;br /&gt;
* [[Anthony Rhodes]], ''The Vatican in the Age of Dictators 1922&amp;amp;ndash;1945'' (London: Hodder and Stoughton, 1973).&lt;br /&gt;
* [[Michael Phayer]], ''The Catholic Church and the Holocaust, 1930&amp;amp;ndash;1965'' (Bloomington: Indiana University Press, 2000)&lt;br /&gt;
* [[Livia Rothkirchen]], â€˜Vatican Policy and the â€˜Jewish Problemâ€™ in Independent Slovakia (1939&amp;amp;ndash;1945)â€™ in Michael R. Marrus (ed.),''The Nazi Holocaust'' 3, section 8, Bystanders to the Holocaust (Wesport: Meckler, 1989), pp. 1306&amp;amp;ndash;1332.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
*[[Fascisme]]&lt;br /&gt;
*[[Islamisme]]&lt;br /&gt;
*[[Christianisme]]&lt;br /&gt;
*[[JudaÃ¯sme]]&lt;br /&gt;
*[[Ratlines]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*&amp;quot;Le croissant et la croix gammÃ©e - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler Ã  nos jours&amp;quot;, de Roger Faligot et RÃ©mi Kauffer, [[1990]]. &lt;br /&gt;
*[http://www.reveil-des-marmottes.net/Opus_Dei_1/Note_Opus_Dei.htm L'OPUS DEI et le fascisme]&lt;br /&gt;
* [http://www.courcelle-bruno.nom.fr/PropagandeCatho.html Liens entre l'Ã©glise catho et les dictateurs ou des gouvernements fascistes]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[id:Fasisme]]&lt;br /&gt;
[[it:Fascismo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49781</id>
		<title>Fascisme clÃ©rical</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49781"/>
				<updated>2010-08-22T16:22:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Fascisme clérical hindou */  +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ã©bauche anarchiste}}&lt;br /&gt;
Le '''fascisme clÃ©rical''' est un rÃ©gime qui combine les doctrines politiques et Ã©conomique du [[fascisme]] et soutenu par l'autoritarisme du [[clergÃ©]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==DÃ©finition et utilisation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer ce terme du concept de [[thÃ©ocratie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce jour personne ne se rÃ©clame de cette idÃ©ologie. Le terme est utilisÃ©&amp;lt;ref name=&amp;quot;laÃ¯c&amp;quot;&amp;gt;http://www.ulb.ac.be/philo/cierl/colloques.html&amp;lt;/ref&amp;gt; pour dÃ©crire des organisations ou des mouvements qui combinent la religion et le fascisme, ou des rÃ©gimes fascistes dans lesquels un [[clergÃ©]] a jouÃ© un rÃ´le important, ou encore, le soutien du fascisme ou de mouvements politiques autoritaires voir dictatoriaux par des organisations religieuses. Le fascisme clÃ©rical est liÃ© Ã  l'[[intÃ©grisme]] religieux (Italie annÃ©es 1920, Guerre civile Espagnole 1930 ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dÃ©nomination de cette idÃ©ologie est la consÃ©quence de deux facteurs culturels liÃ©s Ã  l'histoire du monde occidental :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[fascisme]], Ã  l'origine doctrine politique italienne, est restÃ©, avec le [[nazisme]], comme l'un des principaux rÃ©gimes europÃ©ens ayant conduit Ã  la deuxiÃ¨me guerre mondiale et rappelle donc une pÃ©riode tragique de l'histoire de ce continent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[clergÃ©]] dÃ©signe initialement les membres ordonnÃ©s des Ã‰glises chrÃ©tiennes. Dans le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot;, il dÃ©signe l'autoritÃ© institutionnelle de toute religion. Le mot &amp;quot;clÃ©rical&amp;quot; lui-mÃªme a Ã©tÃ© mis en exergue depuis le XIXe siÃ¨cle par un mouvement qui combat l'influence politique de l'Ã‰glise catholique (mouvement qui se qualifie lui-mÃªme d'''anti-clÃ©rical'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot; a initialement Ã©tÃ© utilisÃ© pour dÃ©crire la faÃ§on dont l'Ã‰glise catholique et des rÃ©gimes autoritaires se sont soutenus mutuellement. Le terme est utilisÃ© plus rÃ©cemment pour dÃ©crire certaines religions, dont l'[[islam]] et l'[[hindouisme]], au sujet de leurs rapports Ã©troits envers des rÃ©gimes ayant des pratiques [[fascisme|fascistes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les divers Fascismes clÃ©ricaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical chrÃ¨tien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme de fascisme clÃ©rical a Ã©tÃ© employÃ© en particulier pour critiquer l'Ã‰glise catholique et le rÃ´le qu'elle aurait jouÃ© dans quelques pays d'Europe durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des exemple sont citÃ©s ci-dessous, il s'agit de mouvement catholique Ã  l'exception des Gardes d'acier en Roumanie - orthodoxe:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime d'[[AntÃ³nio de Oliveira Salazar|AntÃ³nio Salazar]] au [[Portugal]], &lt;br /&gt;
*[[Engelbert Dollfuss]] en [[Autriche]],&lt;br /&gt;
*[[Ante Pavelic]] et le mouvement [[oustachis|oustachi]] en [[Croatie]],&lt;br /&gt;
*[[MiklÃ³s Horthy]] en [[Hongrie]],&lt;br /&gt;
*La [[garde d'acier]] en [[Roumanie]],&lt;br /&gt;
*le [[gouvernement de Vichy]] en [[France]].&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime de [[Francisco Franco]] en [[Espagne]] (surtout aprÃ¨s le dÃ©clin de la [[phalange]] dans les [[annÃ©es 1940]]). &lt;br /&gt;
*[[Opus Dei]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== AntisÃ©mitisme====&lt;br /&gt;
L'[[antisÃ©mitisme]] que ces rÃ©gimes propageaient Ã©tait soutenu depuis plus longtemps par l'Ã‰glise et les partis chrÃ©tiens-conservateurs de ces pays. Les fascistes tentaient ainsi d'obtenir la faveur de la bourgeoisie et, comme dans le cas de l'[[Autriche]], d'Ã©voluer en un rÃ©gime [[national-socialiste]] caractÃ©risÃ© par des mesures gouvernementales comme la structuration autoritaire de l'Ã©tat, et de l'Ã©conomie et l'internement des opposants politiques dans des camps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical musulman ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, le mÃªme terme est utilisÃ©, dans un contexte diffÃ©rent, Ã  l'Ã©gard d'une partie du [[clergÃ©]] [[musulman]] et de la guerre que certains de ses membres mÃ¨nent contre les pays occidentaux, notamment par le biais d'attentats terroristes contre les dÃ©mocraties, leurs valeurs et leur maniÃ¨re de vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une forme de totalitarisme ====&lt;br /&gt;
La littÃ©rature de certains idÃ©ologues musulmans, tel le manifeste de [[Al Zawahiri]], lieutenant du terroriste [[Oussama Ben Laden]], par exemple: ''Chevaliers sous le drapeau du prophÃ¨te'', relate une vision historique nÃ©gative de l'Occident Ã  travers les valeurs sur lesquelles s'est construite son histoire et que sont la dÃ©mocratie, la libertÃ© et l'Ã©mancipation des femmes. Ce sont donc ces valeurs qui doivent Ãªtre dÃ©truites, selon ces thÃ©oriciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un moment oÃ¹ la [[mondialisation]] vÃ©hicule d'une faÃ§on toujours plus diffuse ces valeurs que de nombreux pays luttent pour obtenir, les idÃ©ologues islamistes se trouvent donc devant la nÃ©cessitÃ© de les contrer partout oÃ¹ elles reprÃ©sentent pour eux une menace, en prenant la mondialisation Ã  rebours et en la rendant nÃ©gative. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit donc pour eux de globaliser la peur de faÃ§on Ã  ce que quiconque Ã©prouve en permanence le sens de la prÃ©caritÃ© de la vie dans la crainte d'attentats possibles n'importe quand et n'importe oÃ¹.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un monde ainsi dominÃ© par une telle incertitude, celle-ci devient une '''stratÃ©gie politique'''. Cette [[stratÃ©gie]] utilise un langage qui ne traduit pas seulement le [[fondamentalisme]] islamique mais qui reprÃ©sente Ã©galement un langage &amp;quot;mystico-politique&amp;quot; qui tente d'exercer sa fascination, comme autrefois le [[fascisme]] en Europe, sur les consciences afin de les possÃ©der pour les dÃ©truire et les utiliser comme des armes. Le conflit se situe donc entre les dÃ©mocraties occidentales et ce nouveau [[totalitarisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical juif ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement &amp;quot;Kach&amp;quot; du rabbin Kahane, interdit en [[IsraÃ«l]] mais dont les adeptes y sont toujours actifs, ainsi qu'aux [[Ã‰tats-Unis]], a inspirÃ© Baruch Goldstein, auteur du massacre d'HÃ©bron (tombeau des Patriarches). Cette forme d'extrÃªmisme juif violent et raciste se prolonge dans les milieux liÃ©s aux colonies de peuplement et dans certains partis de droite ou d'[[extrÃªme droite]], en IsraÃ«l ainsi que dans certaines associations hors d'[[IsraÃ«l]], comme le [[Betar]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical hindou ===&lt;br /&gt;
Comme le laissait augurer l'assassinat de [[Mohandas Karamchand Gandhi]] par un ancien membre du [[Rashtriya Swayamsevak Sangh]] (parti nationaliste indien interdit en 1948) le nationalisme hindou peut prÃ©senter tous les caractÃ¨res du fascisme clÃ©rical (voir [[Bharatiya Janata Party]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bouddhisme===&lt;br /&gt;
La thÃ©ocratie du Tibet d'avant 1950 est considÃ©rÃ©e comme un rÃ©gime de Â«dictature clÃ©ricalÂ».&amp;lt;ref&amp;gt; [http://librepensee72.over-blog.com/categorie-10564324.html] ''Rappelons que le DaÃ¯la-Lama a Ã©tÃ© formÃ© par le Waffen SS Heinrich Harrer. Pour juger du caractÃ¨re Â«dÃ©mocratiqueÂ» du Tibet, laissons-lui la parole dans son ouvrage Sept ans dâ€™aventure au Tibet : Â«La domination quâ€™exerce les moines du Tibet est absolue. Câ€™est lâ€™exemple type de la dictature clÃ©ricale.Â» Il est stupÃ©fiant de remarquer que le DalaÃ¯-Lama actuel, en 1994, a voulu rÃ©unir Ã  Londres des personnalitÃ©s occidentales ayant connu un Tibet indÃ©pendant. Sur les sept personnalitÃ©s, il y avait les deux Waffen SS, Harrer lâ€™alpiniste et Beger lâ€™ethnologue dâ€™Auschwitz et un diplomate chilien du nom de Miguel Sorano qui a fait carriÃ¨re dans le sillage de Kurt Waldheim, en Ã©tant proche de Pinochet et des communautÃ©s nazies du sud du Chili.''&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* [[Randolph L. Braham]] et Scott Miller, ''The Nazis Last Victims: The Holocaust in Hungary'' (Detroit: Wayne State University Press, [1998] 2002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Leon Volovici]], ''Nationalist Ideology and Antisemitism: The Case of Romanian Intellectuals in the 1930s'' (Oxford: Pergamon Press, 1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nicholas M. Nagy&amp;amp;ndash;Talavera, ''The Green Shirts and the Others: A History of Fascism in Hungary and Romania'' (IaÅŸi and Oxford: The Center for Romanian Studies, 2001).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Charles Bloomberg]] and [[Saul Dubow]], eds., ''Christian&amp;amp;ndash;Nationalism and the Rise of the Afrikaner Broederbond in South Africa, 1918&amp;amp;ndash;48'' (Bloomington: Indiana University Press, 1989).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walid Phares]], ''Lebanese Christian Nationalism: The Rise and Fall of an Ethnic Resistance'' (Boulder, Colo.: L. Rienner, 1995).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ainslie T. Embree]], â€˜The Function of the Rashtriya Swayamsevak Sangh: To Define the Hindu Nationâ€™, in ''Accounting for Fundamentalisms, The Fundamentalism Project'' 4, ed. Martin E. Marty and R. Scott Appleby (Chicago: The University of Chicago Press, 1994), pp. 617&amp;amp;ndash;652.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Partha Banerjee]], ''In the Belly of the Beast: The Hindu Supremacist RSS and BJP of India'' (Delhi: Ajanta, 1998). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter K. Andersen]]. â€˜Bharatiya Janata Party: Searching for the Hindu Nationalist Faceâ€™, ''In The New Politics of the Right: Neo&amp;amp;ndash;Populist Parties and Movements in Established Democracies'', ed. Hans&amp;amp;ndash;Georg Betz and Stefan Immerfall (New York: St. Martinâ€™s Press, 1998), pp. 219&amp;amp;ndash;232.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Mark Juergensmeyer]]. ''The New Cold War?: Religious Nationalism Confronts the Secular State''.  (Berkeley: University of California Press, 1993).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Roger Eatwell]] &amp;quot;Reflections on Fascism and Religion&amp;quot;[http://staff.bath.ac.uk/mlsre/ReflectionsonFascismandReligion.htm]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Chip Berlet]] [http://www.publiceye.org/frontpage/911/clerical-911.html Terms to use with caution]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter Laqueur|Laqueur, Walter]]. 1966. ''Fascism: Past, Present, Future,'' New York: Oxford: Oxford University Press, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Conduite du Vatican ====&lt;br /&gt;
* [[Anthony Rhodes]], ''The Vatican in the Age of Dictators 1922&amp;amp;ndash;1945'' (London: Hodder and Stoughton, 1973).&lt;br /&gt;
* [[Michael Phayer]], ''The Catholic Church and the Holocaust, 1930&amp;amp;ndash;1965'' (Bloomington: Indiana University Press, 2000)&lt;br /&gt;
* [[Livia Rothkirchen]], â€˜Vatican Policy and the â€˜Jewish Problemâ€™ in Independent Slovakia (1939&amp;amp;ndash;1945)â€™ in Michael R. Marrus (ed.),''The Nazi Holocaust'' 3, section 8, Bystanders to the Holocaust (Wesport: Meckler, 1989), pp. 1306&amp;amp;ndash;1332.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
*[[Fascisme]]&lt;br /&gt;
*[[Islamisme]]&lt;br /&gt;
*[[Christianisme]]&lt;br /&gt;
*[[JudaÃ¯sme]]&lt;br /&gt;
*[[Ratlines]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*&amp;quot;Le croissant et la croix gammÃ©e - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler Ã  nos jours&amp;quot;, de Roger Faligot et RÃ©mi Kauffer, [[1990]]. &lt;br /&gt;
*[http://www.reveil-des-marmottes.net/Opus_Dei_1/Note_Opus_Dei.htm L'OPUS DEI et le fascisme]&lt;br /&gt;
* [http://www.courcelle-bruno.nom.fr/PropagandeCatho.html Liens entre l'Ã©glise catho et les dictateurs ou des gouvernements fascistes]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[id:Fasisme]]&lt;br /&gt;
[[it:Fascismo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49780</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49780"/>
				<updated>2010-08-20T18:26:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Liens Externes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; Monde libertaire, nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1940 ==&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes conceptions que les communistes libertaires. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB  qui pratique &amp;quot;entrisme&amp;quot; et &amp;quot;noyautage&amp;quot;, l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, Georges Fontenis est rÃ©intÃ©grÃ© dans lâ€™Ã©ducation nationale, son activitÃ© militante ayant fortement dÃ©crue, il peut dÃ©sormais consacrer du temps pour sa carriÃ¨re et prÃ©parer le concours dâ€™inspecteur de lâ€™Ã©ducation nationale. A la rentrÃ©e 1959, il intÃ¨gre lâ€™Ecole normale supÃ©rieure de Saint-Cloud. Il sera par la suite nommÃ© inspecteur en zone rurale de 1962 Ã  1967 puis professeur de psycho-pÃ©dagogie Ã  lâ€™Ã©cole normale de Tours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1960 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1961, et contre toute attente, Georges Fontenis effectue un bref passage dans la Franc-maÃ§onnerie. Par la suite, il affirmera en Ã©prouver Â« ni honte, ni regret Â».&amp;lt;ref name=&amp;quot;aventuriste&amp;quot;&amp;gt;http://paris.indymedia.org/spip.php?article2651  Georges Fontenis, parcours dâ€™un aventuriste du mouvement libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1968 ===&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours. Fontenis constituera trÃ¨s vite Ã  Tours un groupe communiste libertaire, dit Â« Action Tours Â» qui adhÃ¨re aussitÃ´t Ã  lâ€™UGAC.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dite &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre pensÃ©e ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Militant Ã  la Libre-PensÃ©e d'Indre-et-Loire, il participera activement au Collectif Contre La Venue du Pape Ã  Tours en 1996.&amp;lt;ref name=&amp;quot;en dehors&amp;quot;&amp;gt;http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
*[http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire Georges Fontenis parcours d'un aventuriste du mouvement libertaire]&lt;br /&gt;
*[http://www.anarkismo.net/article/17290 Georges Fontenis : une figure internationale du communisme libertaire nous a quittÃ©s.] &lt;br /&gt;
*[http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3685 CommuniquÃ© d'Alternative Libertaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49779</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-20T18:26:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Liens Externes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; Monde libertaire, nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1940 ==&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes conceptions que les communistes libertaires. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB  qui pratique &amp;quot;entrisme&amp;quot; et &amp;quot;noyautage&amp;quot;, l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, Georges Fontenis est rÃ©intÃ©grÃ© dans lâ€™Ã©ducation nationale, son activitÃ© militante ayant fortement dÃ©crue, il peut dÃ©sormais consacrer du temps pour sa carriÃ¨re et prÃ©parer le concours dâ€™inspecteur de lâ€™Ã©ducation nationale. A la rentrÃ©e 1959, il intÃ¨gre lâ€™Ecole normale supÃ©rieure de Saint-Cloud. Il sera par la suite nommÃ© inspecteur en zone rurale de 1962 Ã  1967 puis professeur de psycho-pÃ©dagogie Ã  lâ€™Ã©cole normale de Tours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1960 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1961, et contre toute attente, Georges Fontenis effectue un bref passage dans la Franc-maÃ§onnerie. Par la suite, il affirmera en Ã©prouver Â« ni honte, ni regret Â».&amp;lt;ref name=&amp;quot;aventuriste&amp;quot;&amp;gt;http://paris.indymedia.org/spip.php?article2651  Georges Fontenis, parcours dâ€™un aventuriste du mouvement libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1968 ===&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours. Fontenis constituera trÃ¨s vite Ã  Tours un groupe communiste libertaire, dit Â« Action Tours Â» qui adhÃ¨re aussitÃ´t Ã  lâ€™UGAC.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dite &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre pensÃ©e ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Militant Ã  la Libre-PensÃ©e d'Indre-et-Loire, il participera activement au Collectif Contre La Venue du Pape Ã  Tours en 1996.&amp;lt;ref name=&amp;quot;en dehors&amp;quot;&amp;gt;http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
*[http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire&lt;br /&gt;
 Georges Fontenis parcours d'un aventuriste du mouvement libertaire]&lt;br /&gt;
*[http://www.anarkismo.net/article/17290 Georges Fontenis : une figure internationale du communisme libertaire nous a quittÃ©s.] &lt;br /&gt;
*[http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3685 CommuniquÃ© d'Alternative Libertaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49778</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49778"/>
				<updated>2010-08-20T18:25:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; Monde libertaire, nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1940 ==&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes conceptions que les communistes libertaires. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB  qui pratique &amp;quot;entrisme&amp;quot; et &amp;quot;noyautage&amp;quot;, l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1958, Georges Fontenis est rÃ©intÃ©grÃ© dans lâ€™Ã©ducation nationale, son activitÃ© militante ayant fortement dÃ©crue, il peut dÃ©sormais consacrer du temps pour sa carriÃ¨re et prÃ©parer le concours dâ€™inspecteur de lâ€™Ã©ducation nationale. A la rentrÃ©e 1959, il intÃ¨gre lâ€™Ecole normale supÃ©rieure de Saint-Cloud. Il sera par la suite nommÃ© inspecteur en zone rurale de 1962 Ã  1967 puis professeur de psycho-pÃ©dagogie Ã  lâ€™Ã©cole normale de Tours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1960 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1961, et contre toute attente, Georges Fontenis effectue un bref passage dans la Franc-maÃ§onnerie. Par la suite, il affirmera en Ã©prouver Â« ni honte, ni regret Â».&amp;lt;ref name=&amp;quot;aventuriste&amp;quot;&amp;gt;http://paris.indymedia.org/spip.php?article2651  Georges Fontenis, parcours dâ€™un aventuriste du mouvement libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Depuis 1968 ===&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours. Fontenis constituera trÃ¨s vite Ã  Tours un groupe communiste libertaire, dit Â« Action Tours Â» qui adhÃ¨re aussitÃ´t Ã  lâ€™UGAC.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dite &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre pensÃ©e ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Militant Ã  la Libre-PensÃ©e d'Indre-et-Loire, il participera activement au Collectif Contre La Venue du Pape Ã  Tours en 1996.&amp;lt;ref name=&amp;quot;en dehors&amp;quot;&amp;gt;http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
*[http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire&lt;br /&gt;
 Georges Fontenis parcours d'un aventuriste du mouvement libertaire]&lt;br /&gt;
*[http://www.anarkismo.net/article/17290 Georges Fontenis : une figure internationale du communisme libertaire nous a quittÃ©s. CommuniquÃ© d'Alternative Libertaire] [http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3685]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49777</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49777"/>
				<updated>2010-08-20T18:04:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Depuis 1968 */  +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; MOnde libertaire, nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1940 ==&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes conceptions que les communistes libertaires. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB  qui pratique &amp;quot;entrisme&amp;quot; et &amp;quot;noyautage&amp;quot;, l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre pensÃ©e ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Militant Ã  la Libre-PensÃ©e d'Indre-et-Loire, il participera activement au Collectif Contre La Venue du Pape Ã  Tours en 1996.&amp;lt;ref name=&amp;quot;en dehors&amp;quot;&amp;gt;http://endehors.net/news/georges-fontenis-parcours-d-un-aventuriste-du-mouvement-libertaire&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49758</id>
		<title>Fascisme clÃ©rical</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49758"/>
				<updated>2010-08-19T14:11:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Une forme de totalitarisme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ã©bauche anarchiste}}&lt;br /&gt;
Le '''fascisme clÃ©rical''' est un rÃ©gime qui combine les doctrines politiques et Ã©conomique du [[fascisme]] et soutenu par l'autoritarisme du [[clergÃ©]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==DÃ©finition et utilisation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer ce terme du concept de [[thÃ©ocratie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce jour personne ne se rÃ©clame de cette idÃ©ologie. Le terme est utilisÃ©&amp;lt;ref name=&amp;quot;laÃ¯c&amp;quot;&amp;gt;http://www.ulb.ac.be/philo/cierl/colloques.html&amp;lt;/ref&amp;gt; pour dÃ©crire des organisations ou des mouvements qui combinent la religion et le fascisme, ou des rÃ©gimes fascistes dans lesquels un [[clergÃ©]] a jouÃ© un rÃ´le important, ou encore, le soutien du fascisme ou de mouvements politiques autoritaires voir dictatoriaux par des organisations religieuses. Le fascisme clÃ©rical est liÃ© Ã  l'[[intÃ©grisme]] religieux (Italie annÃ©es 1920, Guerre civile Espagnole 1930 ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dÃ©nomination de cette idÃ©ologie est la consÃ©quence de deux facteurs culturels liÃ©s Ã  l'histoire du monde occidental :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[fascisme]], Ã  l'origine doctrine politique italienne, est restÃ©, avec le [[nazisme]], comme l'un des principaux rÃ©gimes europÃ©ens ayant conduit Ã  la deuxiÃ¨me guerre mondiale et rappelle donc une pÃ©riode tragique de l'histoire de ce continent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[clergÃ©]] dÃ©signe initialement les membres ordonnÃ©s des Ã‰glises chrÃ©tiennes. Dans le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot;, il dÃ©signe l'autoritÃ© institutionnelle de toute religion. Le mot &amp;quot;clÃ©rical&amp;quot; lui-mÃªme a Ã©tÃ© mis en exergue depuis le XIXe siÃ¨cle par un mouvement qui combat l'influence politique de l'Ã‰glise catholique (mouvement qui se qualifie lui-mÃªme d'''anti-clÃ©rical'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot; a initialement Ã©tÃ© utilisÃ© pour dÃ©crire la faÃ§on dont l'Ã‰glise catholique et des rÃ©gimes autoritaires se sont soutenus mutuellement. Le terme est utilisÃ© plus rÃ©cemment pour dÃ©crire certaines religions, dont l'[[islam]] et l'[[hindouisme]], au sujet de leurs rapports Ã©troits envers des rÃ©gimes ayant des pratiques [[fascisme|fascistes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les divers Fascismes clÃ©ricaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical chrÃ¨tien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme de fascisme clÃ©rical a Ã©tÃ© employÃ© en particulier pour critiquer l'Ã‰glise catholique et le rÃ´le qu'elle aurait jouÃ© dans quelques pays d'Europe durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des exemple sont citÃ©s ci-dessous, il s'agit de mouvement catholique Ã  l'exception des Gardes d'acier en Roumanie - orthodoxe:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime d'[[AntÃ³nio de Oliveira Salazar|AntÃ³nio Salazar]] au [[Portugal]], &lt;br /&gt;
*[[Engelbert Dollfuss]] en [[Autriche]],&lt;br /&gt;
*[[Ante Pavelic]] et le mouvement [[oustachis|oustachi]] en [[Croatie]],&lt;br /&gt;
*[[MiklÃ³s Horthy]] en [[Hongrie]],&lt;br /&gt;
*La [[garde d'acier]] en [[Roumanie]],&lt;br /&gt;
*le [[gouvernement de Vichy]] en [[France]].&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime de [[Francisco Franco]] en [[Espagne]] (surtout aprÃ¨s le dÃ©clin de la [[phalange]] dans les [[annÃ©es 1940]]). &lt;br /&gt;
*[[Opus Dei]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== AntisÃ©mitisme====&lt;br /&gt;
L'[[antisÃ©mitisme]] que ces rÃ©gimes propageaient Ã©tait soutenu depuis plus longtemps par l'Ã‰glise et les partis chrÃ©tiens-conservateurs de ces pays. Les fascistes tentaient ainsi d'obtenir la faveur de la bourgeoisie et, comme dans le cas de l'[[Autriche]], d'Ã©voluer en un rÃ©gime [[national-socialiste]] caractÃ©risÃ© par des mesures gouvernementales comme la structuration autoritaire de l'Ã©tat, et de l'Ã©conomie et l'internement des opposants politiques dans des camps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical musulman ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, le mÃªme terme est utilisÃ©, dans un contexte diffÃ©rent, Ã  l'Ã©gard d'une partie du [[clergÃ©]] [[musulman]] et de la guerre que certains de ses membres mÃ¨nent contre les pays occidentaux, notamment par le biais d'attentats terroristes contre les dÃ©mocraties, leurs valeurs et leur maniÃ¨re de vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une forme de totalitarisme ====&lt;br /&gt;
La littÃ©rature de certains idÃ©ologues musulmans, tel le manifeste de [[Al Zawahiri]], lieutenant du terroriste [[Oussama Ben Laden]], par exemple: ''Chevaliers sous le drapeau du prophÃ¨te'', relate une vision historique nÃ©gative de l'Occident Ã  travers les valeurs sur lesquelles s'est construite son histoire et que sont la dÃ©mocratie, la libertÃ© et l'Ã©mancipation des femmes. Ce sont donc ces valeurs qui doivent Ãªtre dÃ©truites, selon ces thÃ©oriciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un moment oÃ¹ la [[mondialisation]] vÃ©hicule d'une faÃ§on toujours plus diffuse ces valeurs que de nombreux pays luttent pour obtenir, les idÃ©ologues islamistes se trouvent donc devant la nÃ©cessitÃ© de les contrer partout oÃ¹ elles reprÃ©sentent pour eux une menace, en prenant la mondialisation Ã  rebours et en la rendant nÃ©gative. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit donc pour eux de globaliser la peur de faÃ§on Ã  ce que quiconque Ã©prouve en permanence le sens de la prÃ©caritÃ© de la vie dans la crainte d'attentats possibles n'importe quand et n'importe oÃ¹.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un monde ainsi dominÃ© par une telle incertitude, celle-ci devient une '''stratÃ©gie politique'''. Cette [[stratÃ©gie]] utilise un langage qui ne traduit pas seulement le [[fondamentalisme]] islamique mais qui reprÃ©sente Ã©galement un langage &amp;quot;mystico-politique&amp;quot; qui tente d'exercer sa fascination, comme autrefois le [[fascisme]] en Europe, sur les consciences afin de les possÃ©der pour les dÃ©truire et les utiliser comme des armes. Le conflit se situe donc entre les dÃ©mocraties occidentales et ce nouveau [[totalitarisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical juif ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement &amp;quot;Kach&amp;quot; du rabbin Kahane, interdit en [[IsraÃ«l]] mais dont les adeptes y sont toujours actifs, ainsi qu'aux [[Ã‰tats-Unis]], a inspirÃ© Baruch Goldstein, auteur du massacre d'HÃ©bron (tombeau des Patriarches). Cette forme d'extrÃªmisme juif violent et raciste se prolonge dans les milieux liÃ©s aux colonies de peuplement et dans certains partis de droite ou d'[[extrÃªme droite]], en IsraÃ«l ainsi que dans certaines associations hors d'[[IsraÃ«l]], comme le [[Betar]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical hindou ===&lt;br /&gt;
Comme le laissait augurer l'assassinat de [[Mohandas Karamchand Gandhi]] par un ancien membre du [[Rashtriya Swayamsevak Sangh]] (parti nationaliste indien interdit en 1948) le nationalisme hindou peut prÃ©senter tous les caractÃ¨res du fascisme clÃ©rical (voir [[Bharatiya Janata Party]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* [[Randolph L. Braham]] et Scott Miller, ''The Nazis Last Victims: The Holocaust in Hungary'' (Detroit: Wayne State University Press, [1998] 2002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Leon Volovici]], ''Nationalist Ideology and Antisemitism: The Case of Romanian Intellectuals in the 1930s'' (Oxford: Pergamon Press, 1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nicholas M. Nagy&amp;amp;ndash;Talavera, ''The Green Shirts and the Others: A History of Fascism in Hungary and Romania'' (IaÅŸi and Oxford: The Center for Romanian Studies, 2001).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Charles Bloomberg]] and [[Saul Dubow]], eds., ''Christian&amp;amp;ndash;Nationalism and the Rise of the Afrikaner Broederbond in South Africa, 1918&amp;amp;ndash;48'' (Bloomington: Indiana University Press, 1989).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walid Phares]], ''Lebanese Christian Nationalism: The Rise and Fall of an Ethnic Resistance'' (Boulder, Colo.: L. Rienner, 1995).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ainslie T. Embree]], â€˜The Function of the Rashtriya Swayamsevak Sangh: To Define the Hindu Nationâ€™, in ''Accounting for Fundamentalisms, The Fundamentalism Project'' 4, ed. Martin E. Marty and R. Scott Appleby (Chicago: The University of Chicago Press, 1994), pp. 617&amp;amp;ndash;652.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Partha Banerjee]], ''In the Belly of the Beast: The Hindu Supremacist RSS and BJP of India'' (Delhi: Ajanta, 1998). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter K. Andersen]]. â€˜Bharatiya Janata Party: Searching for the Hindu Nationalist Faceâ€™, ''In The New Politics of the Right: Neo&amp;amp;ndash;Populist Parties and Movements in Established Democracies'', ed. Hans&amp;amp;ndash;Georg Betz and Stefan Immerfall (New York: St. Martinâ€™s Press, 1998), pp. 219&amp;amp;ndash;232.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Mark Juergensmeyer]]. ''The New Cold War?: Religious Nationalism Confronts the Secular State''.  (Berkeley: University of California Press, 1993).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Roger Eatwell]] &amp;quot;Reflections on Fascism and Religion&amp;quot;[http://staff.bath.ac.uk/mlsre/ReflectionsonFascismandReligion.htm]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Chip Berlet]] [http://www.publiceye.org/frontpage/911/clerical-911.html Terms to use with caution]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter Laqueur|Laqueur, Walter]]. 1966. ''Fascism: Past, Present, Future,'' New York: Oxford: Oxford University Press, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Conduite du Vatican ====&lt;br /&gt;
* [[Anthony Rhodes]], ''The Vatican in the Age of Dictators 1922&amp;amp;ndash;1945'' (London: Hodder and Stoughton, 1973).&lt;br /&gt;
* [[Michael Phayer]], ''The Catholic Church and the Holocaust, 1930&amp;amp;ndash;1965'' (Bloomington: Indiana University Press, 2000)&lt;br /&gt;
* [[Livia Rothkirchen]], â€˜Vatican Policy and the â€˜Jewish Problemâ€™ in Independent Slovakia (1939&amp;amp;ndash;1945)â€™ in Michael R. Marrus (ed.),''The Nazi Holocaust'' 3, section 8, Bystanders to the Holocaust (Wesport: Meckler, 1989), pp. 1306&amp;amp;ndash;1332.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
*[[Fascisme]]&lt;br /&gt;
*[[Islamisme]]&lt;br /&gt;
*[[Christianisme]]&lt;br /&gt;
*[[JudaÃ¯sme]]&lt;br /&gt;
*[[Ratlines]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*&amp;quot;Le croissant et la croix gammÃ©e - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler Ã  nos jours&amp;quot;, de Roger Faligot et RÃ©mi Kauffer, [[1990]]. &lt;br /&gt;
*[http://www.reveil-des-marmottes.net/Opus_Dei_1/Note_Opus_Dei.htm L'OPUS DEI et le fascisme]&lt;br /&gt;
* [http://www.courcelle-bruno.nom.fr/PropagandeCatho.html Liens entre l'Ã©glise catho et les dictateurs ou des gouvernements fascistes]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[id:Fasisme]]&lt;br /&gt;
[[it:Fascismo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Yakoub_Islam&amp;diff=49757</id>
		<title>Yakoub Islam</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Yakoub_Islam&amp;diff=49757"/>
				<updated>2010-08-19T14:07:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Charte */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Yunus Yakoub Islam est un poÃ¨te, cyber activiste et blogger musulman britannique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il naquit sous  le nom de &amp;quot;julian hoare&amp;quot; en 1963, puis change son nom pour julian Anderson en se mariant en 1982 avec Julie Harte. Il dÃ©couvre l'[[anarchisme]] durant les annÃ©es 1980 Ã  travers le groupe de punk [[Crass]], mais s'Ã©loigne de la scÃ¨ne punk anti-religieuse pour explorer l'Ã©ducation acadÃ©mique et se convertit Ã  l'islam en 1991. Il dÃ©crit son positionnement comme  &amp;quot;anarco-pacifiste post-colonialiste&amp;quot;. Il soigne son fils atteint d'autisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Charte ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est l'auteur en juin 2005 du &amp;quot;Muslim Anarchist Charter&amp;quot; ( la charte anarcho-musulmane). Cette charte affirme une sÃ©rie de principes de base de la pensÃ©e anarchiste et de l'action fondÃ©e sur un point de vue musulman. Ces rÃ©affirmations de certains des principes fondamentaux de l'Islam, y compris la croyance en Dieu, la prophÃ©tie de Mahomet et de l'Ã¢me humaine, mais elles affirment la possibilitÃ© qu'une voie spirituelle musulmane pourrait Ãªtre atteinte en refusant de transiger avec le pouvoir institutionnel, sous quelque forme que ce soit: judiciaire, religieuse, sociale, morale ou politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Presse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Yakoub a Ã©crit pour des titres de presse musulmane comme the Muslim World Book Review, Q-News, Alt.Muslim and Muslim Wake Up. Il est un correspondant irrÃ©gulier, publiÃ© dans des journaux nationaux et internationaux comme  The Times, Guardian and Sunday Telegraph.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens externes ==&lt;br /&gt;
* http://twitter.com/Julaybib - twitter de Yakoub Islam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--&lt;br /&gt;
*traduction hasardeuse depuis [http://en.wikipedia.org/wiki/Yakoub_Islam  l'article Yakoub Islam de la wikipÃ©dia anglophone]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49756</id>
		<title>Fascisme clÃ©rical</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49756"/>
				<updated>2010-08-19T14:05:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Fascisme clérical chrètien */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ã©bauche anarchiste}}&lt;br /&gt;
Le '''fascisme clÃ©rical''' est un rÃ©gime qui combine les doctrines politiques et Ã©conomique du [[fascisme]] et soutenu par l'autoritarisme du [[clergÃ©]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==DÃ©finition et utilisation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer ce terme du concept de [[thÃ©ocratie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce jour personne ne se rÃ©clame de cette idÃ©ologie. Le terme est utilisÃ©&amp;lt;ref name=&amp;quot;laÃ¯c&amp;quot;&amp;gt;http://www.ulb.ac.be/philo/cierl/colloques.html&amp;lt;/ref&amp;gt; pour dÃ©crire des organisations ou des mouvements qui combinent la religion et le fascisme, ou des rÃ©gimes fascistes dans lesquels un [[clergÃ©]] a jouÃ© un rÃ´le important, ou encore, le soutien du fascisme ou de mouvements politiques autoritaires voir dictatoriaux par des organisations religieuses. Le fascisme clÃ©rical est liÃ© Ã  l'[[intÃ©grisme]] religieux (Italie annÃ©es 1920, Guerre civile Espagnole 1930 ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dÃ©nomination de cette idÃ©ologie est la consÃ©quence de deux facteurs culturels liÃ©s Ã  l'histoire du monde occidental :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[fascisme]], Ã  l'origine doctrine politique italienne, est restÃ©, avec le [[nazisme]], comme l'un des principaux rÃ©gimes europÃ©ens ayant conduit Ã  la deuxiÃ¨me guerre mondiale et rappelle donc une pÃ©riode tragique de l'histoire de ce continent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[clergÃ©]] dÃ©signe initialement les membres ordonnÃ©s des Ã‰glises chrÃ©tiennes. Dans le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot;, il dÃ©signe l'autoritÃ© institutionnelle de toute religion. Le mot &amp;quot;clÃ©rical&amp;quot; lui-mÃªme a Ã©tÃ© mis en exergue depuis le XIXe siÃ¨cle par un mouvement qui combat l'influence politique de l'Ã‰glise catholique (mouvement qui se qualifie lui-mÃªme d'''anti-clÃ©rical'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot; a initialement Ã©tÃ© utilisÃ© pour dÃ©crire la faÃ§on dont l'Ã‰glise catholique et des rÃ©gimes autoritaires se sont soutenus mutuellement. Le terme est utilisÃ© plus rÃ©cemment pour dÃ©crire certaines religions, dont l'[[islam]] et l'[[hindouisme]], au sujet de leurs rapports Ã©troits envers des rÃ©gimes ayant des pratiques [[fascisme|fascistes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les divers Fascismes clÃ©ricaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical chrÃ¨tien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme de fascisme clÃ©rical a Ã©tÃ© employÃ© en particulier pour critiquer l'Ã‰glise catholique et le rÃ´le qu'elle aurait jouÃ© dans quelques pays d'Europe durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des exemple sont citÃ©s ci-dessous, il s'agit de mouvement catholique Ã  l'exception des Gardes d'acier en Roumanie - orthodoxe:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime d'[[AntÃ³nio de Oliveira Salazar|AntÃ³nio Salazar]] au [[Portugal]], &lt;br /&gt;
*[[Engelbert Dollfuss]] en [[Autriche]],&lt;br /&gt;
*[[Ante Pavelic]] et le mouvement [[oustachis|oustachi]] en [[Croatie]],&lt;br /&gt;
*[[MiklÃ³s Horthy]] en [[Hongrie]],&lt;br /&gt;
*La [[garde d'acier]] en [[Roumanie]],&lt;br /&gt;
*le [[gouvernement de Vichy]] en [[France]].&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime de [[Francisco Franco]] en [[Espagne]] (surtout aprÃ¨s le dÃ©clin de la [[phalange]] dans les [[annÃ©es 1940]]). &lt;br /&gt;
*[[Opus Dei]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== AntisÃ©mitisme====&lt;br /&gt;
L'[[antisÃ©mitisme]] que ces rÃ©gimes propageaient Ã©tait soutenu depuis plus longtemps par l'Ã‰glise et les partis chrÃ©tiens-conservateurs de ces pays. Les fascistes tentaient ainsi d'obtenir la faveur de la bourgeoisie et, comme dans le cas de l'[[Autriche]], d'Ã©voluer en un rÃ©gime [[national-socialiste]] caractÃ©risÃ© par des mesures gouvernementales comme la structuration autoritaire de l'Ã©tat, et de l'Ã©conomie et l'internement des opposants politiques dans des camps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical musulman ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, le mÃªme terme est utilisÃ©, dans un contexte diffÃ©rent, Ã  l'Ã©gard d'une partie du [[clergÃ©]] [[musulman]] et de la guerre que certains de ses membres mÃ¨nent contre les pays occidentaux, notamment par le biais d'attentats terroristes contre les dÃ©mocraties, leurs valeurs et leur maniÃ¨re de vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Une forme de [[totalitarisme]]====&lt;br /&gt;
La littÃ©rature de certains idÃ©ologues musulmans, tel le manifeste de [[Al Zawahiri]], lieutenant du terroriste [[Oussama Ben Laden]], par exemple: ''Chevaliers sous le drapeau du prophÃ¨te'', relate une vision historique nÃ©gative de l'Occident Ã  travers les valeurs sur lesquelles s'est construite son histoire et que sont la dÃ©mocratie, la libertÃ© et l'Ã©mancipation des femmes. Ce sont donc ces valeurs qui doivent Ãªtre dÃ©truites, selon ces thÃ©oriciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un moment oÃ¹ la [[mondialisation]] vÃ©hicule d'une faÃ§on toujours plus diffuse ces valeurs que de nombreux pays luttent pour obtenir, les idÃ©ologues islamistes se trouvent donc devant la nÃ©cessitÃ© de les contrer partout oÃ¹ elles reprÃ©sentent pour eux une menace, en prenant la mondialisation Ã  rebours et en la rendant nÃ©gative. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit donc pour eux de globaliser la peur de faÃ§on Ã  ce que quiconque Ã©prouve en permanence le sens de la prÃ©caritÃ© de la vie dans la crainte d'attentats possibles n'importe quand et n'importe oÃ¹.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un monde ainsi dominÃ© par une telle incertitude, celle-ci devient une '''stratÃ©gie politique'''. Cette [[stratÃ©gie]] utilise un langage qui ne traduit pas seulement le [[fondamentalisme]] islamique mais qui reprÃ©sente Ã©galement un langage &amp;quot;mystico-politique&amp;quot; qui tente d'exercer sa fascination, comme autrefois le [[fascisme]] en Europe, sur les consciences afin de les possÃ©der pour les dÃ©truire et les utiliser comme des armes. Le conflit se situe donc entre les dÃ©mocraties occidentales et ce nouveau [[totalitarisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical juif ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement &amp;quot;Kach&amp;quot; du rabbin Kahane, interdit en [[IsraÃ«l]] mais dont les adeptes y sont toujours actifs, ainsi qu'aux [[Ã‰tats-Unis]], a inspirÃ© Baruch Goldstein, auteur du massacre d'HÃ©bron (tombeau des Patriarches). Cette forme d'extrÃªmisme juif violent et raciste se prolonge dans les milieux liÃ©s aux colonies de peuplement et dans certains partis de droite ou d'[[extrÃªme droite]], en IsraÃ«l ainsi que dans certaines associations hors d'[[IsraÃ«l]], comme le [[Betar]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical hindou ===&lt;br /&gt;
Comme le laissait augurer l'assassinat de [[Mohandas Karamchand Gandhi]] par un ancien membre du [[Rashtriya Swayamsevak Sangh]] (parti nationaliste indien interdit en 1948) le nationalisme hindou peut prÃ©senter tous les caractÃ¨res du fascisme clÃ©rical (voir [[Bharatiya Janata Party]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* [[Randolph L. Braham]] et Scott Miller, ''The Nazis Last Victims: The Holocaust in Hungary'' (Detroit: Wayne State University Press, [1998] 2002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Leon Volovici]], ''Nationalist Ideology and Antisemitism: The Case of Romanian Intellectuals in the 1930s'' (Oxford: Pergamon Press, 1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nicholas M. Nagy&amp;amp;ndash;Talavera, ''The Green Shirts and the Others: A History of Fascism in Hungary and Romania'' (IaÅŸi and Oxford: The Center for Romanian Studies, 2001).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Charles Bloomberg]] and [[Saul Dubow]], eds., ''Christian&amp;amp;ndash;Nationalism and the Rise of the Afrikaner Broederbond in South Africa, 1918&amp;amp;ndash;48'' (Bloomington: Indiana University Press, 1989).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walid Phares]], ''Lebanese Christian Nationalism: The Rise and Fall of an Ethnic Resistance'' (Boulder, Colo.: L. Rienner, 1995).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ainslie T. Embree]], â€˜The Function of the Rashtriya Swayamsevak Sangh: To Define the Hindu Nationâ€™, in ''Accounting for Fundamentalisms, The Fundamentalism Project'' 4, ed. Martin E. Marty and R. Scott Appleby (Chicago: The University of Chicago Press, 1994), pp. 617&amp;amp;ndash;652.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Partha Banerjee]], ''In the Belly of the Beast: The Hindu Supremacist RSS and BJP of India'' (Delhi: Ajanta, 1998). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter K. Andersen]]. â€˜Bharatiya Janata Party: Searching for the Hindu Nationalist Faceâ€™, ''In The New Politics of the Right: Neo&amp;amp;ndash;Populist Parties and Movements in Established Democracies'', ed. Hans&amp;amp;ndash;Georg Betz and Stefan Immerfall (New York: St. Martinâ€™s Press, 1998), pp. 219&amp;amp;ndash;232.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Mark Juergensmeyer]]. ''The New Cold War?: Religious Nationalism Confronts the Secular State''.  (Berkeley: University of California Press, 1993).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Roger Eatwell]] &amp;quot;Reflections on Fascism and Religion&amp;quot;[http://staff.bath.ac.uk/mlsre/ReflectionsonFascismandReligion.htm]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Chip Berlet]] [http://www.publiceye.org/frontpage/911/clerical-911.html Terms to use with caution]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter Laqueur|Laqueur, Walter]]. 1966. ''Fascism: Past, Present, Future,'' New York: Oxford: Oxford University Press, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Conduite du Vatican ====&lt;br /&gt;
* [[Anthony Rhodes]], ''The Vatican in the Age of Dictators 1922&amp;amp;ndash;1945'' (London: Hodder and Stoughton, 1973).&lt;br /&gt;
* [[Michael Phayer]], ''The Catholic Church and the Holocaust, 1930&amp;amp;ndash;1965'' (Bloomington: Indiana University Press, 2000)&lt;br /&gt;
* [[Livia Rothkirchen]], â€˜Vatican Policy and the â€˜Jewish Problemâ€™ in Independent Slovakia (1939&amp;amp;ndash;1945)â€™ in Michael R. Marrus (ed.),''The Nazi Holocaust'' 3, section 8, Bystanders to the Holocaust (Wesport: Meckler, 1989), pp. 1306&amp;amp;ndash;1332.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
*[[Fascisme]]&lt;br /&gt;
*[[Islamisme]]&lt;br /&gt;
*[[Christianisme]]&lt;br /&gt;
*[[JudaÃ¯sme]]&lt;br /&gt;
*[[Ratlines]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*&amp;quot;Le croissant et la croix gammÃ©e - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler Ã  nos jours&amp;quot;, de Roger Faligot et RÃ©mi Kauffer, [[1990]]. &lt;br /&gt;
*[http://www.reveil-des-marmottes.net/Opus_Dei_1/Note_Opus_Dei.htm L'OPUS DEI et le fascisme]&lt;br /&gt;
* [http://www.courcelle-bruno.nom.fr/PropagandeCatho.html Liens entre l'Ã©glise catho et les dictateurs ou des gouvernements fascistes]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[id:Fasisme]]&lt;br /&gt;
[[it:Fascismo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49755</id>
		<title>Fascisme clÃ©rical</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Fascisme_cl%C3%83%C2%A9rical&amp;diff=49755"/>
				<updated>2010-08-19T13:47:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Définition et utilisation */  +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Ã©bauche anarchiste}}&lt;br /&gt;
Le '''fascisme clÃ©rical''' est un rÃ©gime qui combine les doctrines politiques et Ã©conomique du [[fascisme]] et soutenu par l'autoritarisme du [[clergÃ©]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==DÃ©finition et utilisation==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient de distinguer ce terme du concept de [[thÃ©ocratie]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A ce jour personne ne se rÃ©clame de cette idÃ©ologie. Le terme est utilisÃ©&amp;lt;ref name=&amp;quot;laÃ¯c&amp;quot;&amp;gt;http://www.ulb.ac.be/philo/cierl/colloques.html&amp;lt;/ref&amp;gt; pour dÃ©crire des organisations ou des mouvements qui combinent la religion et le fascisme, ou des rÃ©gimes fascistes dans lesquels un [[clergÃ©]] a jouÃ© un rÃ´le important, ou encore, le soutien du fascisme ou de mouvements politiques autoritaires voir dictatoriaux par des organisations religieuses. Le fascisme clÃ©rical est liÃ© Ã  l'[[intÃ©grisme]] religieux (Italie annÃ©es 1920, Guerre civile Espagnole 1930 ...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dÃ©nomination de cette idÃ©ologie est la consÃ©quence de deux facteurs culturels liÃ©s Ã  l'histoire du monde occidental :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[fascisme]], Ã  l'origine doctrine politique italienne, est restÃ©, avec le [[nazisme]], comme l'un des principaux rÃ©gimes europÃ©ens ayant conduit Ã  la deuxiÃ¨me guerre mondiale et rappelle donc une pÃ©riode tragique de l'histoire de ce continent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le [[clergÃ©]] dÃ©signe initialement les membres ordonnÃ©s des Ã‰glises chrÃ©tiennes. Dans le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot;, il dÃ©signe l'autoritÃ© institutionnelle de toute religion. Le mot &amp;quot;clÃ©rical&amp;quot; lui-mÃªme a Ã©tÃ© mis en exergue depuis le XIXe siÃ¨cle par un mouvement qui combat l'influence politique de l'Ã‰glise catholique (mouvement qui se qualifie lui-mÃªme d'''anti-clÃ©rical'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme &amp;quot;fascisme clÃ©rical&amp;quot; a initialement Ã©tÃ© utilisÃ© pour dÃ©crire la faÃ§on dont l'Ã‰glise catholique et des rÃ©gimes autoritaires se sont soutenus mutuellement. Le terme est utilisÃ© plus rÃ©cemment pour dÃ©crire certaines religions, dont l'[[islam]] et l'[[hindouisme]], au sujet de leurs rapports Ã©troits envers des rÃ©gimes ayant des pratiques [[fascisme|fascistes]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les divers Fascismes clÃ©ricaux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical chrÃ¨tien ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le terme de fascisme clÃ©rical a Ã©tÃ© employÃ© en particulier pour critiquer l'Ã‰glise catholique et le rÃ´le qu'elle aurait jouÃ© dans quelques pays d'Europe durant la [[Seconde Guerre mondiale]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des exemple sont citÃ©s ci-dessous, il s'agit tous de mouvement catholique Ã  l'exception des Gardes d'acier en Roumanie qui sont orthodoxe:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime d'[[AntÃ³nio de Oliveira Salazar|AntÃ³nio Salazar]] au [[Portugal]], &lt;br /&gt;
*[[Engelbert Dollfuss]] en [[Autriche]],&lt;br /&gt;
*[[Ante Pavelic]] et le mouvement [[oustachis|oustachi]] en [[Croatie]],&lt;br /&gt;
*[[MiklÃ³s Horthy]] en [[Hongrie]],&lt;br /&gt;
*La [[garde d'acier]] en [[Roumanie]],&lt;br /&gt;
*le [[gouvernement de Vichy]] en [[France]].&lt;br /&gt;
*le rÃ©gime de [[Francisco Franco]] en [[Espagne]] (surtout aprÃ¨s le dÃ©clin de la [[phalange]] dans les [[annÃ©es 1940]]). &lt;br /&gt;
*[[Opus Dei]].&lt;br /&gt;
La liste ci-dessus peut cependant Ãªtre sujette Ã  dÃ©bat, sauf en ce qui concerne le rÃ©gime oustachi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir: '''Les attitudes des Ã‰glises nationales''' dans l'article [[RÃ´le de l'Ã‰glise catholique pendant la seconde guerre mondiale]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====[[AntisÃ©mitisme]]====&lt;br /&gt;
L'[[antisÃ©mitisme]] que ces rÃ©gimes propageaient Ã©tait soutenu depuis plus longtemps par l'Ã‰glise et les partis chrÃ©tiens-conservateurs de ces pays. Les fascistes tentaient ainsi d'obtenir la faveur de la bourgeoisie et, comme dans le cas de l'[[Autriche]], d'Ã©voluer en un rÃ©gime [[national-socialiste]] caractÃ©risÃ© par des mesures gouvernementales comme la structuration autoritaire de l'Ã©tat, et de l'Ã©conomie et l'internement des opposants politiques dans des camps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical musulman ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, le mÃªme terme est utilisÃ©, dans un contexte diffÃ©rent, Ã  l'Ã©gard d'une partie du [[clergÃ©]] [[musulman]] et de la guerre que certains de ses membres mÃ¨nent contre les pays occidentaux, notamment par le biais d'attentats terroristes contre les dÃ©mocraties, leurs valeurs et leur maniÃ¨re de vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Une forme de [[totalitarisme]]====&lt;br /&gt;
La littÃ©rature de certains idÃ©ologues musulmans, tel le manifeste de [[Al Zawahiri]], lieutenant du terroriste [[Oussama Ben Laden]], par exemple: ''Chevaliers sous le drapeau du prophÃ¨te'', relate une vision historique nÃ©gative de l'Occident Ã  travers les valeurs sur lesquelles s'est construite son histoire et que sont la dÃ©mocratie, la libertÃ© et l'Ã©mancipation des femmes. Ce sont donc ces valeurs qui doivent Ãªtre dÃ©truites, selon ces thÃ©oriciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un moment oÃ¹ la [[mondialisation]] vÃ©hicule d'une faÃ§on toujours plus diffuse ces valeurs que de nombreux pays luttent pour obtenir, les idÃ©ologues islamistes se trouvent donc devant la nÃ©cessitÃ© de les contrer partout oÃ¹ elles reprÃ©sentent pour eux une menace, en prenant la mondialisation Ã  rebours et en la rendant nÃ©gative. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit donc pour eux de globaliser la peur de faÃ§on Ã  ce que quiconque Ã©prouve en permanence le sens de la prÃ©caritÃ© de la vie dans la crainte d'attentats possibles n'importe quand et n'importe oÃ¹.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un monde ainsi dominÃ© par une telle incertitude, celle-ci devient une '''stratÃ©gie politique'''. Cette [[stratÃ©gie]] utilise un langage qui ne traduit pas seulement le [[fondamentalisme]] islamique mais qui reprÃ©sente Ã©galement un langage &amp;quot;mystico-politique&amp;quot; qui tente d'exercer sa fascination, comme autrefois le [[fascisme]] en Europe, sur les consciences afin de les possÃ©der pour les dÃ©truire et les utiliser comme des armes. Le conflit se situe donc entre les dÃ©mocraties occidentales et ce nouveau [[totalitarisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical juif ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement &amp;quot;Kach&amp;quot; du rabbin Kahane, interdit en [[IsraÃ«l]] mais dont les adeptes y sont toujours actifs, ainsi qu'aux [[Ã‰tats-Unis]], a inspirÃ© Baruch Goldstein, auteur du massacre d'HÃ©bron (tombeau des Patriarches). Cette forme d'extrÃªmisme juif violent et raciste se prolonge dans les milieux liÃ©s aux colonies de peuplement et dans certains partis de droite ou d'[[extrÃªme droite]], en IsraÃ«l ainsi que dans certaines associations hors d'[[IsraÃ«l]], comme le [[Betar]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fascisme clÃ©rical hindou ===&lt;br /&gt;
Comme le laissait augurer l'assassinat de [[Mohandas Karamchand Gandhi]] par un ancien membre du [[Rashtriya Swayamsevak Sangh]] (parti nationaliste indien interdit en 1948) le nationalisme hindou peut prÃ©senter tous les caractÃ¨res du fascisme clÃ©rical (voir [[Bharatiya Janata Party]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
===Bibliographie===&lt;br /&gt;
* [[Randolph L. Braham]] et Scott Miller, ''The Nazis Last Victims: The Holocaust in Hungary'' (Detroit: Wayne State University Press, [1998] 2002).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Leon Volovici]], ''Nationalist Ideology and Antisemitism: The Case of Romanian Intellectuals in the 1930s'' (Oxford: Pergamon Press, 1991).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Nicholas M. Nagy&amp;amp;ndash;Talavera, ''The Green Shirts and the Others: A History of Fascism in Hungary and Romania'' (IaÅŸi and Oxford: The Center for Romanian Studies, 2001).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Charles Bloomberg]] and [[Saul Dubow]], eds., ''Christian&amp;amp;ndash;Nationalism and the Rise of the Afrikaner Broederbond in South Africa, 1918&amp;amp;ndash;48'' (Bloomington: Indiana University Press, 1989).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walid Phares]], ''Lebanese Christian Nationalism: The Rise and Fall of an Ethnic Resistance'' (Boulder, Colo.: L. Rienner, 1995).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Ainslie T. Embree]], â€˜The Function of the Rashtriya Swayamsevak Sangh: To Define the Hindu Nationâ€™, in ''Accounting for Fundamentalisms, The Fundamentalism Project'' 4, ed. Martin E. Marty and R. Scott Appleby (Chicago: The University of Chicago Press, 1994), pp. 617&amp;amp;ndash;652.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Partha Banerjee]], ''In the Belly of the Beast: The Hindu Supremacist RSS and BJP of India'' (Delhi: Ajanta, 1998). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter K. Andersen]]. â€˜Bharatiya Janata Party: Searching for the Hindu Nationalist Faceâ€™, ''In The New Politics of the Right: Neo&amp;amp;ndash;Populist Parties and Movements in Established Democracies'', ed. Hans&amp;amp;ndash;Georg Betz and Stefan Immerfall (New York: St. Martinâ€™s Press, 1998), pp. 219&amp;amp;ndash;232.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Mark Juergensmeyer]]. ''The New Cold War?: Religious Nationalism Confronts the Secular State''.  (Berkeley: University of California Press, 1993).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Roger Eatwell]] &amp;quot;Reflections on Fascism and Religion&amp;quot;[http://staff.bath.ac.uk/mlsre/ReflectionsonFascismandReligion.htm]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* {{en}}[[Chip Berlet]] [http://www.publiceye.org/frontpage/911/clerical-911.html Terms to use with caution]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Walter Laqueur|Laqueur, Walter]]. 1966. ''Fascism: Past, Present, Future,'' New York: Oxford: Oxford University Press, 1997.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Conduite du Vatican ====&lt;br /&gt;
* [[Anthony Rhodes]], ''The Vatican in the Age of Dictators 1922&amp;amp;ndash;1945'' (London: Hodder and Stoughton, 1973).&lt;br /&gt;
* [[Michael Phayer]], ''The Catholic Church and the Holocaust, 1930&amp;amp;ndash;1965'' (Bloomington: Indiana University Press, 2000)&lt;br /&gt;
* [[Livia Rothkirchen]], â€˜Vatican Policy and the â€˜Jewish Problemâ€™ in Independent Slovakia (1939&amp;amp;ndash;1945)â€™ in Michael R. Marrus (ed.),''The Nazi Holocaust'' 3, section 8, Bystanders to the Holocaust (Wesport: Meckler, 1989), pp. 1306&amp;amp;ndash;1332.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens internes===&lt;br /&gt;
*[[Fascisme]]&lt;br /&gt;
*[[Islamisme]]&lt;br /&gt;
*[[Christianisme]]&lt;br /&gt;
*[[JudaÃ¯sme]]&lt;br /&gt;
*[[Ratlines]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Liens externes===&lt;br /&gt;
*&amp;quot;Le croissant et la croix gammÃ©e - Les secrets de l'alliance entre l'Islam et le nazisme de Hitler Ã  nos jours&amp;quot;, de Roger Faligot et RÃ©mi Kauffer, [[1990]]. &lt;br /&gt;
*[http://www.reveil-des-marmottes.net/Opus_Dei_1/Note_Opus_Dei.htm L'OPUS DEI et le fascisme]&lt;br /&gt;
* [http://www.courcelle-bruno.nom.fr/PropagandeCatho.html Liens entre l'Ã©glise catho et les dictateurs ou des gouvernements fascistes]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[id:Fasisme]]&lt;br /&gt;
[[it:Fascismo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=milieux_libres&amp;diff=49754</id>
		<title>milieux libres</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=milieux_libres&amp;diff=49754"/>
				<updated>2010-08-19T13:27:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Révocation des modifications par 95.132.165.231 (Discussion) vers la dernière version de Younes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Milieux libre en France (1890-1914)==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Â« Milieux Libres Â» : vivre en anarchiste Ã  la Belle Ã©poque en France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un milieu libre regroupe quelques individus, entre cinq et vingt le plus souvent, qui sâ€™efforcent de vivre ensemble et autrement. Câ€™est un terme spÃ©cifique Ã  la Belle Epoque et Ã  la mouvance anarchiste. Il est apparu dans les annÃ©es 1900 et se rÃ©pand en France, en Belgique et mÃªme au Canada. On utilise Ã©galement le terme de Â« colonie Â», dont lâ€™usage est plus ancien, remontant sans doute aux Â« colonies sociÃ©taires Â» fouriÃ©ristes actives dans les annÃ©es 1830. Câ€™est le nom du phalanstÃ¨re fondÃ© Ã  CondÃ©-sur-Vesgre en 1833. La colonie dÃ©signe une simple installation, dans le sens de lâ€™anglais Â« settlement Â» tandis que le terme de Â« milieu libre Â» permet de relever immÃ©diatement lâ€™opposition au milieu extÃ©rieur, non libre, oppressif. En France, une quinzaine dâ€™expÃ©riences seulement verront le jour, menÃ©es par une centaine dâ€™hommes et femmes entre 1902 et 1914.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Jean Maitron]], dans son important travail sur le mouvement anarchiste, leur avait consacrÃ© quelques pages. Un aperÃ§u sur quelques unes de ces rÃ©alisations, leurs dÃ©boires financiers, sentimentaux et idÃ©ologiques. Mais on ne sait rien de ces individus, de leurs trajectoires, de leurs motivations, de leur vie tout simplement.&lt;br /&gt;
Lâ€™anarchisme a trop souvent Ã©tÃ© Ã©tudiÃ© comme un mouvement uniforme, donnant lieu Ã  des lectures quasi normatives. La pÃ©riode de la Â« Belle Â» Ã©poque nâ€™Ã©chappe pas Ã  ces lectures rÃ©ductrices : Â« ''Une mouvance (un marÃ©cage ?) faite de multiples tendances frÃ´lant parfois la bizarrerie et soumise Ã  une force centrifuge qui conduira beaucoup de militants Ã  ne plus se prÃ©occuper que dâ€™un aspect limitÃ© de la lutte. Cela ira de la manie de crÃ©ation de colonies anarchistes Ã©phÃ©mÃ¨res â€“ sortes de phalanstÃ¨res â€“ Ã  un pacifisme absolu (â€¦) Ã  une prÃ©tendue libÃ©ration sexuelle conÃ§ue comme panacÃ©e sociale. On nâ€™en finirait pas de dresser la liste de toutes les aberrations Â« anarchistes Â» qui vont se donner libre cours jusquâ€™Ã  lâ€™Ã©poque actuelle. (â€¦) Cet anarchisme-repoussoir va presque ruiner la vÃ©ritable influence des libertaires dans les mouvements de masse'' Â». Câ€™est donc Ã  contre-courant de cette analyse que lâ€™on peut sâ€™intÃ©resser aux milieux libres. Analyser le mode de vie de ces individus, les rapports sociaux du groupe, sa structure, percevoir aussi sa capacitÃ© ou sa volontÃ© dâ€™action. Comment, pourquoi et avec quels effets mettent-ils en place leurs idÃ©es dans la vie quotidienne ? &lt;br /&gt;
On peut en apprendre un peu plus grÃ¢ce Ã  la presse de lâ€™Ã©poque, les archives de police (...) et le fonds dâ€™archives dâ€™E. Armand. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E. Armand, de son vrai nom Ernest Juin, principale figure de lâ€™individualisme anarchiste en France Ã©tait partisan des expÃ©riences de milieux libres et il joua un rÃ´le certain dans la diffusion et la rÃ©alisation de cette idÃ©e. Il crÃ©e, avec Marie KÃ¼gel, Lâ€™Ere Nouvelle en octobre 1901 et dÃ¨s les dÃ©buts, le journal se fait lâ€™Ã©cho des tentatives lancÃ©es en Angleterre ou en Hollande. A lâ€™Ã©poque, Armand est encore trÃ¨s inspirÃ© par lâ€™anarchisme chrÃ©tien. Il a en effet un parcours assez original : de pÃ¨re communard et anticlÃ©rical, il milite pourtant Ã  partir de 17 ans dans les rangs de lâ€™ArmÃ©e du Salut. Puis, par lâ€™intermÃ©diaire de la sÅ“ur dâ€™Elie et ElisÃ©e Reclus, il dÃ©couvre lâ€™anarchisme chrÃ©tien, lit les Temps nouveaux et commence Ã  Ã©crire des articles pour Le Libertaire. De son passage par le christianisme vient sans doute lâ€™idÃ©e trÃ¨s forte chez lui de perfectionnement individuel, de la nÃ©cessitÃ© de former des Â« individualitÃ©s conscientes Â». Par TolstoÃ¯ et sa bonne connaissance de 6 ou 7 langues Ã©trangÃ¨res, il dÃ©couvre les expÃ©riences communautaires menÃ©es Ã  lâ€™Ã©tranger, dans la veine dâ€™un anarchisme chrÃ©tien. Il commence alors Ã  faire lui-mÃªme de la propagande pour la Â« CitÃ© Future Â», qui, rapidement, devient Â« milieu libre Â» ou Â« colonie Â». En 1902, il est adhÃ©rent Ã  la Â« SociÃ©tÃ© pour la crÃ©ation et le dÃ©veloppement dâ€™un milieu libre en France Â» mais ne sÃ©journe pas, ou peut-Ãªtre seulement de maniÃ¨re Ã©pisodique, au premier milieu libre Ã  Vaux. Quoiquâ€™il en soit, et malgrÃ© son soutien intensif, Armand ne participe Ã  aucun milieu libre mÃªme sâ€™il frÃ©quente les milieux individualistes anarchistes dâ€™avant-guerre. En octobre 1913, il Ã©voque lâ€™idÃ©e de fonder une colonie individualiste qui nâ€™aboutira pas. AprÃ¨s la guerre, il ne perd pas son intÃ©rÃªt pour les expÃ©riences communautaires, Â« mÃªme si son expÃ©rience lâ€™avait conduit Ã  un certain scepticisme Â». Dans Lâ€™En-Dehors (qui paraÃ®t de 1922 Ã  1939) et mÃªme dans Lâ€™Unique (1945-1956) il Ã©crit des rubriques oÃ¹ il analyse les diffÃ©rentes expÃ©riences et oÃ¹ il expose ses propres positions Ã  ce sujet. En 1931, il fait paraÃ®tre une brochure Milieux de Vie en commun et Â« Colonies Â», qui reprend un texte paru dans Lâ€™Ere Nouvelle. Au bout du compte, il avait accumulÃ© une bonne documentation sur les tentatives de vie hors des rÃ©gimes autoritaires, en France ou ailleurs, anarchistes ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Parcours historique ===&lt;br /&gt;
==== '''Des modÃ¨les Ã  la mise en pratique''' ====&lt;br /&gt;
Â« AprÃ¨s Owen, Fourier, Cabet, Morus, qui furent les expÃ©rimentateurs dâ€™un communisme transitoire entachÃ© dâ€™autoritÃ© et de rÃ©glementation Ã  outrance ; aprÃ¨s le collectivisme rÃ©gimentaire, copie fidÃ¨le de la sociÃ©tÃ© moderne avec un seul exploiteur : lâ€™Etat ; la thÃ©orie libertaire, lâ€™anarchisme se prÃ©sente demandant droit de citÃ©. Â» On trouve un certain nombre de rÃ©fÃ©rences, mÃªme si câ€™est souvent pour mieux sâ€™en distinguer, aux socialistes utopistes. Ils ont non seulement tentÃ© de mettre en pratique leurs thÃ©ories en rÃ©alisant des communautÃ©s, mais ce sont aussi les premiers Ã  se prÃ©occuper de la Â«question socialeÂ». En France, ils jouissent tout au long du 19e siÃ¨cle dâ€™une renommÃ©e que nâ€™atteindra pas Marx. Charles Fourier est le plus critiquÃ© mais le plus apprÃ©ciÃ© des penseurs socialistes, considÃ©rÃ© comme un prÃ©curseur par certains articles de la presse libertaire. Son Å“uvre est Â« un Ã©chelon de plus vers lâ€™anarchisme moderne en mÃªme temps quâ€™une des plus grandes curiositÃ©s de lâ€™imagination moderne Â». On critique ses idÃ©es sur le commerce, la rigiditÃ© de son systÃ¨me Â« qui eÃ»t fait de son phalanstÃ¨re tout autre chose quâ€™une citÃ© de libertÃ© Â». Mais ses idÃ©es sur les passions, dont Fourier fait le ressort de son ordre social, et le travail, quâ€™il souhaitait Â« attrayant Â» et ne contrecarrant pas les penchants des hommes, trouvent des points dâ€™ancrage chez les anarchistes. Le vocabulaire mÃªme montre lâ€™influence des idÃ©es fouriÃ©ristes puisquâ€™il est courant que les milieux libres soient appelÃ©s Â« phalanstÃ¨re Â» par le voisinage ou les journaux. Lâ€™un des colons, FortunÃ© Henry est comparÃ© Ã  un Â« Fourier [qui] ressuscitait sous un autre nom et avec de nouvelles mÃ©thodes Â».  Mais les utopistes Ã©taient bien trop autoritaires pour que leurs expÃ©riences elles-mÃªmes influencent nos libertaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dâ€™autre part, on trouve peu dâ€™allusion aux utopies littÃ©raires des libertaires eux-mÃªmes. MÃªme si les milieux libristes avaient sans doute en tÃªte certains Ã©crits utopiques anarchistes. Lâ€™ Â« utopie anarchique Â» de Joseph DÃ©jacques, Lâ€™HumanisphÃ¨re, oÃ¹ il dÃ©crit Â« un phalanstÃ¨re, mais sans aucune hiÃ¨rarchie, sans aucune autoritÃ© ; oÃ¹ tout au contraire, rÃ©alise Ã©galitÃ© et libertÃ© et fonde lâ€™anarchie la plus complÃ¨te Â». Ou le Voyage au beau pays de Naturie du naturien Henri Zislyâ€¦Toutefois, les anarchistes ne font pas reposer leurs expÃ©riences sur un plan de sociÃ©tÃ© entiÃ¨rement circonscrit sur le papier. Pas de rÃ©fÃ©rence faisant autoritÃ©, homme ou Ã©criture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™idÃ©e communautaire apparaÃ®t de maniÃ¨re prÃ©coce dans le courant des idÃ©es anarchistes : câ€™est en 1875 que [[Giovanni Rossi]] imagine pour la premiÃ¨re fois sa communautÃ© socialiste. En 1889, aprÃ¨s bien des polÃ©miques, il annonce finalement son dÃ©part, suivi quelques temps plus tard par les futurs colons. La [[ColÃ´nia CecÃ­lia|tentative de la Cecilia]] est Ã  replacer dans le contexte dâ€™une immigration italienne importante qui tente sa chance dans lâ€™autre monde perspective qui la rapproche dâ€™autant plus de ses prÃ©curseurs socialistes. Les conditions de vie matÃ©rielles sont misÃ©rables, la vie communautaire se rÃ©vÃ¨le Ãªtre durement supportable et en avril 1894, la Cecilia vit ses derniers instants. Lâ€™expÃ©rience est relayÃ©e par la presse franÃ§aise et en particulier dans [[La RÃ©volte]], qui en mars 1893 rappelle que Â«la bourgeoisie, partout, dÃ©tient le sol, les produits et les moyens de production et pÃ¨se de tout son poids mÃªme sur ceux qui veulent en sortir. Toute tentative anarchiste ne peut Ãªtre complÃ¨tement anarchiste par ce fait que subsiste Ã  cÃ´tÃ© dâ€™elle lâ€™organisation bourgeoise qui la prÃ©cÃ¨de Â». Le journal ne parlera pas des expÃ©riences postÃ©rieures. AprÃ¨s 1894, ce sont les naturiens qui continuent Ã  entretenir lâ€™idÃ©e de la fondation dâ€™une colonie qui serait la mise en pratique et la dÃ©monstration de leurs thÃ©ories sur le retour Ã  un Ã©tat naturel. Faute de terrain, lâ€™aventure ne sera jamais tentÃ©e, mais ils seront prÃ©sents pour soutenir le projet du premier milieu libre, qui commence vraiment Ã  rassembler des individus en 1902.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:'''De Vaux Ã  la Pie, autour des plus fervents bÃ¢tisseurs de milieux libres, Georges Butaud et Sophia ZaÃ¯kowska'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Câ€™est dâ€™abord une Â« SociÃ©tÃ© InstituÃ©e pour la CrÃ©ation et le DÃ©veloppement dâ€™un Milieu Libre en France Â» qui voit le jour au printemps pour aider aux Â« difficultÃ©s du commencement dâ€™exÃ©cution Â» et qui organise pendant six mois de nombreuses rÃ©unions. Le Libertaire insÃ¨re Ã  plusieurs reprises la proclamation de la SociÃ©tÃ©. Il semblerait quâ€™ils aient Ã©tÃ© 250 sociÃ©taires en 1902, 400 en 1903, et parmi eux on trouve Georges Butaud et Sophia ZaÃ¯kowska, qui sont les plus fervents acteurs de milieux libres sur toute la pÃ©riode et qui animeront la colonie de Vaux, Henri Beylie-Beaulieu et Henri Zisly, pour les naturiens, E. Armand et sa compagne Marie KÃ¼gel etc. Câ€™est en janvier 1903 que le Milieu libre de Vaux prend rÃ©ellement forme. Peu Ã  peu, ce sont 13 colons qui vivent ensemble occupÃ©s aux activitÃ©s agricoles mais aussi de lâ€™Ã©levage, bonneterie, cordonnerie, atelier de confection sur mesure. Il est question de crÃ©er une bibliothÃ¨que, une Ã©cole libertaire, une imprimerie. Une coopÃ©rative de consommation semble mÃªme vouloir joindre ses efforts Ã  ceux de Vaux. Mais, en juillet, Boutin (propriÃ©taire du terrain) se retire, rÃ©cupÃ©rant Ã©galement son apport. Le Libertaire, en novembre, lance une polÃ©mique sur les bilans financiers de la colonie. Le silence se fait alors sur Vaux. En rÃ©alitÃ©, le Milieu Libre reste un lieu de vie en commun, il accueille rÃ©guliÃ¨rement des camarades de passage, les habitants se succÃ¨dent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
George Butaud et Sophia ZaÃ¯kowska ne sâ€™arrÃªtent pas lÃ . Ils se sont rencontrÃ©s en 1898 lors dâ€™une confÃ©rence oÃ¹ Butaud dÃ©veloppe son premier projet de colonie dans lâ€™IsÃ¨re. Sophia ZaÃ¯kowska arrive de GenÃ¨ve, oÃ¹ elle faisait des Ã©tudes de sciences physiques et naturelles. Georges Butaud, Ã©levÃ© par des parents rÃ©publicains et libre penseurs, a quittÃ© la maison familiale, Ã  la suite de conflits avec son pÃ¨re. Il souffre de la condition salariale, il est souvent sans travail et se lance alors dans son projet de milieu libre, qui aboutit avec la rÃ©alisation de Vaux, prÃ¨s de ChÃ¢teau-Thierry. AprÃ¨s la fin de cette tentative, ils continuent Ã  vivre Ã  Bascon (hameau voisin de Vaux) dâ€™oÃ¹ ils annoncent vers 1911 un nouveau milieu libre. Puis câ€™est dans la rÃ©gion parisienne, Ã  Saint-Maur que sâ€™installe le milieu libre de La Pie ainsi que le journal La Vie Anarchiste qui se fait lâ€™Ã©cho des nouvelles expÃ©riences. Le 8 avril 1913, 20 colons sont installÃ©s dans une grande propriÃ©tÃ© de 6000 mÂ², situÃ©e quai de la Pie Ã  Saint-Maur. Lâ€™endroit a Ã©tÃ© louÃ© par la sociÃ©tÃ© dite des Â« Milieux Libres de Paris et de la Banlieue Â». Comme lâ€™indique le nom de la sociÃ©tÃ©, lâ€™idÃ©e est dâ€™essaimer les milieux libres : les projets se multiplient, Ã  Boulogne, Saint-Ouen ou en plein Paris. Les difficultÃ©s sont cependant communes pour tous ces projets : le recueillement des fonds se fait avec difficultÃ© et les propriÃ©taires se montrent Â« peu soucieux de transformer leurs locaux en refuges de compagnons anarchistes Â». Aucun de ces projets ne verra le jour, mÃªme sâ€™ils ont animÃ© bon nombre de rÃ©unions parisiennes. Ce nâ€™est quâ€™avec la guerre que toute mention de la Pie disparaÃ®t, entraÃ®nant la dispersion des camarades. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi quâ€™il en soit, mÃªme lorsquâ€™il nâ€™y avait pas de colonies, Â« de nombreux amis vÃ©curent auprÃ¨s [de G.B. et S.Z.] Â» et ils y pratiquaient le mode de vie quâ€™ils souhaitaient voir sâ€™Ã©tendre par lâ€™intermÃ©diaire des milieux libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== 'Lâ€™Essai dâ€™Aiglemont et son animateur FortunÃ© Henry ====&lt;br /&gt;
FortunÃ© Henry, avec le soutien du Libertaire, dont il est assez proche des rÃ©dacteurs, lance, seul, une colonie Ã  Aiglemont, dans les Ardennes. &lt;br /&gt;
Son pÃ¨re fut lâ€™un des gÃ©nÃ©raux de la Commune et il est condamnÃ© Ã  mort en 1873. Toute la famille sâ€™exile alors en Espagne et ne rÃ©apparaÃ®t dans les rapports de police quâ€™en 1880, peu avant lâ€™amnistie dans les PyrÃ©nÃ©es Orientales. Son frÃ¨re, le cÃ©lÃ¨bre [[Emile Henry]], est guillotinÃ© aprÃ¨s avoir lancÃ© une bombe sur le cafÃ© terminus en 1894. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
FortunÃ© Henry est lui-mÃªme un anarchiste virulent depuis les annÃ©es 1890 : il prend la dÃ©fense de Ravachol, il est condamnÃ© dÃ¨s 1893 Ã  Charleville et dans deux autres dÃ©partements pour ses propos. Il se promÃ¨ne avec un pistolet-poignard encore fameux aujourdâ€™hui. Câ€™est donc un personnage connu dans le milieu anarchiste qui sâ€™installe Ã  cÃ´tÃ© dâ€™Aiglemont, dans la clairiÃ¨re du Vieux Gesly, le 13 juin 1903. Â« Quand vint le soir, il piochait encore, fiÃ©vreusement ; et comme les bÃ»cherons, la cognÃ©e sous le bras, traversant la clairiÃ¨re pour regagner leur chaumiÃ¨re, le questionnait, il fit cette rÃ©ponse : Â« Je suis venu ici, dans ce coin perdu de la forÃªt pour crÃ©er la cellule initiale de lâ€™humanitÃ© future. Â» Â». FortunÃ© Henry semble respecter, au dÃ©but, alors quâ€™il nâ€™y fait jamais rÃ©fÃ©rence, le projet de colonie [[Naturianisme|naturienne]] publiÃ© en fÃ©vrier 1898. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout commence avec la lÃ©gendaire hutte de FortunÃ© Henry : Â« câ€™est un trou fait dans la terre : deux branches dâ€™arbres constituent la charpente ; un peu de paille et de houe suffisent Ã  la toiture Â». Elle est construite avec les matÃ©riaux disponibles sur le terrain. Puis, aidÃ© par Gualbert et Malicet, deux compagnons de la commune de Nouzon toute proche, qui viennent lui prÃªter main forte, la premiÃ¨re maison est montÃ©e pour passer lâ€™hiver : deux piÃ¨ces au rez-de-chaussÃ©e, un grenier de neuf mÃ¨tres par-dessus. Ce qui est Ã  noter, câ€™est quâ€™elle est construite avec des Ã©lÃ©ments naturels du pays : murs en torchis et couverture de chÃ©pois, une graminÃ©e locale. Pourtant, une nouvelle orientation est prise, abandonnant les perspectives [[Naturianisme|naturiennes]] aprÃ¨s juillet 1904 : se dresse une grande maison en fibrociment, avec une vÃ©randa vitrÃ©e. Description des journaux conservateurs, sans doute exagÃ©rÃ©e : Â« Lâ€™intÃ©rieur de la villa respirait une large aisance. Sur le seuil, une dÃ©licate odeur de cuisine chatouillait agrÃ©ablement lâ€™odorat et la salle Ã  manger Henri II, avec sa vÃ©randa ornÃ©e de vitraux dâ€™art et ses fresques de Franz Jourdain et de Steinlein possÃ©dait un cachet rÃ©ellement aristocratique. Un petit salon Louis XVI avec des toiles de maÃ®tres et des meubles de style, complÃ©tait lâ€™illusion et ce foyer libertaire avait un petit air aristocratique qui lui allait fort bien. Câ€™Ã©tait vraiment lâ€™anarchie en dentelle Â». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe de colons augmente de maniÃ¨re rÃ©guliÃ¨re pour atteindre un maximum de 20 en 1905. En 1906, les premiÃ¨res tensions Ã  la colonie sâ€™affichent dans la presse. FortunÃ© est un individu tout Ã  fait charismatique et, en toute occasion, il est dâ€™une franchise et mÃªme dâ€™une virulence sans doute difficiles Ã  supporter au quotidien. Mais il se dÃ©fend lui-mÃªme dâ€™Ãªtre le dirigeant unique de lâ€™entreprise. En mars 1907, dans un discours quâ€™il prononce Ã  Paris, il prÃ©tend vouloir faire Â« cesser une situation intolÃ©rable parce quâ€™elle tend Ã  faire considÃ©rer la colonie lâ€™Essai comme non seulement lâ€™Å“uvre dâ€™un homme, mais comme sa propriÃ©tÃ© et son fief. Or, mon souci le plus grand, aidÃ© de mes camarades dâ€™Aiglemont, a Ã©tÃ© dâ€™impersonnaliser la tentative, et nous y sommes arrivÃ©s Â». Pourtant, ce nâ€™est guÃ¨re le caractÃ¨re de FortunÃ© qui cause la fin de la colonie. La reprise individuelle pratiquÃ©e dans la rÃ©gion attise les conflits avec le voisinage. Lâ€™Essai touche ainsi Ã  sa fin en 1908. FortunÃ© part avec le matÃ©riel dâ€™imprimerie en juillet. En mars 1909, un huissier de Charleville procÃ¨de Ã  Â« la dÃ©bÃ¢cle dÃ©finitive de la chartreuse anarchiste du Vieux-Gesly Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Du milieu libre au milieu de vie libre : autour de lâ€™Anarchie ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 1906, AndrÃ© Lorulot, plus connu par la suite comme libre penseur, prÃ©sente un nouveau plan dâ€™action. Il sâ€™agit de crÃ©er un centre de propagande et dâ€™Ã©ducation (avec une imprimerie, un journal, une Ã©cole) auquel seul un milieu libre peut donner toute son efficacitÃ©. Le Milieu libre nâ€™est plus la fin mais le moyen de lâ€™action. Câ€™est sur ces principes que se crÃ©e lâ€™Ã©phÃ©mÃ¨re et dynamique colonie libertaire de Saint-Germain-en-Laye, dont deux des protagonistes sont rapidement arrÃªtÃ©s pour des confÃ©rences ou des affiches. Lorulot conclut lâ€™expÃ©rience en Ã©crivant : Â« la pratique du communisme expÃ©rimental ne sous-entend pas forcÃ©ment la formation de milieux libres, colonies agricoles ou autres. Il serait Ã  dÃ©sirer que, dÃ¨s aujourdâ€™hui, les anarchistes pratiquent entre eux cette camaraderie qui fait lâ€™objet de toutes leur thÃ©ories Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui se pratique dÃ©jÃ  au journal lâ€™anarchie, fondÃ© par Libertad en 1905, frÃ©quentÃ© par Lorulot, Armand, etc. Le journal nâ€™est pas toujours trÃ¨s tendre avec les milieux libres. Dans la rubrique Â« Chiquenaudes et Croquignoles Â», on peut ainsi lire : Â« ''Milieux libres !!!&lt;br /&gt;
Un homme, deux chats, un rat blanc ont dÃ©cidÃ© de former un milieu libre, en dehors de toutes les entraves, de toutes les bassesses, de toutes les vilenies, de tous les esclavages, etc., etc. Ils pensent que tous les camarades voudront bien leur indiquer un petit coin de quatre ou cinq cent hectares de terrain oÃ¹ ils se chargeront de vivre en donnant le meilleur exemple.&lt;br /&gt;
Une femme et un enfant de trois mois mâ€™annoncent par tÃ©lÃ©gramme quâ€™ils se mettent en milieu libre. Ils prient simplement les copains de leur trouver une vache nâ€™ayant rien de commun avec ClÃ©menceau, car la mÃ¨re se voit obligÃ©e de labourer le sol. Trois ou quatre autres lettres mâ€™annoncent des milieux libres en formation, mais la place me manqueâ€¦'' Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, de fait, rue de la Barre Ã  Paris, avec Libertad et les sÅ“urs MahÃ© ou Ã  Romainville, avec Rirette MaÃ®trejean, Victor Serge, DieudonnÃ©, Soudy, Carouy, Callemin dit Â«Raymond-la-ScienceÂ» et Vallet, ceux que lâ€™on connaÃ®t pour leur rÃ´le dans la Â« Bande Ã  Bonnot Â», câ€™est un rÃ©el milieu de vie libre qui sâ€™est constituÃ© au siÃ¨ge du journal. Les anarchistes sâ€™occupant de lâ€™impression et des tirages vivent ensemble, organisent des rÃ©unions et vivent Â« en anarchiste Â» dans une grande maison oÃ¹ est installÃ©e lâ€™imprimerie. Dâ€™aprÃ¨s les rapports de police, on sait quâ€™il y a gÃ©nÃ©ralement une dizaine de personne Ã  la table de lâ€™anarchie, que tout ce monde travaille pour le journal et lâ€™Ã©dition des brochures. Lâ€™existence de ce mode de vie en commun est corroborÃ©e par les rapports dâ€™arrestations, oÃ¹ les prÃ©venus dÃ©clarent Ãªtre domiciliÃ©s au 22, rue de la Barre ou par les rÃ©cits sur la Bande Ã  Bonnot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au temps de Libertad, la communautÃ© urbaine se double dâ€™une sorte de colonie en province, Ã  Chatelaillon, Ã  la fois Â« villÃ©giature anarchiste Â» et point de chute pour la propagande. Dâ€™une annÃ©e sur lâ€™autre, lâ€™appel est lancÃ© aux Â« amis libres Â» pour passer quelques temps sur Â« une plage de sable magnifique que les bourgeois nâ€™envahirons pas car nous faisons bonne garde Â». Libertad, en profite pour faire des tournÃ©es de confÃ©rence dans la rÃ©gion, pour se rendre Ã  Bordeaux et rÃ©colter des fonds pour aider Ã  la propagande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sophia ZaÃ¯kowska, en 1912, raconte Ã  propos du journal : Â« sur certains point concernant lâ€™hygiÃ¨ne, le luxe, les mouvements idiots comme la danse ou lâ€™ineptie du culte des morts, ce journal a fait une besogne sÃ©rieuse. Il a Ã  tel point influencÃ© certains lecteurs, que lorsque je rencontre certains individualistes, je sens que ce sont des gens qui me sont proches, qui se distinguent par leur genre de vie du reste de lâ€™humanitÃ©. Par raisonnement sur des questions de vie journaliÃ¨re, ces copains ont pris des habitudes meilleures et cela sans souffrance ni contrainte de leur part. Câ€™est une philosophie qui a passÃ© dans la vie Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mode de vie et Ã©mancipation ===&lt;br /&gt;
==== Ã‰ducation intÃ©grale ====&lt;br /&gt;
Le milieu libre sâ€™inspire fortement des premiers microcosmes libertaires quâ€™ont Ã©tÃ© les expÃ©riences Ã©ducatives de Cempuis et de La Ruche. Paul Robin, le premier, met en pratique les conceptions Ã©ducatives dÃ©veloppÃ©es par les thÃ©oriciens anarchistes Ã  Cempuis. Â« Lâ€™Ã©cole, elle-mÃªme petite sociÃ©tÃ©, revÃªt tous les aspects sociaux que la rÃ©volution sociale, quâ€™il appelle de ses vÅ“ux, engendrera Â». A Cempuis, lâ€™Ã©cole doit Ãªtre dans un environnement riche, pour solliciter sans cesse lâ€™intÃ©rÃªt de lâ€™enfant, elle doit permettre lâ€™apprentissage de lâ€™Ã©conomie socialiste et de la vie communautaire et lâ€™on tente au maximum dâ€™assurer lâ€™autosubsistance de lâ€™Ã©cole, ce qui permet Ã©galement de conserver une certaine indÃ©pendance vis-Ã -vis des financements publics. Comme lâ€™explique Nathalie BrÃ©mand, lâ€™idÃ©al de Paul Robin est de crÃ©er une Â« micro-sociÃ©tÃ© libertaire Â». Mais il ne se fait pas dâ€™illusion sur la portÃ©e rÃ©volutionnaire de lâ€™expÃ©rience : elle nâ€™est quâ€™une Â« institution transitoire Â». Il nâ€™en reste pas moins que Â« quelques expÃ©riences en petit faites dâ€™avance Ã©viteront des tÃ¢tonnements et des fautes dans les immenses Ã©coles que le peuple se hÃ¢tera de construire le lendemain du jour oÃ¹ il aura reconquis ses droits Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SÃ©bastien Faure, Ã  propos de la Ruche, dÃ©clare Â« prouver Â» par le fait, que lâ€™individu nâ€™Ã©tant que le reflet, lâ€™image, la rÃ©sultante du milieu, Â« tant vaut le milieu, tant vaut lâ€™individu Â». Mais il est convaincu que la formation dâ€™un milieu libre dâ€™adultes est impossible. Pour lui, lâ€™Ã©ducation et la conversion de lâ€™Ãªtre humain sont difficiles aprÃ¨s 25 ans. Câ€™est dans la tranche dâ€™Ã¢ge comprise entre six et dix ans que lâ€™individu acquiert un caractÃ¨re propre, ses qualitÃ©s et ses dÃ©fauts. Câ€™est donc avec des enfants de cet Ã¢ge, et jusquâ€™Ã  leurs 16 ans quâ€™il faut crÃ©er Â« un milieu spÃ©cial oÃ¹ serait vÃ©cue, dans la mesure du possible, dâ€™ores et dÃ©jÃ , bien quâ€™enclavÃ©e dans la sociÃ©tÃ© actuelle, la vie libre et fraternelle Â». Il mise tout sur lâ€™avenir que les enfants reprÃ©sentent, plutÃ´t que sur les capacitÃ©s immÃ©diates de lâ€™individu Ã  se transformer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque milieu libre se dote donc de sa propre Ã©cole, indispensable pour les enfants des colons, mais Ã©galement pour accueillir les enfants des autres, en un milieu favorable. Le milieu libre doit dâ€™autant plus servir Ã  accueillir des enfants, que comme le soulignent Emilie Lamotte ou Anna MahÃ©, il est sinon fort difficile pour des parents anarchistes de soustraire son enfant Ã  lâ€™Ã©cole congrÃ©ganiste ou surtout Ã  la Â« laÃ¯que Â». On reproche Ã  cette derniÃ¨re de travailler Ã  Ã©liminer toute rÃ©bellion dans les jeunes cerveaux et de chercher Ã  les former dans un mÃªme moule, le respect et la dÃ©fense de la patrie comme schÃ¨me principal, Ã  Â« rogner les floraizons dâ€™idÃ©es hors de la norme Â». Lâ€™idÃ©al pour Ã©duquer lâ€™enfant est de le placer dans un milieu dÃ©jÃ  en dehors de la sociÃ©tÃ© bourgeoise, sain pour son dÃ©veloppement non seulement moral mais aussi physique, dans un milieu qui se prÃªte au dÃ©veloppement de sa curiositÃ©, par un environnement riche, naturellement ou par le travail qui y est effectuÃ© par les adultes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce nâ€™est pas lâ€™Ã©ducation des enfants seule qui est visÃ©e ici. Les adultes en milieu libre disposent Ã©galement dâ€™une possibilitÃ© de parfaire leur individu. Le milieu libre doit Ãªtre une Ã©cole libertaire intÃ©grale pour tous. Pour FortunÃ© Henry, Â« il faut, par tous les moyens, constituer des milieux harmoniques susceptibles de fournir une gÃ©nÃ©ration dâ€™hommes nouveaux Â». Le milieu libre est considÃ©rÃ© comme le moyen donnÃ© Ã  tout individu de parfaire son Ã©ducation. Câ€™est autour de cette idÃ©e que lâ€™on comprend mieux le clivage entre les individualistes anarchistes et les communistes anarchistes. Il ne se situe pas au niveau de la propriÃ©tÃ© ou sur la rÃ©partition des richesses mais il est Â« qualitatif Â». Dans un cas, lâ€™individu est considÃ©rÃ© comme le produit des conditions sociales. Lâ€™Ã©ducation est utile mais ne fait pas tout, seule la RÃ©volution peut achever la transformation de lâ€™individu. Lâ€™Ã©mancipation individuelle nâ€™est envisagÃ©e quâ€™Ã  travers le prisme de lâ€™Ã©ducation collective. Tandis que pour les individualistes, lâ€™individu est perÃ§u comme Â« une sorte de monade, un Ãªtre complet en soi qui peut exister en dehors voire contre la sociÃ©tÃ© Â». Ainsi, les communistes dÃ©laissent-ils, aprÃ¨s un premier engouement, les milieux libres. Ils les considÃ¨rent comme inefficace pour lâ€™instruction collective, pour lâ€™organisation des masses, ne faisant aucune preuve de la vÃ©ritÃ© portÃ©e par lâ€™anarchisme, ne prenant pas non plus la forme dâ€™une cellule initiale de la sociÃ©tÃ© future, par leur faible durÃ©e de vie et leurs difficultÃ©s Ã©conomiques. Ce sont essentiellement des individualistes qui soutiennent les milieux libres : Armand, Lorulot, Libertad, Butaud et ZaÃ¯kowskaâ€¦ Lâ€™individu, qui vit en camaraderie, sâ€™Ã©duque en permanence et est donc plus apte pour la propagande, qui peut Ãªtre dissociÃ©e de la vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La camaraderie face Ã  lâ€™autoritÃ© ====&lt;br /&gt;
Ni domination, ni hiÃ©rarchie, ni structure figÃ©e. Outre le rejet, en partie grÃ¢ce Ã  lâ€™Ã©ducation, de toute autoritÃ© intÃ©riorisÃ©e, câ€™est ce que lâ€™on tente de mettre en pratique au milieu libre en remuant les hiÃ©rarchies et statuts traditionnels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A chacun, tout dâ€™abord de lutter contre lâ€™autoritÃ© intÃ©riorisÃ©e. E. Armand dÃ©peint alors le Â«milieu libristeÂ» de maniÃ¨re trÃ¨s prÃ©cise : Â« Le colon est un type spÃ©cial de militant. Tout le monde nâ€™est pas apte Ã  vivre la vie en commun, Ã  Ãªtre un milieu-libriste. Le Â« colon-type Â» idÃ©al est un homme dÃ©barrassÃ© des dÃ©fauts et des petitesses qui rendent si difficile la vie sur un terrain ou espace resserrÃ© : il ignore donc les prÃ©jugÃ©s sociaux et moraux des bourgeois et petits-bourgeois. Bon compagnon, il nâ€™est ni envieux, ni curieux, ni jaloux, ni Â« mal embouchÃ© Â». Conciliant, il se montre fort sÃ©vÃ¨re envers lui-mÃªme et trÃ¨s coulant envers les autres. Toujours sur le guet pour comprendre autrui, il supporte volontiers de ne pas lâ€™Ãªtre ou de lâ€™Ãªtre trÃ¨s peu. Il ne Â« juge Â» aucun de ses co-associÃ©s, sâ€™examine dâ€™abord lui-mÃªme et,  avant dâ€™Ã©mettre la moindre opinion sur tel ou telle, tourne, selon lâ€™antique adage, sept fois sa langue dans sa bouche. (â€¦) Avant dâ€™Ãªtre un colon extÃ©rieur, il convient dâ€™Ãªtre un colon intÃ©rieur Â». Et la difficultÃ© semble encore supÃ©rieure lorsque lâ€™on est une femme : Â« Il est regrettable de constater le retard de la femme dans le degrÃ© dâ€™Ã©volution ; sur sept femmes passÃ©es Ã  Vaux, seulement trois avaient quelque idÃ©e, les autres Ã©taient absolument ordinaires, et restaient sous lâ€™entiÃ¨re dÃ©pendance de leur compagnon, ne comprenant quâ€™Ã  peine ces mots bizarres, anarchie, communisme, etc. ne se permettant aucune pensÃ©e Â». Homme ou femme doivent lutter contre leurs propres prÃ©jugÃ©s, sensiblement diffÃ©rents dâ€™un sexe Ã  lâ€™autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MalgrÃ© toutes ces mises en garde et efforts personnels, chaque milieu libre semble avoir son autoritaire, ses estampeurs et ses mÃ©gÃ¨res. Toutefois, le rÃ´le des uns et des autres est parfois plus caricatural que rÃ©el. Une figure centrale ressort pour chaque expÃ©rience, mais toute manifestation autoritaire semble immÃ©diatement sanctionnÃ©e par le groupe (exclusion de Butaud et ZaÃ¯kowska dÃ©cidÃ© par la majoritÃ© par exemple). Il y a bien une Â« tÃªte dirigeante Â» mais qui joue essentiellement un rÃ´le de Â« mÃ©diateur Â», assurant les liens avec lâ€™extÃ©rieur. Mais, on trouve plus gÃ©nÃ©ralement un Â« noyau Â» qui fait fonctionner le milieu libre, gÃ©nÃ©ralement un binÃ´me, un couple. MÃªme si Sophia ZaÃ¯kowska est furieuse de nâ€™Ãªtre jamais citÃ©e que comme la Â« compagne de Butaud Â», elle nâ€™en est pas moins toujours lÃ . Et malgrÃ© lâ€™oubli dans lequel elles sont gÃ©nÃ©ralement plongÃ©es, Lorulot nâ€™agit jamais, dans le cadre de la colonie et de ses tournÃ©es de confÃ©rence, sans Emilie Lamotte et Libertad nâ€™est rien, selon le regard agacÃ© des policiers, sans Anna MahÃ©. A Aiglemont, la colonie fonctionne plutÃ´t autour du binÃ´me FortunÃ© Henry - AndrÃ© Mounier. Pour achever le tableau, restent les deux derniers niveaux du groupe : les simples membres, dont on ne sait gÃ©nÃ©ralement pas grand-chose, et les sympathisants, que lâ€™on peut gÃ©nÃ©ralement assimiler aux visiteurs des diffÃ©rents lieux. &lt;br /&gt;
Une idÃ©e rÃ©currente: supprimer la famille traditionnelle qui impose aux hommes, femmes et enfants, une place hiÃ©rarchique stricte. Â« La famille sectaire et imbÃ©cile est un intermÃ©diaire inutile et nÃ©faste entre lâ€™individu et la collectivitÃ© Â» Finalement lâ€™idÃ©e prÃ©domine que, pour survivre, le milieu libre doit recrÃ©er des rapports dâ€™affinitÃ©, de solidaritÃ©, et que le modÃ¨le de ces relations, ce nâ€™est certes pas la famille patriarcale, mais la famille fraternelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi les enfants doivent-ils Ãªtre Ã©levÃ©s par le groupe :Â« Les enfants sont Ã  tous. Ceux qui naÃ®tront Ã  la colonie encore davantage ; ils grandiront libres et sains tout naturellement, sans contrainte, ni mauvais exemple Â». Difficile de savoir si ce communisme des enfants est mis en pratique. La marque symbolique en est tout de mÃªme lâ€™acte de naissance de Marcel, enfant nÃ© Ã  la colonie Aiglemont Â« de parents non dÃ©signÃ©s Â». Il est lâ€™enfant de la communautÃ©. Et par principe libertaire, la colonie ne voulait pas signaler sa naissance. Il fallut lâ€™insistance de la municipalitÃ© pour que Marcel ait son acte de naissance, sur dÃ©claration de la sage-femme et de deux Aiglemontais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le second coup portÃ© Ã  la famille porte sur lâ€™Ã©mancipation de la femme. Plus que lâ€™Ã©mancipation Ã©conomique et intellectuelle de la femme, câ€™est son Ã©mancipation corporelle qui va mobiliser les compagnons, en ce quâ€™elle permet de nouveaux rapports hommes/femmes. La critique du mariage, inaugurÃ©e par Fourier, est alors, en ce dÃ©but de siÃ¨cle, reprise par les anarchistes : la mariage est considÃ©rÃ© comme nâ€™ayant que des fondements Ã©conomiques et il place lâ€™amour sous le joug de lâ€™Etat et de lâ€™Eglise. Les anarchistes rejettent cette hypocrisie et la morale ambiante, en proclamant haut et fort la mise en pratique de lâ€™amour libre, facilitÃ©e thÃ©oriquement dans les milieux libres, et en diffusant idÃ©es nÃ©o-malthusiennes et moyens de contraception et dâ€™avortement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, idÃ©alement, chaque individu est sensÃ© avoir sa chambre individuelle. Mais les milieux libristes doivent reconnaÃ®tre lâ€™existence dâ€™un certain nombre dâ€™entraves Ã  une pratique sexuelle rÃ©ellement libÃ©rÃ©e. La premiÃ¨re difficultÃ© est le Â« manque de femme Â» : (la femme est pensÃ©e essentiellement en tant quâ€™Ãªtre sexuÃ©, Â« tota mulier in utero Â»). Il est vrai que les femmes viennent gÃ©nÃ©ralement accompagnÃ©es de leurs compagnons et que les cÃ©libataires sont plus gÃ©nÃ©ralement des hommes que des femmes, pour des raisons Ã©conomiques et Ã©galement juridiques. Face Ã  ce discours virocentrique, les femmes craignent gÃ©nÃ©ralement que la libÃ©ration sexuelle ne tourne Ã  leur dÃ©savantage et ne soit perÃ§ue que comme moyen dâ€™assouvir les besoins masculins. Et Sophie ZaÃ¯kowska dâ€™ajouter : Â« La femme est donc prÃ©destinÃ©e Ã  lâ€™amour, lÃ©galisÃ© chez les gens comme il faut, libre chez les anarchistes. Son esprit peu cultivÃ© est fixÃ© sur ce seul point : il faut quâ€™elle plaise Ã  tout prix Â». Et de conclure : Â« quand elle dira â€“jâ€™aimerais mieux plaire, mais nâ€™importe, dussÃ©-je dÃ©plaire, je veux travailler sur moi-mÃªme, je veux Ãªtre et paraÃ®tre sÃ©rieuse, je ne veux plus Ãªtre un jouet stupide, je serai hommasse- (â€¦) alors la question de lâ€™Ã©galitÃ© des sexes ne se posera mÃªme plus Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En rÃ©alitÃ©, lâ€™amour libre nâ€™est pas pratiquÃ©. Par la promiscuitÃ©, il arrive quâ€™il y ait des Ã©changes entre les couples ou la formation dâ€™un nouveau couple au dÃ©triment dâ€™un autre : le couple reste une structure difficile Ã  dÃ©passer. On peut toutefois noter lâ€™existence de quelques habitudes originales (et lâ€™adjectif reste valable aujourdâ€™hui) puisque Libertad avait pour compagnes les deux sÅ“urs MahÃ©, avec lesquelles il eÃ»t deux enfants. Sophia ZaÃ¯kowska vÃ©cut, elle, un Â« amour plural Â» avec Victor Lorenc et Georges Butaud, de 1913 Ã  1924, Â« ce qui nous a permis Ã  tous les trois dâ€™Ãªtre heureux, de nous amÃ©liorer et de faire un peu de bien Â». Outre ces cas tout Ã  fait particuliers, la plupart des femmes sont mariÃ©es, surtout quand elles ont des enfants. Mais le changement de compagne ou de compagnon suit souvent un premier mariage. Et les quelques femmes qui sont apparues ici nâ€™ont que trÃ¨s peu respectÃ© les Â« normes sociales Â» alors en vigueur. Marie Kugel vivait en concubinage avec E. Armand. Emilie Lamotte a Ã©crit un trÃ¨s beau texte oÃ¹ elle explique que la constance en amour est chose impossible : Â« tout le monde est inconstant. La fidÃ©litÃ© nâ€™est pas dans la nature. Jâ€™entends parfois raconter que les oiseaux nous donnent lâ€™exemple de la fidÃ©litÃ©. Je rigole ! Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En quÃªte constante dâ€™invention de nouveaux rapports microsociaux, ces expÃ©riences qui durent peu (dans les textes) mais qui donnent certainement une autre image des milieux anarchistes dâ€™alors : des femmes, des enfants habituellement absents des visions des partis et autres syndicatsâ€¦&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Travail libre et vie simple ====&lt;br /&gt;
Beaucoup dâ€™anarchistes rencontrent des difficultÃ©s Ã  trouver ou mÃªme Ã  garder un emploi du fait de leurs opinions politiques quand ce nâ€™est pas eux qui le refuse. Le milieu libre est alors Â« un centre dâ€™activitÃ© dâ€™oÃ¹ il est possible de rayonner sans craindre de risquer le chÃ´mage ou le renvoi Â». Pour ce qui est des femmes, dâ€™aprÃ¨s le Code civil, elles doivent demander lâ€™accord de leur mari pour exercer une profession, et ce jusquâ€™Ã  la veille de la Seconde Guerre. Ainsi, Pierre Nada, prÃ©sentant le projet de la Pie, Ã©crit : Â« Un des cÃ´tÃ©s les plus intÃ©ressants de notre tentative serait de procurer de lâ€™occupation aux femmes, de faire en sorte que toutes restent Ã  la colonie. Le meilleur moyen dâ€™assurer lâ€™indÃ©pendance de la femme, câ€™est de lui donner les moyens de se suffire Ã  elle-mÃªme, de gagner sa vie. A la colonie, nous ferons tout notre possible pour rendre les femmes indÃ©pendantes et dÃ©velopper chez elles un esprit personnel. Pour arriver Ã  ces fins, nous avons lâ€™intention de monter un atelier oÃ¹ toutes auraient du travail Â». On le sait bien, les femmes ont toujours travaillÃ© mais ce qui leur a longtemps manquÃ© câ€™est une indÃ©pendance Ã©conomique. Ce nâ€™est sans doute pas un hasard si parmi les anarchistes, comme parmi les fÃ©ministes de lâ€™Ã©poque, on trouve des institutrices (Emilie Lamotte, les sÅ“urs MahÃ© et dâ€™autresâ€¦)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reprise individuelle, la rÃ©alisation de fausse monnaie permettent aussi, parfois, dâ€™avoir quelques subsides. Difficile de dire dans quelle mesure ces pratiques Ã©taient rÃ©pandues. On peut quand mÃªme supposer quâ€™elles nâ€™Ã©taient pas nÃ©gligeables : condamnations de plusieurs camarades (Armand, Lorulot par exemple), soupÃ§ons de la police ou encore critiques de certains Â«chefs anarchistesÂ» comme Jean Grave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On cherche ainsi Ã  sâ€™Ã©manciper du salariat comme du patriarcat (sans le nom). Du moins en thÃ©orie bien sÃ»r. Â« Lâ€™effort individuel est libre, les nÃ©cessitÃ©s prÃ©sentes le dÃ©terminent suivant la force, lâ€™Ã©nergie, la santÃ©, la bontÃ©, le dÃ©veloppement de chacun. Chaque mÃ©nagÃ¨re va au saloir, aux pommes de terres, au fruitier, puise au pot, au tas, fait sa soupe et son plat Ã  sa guise, librement et dÃ©libÃ©rÃ©ment. Sous bois et dans la plaine, dans le hangar, les anarchistes de Vaux oeuvrent en paix sans dieux ni maÃ®tres Â». Rien de trÃ¨s surprenant : lâ€™idÃ©e du partage des tÃ¢ches fait doucement son chemin, la rÃ©alitÃ© est souvent bien diffÃ©rente. Toutefois, autre endroit, autres mÅ“urs : Ã  St Maur, selon les dires de Butaud, le travail domestique nâ€™est pas attribuÃ© spÃ©cifiquement Ã  la femme ce qui permet Ã  celle ci de Â« se mettre les pieds sous la table, ainsi quâ€™aux heures des repas Â». Et on remarque dans les milieux libres individualistes une rÃ´le gÃ©nÃ©ralement plus actif des femmes dans la propagande : Marie KÃ¼gel, Sophia ZaÃ¯kowska, Emilie Lamotte ou les sÅ“urs MahÃ© participent Ã  la fondation des journaux, rÃ©digent brochures et articles pour la presse libertaire et, plus rarement, prennent la parole dans des confÃ©rences. A titre dâ€™exemple, le ton de ce rapport de police dont le rÃ©dacteur se prend presque de pitiÃ© pour Libertad, alors visitÃ© en prison : Â« Il faut voir, du reste, avec quel dÃ©dain (frisant le mÃ©pris) Libertad est traitÃ© par Anna MahÃ©. Bien quâ€™il nâ€™essaie pas trop ses tirades orgueilleuses devant elle, elle lâ€™a vertement remisÃ© deux ou trois fois (â€¦) Cela ne les a pas empÃªchÃ©s de causer sÃ©rieusement de lâ€™Anarchie, car si Armandine administre la Â« Maison Â», Anna dirige effectivement le journal et la propagande ; câ€™est elle qui fait ou refait presque tous les articles ; hier, au dÃ©but de la visite, Anna et Libertad se sont isolÃ© un instant et elle lâ€™a informÃ© de ce quâ€™elle allait faire. On voyait bien quâ€™elle ne lui demandait pas son avis et se bornait Ã  le renseigner ; il lâ€™approuvait, sans plus Â». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seulement, si le travail est libre, le milieu libre demande bien plus dâ€™effort quâ€™il nâ€™y paraÃ®tâ€¦ Mais, Â« la joie des camarades câ€™est de sentir quâ€™ils ne doivent quâ€™Ã  eux-mÃªmes le bien-Ãªtre qui vient, quâ€™ils sâ€™Ã©vadent du patronat et du salariat, tout Ã©tant Ã  tous parce que tous y contribuent. Le travail nâ€™est plus pÃ©nible quand on en conquiert soi-mÃªme les rÃ©sultatsâ€¦ Â». Et dâ€™autres pratiques interviennent pour satisfaire Ã  ce principe, ils inventent de nouveaux modes de vie qui, de maniÃ¨re surprenante, sâ€™en prennent dÃ©jÃ  Ã  une Â« sociÃ©tÃ© de consommation Â» qui Ã©merge Ã  peine, du moins chez les ouvriers. Lâ€™existence et la libertÃ© sont confrontÃ©s aux besoins et aux biens : on privilÃ©gie les premiÃ¨res au dÃ©triment des seconds, et ce dans chaque dÃ©tail matÃ©riel, la nourriture, lâ€™habillement ou lâ€™enfantementâ€¦La volontÃ© et le sentiment de libertÃ© font fi des besoins matÃ©riels : Â« Et que lâ€™on ne vienne pas crier Ã  lâ€™esclavage, Ã  la vie mÃ©diocre, lâ€™on est esclave que de ses besoins et en les rÃ©duisant, on sâ€™affranchit dâ€™autant Â» ! On retrouve lÃ  lâ€™idÃ©e de vie simple dÃ©fendue par quelques naturiens, mÃªme si, pour les milieux libristes, elle nâ€™est quâ€™un volet de lâ€™Ã©mancipation individuelle et ensuite collective. Ainsi, Henry Zisly dÃ©fendit toute sa vie cette dÃ©finition du naturisme libertaire : Â« il faut que lâ€™individu pour Ãªtre rÃ©ellement libre et indÃ©pendant, suffise lui-mÃªme Ã  ses besoins. Et lâ€™expÃ©rience dÃ©montre incontestablement que lâ€™on peut soi-mÃªme se suffire en se limitant aux seuls besoins naturels Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en est ainsi pour le rÃ©gime alimentaire, largement vÃ©gÃ©tarien, voire vÃ©gÃ©talien, ce qui correspond Ã©galement Ã  ce que la rÃ©alitÃ© Ã©conomique permettait aux membres des milieux libres de consommer. A une discussion sur lâ€™alimentation dans une rÃ©union dâ€™un groupe anarchiste individualiste, Â« un assistant a donnÃ© une formule pour la prÃ©paration dâ€™un aliment complet composÃ© de farine de maÃ¯s et dâ€™avoine, de cacao et de phosphate de chaux. Dâ€™aprÃ¨s lui, un repas ne reviendrait guÃ¨re quâ€™Ã  0, 25 francs et en se contentant de cette alimentation, lâ€™ouvrier pourrait se libÃ©rer des bagnes patronaux Â»â€¦ Lâ€™alcoolisme est aussi un flÃ©au dont il faut se dÃ©barrasser, perÃ§u comme une manoeuvre efficace du patronat pour affaiblir lâ€™ouvrier, qui, plutÃ´t que la rÃ©volte, choisit le cabaret. Â« Il faut avoir le courage de le dire, celui qui se laisse envahir par la pieuvre lâ€™alcool est un homme Ã  la mer, un anarchiste de moins. Il a cessÃ© dâ€™Ãªtre libertaire le jour oÃ¹ lui, le nÃ©gateur de toute autoritÃ©, il sâ€™est livrÃ© sans rÃ©sistance comme sans rÃ©serve Ã  celle du poison que les bourgeois nous versent avec une satisfaction non dissimulÃ©e Â». Enfin, le tabac : Â« Jâ€™ai Ã©tÃ© fumeur, jâ€™en ai consommÃ© quarante Ã  cinquante centimes par jour ; je cessais de boire et de fumer en mÃªme temps. (â€¦) les fumeurs veulent combattre lâ€™Etat, par la gueule (â€¦) ils lui fournissent le plus gros et le plus clair de ses revenus Â» raconte lâ€™un des colons de Rize, prÃ¨s de Lyon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rÃ©duction des besoins ne se limite pas Ã  lâ€™alimentation, il concerne Ã©galement lâ€™habillement. Cheveux longs et tÃªtes nues chez les hommes, tuniques larges et sandales chez les femmes. Les rapports de police tÃ©moignent du rejet de la mode ou des vÃªtements de : Â« toute la bande hommes et femmes de la rue de la Barre, les chevelus, les Â« sans chapeaux Â», les porteurs de sandales de moines, malpropres, dÃ©braillÃ©s, sans faux-colsâ€¦ Â». &lt;br /&gt;
Enfin, la propagande nÃ©o-malthusienne rentre aussi, en quelque sorte dans cette recherche de vie plus simple : Â« tout milieu de vie en commun, oÃ¹ les naissances sont limitÃ©es, (â€¦) a de grandes chances de durer plus longtemps Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces rÃ©flexions pour faire de soi un Â« Ãªtre conscient Â», vivant diffÃ©remment ses rapports aux autres parce que libÃ©rÃ©e de lâ€™oppression du travail et des faux besoins sâ€™insÃ¨re dans un contexte un peu particulier. Comme le raconte GÃ©rard Noiriel, Ã  la Belle Epoque, Â« Lâ€™image de lâ€™ouvrier pris en charge par lâ€™entreprise, Â« du berceau Ã  la tombe Â», commence Ã  devenir rÃ©alitÃ©, renforÃ§ant la stabilitÃ© et la reproduction de la main-dâ€™Å“uvre notamment grÃ¢ce au systÃ¨me dâ€™enseignement, de la crÃ¨che Ã  lâ€™Ã©cole professionnelle Â« branchÃ©e Â» sur lâ€™usine, et Ã  une politique encourageant la famille Â». Le milieu libre est donc un refus radical Ã  toutes les  dimensions de cette nouvelle exploitation qui sâ€™insÃ¨re jusque dans la vie privÃ©e. Lâ€™Ã©tude des besoins sert Ã  maÃ®triser une consommation qui ne soit pas simple rÃ©cupÃ©ration  de cette force de travail mais autre maniÃ¨re de vivre. La recherche dâ€™une autre sexualitÃ© sâ€™oppose Ã  une sexualitÃ© dite normale et qui est reproduction de la force de travail. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Propagande et liens avec la sociÃ©tÃ© bourgeoise ===&lt;br /&gt;
==== Propagande et mode de vie ====&lt;br /&gt;
Les Milieux libres ne manquent de susciter des rÃ©actions des Â« orthodoxes Â» du mouvement. En 1877 la FÃ©dÃ©ration jurassienne avait dÃ©jÃ  dÃ©clarÃ© : Â« Le congrÃ¨s jurassien considÃ¨re les colonies communistes comme incapables de gÃ©nÃ©raliser leur action, Ã©tant donnÃ© le milieu dans lequel elles se meuvent, et par suite de rÃ©aliser la rÃ©volution sociale : comme action de propagande, le fait de ces colonies communistes nâ€™a pas dâ€™importance Ã  cause des Ã©checs quâ€™elles sont trop souvent sujettes Ã  subir dans la sociÃ©tÃ© actuelle, et reste inconnu des masses tout comme les nombreux essais de ce genre dÃ©jÃ  faits Ã  dâ€™autres Ã©poques. Le congrÃ¨s nâ€™approuve donc pas ces expÃ©riences qui peuvent Ã©loigner de lâ€™action rÃ©volutionnaire les meilleurs Ã©lÃ©ments Â». ElisÃ©e Reclus qualifie les Â« innovateurs de la sociÃ©tÃ© de communisme pratique Â» de Â« sÃ©paratistes Â». Kropotkine, Jean Grave, tous sont rÃ©ticents. Les condamnations du reste du mouvement sont unanimes : perte pour la propagande et la rÃ©volution, adaptation Ã  la sociÃ©tÃ© bourgeoise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, dans les Ardennes, Ã  Aiglemont, Â« Si notre vie a des heures paisibles, elle a souvent et câ€™est ce qui la rend si bonne Ã  vivre, de fortes heures de lutte. Il ne faudrait pas croire que la constitution dâ€™un milieu libre indique chez ses participants lâ€™intention de sâ€™Ã©vader de la SociÃ©tÃ© pour manger tranquillement la soupe aux choux au coin dâ€™un bois. Il ne constitue pas non plus un moyen infaillible dâ€™amener la rÃ©volution ; Il permet simplement Ã  des hommes dâ€™intensifier la propagande dont ils sont capables, de la faire avec une libertÃ© dâ€™allures quâ€™ils nâ€™ont pas dans la SociÃ©tÃ© actuelle et chaque fois quâ€™une injustice est commise, quâ€™une rÃ©volte les appelle, ils nâ€™ont pas, grÃ¢ce au milieu libre, le souci de ce quâ€™ils laissent derriÃ¨re eux. Il en rÃ©sulte une puissance dâ€™activitÃ© et de propagande quâ€™on ne saurait acquÃ©rir dans aucun autre milieu et par lâ€™isolement voulu un puissant moyen dâ€™Ã©ducationÂ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On rencontre au milieu libre la propagande tout Ã  fait traditionnelle : presse, Ã©dition de brochures, tracts, affiches, cartes postales. Pas un milieu libre ne sâ€™imagine sans imprimerie, sans bibliothÃ¨que. On fait Ã©galement des confÃ©rences dans toute la rÃ©gion. On accueille visiteurs, hÃ´tes de passage ou simples curieux. Victor Serge raconte, dans ses mÃ©moires, sa visite dans cette Â« Arcadie Â» : Â« Nous arrivÃ¢mes par des sentiers ensoleillÃ©s devant une haie, puis Ã  un portillonâ€¦Bourdonnement des abeilles, chaleur dorÃ©e, dix-huitiÃ¨me annÃ©e, seuil de lâ€™anarchie ! Une table Ã©tait lÃ  en plein air, chargÃ©e de tracts et de brochures. Le Manuel du Soldat de la C.G.T., Lâ€™ImmoralitÃ© du Mariage, La SociÃ©tÃ© Nouvelle, ProcrÃ©ation Consciente, Le Crime dâ€™obÃ©ir, Discours du citoyen A. Briand sur la GrÃ¨ve gÃ©nÃ©rale. Ces voix vivaientâ€¦Une soucoupe, de la menue monnaie dedans, un papier : Â« Prenez ce que vous voulez, mettez ce que vous pouvez Â». Bouleversante trouvaille ! (â€¦) Les sous abandonnÃ©s par lâ€™anarchie Ã  la face du ciel nous Ã©merveillÃ¨rent. On suivait un bout de chemin et lâ€™on arrivait Ã  une maisonnette blanche sous les feuillages. Â« Fais ce que veux Â», au dessus de la porte, ouverte Ã  tout venant Â». En train ou Ã  vÃ©lo, les visiteurs viennent donc passer leur journÃ©e de repos, respirer le bon air de la campagne, Ã©couter causeurs divers et chansonniers. Les milieux libres deviennent, pour un temps, des lieux pratiques de rÃ©union.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, les milieux de vie libre sont liÃ©s Ã  dâ€™autres modes dâ€™action : Garnier, Caillemin, les frÃ¨res Rimbault, tous ceux qui entourent Bonnot ont vÃ©cu dans des milieux de vie libre poussÃ©s ensuite Ã  la violence par la mÃªme Â« impatience rÃ©volutionnaire Â». Ils sont lassÃ©s dâ€™attendre le Â« Grand Soir Â», dâ€™Ã©couter les discours messianiques qui lâ€™annoncent depuis plusieurs dÃ©cennies. Ils sont dÃ©Ã§us par les masses ouvriÃ¨res, inertes et les exaltations ouvriÃ©ristes des rÃ©volutionnaires. On trouve le mÃªme refus de se laisser dÃ©terminer par les conditions objectives : dans un cas, on prend les armes et dans lâ€™autre on dÃ©cide de changer tout de suite la vie. Â« Il ne faut pas dâ€™Ã©vadÃ©s par faiblesse et incapacitÃ©, il ne nous faut que des Ã©vadÃ©s par rÃ©volte Â», rappelle FortunÃ© Henry. PlutÃ´t que dâ€™attendre calmement le grand soir, autant vivre sa rÃ©volte au quotidien. Lâ€™individu doit se rÃ©approprier jour aprÃ¨s jour ses potentialitÃ©s rÃ©volutionnaires et ne pas se confiner au mode de vie imposÃ© par la sociÃ©tÃ© bourgeoise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces prÃ©caires du dÃ©but du XXÃ¨me siÃ¨cle frayent leur propre voie entre le refus dâ€™une assignation sans perspective au monde du travail et la rÃ©volte contre un monde bourgeois quâ€™ils exÃ¨crent. Mieux vaut la prÃ©caritÃ© quâ€™une vie vouÃ©e Ã  la servitude en attendant la RÃ©volution. Lorulot lâ€™affirme lui-mÃªme : Â« Lâ€™individualisme nâ€™est, ni le bourgeois ratÃ© [contrairement Ã  ce que prÃ©tendent leurs dÃ©tracteurs], ni lâ€™ouvrier ambitieux â€“câ€™est un homme libre : il combat les maÃ®tres et il fustige les esclaves Â». A la maniÃ¨re des cyniques grecques, les anarchistes font alors propagande en faisant Å“uvre dâ€™Ã©mancipation sur leur propre personne et ils sâ€™attaquent continuellement aux micro-pouvoirs qui sâ€™expriment Ã  travers lâ€™Ã©ducation, la sexualitÃ©, le travail ou la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les  milieux libres et leur voisinage ====&lt;br /&gt;
DÃ©passant les dÃ©brouilles individuelles, les milieux de vie libre sont des lieux de pratique et de recherche de stratÃ©gies collectives. Et donc constamment en confrontation avec leur environnement. On retrouve dans les brochures Ã©ditÃ©es par les milieux libres le rÃ©cit romancÃ© de la rencontre avec leur nouveau voisinage : lâ€™affrontement avec lâ€™autoritÃ© bien sÃ»r, mais surtout, lâ€™Ã©tonnement de la population, qui, au lieu dâ€™un repÃ¨re de brigands, dÃ©couvre des individus le coeur sur la main. Â« DÃ©jÃ  des gens viennent jusquâ€™Ã  la colonie, posant des questions, se renseignant. Ils sâ€™en retournent munis de brochures et Ã©tonnÃ©s de nos thÃ©ories inconnues pour eux Â» raconte Lorulot. Avec lâ€™anarchie câ€™est tout le quartier qui sâ€™anime : on inaugure les rÃ©unions en plein air, rue de la Barre, en plein Montmartre, parfois mÃªme avec un orateur presque nu. Et le dimanche, on organise des bals dans la rue. Libertad devient Â« le roi du quartier Â». Ce qui ne manque pas, Ã  lâ€™occasion, de susciter des affrontements avec les forces de lâ€™ordre, mais qui attire Ã©galement tous les gens du coin.&lt;br /&gt;
Bien sÃ»r les rÃ©actions ne sont pas toujours favorables, ainsi, Ã  Saint-Germain, Â« Lorsque ses compagnons venaient de Paris le dimanche, câ€™est Goldsky qui se mettait Ã  leur tÃªte pour manifester en traversant la ville, chantant des chansons anarchistes et distribuant des journaux ou des brochures, les manifestations produisaient le plus mauvais effet sur la population qui sâ€™en effrayaitÂ». A Aiglemont Ã©galement, on rencontre deux types de comportements face Ã  la colonie. Alors que le milieu libre est conÃ§u comme un moyen de propagande locale dirigÃ©e vers les paysans, Â« Le paysan ne comprend pas lâ€™anarchiste vitupÃ©rant Ã  la tribune contre lâ€™autoritÃ©. Mais il comprend lâ€™anarchiste prenant la pioche et fertilisant un sol ingrat et il est frappÃ© par le spectacle de gens heureux que nous lui donnons Â», câ€™est surtout la population ouvriÃ¨re en conflits souvent violents avec le patronat, qui rend visite aux colons, dont elle partage les idÃ©es de lutte et dâ€™Ã©mancipation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi quâ€™il en soit lâ€™implantation des anarchistes en ville, en banlieue ou Ã  la campagne ne laisse guÃ¨re indiffÃ©rent et les rÃ©actions parfois brutales laissent Ã  penser quâ€™ils ne sâ€™accommodent pas tant que Ã§a Ã  la sociÃ©tÃ© bourgeoise, pas plus quâ€™ils ne la fuient. Perquisitions, conflits avec les forces de lâ€™ordre ainsi quâ€™avec les municipalitÃ©s en place, comme le montre lâ€™exemple de Saint Maur : Â« Dans le voisinage du Milieu libre des hostilitÃ©s se manifestent, (â€¦) cela semble incomprÃ©hensible, car les colons ne gÃªnent personne. Comme ils sont connus, sâ€™ils vont faire un achat quelconque chez les boutiquiers, on cherche Ã  leur faire payer davantage, et la ville, qui a contribuÃ© Ã  lâ€™Ã©lection du dÃ©putÃ© socialiste Thomas, a dÃ©jÃ  songÃ© Ã  les expulser Â». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Aiglemont, le milieu libre aide mÃªme Ã  la renaissance des organisations syndicales qui, aprÃ¨s lâ€™apogÃ©e de La FÃ©dÃ©ration des travailleurs socialistes des Ardennes de lâ€™Ã©poque de J. B. ClÃ©ment, sâ€™Ã©taient discrÃ©ditÃ©es par leurs liens avec le parti socialiste. GrÃ¢ce au journal Le Cubilot, la colonie va pouvoir jouer un rÃ´le fÃ©dÃ©rateur, organiser des meetings de propagande, redonner un contenu idÃ©ologique aux syndicats : Â« A part quelques uns, les autres prennent la direction des syndicats Ã  tendance anarchiste, tendance que leur imprima F. Henry Â». Et lorsque cesse la parution du Cubilot, les syndicats perdent leur tribune dâ€™expression. Avec le dÃ©part de FortunÃ© Henry, lâ€™Union des syndicats est considÃ©rablement affaiblie. Il faudra attendre 1911 pour que se reconstitue une nouvelle C.G.T. dans les Ardennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces exemples montrent bien que les milieux libres poursuivent en gÃ©nÃ©ral la propagande et ont au niveau local un rÃ´le et une activitÃ© quâ€™on leur connaÃ®t rarement. Laissant parfois mÃªme des traces un siÃ¨cle plus tardâ€¦&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™Essai dâ€™Aiglemont fait aujourdâ€™hui partie intÃ©grante de lâ€™histoire locale. En particulier, un ouvrage qui contribua sans doute fortement Ã  former lâ€™image actuelle de la colonie, Ã©crit dans les annÃ©es 1970 : Gesly, Â« Terre Maudite Â». Le quatriÃ¨me de couverture en dit dÃ©jÃ  long : Â« sur une quinzaine dâ€™hectares de la forÃªt de Gesly, il sâ€™est passÃ© plusieurs drames au cours des siÃ¨cles Â»â€¦Et nâ€™est pas dÃ©menti par le rÃ©cit fait sur le milieu libre : Â« La nature reprend son droit sur ce qui fut un Â« Essai Â» de gens plus ou moins recommandables, dâ€™origine plus que douteuse, mais qui doit rester plus quâ€™une image dans le passÃ© historique de notre rÃ©gion, de ma rÃ©gion Â». Et lâ€™on y dÃ©couvre des liens entre lâ€™Essai et la Bande Ã  Bonnot : Â« On sait que la bande avait prÃ©parÃ© avec Mounier, de GÃ©ly, une attaque dans la rÃ©gion dâ€™AlÃ¨s Â». Â« Câ€™Ã©tait la Bande Ã  Bonnot qui descendait au Petit-sabot Â», une auberge situÃ©e Ã  proximitÃ© de la clairiÃ¨re, me confirme une personne du village dont le pÃ¨re vivait aussi Ã  Aiglemont du temps de lâ€™Essai. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lâ€™Ã©phÃ©mÃ¨re de lâ€™expÃ©rience assure et affirme une altÃ©ritÃ© radicale par rapport Ã  un comportement normatif et/ou dominant. Ronald Creagh le rappelle lui aussi Â« Une communautÃ© qui sâ€™Ã©ternise abandonne lâ€™utopie pour se clÃ´turer dans le mythe. Lâ€™utopie vÃ©cue libertaire doit donc sans cesse briser cet enfermement ; son caractÃ¨re Ã©phÃ©mÃ¨re, son instabilitÃ© prÃ©servent son essence rÃ©volutionnaire qui est de briser lâ€™unidirectionnalitÃ© de lâ€™action collective et de transgresser les mÃ©canismes rÃ©ducteurs de la complexitÃ© de lâ€™univers Â». Le milieu libre est un moment, une expÃ©rience dans la vie dâ€™individus qui ne veulent pas Ãªtre assignÃ©s Ã  une identitÃ©, Ã  un rÃ´le dÃ©terminÃ© par lâ€™environnement social et Ã©conomique. Ce sont des individus qui ne veulent pas se laisser mener par des conditions objectives, qui nâ€™attendent pas demain pour que le monde change pas plus quâ€™ils ne lâ€™attendent des autres. Ils sont marquÃ©s par le refus radical dâ€™une vie assignÃ©e au travail, Ã  la consommation, Ã  la reproduction, etc. Et quoique individualistes, constamment Ã  la recherche dâ€™une Ã©mancipation collective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Chronologie ===&lt;br /&gt;
'''Milieux libres en France : projets et rÃ©alisations (1890-1914)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:1892-93 Â« La Commune anarchiste Â» de Montreuil (novembre Ã  janvier) une des premiÃ¨res tentatives de services rÃ©ciproques volontaires&lt;br /&gt;
:1896 Des compagnons lancent un appel pour la crÃ©ation dâ€™une Â« SociÃ©tÃ© anarchiste expÃ©rimentale Â», La Sociale, nÂ°45&lt;br /&gt;
:1898 Des compagnons se rÃ©unissent le 3 juillet et dÃ©cident de crÃ©er une Â« Colonie libre de solidaritÃ© fraternelle Â» Ã  MÃ©ry-sur-Oise sur un terrain de 50 hectares appartenant Ã  la Ville de Paris, Le PÃ¨re Peinard, nÂ°102&lt;br /&gt;
:1899&lt;br /&gt;
::Un Ã©tudiant en pharmacie dâ€™Angers dÃ©veloppe dans Les Temps nouveaux, nÂ°37, un projet de vie communiste libertaire Ã  rÃ©aliser dans deux ans.&lt;br /&gt;
::Projet de la colonie de St Symphonien dâ€™Ozon, IsÃ¨re, avec Butaud&lt;br /&gt;
:1902-07 Â« Milieu libre de Vaux Â», Aisne, fondÃ© par Butaud et ZaÃ¯kowska.&lt;br /&gt;
:1903-1909 Â« Essai dâ€™Aiglemont Â», Ardennes, 14 personnes, crÃ©Ã© par FortunÃ© Henry&lt;br /&gt;
:1904&lt;br /&gt;
::Projet Â« Milieu Libre de Provence Â», (communiquÃ©s de septembre Ã  aoÃ»t 1904).&lt;br /&gt;
::Â« Hautes RiviÃ¨res Â», Ardennes, 2 mois, 4 hommes, commerÃ§ants nantais, volontÃ© initiale de sâ€™installer Ã  Aiglemont, dÃ©saccord avec FortunÃ© Henry, dÃ©cision de fonder leur propre colonie un peu plus loin.&lt;br /&gt;
:1905 Â« Gisly Â» prÃ¨s Amiens, Somme, 5 ou 6 colons, communiste libertaire&lt;br /&gt;
:1906 Â« Colonie anarchiste de Ciorfoli Â», Corse&lt;br /&gt;
:1906-1908 Â« Colonie libertaire de St-Germain-en-Laye Â», avec Lorulot et Lamotte&lt;br /&gt;
:1907 (juin Ã  aoÃ»t) Â«Colonie de La Rize Â», RhÃ´ne &lt;br /&gt;
:1908-1911 Â« PhalanstÃ¨re du Clos-des-Brunes Â», banlieue limogeoise, crÃ©Ã© par Baile et Darsouze&lt;br /&gt;
:1910-1912 Â« Pavillons sous Bois Â», Seine, colonie communiste-libertaire avec les frÃ¨res Rimbault et Garnier&lt;br /&gt;
:1911-51 Â« Milieu libre de Bascon Â», Aisne, devenant dans lâ€™aprÃ¨s guerre Â« Ã©cole vÃ©gÃ©talienne Â», crÃ©Ã© par Butaud et ZaÃ¯kowska&lt;br /&gt;
:1912 Colonie de Communiste pratique : Le Libertaire, Â« Un groupe de copains vient de se former sous ce titre. Ce groupe a pour but de faire du communisme pratiqueÂ». Rendez-vous dans la Bataille syndicaliste le 12 dÃ©cembre puis le 11 janvier 1914 Â« pour se rendre au terrain Ã  Epinay-sur-Orge Â»&lt;br /&gt;
:1913-1914 Â« Milieu libre de La Pie Â», St Maur, Seine, crÃ©Ã© par Butaud et ZaÃ¯kowska&lt;br /&gt;
:1913&lt;br /&gt;
::un projet Ã  Boulogne doit Ãªtre examinÃ© &lt;br /&gt;
::Ã  Saint-Ouen, le camarade Dutheil a trouvÃ© Ã  louer de vastes locaux&lt;br /&gt;
::dans le 20e arrondissement, Louis Roger veut fonder une Â« colonie dâ€™Ã©ducation et dâ€™action communistes Â», appelÃ©e Â« Le Nid Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Milieux de vie libre (1900-1914)'''&lt;br /&gt;
:1904-1917 Â« La Ruche. Å’uvre de solidaritÃ© et dâ€™Ã©ducation, fondÃ©e et dirigÃ©e par SÃ©bastien Faure Â», Rambouillet&lt;br /&gt;
:1905-1914 Locaux de lâ€™anarchie, Ã  Paris surnommÃ© le Â« Nid rouge Â», ensuite Ã  Romainville&lt;br /&gt;
:1903-1908 ChÃ¢telaillon, Charente-InfÃ©rieure Â« Plage libertaire Â»&lt;br /&gt;
:1912 Choisy-le-Roi, Â« colonie anarchiste Â» qui vit avec les subsides de Fromentin, Â« milliardaire rouge Â», qui a construit des pavillons libertaires au nom des Â«apÃ´tres anarchistesÂ». Egalement appelÃ© le Â« Nid rouge Â». Câ€™est lÃ , au garage de Dubois, que fut arrÃªtÃ© Bonnot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
''Ouvrages''&lt;br /&gt;
*Ronald Creagh, Laboratoires de lâ€™utopie. Les communautÃ©s libertaires aux Etats-Unis, Paris, Payot, 1983.&lt;br /&gt;
*Marie-JosÃ¨phe Dhavernas, Les anarchistes individualistes devant la sociÃ©tÃ© de la Belle Epoque, 1895-1914, ThÃ¨se de doctorat de 3Ã¨ cycle, Paris X, 1981. &lt;br /&gt;
*E. Armand. Sa vie, sa pensÃ©e, son oeuvre, La Ruche ouvriÃ¨re, Paris, 1964.&lt;br /&gt;
*Isabelle Felici, La Cecilia. Histoire dâ€™une communautÃ© anarchiste et de son fondateur Giovanni Rossi, Lyon, Atelier de crÃ©ation libertaire, 2001.&lt;br /&gt;
*Roland Lewin, SÃ©bastien Faure et Â«La RucheÂ» ou lâ€™Ã©ducation libertaire, La Botellerie, 1988. &lt;br /&gt;
*Gaetano Manfredonia, Lâ€™individualisme anarchiste en France (1880-1914), ThÃ¨se de doctorat de 3Ã¨ cycle, Paris : I.E.P., 1984.&lt;br /&gt;
*Georges Narrat, Milieux libres, quelques essais contemporains de vie communiste en France, Alcan, Paris, 1908.&lt;br /&gt;
*Francis Ronsin, La grÃ¨ve des ventres. Propagande nÃ©o-malthusienne et baisse de la natalitÃ© en France. 19e-20e siÃ¨cles, Aubier, 1980.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Presse''&lt;br /&gt;
*[[Lâ€™anarchie]] (1905-1914)&lt;br /&gt;
*[[Lâ€™En-dehors]] (1922-1939)&lt;br /&gt;
*[[Lâ€™Ere Nouvelle]] (1901-1911)&lt;br /&gt;
*[[Le Libertaire]] (1903-1910)&lt;br /&gt;
*[[Le RÃ©veil de lâ€™Esclave]] (1902)&lt;br /&gt;
*[[Lâ€™Unique]] (1945-1956)&lt;br /&gt;
*[[Le VÃ©gÃ©talien]]&lt;br /&gt;
*[[La Vie anarchiste]] (1911-1913). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Brochures''&lt;br /&gt;
*E. Armand, Milieux de vie commun et Â«coloniesÂ», Editions de lâ€™En-Dehors, Paris et OrlÃ©ans, 1931.&lt;br /&gt;
*E. Armand, La Vie comme expÃ©rience, SupplÃ©ment Ã  lâ€™En-Dehors, mensuel, mi mars 1934, nÂ°280.&lt;br /&gt;
*AndrÃ© Mounier, En communisme, Publications pÃ©riodiques de la Colonie communiste dâ€™Aiglemont, Avril 1906, nÂ° 3.&lt;br /&gt;
*Alfred Naquet et AndrÃ© Lorulot, Le Socialisme marxiste, lâ€™Individualisme anarchiste et la  RÃ©volution, Paris, La SociÃ©tÃ© Nouvelle, 1911.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Archives nationales (AN)'' : F7 13055 et F7 12723 (Surveillance groupes anarchistes)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Archives de la prÃ©fecture de police (PPo)'' :&lt;br /&gt;
*BA 928 (dossier de Libertad), &lt;br /&gt;
*BA 1498 (Â« menÃ©es anarchistes Â» 1902-1906), BA 1499 (Â« menÃ©es anarchistes Â» 1907-1914)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*CopiÃ© d'une brochure intitulÃ©e &amp;quot;'''''Milieux libres en France (1890-1914)'''''&amp;quot;, lisible et tÃ©lÃ©chargeable sur [http://infokiosques.net/article.php3?id_article=299 Infokiosques.net] (non en GFDL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Ã‰mancipation individuelle et sociale]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:CommunautÃ© libertaire]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Histoire de l'anarchisme]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49662</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T17:19:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: M L&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; MOnde libertaire, nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1940 ==&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes conceptions que les communistes libertaires. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB  qui pratique &amp;quot;entrisme&amp;quot; et &amp;quot;noyautage&amp;quot;, l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49661</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T17:18:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: plan + génération&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1940 ==&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes conceptions que les communistes libertaires. Les dissensions politiques se doublent d'un conflit de gÃ©nÃ©rations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB  qui pratique &amp;quot;entrisme&amp;quot; et &amp;quot;noyautage&amp;quot;, l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49660</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49660"/>
				<updated>2010-08-11T17:11:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Années 1950 */  +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). La crise a cependant fortement affaibli l'organisation, car la FCL ne regroupe qu'environ 130 Ã  160 militants&amp;lt;ref name=&amp;quot;histoire&amp;quot;&amp;gt;[http://www.anarchisme.wikibis.com/histoire_du_mouvement_libertaire_en_france_des_origines_a_1967.php]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'ont pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes &amp;quot;lÃ©ninistes&amp;quot; de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, ancien Â«mutins de la Mer noireÂ» (ingÃ©nieur-mÃ©canicien du croiseur Le Protet), exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49659</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49659"/>
				<updated>2010-08-11T16:40:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: note&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;!--See http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Footnotes for an explanation of how to generate footnotes using the &amp;lt;ref(erences/)&amp;gt; tags--&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class='references-small'&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49658</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T16:38:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Années 1950 */  1956 +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En janvier 1956, la FCL participe aux Ã©lections lÃ©gislatives  Ã  Paris et prÃ©sente 10 candidats dont AndrÃ© Marty, exclu du Parti Communiste FranÃ§ais et surnommÃ© le Â« boucher dâ€™AlbacÃ¨te Â» pour avoir massacrÃ© des anarchistes pendant la guerre dâ€™Espagne&amp;lt;ref name=&amp;quot;site de la F.A&amp;quot;&amp;gt; historique site de la FÃ©dÃ©ration anarchiste[http://forum.anarchiste.free.fr/viewtopic.php?f=5&amp;amp;p=74706]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49657</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T16:14:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Lien interne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe anarchiste exclu de La F.C.L critique de l'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49656</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49656"/>
				<updated>2010-08-11T16:13:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Mémorandum_du_groupe_Kronstadt&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Lien interne ==&lt;br /&gt;
*[http://fra.anarchopedia.org/M%C3%A9morandum_du_groupe_Kronstadt Groupe exclu de La F.C.L qi critique L'O.P.B de G.Fontenis]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49655</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T16:02:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: article critique + mai1968 Tours +ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en &amp;quot;fraction secrÃ¨te&amp;quot;&amp;lt;ref name=&amp;quot;lettre&amp;quot;&amp;gt;lettre envoyÃ©e par Georges Fontenis Ã  Alexandre Skirda que l'on peut trouver dans le livre d'Alexandre Skirda &amp;quot;Autonomie Individuelle et Force Collective&amp;quot;, datÃ©e du 25 mars 1987. &amp;lt;/ref&amp;gt;, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
En mai-juin 1968, il est animateur du ComitÃ© dâ€™action rÃ©volutionnaire de Tours.&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
*[http://cgecaf.com/mot800.html bibliographie pour Fontenis, Georges ]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liens Externes ==&lt;br /&gt;
*[http://www.monde-libertaire.fr/actualites-anarchistes/item/10022-lnhistoire-de-la-federation-anarchiste-1945-1965-r-maurice-joyeux  article revenant en partie sur &amp;quot;l'affaire Fontenis&amp;quot; oÃ¹ celui ci est qualifiÃ© de  &amp;quot;gourou mÃ©diocre et mÃ©galomane&amp;quot;, de &amp;quot;mythomane&amp;quot;, &amp;quot;d'aventurier&amp;quot;, &amp;quot; anarcho-bolchÃ©viques&amp;quot; etc ...]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: ref&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936. Il est parfois qualifiÃ© de militant marxiste-libertaire&amp;lt;ref name=&amp;quot;monde libertaire &amp;quot;&amp;gt; nÂ°1227 (11-17 janv. 2001)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], &amp;lt;ref&amp;gt;{{fr}} ''Â« Il ne sâ€™agissait pas dâ€™un groupe structurÃ© destinÃ© Ã  expulser hors de la FÃ©dÃ©ration anarchiste ceux qui pensaient diffÃ©remment dâ€™eux, mais dâ€™un rÃ©seau de correspondance dans le pays qui aboutissait Ã  des rÃ©sultats identiques, câ€™est-Ã -dire Ã  conditionner le congrÃ¨s sur des propositions Ã©laborÃ©es en-dehors de lui Â»'' (Maurice Joyeux, Â« Lâ€™Affaire Fontenis Â» in ''La Rue'' nÂ°28, premier trimestre 1980).&amp;lt;/ref&amp;gt; n'ont pas les mÃªmes objectifs que les communistes libertaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== AnnÃ©es 1950 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent  en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une  [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Depuis 1968 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
*Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
*''Une rÃ©sistance oubliÃ©. Des libertaires dans la guerre d'AlgÃ©rie (1954-1957)'' comportant un entretien avec Georges Fontenis.&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49653</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Filmographie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est tout naturellement qu'il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], sont organisÃ©s en fraction, et s'efforcent de bloquer, Ã  chaque congrÃ¨s, les efforts de structuration de la FA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent Ã  leur tour en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), pour ramener la FA au mouvement ouvrier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une nouvelle [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff : Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49652</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T15:09:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est tout naturellement qu'il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], sont organisÃ©s en fraction, et s'efforcent de bloquer, Ã  chaque congrÃ¨s, les efforts de structuration de la FA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent Ã  leur tour en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), pour ramener la FA au mouvement ouvrier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une nouvelle [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008 par Franck Wolff,, Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Georges_Fontenis&amp;diff=49651</id>
		<title>Georges Fontenis</title>
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				<updated>2010-08-11T15:07:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: info depuis - a info.ca&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Georges Fontenis''' nÃ© en [[1920]]- dÃ©cÃ©dÃ© Ã  Tours le 9 aout 2010, il approche le mouvement libertaire Ã  l'occasion des grÃ¨ves de juin 1936.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1944, il rejoint la [[CGT]] clandestine, et participera aux commissions d'Ã©puration de l'Ã‰ducation nationale en 1945 (il est alors membre du conseil syndical de la section de la Seine du [[Syndicat national des instituteurs]] au titre de la tendance [[Ã‰cole Ã©mancipÃ©e]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est tout naturellement qu'il participe Ã  la reconstruction du mouvement libertaire franÃ§ais en 1945 et au congrÃ¨s constitutif de la [[FÃ©dÃ©ration anarchiste]]. Sa vie se confond alors avec celle du mouvement libertaire jusqu'en 1957, date Ã  laquelle il est arrÃªtÃ© par la [[DST]] pour son soutien aux indÃ©pendantistes algÃ©riens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1946, il est Ã©lu secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral de la FÃ©dÃ©ration anarchiste. Homme neuf, il fait consensus car n'appartenant Ã  aucun Â« clan Â». Effectivement les tendances communiste libertaire et individualiste cohabitent mal au sein de la FA. Les individualistes, menÃ©s par les [[frÃ¨res Lapeyre]] et [[AndrÃ© Arru]], sont organisÃ©s en fraction, et s'efforcent de bloquer, Ã  chaque congrÃ¨s, les efforts de structuration de la FA. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au dÃ©but de 1950, une partie des communistes libertaires, autour de Georges Fontenis, s'organisent Ã  leur tour en fraction, qu'ils nommeront [[Organisation PensÃ©e Bataille]] (OPB), pour ramener la FA au mouvement ouvrier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1953, l'OPB l'emporte. La FA se transforme bientÃ´t en [[FÃ©dÃ©ration communiste libertaire]] (FCL). Les individualistes et une partie des communistes libertaires regroupÃ©s autour de [[Maurice Joyeux]] qui n'a pas tolÃ©rÃ© les mÃ©thodes de l'OPB, vont reconstituer une nouvelle [[FÃ©dÃ©ration Anarchiste]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1951, Georges Fontenis participe Ã  une tentative d'assassinat du gÃ©nÃ©ral Franco, avec des anarchistes espagnols en exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ partir de 1954, la FCL et Georges Fontenis s'engagent Ã  fonds dans le soutien politique et Â« logistique Â» Ã  l'insurrection algÃ©rienne. En 1957, la FCL est dÃ©truite par l'Ã‰tat franÃ§ais et plusieurs animateurs de la FCL, dont Fontenis, incarcÃ©rÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1968, il participe Ã  la fondation du [[Mouvement communiste libertaire]] (MCL), qui se transformera bientÃ´t en [[Organisation communiste libertaire]] (OCL dire &amp;quot;premiÃ¨re maniÃ¨re&amp;quot;) mais disparaÃ®tra en 1976.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979, il adhÃ¨re Ã  l'[[Union des travailleurs communistes libertaires]]. Il est membre d'[[Alternative Libertaire]] jusqu'Ã  sa mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Filmographie ==&lt;br /&gt;
Un documentaire qui lui a Ã©tÃ© consacrÃ© en 2008, Â«Georges Fontenis, parcours libertaire.Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchiste|Fontenis, Georges]]{{wikipedia}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Stalinisme&amp;diff=49650</id>
		<title>Stalinisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Stalinisme&amp;diff=49650"/>
				<updated>2010-08-11T15:00:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* point de vue anarchiste */ sans &amp;quot;ecarter ses rivaux&amp;quot; voir PDD&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le stalinisme est le terme dÃ©signant l'idÃ©ologie politique exercÃ© par [[Joseph Staline]] en Union des rÃ©publiques socialistes soviÃ©tiques (URSS) entre 1928 et 1953.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette idÃ©ologie a pour but d'imposer le socialisme dans un seul pays par une &amp;quot;dictature du prolÃ©tariat&amp;quot;, premiÃ¨re Ã©tape vers le communisme (c'est-Ã -dire une sociÃ©tÃ© sans classe sociale et Ã©galitaire). Le stalinisme est donc basÃ© sur un Etat fort qui porte un rÃ´le dominant dans l'idÃ©e de centraliser les biens et bannir la propriÃ©tÃ© privÃ©e (notamment la propriÃ©tÃ© privÃ©e des moyens de production). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PolÃ©miques ==&lt;br /&gt;
NÃ©anmoins de nombreux historiens&amp;lt;sup&amp;gt;qui ?&amp;lt;/sup&amp;gt; s'entendent Ã  dire&amp;lt;sup&amp;gt;y-a-t-il accord sur ce point ? &amp;lt;/sup&amp;gt; que Staline s'est servi du masque communisme afin de renforcer sa main-prise sur l'URSS. Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du [[communisme]] et du [[lÃ©ninisme]]&amp;lt;sup&amp;gt;voir page de discussion&amp;lt;/sup&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã©bauche anarchiste}} &lt;br /&gt;
== point de vue anarchiste ==&lt;br /&gt;
Suite Ã  la mort de LÃ©nine, Staline s'arroge le pouvoir. Il dÃ©fendra des thÃ¨ses de LÃ©nine, il proclamera sa thÃ©orie Â« Marxiste-LÃ©niniste Â». Le stalinisme est considÃ©rÃ© comme une des Ã©coles du lÃ©ninisme. Une fois son pouvoir Ã©tabli, il dÃ©veloppe des thÃ¨ses particuliÃ¨res tel que le Â« socialisme dans un seul paysÂ»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un point de vue anarchiste, le stalinisme n'est que l'une des formes de communisme-autoritaire.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Accueil&amp;diff=49649</id>
		<title>Talk:Accueil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Accueil&amp;diff=49649"/>
				<updated>2010-08-11T14:55:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Révocation des modifications par 91.210.106.103 (Discussion) vers la dernière version de Equi&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{| align=justify border=0 cellpadding=1 cellspacing=1 style=&amp;quot;border: 1px solid #CCCC99; background-color: #FFFFFF&amp;quot; &lt;br /&gt;
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{{Discussion_ModÃ¨le:Accueil/liens}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=FAQAnar:A.2.13_-_Les_anarchistes_sont-ils_des_individualistes_ou_des_collectivistes_%3F&amp;diff=49591</id>
		<title>FAQAnar:A.2.13 - Les anarchistes sont-ils des individualistes ou des collectivistes ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=FAQAnar:A.2.13_-_Les_anarchistes_sont-ils_des_individualistes_ou_des_collectivistes_%3F&amp;diff=49591"/>
				<updated>2010-07-28T05:10:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: début trad&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[CatÃ©gorie:Que reprÃ©sente l'Anarchisme?]]&lt;br /&gt;
{{faqanarAd}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une courte rÃ©ponse est :  aucune ! Ceci est illustrÃ© par le fait que les Ã©rudits et universitaires libÃ©raux dÃ©noncent les anarchistes comme Bakounine d'Ãªtre ''collectivistes'' quand dans le mÃªme temps, les marxistes attaquent Bakounine et en gÃ©nÃ©ral les anarchistes, comme des ''individualistes''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sans surprise, les anarchistes rejettent ces deux idÃ©ologies absurdes. Qu'ils le veuillent ou non, individualistes non-anarchistes et collectivistes sont les deux faces d'une mÃªme mÃ©daille capitaliste. Cela peut Ãªtre visionnÃ©e en considÃ©rant le capitalisme moderne, dans laquelle des tendances Â«individualisteÂ» et Â«collectivisteÂ» sont en interaction constante, souvent avec la structure politique et Ã©conomique oscillant d'un pÃ´le Ã  l'autre. le collectivisme et l'individualisme capitaliste sont deux aspects d'un cÃ´tÃ© de l'existence humaine, et comme toutes les manifestations de dÃ©sÃ©quilibre, profondÃ©ment viciÃ©s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les anarchistes, l'idÃ©e que les individus devraient se sacrifier pour le Â«groupeÂ» ou pour Â«le plus grand bienÂ» est absurde. Les groupes sont constituÃ©s de personnes seules, et si les gens ne pensent qu'Ã  ce qui est mieux pour le groupe, le groupe sera une coquille sans vie. Ce n'est que la dynamique de l'interaction humaine au sein des groupes qui leur donnent vie. &amp;quot;Groupe&amp;quot; ne peut pas penser, seuls les individuÂ·eÂ·s le peuvent. Paradoxalement, cela conduit les autoritaires &amp;quot;collectivistes&amp;quot; Ã  un type trÃ¨s particulier d' Â«individualismeÂ», Ã  savoir le Â«culte de la personnalitÃ©&amp;quot; et de culte du leader. Ceci est Ã  prÃ©voir, Ã©tant donnÃ© que le collectivisme (des morceaux d'individus )dans des groupes abstraits, nie leur individualitÃ©, et se termine avec la nÃ©cessitÃ© pour une personne ayant assez de personnalitÃ© pour prendre des dÃ©cisions - un problÃ¨me qui est Â«rÃ©soluÂ» par le principe de chef de file. Le Stalinisme et le nazisme sont d'excellents exemples de ce phÃ©nomÃ¨ne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The short answer is: neither. This can be seen from the fact that liberal scholars denounce anarchists like Bakunin for being &amp;quot;collectivists&amp;quot; while Marxists attack Bakunin and anarchists in general for being &amp;quot;individualists.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This is hardly surprising, as anarchists reject both ideologies as nonsense. Whether they like it or not, non-anarchist individualists and collectivists are two sides of the same capitalist coin. This can best shown be by considering modern capitalism, in which &amp;quot;individualist&amp;quot; and &amp;quot;collectivist&amp;quot; tendencies continually interact, often with the political and economic structure swinging from one pole to the other. Capitalist collectivism and individualism are both one-sided aspects of human existence, and like all manifestations of imbalance, deeply flawed.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
For anarchists, the idea that individuals should sacrifice themselves for the &amp;quot;group&amp;quot; or &amp;quot;greater good&amp;quot; is nonsensical. Groups are made up of individuals, and if people think only of what's best for the group, the group will be a lifeless shell. It is only the dynamics of human interaction within groups which give them life. &amp;quot;Groups&amp;quot; cannot think, only individuals can. This fact, ironically, leads authoritarian &amp;quot;collectivists&amp;quot; to a most particular kind of &amp;quot;individualism,&amp;quot; namely the &amp;quot;cult of the personality&amp;quot; and leader worship. This is to be expected, since such collectivism lumps individuals into abstract groups, denies their individuality, and ends up with the need for someone with enough individuality to make decisions -- a problem that is &amp;quot;solved&amp;quot; by the leader principle. Stalinism and Nazism are excellent examples of this phenomenon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_______________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Therefore, anarchists recognise that individuals are the basic unit of society and that only individuals have interests and feelings. This means they oppose &amp;quot;collectivism&amp;quot; and the glorification of the group. In anarchist theory the group exists only to aid and develop the individuals involved in them. This is why we place so much stress on groups structured in a libertarian manner -- only a libertarian organisation allows the individuals within a group to fully express themselves, manage their own interests directly and to create social relationships which encourage individuality and individual freedom. So while society and the groups they join shapes the individual, the individual is the true basis of society. Hence Malatesta:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    &amp;quot;Much has been said about the respective roles of individual initiative and social action in the life and progress of human societies . . . [E]verything is maintained and kept going in the human world thanks to individual initiative . . . The real being is man, the individual. Society or the collectivity - and the State or government which claims to represent it - if it is not a hollow abstraction, must be made up of individuals. And it is in the organism of every individual that all thoughts and human actions inevitably have their origin, and from being individual they become collective thoughts and acts when they are or become accepted by many individuals. Social action, therefore, is neither the negation nor the complement of individual initiatives, but is the resultant of initiatives, thoughts and actions of all individuals who make up society . . . [T]he question is not really changing the relationship between society and the individual . . . [I]t is a question of preventing some individuals from oppressing others; of giving all individuals the same rights and the same means of action; and of replacing the initiative to the few [which Malatesta defines as a key aspect of government/hierarchy], which inevitably results in the oppression of everyone else . . . &amp;quot; [Anarchy, pp. 38-38] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
These considerations do not mean that &amp;quot;individualism&amp;quot; finds favour with anarchists. As Emma Goldman pointed out, &amp;quot;'rugged individualism'. . . is only a masked attempt to repress and defeat the individual and his individuality. So-called Individualism is the social and economic laissez-faire: the exploitation of the masses by the [ruling] classes by means of legal trickery, spiritual debasement and systematic indoctrination of the servile spirit . . . That corrupt and perverse 'individualism' is the straitjacket of individuality . . [It] has inevitably resulted in the greatest modern slavery, the crassest class distinctions driving millions to the breadline. 'Rugged individualism' has meant all the 'individualism' for the masters, while the people are regimented into a slave caste to serve a handful of self-seeking 'supermen.'&amp;quot; [Red Emma Speaks, p. 112]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
While groups cannot think, individuals cannot live or discuss by themselves. Groups and associations are an essential aspect of individual life. Indeed, as groups generate social relationships by their very nature, they help shape individuals. In other words, groups structured in an authoritarian way will have a negative impact on the freedom and individuality of those within them. However, due to the abstract nature of their &amp;quot;individualism,&amp;quot; capitalist individualists fail to see any difference between groups structured in a libertarian manner rather than in an authoritarian one -- they are both &amp;quot;groups&amp;quot;. Because of their one-sided perspective on this issue, &amp;quot;individualists&amp;quot; ironically end up supporting some of the most &amp;quot;collectivist&amp;quot; institutions in existence -- capitalist companies -- and, moreover, always find a need for the state despite their frequent denunciations of it. These contradictions stem from capitalist individualism's dependence on individual contracts in an unequal society, i.e. abstract individualism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In contrast, anarchists stress social &amp;quot;individualism&amp;quot; (another, perhaps better, term for this concept could be &amp;quot;communal individuality&amp;quot;). Anarchism &amp;quot;insists that the centre of gravity in society is the individual -- that he [sic] must think for himself, act freely, and live fully. . . . If he is to develop freely and fully, he must be relieved from the interference and oppression of others. . . . [T]his has nothing in common with. . . 'rugged individualism.' Such predatory individualism is really flabby, not rugged. At the least danger to its safety, it runs to cover of the state and wails for protection. . . .Their 'rugged individualism' is simply one of the many pretences the ruling class makes to mask unbridled business and political extortion.&amp;quot; [Emma Goldman, Op. Cit., pp. 442-3]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anarchism rejects the abstract individualism of capitalism, with its ideas of &amp;quot;absolute&amp;quot; freedom of the individual which is constrained by others. This theory ignores the social context in which freedom exists and grows. &amp;quot;The freedom we want,&amp;quot; Malatesta argued, &amp;quot;for ourselves and for others, is not an absolute metaphysical, abstract freedom which in practice is inevitably translated into the oppression of the weak; but it is a real freedom, possible freedom, which is the conscious community of interests, voluntary solidarity.&amp;quot; [Anarchy, p. 43]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A society based on abstract individualism results in an inequality of power between the contracting individuals and so entails the need for an authority based on laws above them and organised coercion to enforce the contracts between them. This consequence is evident from capitalism and, most notably, in the &amp;quot;social contract&amp;quot; theory of how the state developed. In this theory it is assumed that individuals are &amp;quot;free&amp;quot; when they are isolated from each other, as they allegedly were originally in the &amp;quot;state of nature.&amp;quot; Once they join society, they supposedly create a &amp;quot;contract&amp;quot; and a state to administer it. However, besides being a fantasy with no basis in reality (human beings have always been social animals), this &amp;quot;theory&amp;quot; is actually a justification for the state's having extensive powers over society; and this in turn is a justification of the capitalist system, which requires a strong state. It also mimics the results of the capitalist economic relations upon which this theory is built. Within capitalism, individuals &amp;quot;freely&amp;quot; contract together, but in practice the owner rules the worker for as long as the contract is in place. (See sections A.2.14 and B.4 for further details).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thus anarchists reject capitalist &amp;quot;individualism&amp;quot; as being, to quote Kropotkin, &amp;quot;a narrow and selfish individualism&amp;quot; which, moreover, is &amp;quot;a foolish egoism which belittles the individual&amp;quot; and is &amp;quot;not individualism at all. It will not lead to what was established as a goal; that is the complete broad and most perfectly attainable development of individuality.&amp;quot; The hierarchy of capitalism results in &amp;quot;the impoverishment of individuality&amp;quot; rather than its development. To this anarchists contrast &amp;quot;the individuality which attains the greatest individual development possible through the highest communist sociability in what concerns both its primordial needs and its relationships with others in general.&amp;quot; [Selected Writings on Anarchism and Revolution, p. 295, p. 296 and p. 297] For anarchists, our freedom is enriched by those around us when we work with them as equals and not as master and servant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In practice, both individualism and collectivism lead to a denial of both individual liberty and group autonomy and dynamics. In addition, each implies the other, with collectivism leading to a particular form of individualism and individualism leading to a particular form of collectivism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Collectivism, with its implicit suppression of the individual, ultimately impoverishes the community, as groups are only given life by the individuals who comprise them. Individualism, with its explicit suppression of community (i.e. the people with whom you live), ultimately impoverishes the individual, since individuals do not exist apart from society but can only exist within it. In addition, individualism ends up denying the &amp;quot;select few&amp;quot; the insights and abilities of the individuals who make up the rest of society, and so is a source of self-denial. This is Individualism's fatal flaw (and contradiction), namely &amp;quot;the impossibility for the individual to attain a really full development in the conditions of oppression of the mass by the 'beautiful aristocracies'. His [or her] development would remain uni-lateral.&amp;quot; [Peter Kropotkin, Anarchism, p. 293]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
True liberty and community exist elsewhere.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et rÃ©fÃ©rences==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{source|http://www.infoshop.org/faq/secA2.html#seca212}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Stalinisme&amp;diff=49590</id>
		<title>Stalinisme</title>
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				<updated>2010-07-28T04:38:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le stalinisme est le terme dÃ©signant l'idÃ©ologie politique exercÃ© par [[Joseph Staline]] en Union des rÃ©publiques socialistes soviÃ©tiques (URSS) entre 1928 et 1953.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette idÃ©ologie a pour but d'imposer le socialisme dans un seul pays par une &amp;quot;dictature du prolÃ©tariat&amp;quot;, premiÃ¨re Ã©tape vers le communisme (c'est-Ã -dire une sociÃ©tÃ© sans classe sociale et Ã©galitaire). Le stalinisme est donc basÃ© sur un Etat fort qui porte un rÃ´le dominant dans l'idÃ©e de centraliser les biens et bannir la propriÃ©tÃ© privÃ©e (notamment la propriÃ©tÃ© privÃ©e des moyens de production). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PolÃ©miques ==&lt;br /&gt;
NÃ©anmoins de nombreux historiens&amp;lt;sup&amp;gt;qui ?&amp;lt;/sup&amp;gt; s'entendent Ã  dire&amp;lt;sup&amp;gt;y-a-t-il accord sur ce point ? &amp;lt;/sup&amp;gt; que Staline s'est servi du masque communisme afin de renforcer sa main-prise sur l'URSS. Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du [[communisme]] et du [[lÃ©ninisme]]&amp;lt;sup&amp;gt;voir page de discussion&amp;lt;/sup&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã©bauche anarchiste}} &lt;br /&gt;
== point de vue anarchiste ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;sup&amp;gt;en cours d'Ã©criture - page de discussion&amp;lt;/sup&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Stalinisme&amp;diff=49589</id>
		<title>Talk:Stalinisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Stalinisme&amp;diff=49589"/>
				<updated>2010-07-28T04:36:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: synthèse plus proposition&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;*vu sur l'artile : &amp;quot;''Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du communisme et du lÃ©ninisme''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Quelles diffÃ©rences y a t il entre lÃ©nine et staline ? pas grand chose, mÃªmes thÃ©ories. Staline n'est juste que le successeur lÃ©gal de lÃ©nine. Qui dit stalinisme, dit lÃ©ninisme. D'ailleurs le marxisme-lÃ©ninisme dÃ©signe diffÃ©rents courants se rÃ©fÃ©rant Ã  lÃ©nine, notamment, les staliniens et les trotskystes. [[Utilisateur:Equi|Equi]] 14 juillet 2010 Ã  15:59 (UTC)&lt;br /&gt;
:Je ne suis vraiment pas d'accord. Je crois que c'est plutÃ´t un jugement Ã  l'emporte-piÃ¨ce qui se passe des diffÃ©rences objectives et idÃ©ologiques entre les Staline et LÃ©nine et des faits historiques. Une critique ainsi formulÃ©e est trÃ¨s facilement dÃ©montable devant la prÃ©sentation de d'autres versions (comme celle des trotskistes par exemple). - [[Utilisateur:Samarre|Â­Samarre]] 17 juillet 2010 Ã  01:12 (UTC)&lt;br /&gt;
::Oui, il y a une diffÃ©rence dans les personnes et les Ã©crits de lÃ©nine et staline, mais le stalinisme s'est appuyÃ© sur le leninisme, le stalinisme est un des successeur du lÃ©ninisme. Donc dire &amp;quot;''Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du lÃ©ninisme''&amp;quot;, c'est en parti vrai (diffÃ©rence dans la filiation, et niveau histoire), sauf que c'est aussi un point de vue d'une partie des leninistes qui ne veulent pas qu'on associe le lÃ©ninisme avec le stalinisme, hors le stalinisme est une des Ã©coles du leninisme. [[Utilisateur:Equi|Equi]] 19 juillet 2010 Ã  20:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Je suis assez d'accord avec [[Utilisateur:Samarre|Â­Samarre]]. Le fait que les stalinistes aient crÃ©Ã© leur propre Ã©cole prouve bien que les stalinistes cherchent Ã  se dÃ©marquer des lÃ©ninistes (sinon ils se seraient rÃ©clamÃ©s lÃ©ninistes) tout en cherchant Ã  garder l'hÃ©ritage lÃ©niniste (sans doute pour appuyer leur pouvoir). Et il est normal que des lÃ©ninistes rejettent le stalinisme, tout comme des gaullistes rejettent le sarkozysme qui est pourtant l'hÃ©ritier du gaullisme. [[Utilisateur:EidÃ´s|EidÃ´s]] 20 juillet 2010 Ã  19:51 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::::oui, je suis d accord aussi, le leninisme est different du stalinisme au niveau historique... mais la phrase du texte sous-entend que le leninisme n a rien a voir avec le stalinisme. Hors c est faux, les staliniens se denomment d ailleurs eux memes de marxistes-leninistes !  Leur base, c est le marxisme et le leninisme. Staline et lenine etaient dans le meme parti bolchevique, ils ont les memes references concernant le parti unique de revolutionnaires professionnels, entre autres... donc la phrase du texte merite plus de precisions... [[Utilisateur:Equi|Equi]] 21 juillet 2010 ÃƒÂ  20:17 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un point de vue anarchiste, le stalinisme n'est que l'une des formes de communisme-autoritaire (ou de socialisme-autoritaire ou de socialisme-nationalisme etc) issu du lÃ©ninisme (aussi communisme-autoritaire). Ã mha, on accorde trop d'importance Ã  ces dÃ©bats ontologiques marxiens. Il est temps de ne plus Ãªtre baignÃ© dans les remords marxistes (lÃ©niniste-stal-mao-...) pour que les anarchistes affirment leurs diversitÃ©S. --[[Utilisateur:Younes|Younes]] 22 juillet 2010 Ã  05:35 (UTC)&lt;br /&gt;
:Staline a effectivement conservÃ© le culte de LÃ©nine (en est pour preuve le nombre incalculable de statues de LÃ©nine en Russie). Une diffÃ©rence profonde que je vois toutefois entre les deux personnages, c'est que LÃ©nine a participÃ© Ã  la rÃ©volution alors qu'il en est autrement pour Staline. Ã€ travers la participation de LÃ©nine Ã  la rÃ©volution, celui-ci dut se plier aux Ã©vÃ©nements objectifs de la Russie, notamment la rÃ©alisation de soviets, que l'on pourrait qualifier de plutÃ´t libertaires (Ã©poque du &amp;quot;tout le pouvoir aux soviets&amp;quot;). Ã€ travers sa participation, LÃ©nine a Ã©galement mis de l'avant un internationalisme prolÃ©tarien alors que la venue du pouvoir de Staline a progressivement amenÃ© le &amp;quot;socialisme dans un seul pays&amp;quot;. - [[Utilisateur:Samarre|Â­Samarre]] 25 juillet 2010 Ã  23:13 (UTC)&lt;br /&gt;
::bon, Ã§a pose un dÃ©bat sur l'histoire... mais, dans les faits, staline Ã©tait participant de la rÃ©volution russe, il Ã©tait au bureau politique du parti bolchevique, commissaire politique Ã  Volvograd, secrÃ©taire gÃ©nÃ©ral du parti en 1922 et il exerÃ§ait une influence dans les diffÃ©rents organes bolchÃ©viques (ce qui lui a permis d'arriver au pouvoir, suite Ã  lÃ©nine). En apartÃ©, LÃ©nine Ã©tait une ordure.&lt;br /&gt;
::plutÃ´t que &amp;quot;''Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du communisme et du lÃ©ninisme''&amp;quot;, je propose plutÃ´t &amp;quot;''Suite Ã  la mort de LÃ©nine, Staline sera son successeur lÃ©gal au pouvoir. Il dÃ©fendra des thÃ¨ses de LÃ©nine, il proclamera sa thÃ©orie de Â« Marxiste-LÃ©niniste Â», le stalinisme est considÃ©rÃ© comme une des Ã©coles du lÃ©ninisme. Une fois son pouvoir Ã©tabli, il dÃ©veloppera des thÃ¨ses particuliÃ¨res tel que le Â« socialisme dans un seul pays Â»''&amp;quot;. Bon Ã  discuter... [[Utilisateur:Equi|Equi]] 26 juillet 2010 Ã  19:48 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Moi je prÃ©fÃ¨re cette version. Par contre, tant qu'Ã  Ãªtre pointilleux, Staline n'est pas vraiment le successeur &amp;quot;lÃ©gal&amp;quot; de LÃ©nine. C'est plutÃ´t qu'il Ã©vince ses opposants pour prendre la tÃªte de l'URSS. LÃ©nine lui-mÃªme semblait dÃ©tester Staline. Je proposerais Â« ''Suite Ã  la mort de LÃ©nine, Staline s'arroge le pouvoir en Ã©cartant ses rivaux. Il dÃ©fendra des thÃ¨ses de LÃ©nine etc.'' Â» [[Utilisateur:EidÃ´s|EidÃ´s]] 26 juillet 2010 Ã  21:31 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::::''Suite Ã  la mort de LÃ©nine, Staline s'arroge le pouvoir en Ã©cartant ses rivaux. Il dÃ©fendra des thÃ¨ses de LÃ©nine,il proclamera sa thÃ©orie de Â« Marxiste-LÃ©niniste Â». Le stalinisme est considÃ©rÃ© comme une des Ã©coles du lÃ©ninisme. Une fois son pouvoir Ã©tabli, il dÃ©veloppe des thÃ¨ses particuliÃ¨res tel que le Â« socialisme dans un seul paysÂ»'' je propose de rajouter : ''D'un point de vue anarchiste, le stalinisme n'est que l'une des formes de communisme-autoritaire.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Individualisme&amp;diff=49567</id>
		<title>Talk:Individualisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Individualisme&amp;diff=49567"/>
				<updated>2010-07-22T05:57:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: mouvement individualiste I ?&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Dead link ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
During several automated bot runs the following external link was found to be unavailable. Please check if the link is in fact down and fix or remove it in that case!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://fraternitelibertaire.free.fr/reserve/lindividualisme_chez_hobbes.rtf ([http://web.archive.org/web/*/http://fraternitelibertaire.free.fr/reserve/lindividualisme_chez_hobbes.rtf archive])&lt;br /&gt;
** In [[Individualisme]] on 2008-08-11 18:09:28, 404 Not Found&lt;br /&gt;
** In [[Individualisme]] on 2008-09-22 07:32:51, 404 Not Found&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The web page has been saved by the Internet Archive. Please consider linking to an appropriate archived version: [http://web.archive.org/web/*/http://fraternitelibertaire.free.fr/reserve/lindividualisme_chez_hobbes.rtf]. --[[Utilisateur:AlterBot|AlterBot]] 22 septembre 2008 Ã  07:36 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== M I I == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
qu'est ce que le &amp;quot;mouvement individualiste international&amp;quot; ? --[[Utilisateur:Younes|Younes]] 22 juillet 2010 Ã  05:57 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Anarchisme_et_marxisme&amp;diff=49566</id>
		<title>Anarchisme et marxisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Anarchisme_et_marxisme&amp;diff=49566"/>
				<updated>2010-07-22T05:50:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: autoritaires et étatistes&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{APOV}}&lt;br /&gt;
MÃªme si le [[Marxisme|marxisme]] et l'[[anarchisme]] ont de nombreux points de concordances historiques et idÃ©ologiques, ce sont deux philosophies politiques trÃ¨s diffÃ©rentes. Cet article traite plus spÃ©cifiquement des jonctions et des oppositions entre le marxisme et le courant libertaire de l'[[Anarchiste communiste|anarcho-communisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est au sein de l'[[Association internationale des travailleurs]], Ã©galement connue sous le nom de PremiÃ¨re Internationale, que  se sont thÃ©orisÃ©s ces deux mouvements. L'AIT, Ã  sa fondation, Ã©tait une alliance de plusieurs groupes socialistes, incluant des anarchistes et des marxistes. Les deux cÃ´tÃ©s avaient un but commun (le communisme sans Ã‰tat) et des adversaires politiques communs (conservateurs et les autres politicards de droite). Le conflit vite latent entre ces groupe a ensuite pris corps dans l'argumentation entre [[Bakounine]], reprÃ©sentant les idÃ©es anarcho-communistes, et [[Karl Marx]] reprÃ©sentant les idÃ©es autoritaires et Ã©tatistes . En [[1872]], au [[CongrÃ¨s de La Haye]], le conflit atteint son point de non-retour : Karl Marx expulse les &amp;quot;bakounistes&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arguments entourant le sort de l'Ã‰tat ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion d'Ã‰tat-nation est originaire d'Europe, notamment grÃ¢ce aux [http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9s_de_Westphalie traitÃ©s de Westphalie] de [[1648]] qui redÃ©coupÃ¨rent plus ou moins les frontiÃ¨res de l'Europe selon les nations qui la composaient. Les spÃ©cialistes de la politique moderne dÃ©crivent l'[[Ã‰tat]] comme une Â« communautÃ© dâ€™hommes, fixÃ©e sur un territoire propre et possÃ©dant une organisation dâ€™oÃ¹ rÃ©sulte [...] une puissance suprÃªme dâ€™action, de commandement et de coercition Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Selon CarrÃ© de Malberg dans son livre ''Contributions Ã  la thÃ©orie de l'Ã‰tat'' ([[1921]])&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il en rÃ©sulte que l'Ã‰tat se dÃ©finit comme un territoire, une population appelÃ©e &amp;quot;nation&amp;quot; et une autoritÃ© qui s'exerce sur celle-ci. L'Ã‰tat est habituellement centralisÃ© et hiÃ©rarchique. Il gouverne par l'intermÃ©diaire de ses institutions et Â« l'Ã‰tat apparaÃ®t comme une institution qui, sur un territoire donnÃ©, dispose du monopole de la violence physique lÃ©gitime Â», pour utiliser les termes proposÃ©s par le sociologue allemand Max Weber dans son essai de [[1918]], ''La Vocation de politique''.  &amp;lt;ref&amp;gt;La citation exacte est : Â« Par contre il faut concevoir l'Ã‰tat contemporain comme une communautÃ© humaine qui, dans les limites d'un territoire dÃ©terminÃ© - la notion de territoire Ã©tant une de ses caractÃ©ristiques - revendique avec succÃ¨s pour son propre compte le monopole de la violence physique lÃ©gitime. Â», ''Le Savant et le Politique'' (''Wissenschaft als Beruf'' et ''Politik als Beruf''), section ''La Vocation de politique'' (''Politik als Beruf''), p.29 du fichier PDF disponible sur [http://classiques.uqac.ca/classiques/Weber/savant_politique/Le_savant.html Les Classiques des sciences sociales]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cela signifie que les individus reconnaissent lâ€™autoritÃ© de l'Ã‰tat en acceptant de lui obÃ©ir : cette autoritÃ© est fondÃ©e sur la tradition, le charisme du dirigeant ou, dans les sociÃ©tÃ©s modernes, sur la rationalitÃ© mise en Å“uvre par la lÃ©galitÃ© et la bureaucratie. Sur le plan juridique, le critÃ¨re principal de l'Ã‰tat est celui de l'exercice de la SouverainetÃ©, qui est un pouvoir inconditionnÃ©, dont tous les autres pouvoirs dÃ©rivent. Cela signifie quâ€™Ã  lâ€™intÃ©rieur du territoire dont il a la charge, l'Ã‰tat dispose de la compÃ©tence de ses compÃ©tences. La souverainetÃ© se dÃ©finit Ã©galement, en droit, comme la dÃ©tention de lâ€™autoritÃ© suprÃªme, câ€™est-Ã -dire dâ€™un pouvoir absolu (dont tous dÃ©pendent) et inconditionnÃ© (qui ne dÃ©pend de qui que ce soit). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dÃ©finitions sont acceptÃ©es par Ã  peu prÃ¨s l'ensemble des courants politiques, exceptÃ© le [[marxisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, cette conception de l'Ã‰tat a fait lâ€™objet dâ€™une critique par Karl Marx, pour qui la Nation est secondaire par rapport aux classes sociales, dont lâ€™existence dÃ©coule des rapports de production. L'approche de l'Ã‰tat par Marx est purement Ã©conomique. L'Ã‰tat est dÃ©fini comme l'organe de la rÃ©pression d'une classe sociale sur toutes les autres. L'Ã‰tat apparaÃ®t en se diffÃ©renciant de la sociÃ©tÃ© civile et son rÃ´le, dans le systÃ¨me capitaliste, est de permettre le maintien des rapports dâ€™exploitation. L'Ã‰tat est avant tout considÃ©rÃ© comme un appareil de violence et dâ€™oppression, quâ€™il convient de faire disparaÃ®tre aprÃ¨s une pÃ©riode de transition (la dictature du prolÃ©tariat). Dans cette dÃ©finition, l'idÃ©e de [[Dictature du prolÃ©tariat|dictature du prolÃ©tariat]] peut prendre de nombreuses significations selon l'interlocuteur marxiste : de l'[[RÃ©sistance violente|utilisation lÃ©gitime de la force physique]] par des conseils d'ouvriers/Ã¨res armÃ©(e)s jusqu'au monopole de la force par un parti composÃ© d'intellectuels se rÃ©clamant comme ''chefs du prolÃ©tariat''. Dans la thÃ©orie marxiste, si la diffÃ©rence entre les classes disparaissait, l'Ã‰tat disparaÃ®trait aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des divergences de points de vue existent donc entre les marxistes et les anarchistes. En effet, ces derniers estiment que n'importe quel Ã‰tat sera inÃ©vitablement dominÃ© par une Ã©lite politique ou Ã©conomique, devenant de fait un organe de domination au service d'une classe. Ã€ l'inverse, les marxistes estiment que la rÃ©pression rÃ©ussie envers une classe dominante requiert inÃ©vitablement une violence d'une capacitÃ© supÃ©rieure, et que toutes les sociÃ©tÃ©s prÃ©cÃ©dant le [[socialisme]] sont rÃ©gies par une classe minoritaire. En consÃ©quence, d'aprÃ¨s la thÃ©orie marxiste, chaque Ã©tat non-socialiste possÃ¨dera les propriÃ©tÃ©s attribuÃ©es Ã  tous les Ã‰tats par les anarchistes. [[Michel Bakounine|Bakounine]] Ã©crit dans son essai ''Ã‰tatisme et Anarchie'' &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.marxists.org/reference/archive/bakunin/works/1873/statism-anarchy.htm Texte disponible en anglais]&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Ils [les marxistes] maintiennent que seule la dictature â€”la leur, Ã©videmmentâ€” peut parvenir Ã  libÃ©rer le peuple. Notre [les anarchistes] rÃ©ponse Ã  cette affirmation est qu'aucune dictature ne peut avoir d'autres buts que sa propre perpÃ©tuation, et qu'elle ne peut engendrer que l'esclavage du peuple la tolÃ©rant. La libertÃ© ne peut Ãªtre crÃ©Ã©e qu'Ã  partir de la libertÃ©, c'est-Ã -dire par une rÃ©bellion universelle de la part du peuple et la libre organisation des masses laborieuses de bas en haut. Â»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus loin, il ajoute suite aux Ã©crits de Marx proclamant que l'Ã‰tat serait le plus sÃ»r moyen pour parvenir Ã  une sociÃ©tÃ© anarchiste et qu'il serait par la suite Ã©ventuellement aboli :&lt;br /&gt;
Â« L'anarchisme ou la libertÃ©, qui signifie la libre organisation des travailleur-e-s, est l'objectif final du dÃ©veloppement de la sociÃ©tÃ©. [...] Ils [les marxistes] affirment que la dictature est la transition nÃ©cessaire vers la libÃ©ration du peuple : l'anarchisme est le but, tandis que la dictature est le moyen d'y parvenir, par consÃ©quent pour libÃ©rer le peuple il est nÃ©cessaire au prÃ©alable de l'enchaÃ®ner! Â» &amp;lt;ref&amp;gt;''[http://www.marxists.org/reference/archive/bakunin/works/1873/statism-anarchy.htm Ibidem]''&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le processus de transition===&lt;br /&gt;
La thÃ©orie de l'Ã‰tat prÃ©cÃ©demment Ã©voquÃ©e amÃ¨ne Ã  s'interroger sur la transition nÃ©cessaire vers une sociÃ©tÃ© sans Ã‰tat, sur laquelle les marxistes et les anarchistes sont d'accord, afin que celle-ci puisse voir le jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marxistes estiment que la transition rÃ©ussie vers le communisme sans Ã‰tat (ce que Marx appelle le Â« vrai communisme Â») requiert la rÃ©pression des capitalistes qui rÃ©tabliraient sinon leur propre contrÃ´le, et, par consÃ©quent, la crÃ©ation d'un Ã‰tat dirigÃ© par les ouvriers (voir [[Dictature du prolÃ©tariat|dictature du prolÃ©tariat]]). Les anarchistes considÃ¨rent que l'idÃ©ologie qu'implique l'existence des diffÃ©rentes catÃ©gories d'Ã‰tat â€”qu'ils soient [[capitalisme|capitalistes]], [[fascisme|fascistes]] ou communistesâ€” n'est pas pertinente puisque tous les Ã‰tats sont fondamentalement violents et rÃ©priment la majoritÃ© travailleuse au profit de la minoritÃ© dirigeante. En outre, les anarchistes soutiennent que Â« l'Ã‰tat ouvrier Â» dÃ©fendu par les marxistes est une impossibilitÃ© logique, puisque dÃ¨s qu'une quelconque Â« avant-garde Â» auto-proclamÃ©e prend le pouvoir Ã©tatique, elle cesse de faire partie du prolÃ©tariat (si tant est qu'elle en ait jamais fait partie) et devient membre de la Â« classe coordinatrice Â». L'idÃ©e de la [[Dictature du prolÃ©tariat|dictature du prolÃ©tariat]] a Ã©galement Ã©tÃ© critiquÃ©e par la plupart des anarchistes, sur le plan thÃ©orique comme sur le plan historique. GÃ©nÃ©ralement, il est avancÃ© que ce n'est pas une classe qui prend le pouvoir, mais une minoritÃ©, un parti dans l'optique lÃ©niniste, et donc qu'il s'agit d'une dictature ''sur'' le prolÃ©tariat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes illustrent leur propos en mettant en Ã©vidence les mesures prises par LÃ©nine, Trotsky et Staline durant la [[RÃ©volution russe|rÃ©volution russe]] dÃ¨s le dÃ©but mÃªme de cette rÃ©volution. Ils avancent Ã©galement l'argument que l'Union SoviÃ©tique n'avait rien de dÃ©mocratique, tout comme les autres Ã‰tats auto-proclamÃ©s Â« marxistes Â». Ã€ l'inverse, les marxistes pointent du doigt les &amp;quot;dÃ©faites&amp;quot; des rÃ©volutions menÃ©es par les anarchistes telle que [[RÃ©volution espagnole|celle d'Espagne]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marxistes et anarchistes poursuivent le mÃªme but : l'abolition de l'Ã‰tat bourgeois. Cependant, les marxistes - Ã  la diffÃ©rence des anarchistes - cherchent Ã  lui substituer dans un premier temps un Â« Ã‰tat ouvrier Â» (comme par exemple la [[Dictature du prolÃ©tariat|dictature du prolÃ©tariat]], ou encore une classe dirigeante ouvriÃ¨re). Ils considÃ¨rent que la rÃ©pression centralisÃ©e et organisÃ©e de la classe capitaliste est la condition prÃ©alable absolument nÃ©cessaire Ã  l'abolition de l'Ã‰tat bourgeois, et que le prolÃ©tariat ne peut l'accomplir que par le biais de l'Ã‰tat. L'Ã‰tat ouvrier verra le jour immÃ©diatement aprÃ¨s l'abolition de de l'Ã‰tat bourgeois. Par la suite, selon [[Friedrich Engels]], l'Ã‰tat ouvrier sera amenÃ© Ã  dÃ©pÃ©rir, pour finalement cesser d'exister lorsque les antagonismes de classe auront disparu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes quant Ã  eux estiment que la crÃ©ation d'un quelconque nouvel Ã‰tat placera le pouvoir dans la main d'une minoritÃ© et que les Ã‰tats, avec leurs capacitÃ©s rÃ©pressives et leurs bureaucraties massives, auront tendance Ã  se perpÃ©tuer et non pas Ã  Â« dÃ©pÃ©rir Â». En pratique, la crÃ©ation d'un nouvel Ã‰tat, mÃªme s'il est qualifiÃ© d'ouvrier, est contre-rÃ©volutionnaire car pour l'Ã©liminer il faudrait une seconde rÃ©volution. Les anarchistes prÃ©fÃ¨rent donc substituer Ã  l'Ã‰tat bourgeois des conseils ouvriers, des syndicats ou toutes autres structures d'organisation dÃ©centralisÃ©e et non-hiÃ©rarchique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour illustrer les limites de l'approche marxiste, les anarchistes rappellent que lors de la chute de l'Union SoviÃ©tique les mouvements populaires demandant l'abolition de la dictature Ã‰tatique qui furent durement rÃ©primÃ©s. Par lÃ , ils dÃ©montrent la quasi-impossibilitÃ© de faire une seconde rÃ©volution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les positions marxistes et anarchistes peuvent se  rejoindre partiellement. En effet, les anarchistes ne sont pas d'accord entre eux quant Ã  savoir si les [[conseil ouvrier|conseils ouvriers]] dÃ©mocratiques ayant le monopole de la violence constituent ou non un Ã‰tat. De mÃªme, les marxistes ne sont quant Ã  eux pas d'accord entre eux quant Ã  la forme que doit revÃªtir la [[Dictature du prolÃ©tariat|dictature du prolÃ©tariat]]. Cependant, les arguments marxistes prÃªtent Ã  la critique, puisqu'ils mettent en avant de faÃ§on contradictoire l'autonomie des conseils ouvriers, l'existence d'une police secrÃ¨te, la lÃ©gitimitÃ© du terrorisme d'Ã‰tat comme stratÃ©gie rÃ©volutionnaire&amp;lt;ref&amp;gt;Sur ce point, lire ''[[http://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/t_c/t_c.htm Terrorisme et communisme]]'' de [[LÃ©on Trotsky]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et la transparence de la justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les problÃ¨mes inhÃ©rents Ã  la notion mÃªme d'Ã‰tat Ã  et l'idÃ©e de s'en emparer Ã  des fins rÃ©volutionnaires amÃ¨nent Ã  s'interroger sur la notion de partis politiques, qui divise Ã©galement marxistes et anarchistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Partis politiques ===&lt;br /&gt;
Le problÃ¨me liÃ© Ã  la prise du pouvoir Ã©tatique soulÃ¨ve la question des partis politiques. Celle-ci divise Ã©galement les anarchistes et les marxistes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des marxistes voient les partis politiques comme des outils permettant de s'emparer du pouvoir Ã©tatique. En effet, ils considÃ¨rent qu'un effort politique central coordonnÃ© est nÃ©cessaire pour mettre Ã  bas avec succÃ¨s la classe capitaliste et l'Ã‰tat bourgeois, ainsi que pour maintenir le pouvoir face aux Ã©ventuelles contre-rÃ©volutions. Ã€ ce titre, le systÃ¨me des partis politiques doit Ãªtre utilisÃ© pour s'emparer des leviers de l'Ã‰tat bourgeois. Cependant, les marxistes ne sont pas tous d'accord quant Ã  savoir si un parti rÃ©volutionnaire doit participer aux Ã©lections bourgeoises. De mÃªme, ils sont partagÃ©s sur le rÃ´le qu'il doit jouer aprÃ¨s la rÃ©volution, et comment il doit Ãªtre organisÃ©&amp;lt;ref&amp;gt;Sur ce point, voir l'opposition entre les [http://www.marxists.org/francais/lenin/index.htm lÃ©ninistes] et les [http://www.marxists.org/francais/luxembur/livres.htm conseillistes] (ou luxembourgistes).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes quant Ã  eux refusent gÃ©nÃ©ralement de participer aux gouvernements&amp;lt;ref&amp;gt;Certaines exceptions existent, comme durant la [[RÃ©volution espagnole|guerre d'Espagne]], oÃ¹ des ministres anarchistes entrÃ¨rent au gouvernement le [[3 mai]] [[1937]].&amp;lt;/ref&amp;gt; et ne forment pas de partis politiques. En effet, ils considÃ¨rent qu'une structure organisÃ©e hiÃ©rarchiquement possÃ¨de une tendance inhÃ©rente Ã  devenir autoritaire et oppressive. Ils admettent toutefois la possibilitÃ© de s'organiser politiquement sur la base de la [[DÃ©mocratie directe|dÃ©mocratie directe]] et du [[FÃ©dÃ©ralisme|fÃ©dÃ©ralisme]], afin de participer de faÃ§on efficace aux luttes populaires et de mener le peuple vers la rÃ©volution sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Violence et rÃ©volution ===&lt;br /&gt;
Une autre question Ã©troitement liÃ©e Ã  la conception de l'Ã‰tat est de savoir si la violence est acceptable afin de mener Ã  bien la rÃ©volution, et, dans l'affirmative, jusqu'Ã  quel point. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes estiment que tous les Ã‰tats sont Â« illÃ©gitimes Â» car leur survie dÃ©pend d'une violence institutionnalisÃ©e et systÃ©matique.  En rÃ©ponse, la violence Ã  petite Ã©chelle, voire l'assassinat planifiÃ© d'une Ã©lite criminelle, peut Ãªtre admise, voire Ãªtre utile et nÃ©cessaire en certaines circonstances&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [[Propagande par le fait|propagande par le fait]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ã€ l'inverse, la violence massive Ã  l'encontre du peuple â€“ telle que la pratiquÃ¨rent LÃ©nine et Trotsky face Ã  la [[RÃ©volte de Kronstadt (1921)|rÃ©volte de Kronstadt]], par Staline durant les Grandes Purges ou les pogroms, ou par Mao durant la RÃ©volution culturelle â€“ est inacceptable et injustifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des marxistes estiment que la violence Ã  grande Ã©chelle est lÃ©gitime et qu'une Â« guerre juste Â» est possible, au moins dans les circonstances limitÃ©es d'une auto-dÃ©fense collective, par exemple face Ã  une tentative de coup d'Ã‰tat ou une invasion impÃ©rialiste. Certains marxistes - les stalinistes - vont mÃªme jusqu'Ã  dire qu'en gÃ©nÃ©ral, Â« la fin justifie les moyens Â», et donc qu'en thÃ©orie n'importe quelle violence ou autre effusion de sang peut Ãªtre justifiÃ©e dans le but de parvenir au communisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit provoquÃ© par ces deux conceptions opposÃ©es cache souvent un conflit larvÃ© quant Ã  savoir quelles idÃ©es sous-tendent la rÃ©volution. Historiquement, cet antagonisme s'est traduit par l'utilisation de la violence par les marxistes Ã  l'encontre des anarchistes, dans le cadre des pseudos Â« Ã‰tats ouvriers Â» crÃ©Ã©s par les marxistes.&lt;br /&gt;
Peuvent Ãªtre citÃ©s Ã  titre d'exemples les arrestations et exÃ©cutions massives d'anarchistes et de gauchistes non-bolchÃ©viques durant la [[RÃ©volution russe|rÃ©volution russe]], et la rÃ©pression sanglante du [[RÃ©volte de Kronstadt (1921)|soulÃ¨vement de Kronstadt]], les accusations durant la [[RÃ©volution espagnole|rÃ©volution espagnole]] envers les marxistes, censÃ©s Ãªtre alliÃ©s des anarchistes, d'avoir ouvert le feu dans le dos des troupes anarchistes pendant que celles-ci menaient l'assaut sur les tranchÃ©es fascistes, la rÃ©pression sanglante effectuÃ©e par le gouvernement Â« communiste Â» des dissidents durant la rÃ©volution chinoise et des manifestants de la place Tian'anmen, les exÃ©cutions massives d'anarchistes et autres dissidents dÃ©cidÃ©es par Che Guevara durant la [[RÃ©volution cubaine|rÃ©volution cubaine]]&amp;lt;ref&amp;gt;Lorsque Guevara Ã©tait Â« procureur suprÃªme Â» de la prison de la forteresse de la CabaÃ±a, du [[2 janvier]] au [[12 juin]] [[1959]], il supervisa le procÃ¨s et l'exÃ©cution de plusieurs personnes, que ce soient des anciens dirigeants du rÃ©gime de Batista, des membres de la police secrÃ¨te du BRAC (''BurÃ³ de RepresiÃ³n de Actividades Comunistas'' : Bureau de RÃ©pression des ActivitÃ©s Communistes), des criminels de guerre, et des personnes soupÃ§onnÃ©es d'Ãªtre des dissident-e-s politiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;, pour n'en citer que quelques uns. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marxistes affirment que les anarchistes sont systÃ©matiquement dÃ©sorganisÃ©-e-s et que leur refus de se soumettre Ã  la rÃ¨gle des Ã‰tats marxistes Â« rÃ©volutionnaires Â» ou d'approuver le terrorisme d'Ã‰tat les rend Â« contre-rÃ©volutionnaires Â». Ils vont mÃªme parfois jusqu'Ã  avancer que si les anarchistes Ã©taient capables de mener Ã  bien une rÃ©volution, ils ne seraient pas encore et toujours massacrÃ©-e-s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La comprÃ©hension anarchiste et marxiste des classes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes et les marxistes considÃ¨rent que la sociÃ©tÃ© est divisÃ©e en classes sociales, chacune ayant des intÃ©rÃªts diffÃ©rents selon ses conditions matÃ©rielles. Cependant leur analyse du phÃ©nomÃ¨ne diffÃ¨re rapidement, notamment en ce qui concerne la dÃ©finition de ces diffÃ©rents groupes sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les marxistes, les deux classes les plus importantes sont la bourgeoisie (propriÃ©taire des moyens de productions) et le prolÃ©tariat (la classe travailleuse, exploitÃ©e par la bourgeoisie). Marx estime que les circonstances historiques et les conditions de vie auxquelles font face les travailleur/-euse/-s de l'industrie les pousseront Ã  s'organiser ensemble en vue de prendre le pouvoir Ã  l'Ã‰tat et les moyens de production Ã  la bourgeoisie. Les moyens de production seront collectivisÃ©s ces derniers et une sociÃ©tÃ© dÃ©nuÃ©e de classe sera crÃ©Ã©e. Elle sera dirigÃ©e par et pour les travailleur/-euse/-s. Il met volontairement de cÃ´tÃ© les paysans, les petits propriÃ©taires &amp;quot;petit-bourgeois&amp;quot;, ainsi que le Â« sous-prolÃ©tariat Â» &amp;lt;ref&amp;gt;En allemand Â« Lumpenproletariat Â» (prolÃ©tariat en haillons, de Â« Lumpen Â» = loque, chiffon, haillon et Â« Proletariat Â»), cette population a Ã©tÃ© considÃ©rÃ©e par de nombreux marxistes comme sans conscience politique. Les thÃ©oriciens de la rÃ©volution recommandaient de s'en mÃ©fier, car cette classe Ã©tait susceptible de servir de force d'appoint Ã  la bourgeoisie. Voir l'[http://fr.wikipedia.org/wiki/Sous-prol%C3%A9tariat article de WikipÃ©dia]&amp;lt;/ref&amp;gt; (sous-classe non-salariÃ©e) incapables de crÃ©er et de participer Ã  la rÃ©volution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les thÃ©ories post-marxistes et nÃ©o-marxistes -telles que le lÃ©ninisme ou le maoÃ¯sme- expliquent ce dernier point de vue comme le rÃ©sultat de l'impÃ©rialisme qui augmente artificiellement les modes de vie des travailleur/-euse/-s industriel-le-s dans les nations capitalistes dÃ©veloppÃ©es, les rendant ainsi moins rebelles ce qui permet d'amener Ã  la rÃ©volution les pays moins dÃ©veloppÃ©s ayant une forte population paysanne (comme en Russie ou en Chine, LÃ©nine va mÃªme jusqu'Ã  avancer que l'impÃ©rialisme peut Ãªtre une bonne chose puisqu'il apporte les technologies occidentales avancÃ©es aux pays moins dÃ©veloppÃ©s, accÃ©lÃ©rant ainsi le processus mondial d'industrialisation) ce qui Ã  terme accÃ©lÃ¨re la rÃ©volution mondiale prÃ©dite par Marx.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'analyse des classes sociales par les anarchistes contredit celle du marxisme. Les anarchistes estiment que ce n'est pas l'ensemble de la classe dominante qui dÃ©tient le contrÃ´le de l'Ã‰tat, mais une minoritÃ© faisant partie de la classe dirigeante (et qui dÃ©fend les intÃ©rÃªts de toute sa classe sociale), minoritÃ© cherchant Ã  conserver ses propres intÃ©rÃªts, Ã  savoir la dÃ©tention du pouvoir. Une minoritÃ© rÃ©volutionnaire prenant le pouvoir et imposant ses vues au peuple ne sera qu'une minoritÃ© dirigeante de plus, et constituera une nouvelle classe dominante, Ã  savoir une bourgeoisie de fonctions. [[Michel Bakounine|Bakounine]] le prÃ©dit longtemps avant la [[RÃ©volution russe|rÃ©volution russe]] et la chute de l'Union SoviÃ©tique :&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;Â« Prenez le rÃ©volutionnaire le plus ardent, donnez lui le pouvoir absolu, et en un an, il sera devenu pire que le Tsar lui-mÃªme Â»&amp;lt;ref&amp;gt;CitÃ© par [[Daniel GuÃ©rin]], ''Lâ€™Anarchisme, de la doctrine Ã  la pratique'', Paris, Gallimard, 1965; 1976, 1981, 1987, p.25-26 (rÃ©fÃ©rence Ã  l'Ã©dition amÃ©ricaine paru chez New York: Monthly Review Press, 1970). Texte intÃ©gral disponible en [http://libcom.org/library/anarchism-daniel-guerin anglais] (avec une introduction de [[Noam Chomsky]]) et en [http://www.geocities.com/labrecha3/danielguerin.html espagnol]&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, les anarchistes dÃ©fendent la position selon laquelle une rÃ©volution rÃ©ussie a besoin du soutien de la paysannerie, et que ce soutien ne peut Ãªtre obtenu que par la redistribution des terres entre les paysans sans terre. C'est Ã  dire que pour obtenir l'appui de la paysannerie, il faut explicitement rejeter la propriÃ©tÃ© Ã©tatique imposÃ©e des terres. La collectivisation volontaire est habituellement considÃ©rÃ©e comme plus efficace, elle est donc soutenue par les anarchistes (en effet, durant la [[RÃ©volution espagnole|rÃ©volution espagnole]], ces derniers ont donnÃ© l'impulsion Ã  des centaines de collectivisations, et seule une faible minoritÃ© de gens dÃ©cidaient de conserver la propriÃ©tÃ© des terres ; les petits paysans pouvaient cultiver leur lopin de terre, sans utiliser de travail salariÃ©).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains anarchistes contemporains (plus particuliÃ¨rement ceux dÃ©fendant l'Ã©conomie participative) estiment qu'il y a trois classes qui ont tout intÃ©rÃªt Ã  ce que l'organisation sociale change, et non pas deux comme l'avancent les anarchistes Â« classiques Â» :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* La premiÃ¨re est la classe travailleuse (composÃ©e des personnes dont le travail sert Ã  la production et la distribution de biens et de la plupart des industries dites de Â« services Â»). Elle regroupe les fermiers, les paysans, les petits propriÃ©taires, les petits commerÃ§ants et entrepreneurs qui travaillent avec leurs employÃ©s, et les ouvriers Ã  col bleu, rose ou blanc. &lt;br /&gt;
* La seconde classe est celle qualifiÃ©e de dirigeante. Elle comprend toute personne dont le travail touche de prÃ¨s ou de loin Ã  la direction et Ã  la gestion du travail des autres, principalement en faveur de la bourgeoisie, des organisations administratives, ou gÃ©rant l'appareil d'Ã‰tat, fixant ainsi le statu quo intellectuel&amp;lt;ref&amp;gt;Toute personne ne faisant pas avancer le dÃ©bat intellectuel, ou empÃªchant aux autres de dÃ©velopper leur intellect, par exemple.&amp;lt;/ref&amp;gt;. La dÃ©finition anarchiste de la classe dirigeante inclus les bureaucrates, les technocrates, les gestionnaires, les administrateurs, les intellectuels de la classe moyenne (tels que les Ã©conomistes, les politologues, les sociologues, les mathÃ©maticiens, les philosophes, etc.), les physiciens, les juges, les avocats, les officiers militaires, les dirigeants de parti politique et autres leaders, etc.&amp;lt;ref&amp;gt;Cette seconde classe ressemble Ã  la classe des organisateurs dÃ©crite par James Burnham dans son livre [http://www.marxists.org/francais/general/burnham/index.htm ''l'Ãˆre des Organisateurs'']&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
* La troisiÃ¨me et derniÃ¨re classe est la classe possÃ©dante, ou Â« classe capitaliste Â» (qui tire ses revenus de son contrÃ´le sur l'industrie, la propriÃ©tÃ© terrienne etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne les classes moyennes, marxistes et anarchistes ont Ã©galement des points de vue diffÃ©rents :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les marxistes dÃ©battent vigoureusement la composition exacte de la classe moyenne sous le capitalisme. Certains la dÃ©crivent comme une classe &amp;quot;co-ordonant&amp;quot; qui renforce le capitalisme en faveur des capitalistes. Elle est composÃ©e de la petite bourgeoisie, des professions libÃ©rales et des gestionnaires. D'autres utilisent de faÃ§on trÃ¨s libre le terme de Â« classe moyenne Â» et s'en servent pour dÃ©signer les travailleurs/euses en col blanc (bien qu'en termes marxistes, ils font partie du prolÃ©tariat, la classe des travailleurs/euses). &lt;br /&gt;
* Les [[Communisme des conseils|communistes des conseils]] et les anarchistes estiment qu'il existe une classe moyenne comprenant les intellectuels, les technocrates et les gestionnaires qui ne recherchent le pouvoir que pour eux-mÃªmes. En Union SoviÃ©tique, cette classe moyenne technocratique a pris le pouvoir pour elle-mÃªme &amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Coordonnateurisme coordinnateurisme] de WikipÃ©dia).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Partant de ce constat, les anarchistes considÃ¨rent que le marxisme a Ã©chouÃ©, et qu'il Ã©chouera toujours, car il crÃ©e une dictature liÃ© Ã  une classe technocratique (ou gestionnaire) qui domine les autres. La Â« dictature du prolÃ©tariat Â» est une impossibilitÃ©. [[Michel Bakounine|Bakounine]] mit en lumiÃ¨re cet argument lorsqu'il Ã©crivit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;l' Â« Ã‰tat a toujours Ã©tÃ© la propriÃ©tÃ© d'une classe privilÃ©giÃ©e : Â« une classe sacerdotale, une classe aristocratique, une classe bourgeoise. En dÃ©finitive, lorsque toutes les autres classes se seront Ã©puisÃ©es, l'Ã‰tat deviendra le patrimoine de la classe bureaucratique pour finalement tomber â€” ou, si vous prÃ©fÃ©rez, atteindre la position â€” d'une machine. Â» &amp;lt;ref&amp;gt;{{en}} [http://www.marxists.org/reference/archive/bakunin/works/1872/karl-marx.htm On the International Workingmen's Association and Karl Marx] Â« The State has always been the patrimony of some privileged class: a priestly class, an aristocratic class, a bourgeois class. And finally, when all the other classes have exhausted themselves, the State then becomes the patrimony of the bureaucratic class and then falls â€“ or, if you will, rises â€“ to the position of a machine. But in any case it is absolutely necessary for the salvation of the State that there should be some privileged class devoted to its preservation. Â»&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes estiment donc Ã©galement que le marxisme n'est pas viable puisque son Â« mode de production thÃ©oriquement socialiste Â» nÃ©cessite une centralisation et un renforcement de l'appareil Ã©tatique, ce qui permet aux dirigeants de prendre le contrÃ´le de l'Ã‰tat et des moyens de productions afin de diriger la classe travailleuse. Ils agissent ainsi comme un substitut Ã  la classe capitaliste. Le pouvoir ne fait donc que changer de main. Cela ne constitue pas un problÃ¨me pour les marxistes libertaires (comme [[Daniel GuÃ©rin|GuÃ©rin]]) qui estiment qu'un tel appareil d'Ã‰tat devrait reposer sur une dÃ©mocratie participative menÃ©e par la classe ouvriÃ¨re voire sur un Ã‰tat fÃ©dÃ©ral.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les diffÃ©rences notoires entre marxistes et anarchistes reposent donc sur le fait que ces derniers estiment que toute personne travaillant pour le profit d'une autre fait partie de la classe travailleuse, quel que soit le secteur d'activitÃ©. Ils n'opÃ¨rent pas de distinction entre les paysans, le sous-prolÃ©tariat et les prolÃ©taires. Ã€ l'inverse, les anarchistes diffÃ©rencient l'Ã©lite politique de l'Ã©lite Ã©conomique, alors que les marxistes les considÃ¨rent comme un seul et mÃªme bloc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains anarchistes affirment que le marxisme a Ã©chouÃ© parce qu'il provient des esprits d'intellectuels de la classe moyenne, alors que l'anarchisme naÃ®t spontanÃ©ment de l'activitÃ© de la classe ouvriÃ¨re et de l'[[Autogestion|autogestion]]. Les marxistes rÃ©pondent que leur idÃ©ologie n'est pas le fruit des intellectuels mais s'est historiquement formÃ©e sur les antagonismes de classe inhÃ©rents au systÃ¨me Ã©conomique et social. Ils estiment que le socialisme marxien est issu de la classe ouvriÃ¨re, et prend sa source dans les contradictions propres aux modes de production capitalistes. Les anarchistes soulignent cependant que les diffÃ©rentes Ã©coles marxistes prennent souvent le nom des intellectuels Ã  l'origine de ces mouvements et sont issues de leurs analyses et de leurs thÃ©orisations philosophiques. Ã€ l'inverse, les diffÃ©rentes tendances de l'anarchisme ont tendance Ã  Ã©merger de la pratique et de la libre organisation des anarchistes, et n'ont rarement, voire jamais, le nom d'un intellectuel particulier&amp;lt;ref&amp;gt;On parle de bakouninistes lorsque l'on dÃ©signe les gens se rattachant aux idÃ©es de [[Michel Bakounine|Bakounine]], alors que les individus concernÃ©-e-s se dÃ©finissent plus comme [[Collectivisme libertaire|collectivistes libertaires]] ou [[Communisme libertaire|communistes libertaires]], idem avec les autres courants de pensÃ©e que l'on dÃ©signe parfois par le nom du penseur de rÃ©fÃ©rence ([[Pierre-Joseph Proudhon|proudhonnisme]]...)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les diffÃ©rents courants anarchistes se distinguent entre-eux par ce qu'ils font et de la maniÃ¨re dont ils s'organisent alors que les courants marxistes ont tendance Ã  se diffÃ©rencier par leur mÃ©thodologie philosophique ou intellectuelle. Certains marxistes estiment que l'anarchisme provient des idÃ©es de prolÃ©taires (ou de petits-bourgeois) marginalisÃ©s par le capitalisme, et se dÃ©finit surtout comme une lutte rÃ©actionnaire non-organisÃ©e face aux forces du capitalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres points de dÃ©saccord ==&lt;br /&gt;
L'analyse marxiste des classes sociales a des rÃ©percussions sur les relations avec les mouvements libÃ©rateurs des femmes, des populations autochtones, des minoritÃ©s ethniques, des minoritÃ©s sexuelles etc... Le marxisme classique se tient gÃ©nÃ©ralement Ã  l'Ã©cart de tels mouvements et estime que la lutte des classes doit prendre le dessus sur toute autre forme de lutte car la lutte des classes &amp;amp;mdash; et seule la lutte des classes &amp;amp;mdash; peut permettre Ã  la classe travailleuse de prendre le pouvoir Ã©tatique. L'idÃ©e Ã©tait rÃ©pandue chez les marxistes qu'une fois l'Ã‰tat pris, les problÃ¨mes de racisme, de sexisme etc, seraient plus rapidement Ã©liminÃ©s. Depuis les annÃ©es 1970 cependant, la plupart des organisation marxistes encouragent explicitement ce genre de mouvements, non seulement parce qu'ils sont utiles en eux-mÃªmes, mais Ã©galement parce qu'ils sont considÃ©rÃ©s comme nÃ©cessaire pour la rÃ©volution de la classe ouvriÃ¨re. La plupart des marxistes estiment que les tentatives des peuples opprimÃ©s de se libÃ©rer eux-mÃªmes continuera Ã  Ã©chouer tant que la sociÃ©tÃ© de classes n'est pas abolie, car sous le [[capitalisme]] et les autres sociÃ©tÃ©s de classes, le pouvoir social repose sur la production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes et autres critiques du marxisme, remettent en cause la primautÃ© donnÃ©e par les marxistes Ã  la lutte des classe (ici, la lutte des classes Â« classique Â») qui serait l'unique explication des changements historiques. En effet, cette approche minore les autres formes d'oppression  qui peuvent entraÃ®ner des formes de luttes particuliÃ¨res ayant leur propre dynamique indÃ©pendante de la simple lutte des classes. Les anarchistes considÃ¨rent que tous les mouvements de libÃ©ration des peuples opprimÃ©s sont fondamentalement lÃ©gitimes, qu'ils soient issus de prolÃ©taires, de paysans, ou d'autres populations, sans qu'il n'y ait besoin de classer ces mouvements dans un schÃ©ma prÃ©dÃ©terminÃ©. Cependant, cette position n'est pas la seule au sein du mouvement anarchiste, et beaucoup d'anarchistes participent (tout comme les marxistes) Ã  ces mouvements, en essayant de mettre en avant leurs positions et leurs mÃ©thodes, de faÃ§on anarchiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les marxistes estiment que le peuple partage une certaine conscience de classe dÃ©pendant de la situation de chacun dans la sociÃ©tÃ© capitaliste. Ils estiment que le peuple va s'identifier Ã  une classe socio-Ã©conomique particuliÃ¨re et celle-ci va vouloir se libÃ©rer en brisant les chaÃ®nes qui l'emprisonnent Ã  un statut social, et donc entrave chaque individu. Les anarchistes, Ã  l'inverse, considÃ¨rent le peuple comme un ensemble d'individus qui partagent une condition commune dans la sociÃ©tÃ© capitaliste, mais ne qui partagent pas forcÃ©ment une conscience de classe uniforme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====La religion====&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;Voir l'article [[Anarchisme et religion|anarchisme et religion]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion est un autre point de dÃ©saccord entre anarchistes et marxistes. Les marxistes considÃ¨rent la religion comme un instrument de la bourgeoisie pour dominer l'esprit des classes infÃ©rieures et pour inspirer la servilitÃ© face Ã  l'autoritÃ©&amp;lt;ref&amp;gt;Â« La misÃ¨re ''religieuse'' est, d'une part, l&amp;lt;nowiki&amp;gt;'&amp;lt;/nowiki&amp;gt;''expression'' de la misÃ¨re rÃ©elle, et, d'autre part, la ''protestation'' contre la misÃ¨re rÃ©elle. La religion est le soupir de la crÃ©ature accablÃ©e par le malheur, l'Ã¢me d'un monde sans cÅ“ur, de mÃªme qu'elle est l'esprit d'une Ã©poque sans esprit. C'est l'''opium'' du peuple. Â» [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1843/00/km18430000.htm ''Critique de la philosophie du droit de Hegel'']&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les marxistes ont tendance Ã  envisager un Â« communisme pur Â» comme Ã©tant libre de toute religion, et prÃ´nent parfois la violence Ã  l'encontre du clergÃ© et des institutions religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En dÃ©pit de l'hostilitÃ© du marxisme face aux religions organisÃ©es en institutions, il y eut des tentatives de fusionner le marxisme et la religion, la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ologie_de_la_lib%C3%A9ration thÃ©ologie de la libÃ©ration] en Ã©tant l'exemple le plus notoire. Certains prÃªtres se sont associÃ©s avec le mouvement de la thÃ©ologie de la libÃ©ration et se sont battus dans des guerillas armÃ©es, comme par exemple Camilo Torres, qui rejoignit et combattit avec l'ELN (ArmÃ©e de libÃ©ration nationale) en Colombie et mourut au combat... Bien que le Vatican ait fermement condamnÃ© la thÃ©ologie de la libÃ©ration, cette derniÃ¨re reste influente dans certaines parties de l'AmÃ©rique latine, surtout dans le Mouvement des sans-terre (''Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem Terra'') au BrÃ©sil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes dÃ©fendent eux la rÃ©sistance face Ã  toute institution oppressive, hiÃ©rarchique  et autoritaire. Cela peut inclure les institutions religieuses et amener dans certains cas Ã  une rÃ©sistance violente. Ce fut le cas pendant la [[RÃ©volution espagnole|rÃ©volution espagnole]], car l'Ã‰glise catholique Ã©tait l'un des plus important propriÃ©taire terrien et Ã©tait Ã©galement alliÃ©e au mouvement fasciste de la Phalange menÃ© par [[Francisco Franco]]. L'opposition aux institutions catholiques et la collectivisation des terres de l'Ã‰glise par les paysans impliqua le gros du mouvement anarchiste qui s'opposa Ã  Franco Ã  Barcelone. A l'inverse, dans le pays basque, la plupart des prÃªtres rÃ©sistÃ¨rent Ã  l'Ã‰glise et s'opposÃ¨rent au fascisme en encourageant leur congrÃ©gation Ã  faire de mÃªme :  il y eut donc peu d'affrontements entre les anarchistes et les catholiques dans cette rÃ©gion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrairement au marxisme, l'anarchisme a souvent Ã©tÃ© plus acceptant vis-Ã -vis de la spiritualitÃ© personnelle et des religions Ã©galitaires&amp;lt;ref&amp;gt;Le slogan anarchiste le plus connu est tout de mÃªme Â« Ni dieu ni maÃ®tre Â», initialement le titre d'une publication de Blanqui.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De plus, l'anarchisme a pu historiquement gagner des soutiens parmi les communautÃ©s religieuses. Il considÃ¨re que certaines religions sont compatibles avec l'anarchisme, principalement tant qu'il n'existe pas d'autoritÃ© religieuse. Certains anarchistes envisagent la sociÃ©tÃ© future comme Ã©tant dÃ©barrassÃ©e de toute religion, alors que d'autres l'envisagent comme sociÃ©tÃ© ou les religions Ã©galitaires et la spiritualitÃ© joueront un rÃ´le prÃ©dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le nationalisme et les relations avec les peuples indigÃ¨nes et les nations sans Ã‰tat ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;Voir l'article [[Anarchisme et nationalisme|anarchisme et nationalisme]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'anarchisme et le marxisme sont diamÃ©tralement opposÃ©s en ce qui concerne les relations avec les peuples indigÃ¨nes et les minoritÃ©s nationales Au dÃ©but de l'histoire de ces deux mouvements, des penseurs allant de Marx Ã  Bakounine ou [[Pierre Kropotkine|Kropotkine]] avaient prÃ©vu que l'avÃ¨nement d'une rÃ©volution balayerait toute distinction de nationalitÃ©, que les travailleurs/euses du monde n'auraient pas de nation, et que la forme naturelle du socialisme Ã©tait l'internationalisme qui ne connaÃ®trait et ne respecterait  aucune frontiÃ¨re. Cela resta la position de toute la gauche anti-capitaliste jusqu'au dÃ©but du XXe siÃ¨cle, et est toujours considÃ©rablement influente dans les cercles marxistes et anarchistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant la construction de la [[RÃ©volution russe|rÃ©volution russe]] cependant, LÃ©nine et les bolchÃ©viks trouvÃ¨rent opportun de promettre l'indÃ©pendance aux diffÃ©rentes minoritÃ©s nationales non-russes, notamment aux Ukrainiens et aux Polonais, si ces derniers les aidaient Ã  combattre l'empire tsariste. Une fois au pouvoir, ces promesses furent oubliÃ©es et les mouvements nationalistes Ã  travers toute la Russie et la future URSS furent brutalement rÃ©primÃ©s par LÃ©nine, Trotsky, Staline et tous leurs successeurs jusqu'Ã  l'effondrement de l'Union SoviÃ©tique en tant qu'entitÃ© politique. Durant la pÃ©riode qui prÃ©cÃ©da la Seconde Guerre mondiale, la politique Ã©trangÃ¨re de la Russie se focalisa sur l'idÃ©e du Â« socialisme dans un seul pays Â» (ou national-bolchÃ©visme), bien que l'Ã©lite politique bolchÃ©vik chercha Ã  instiguer et Ã  soutenir les rÃ©volutions Â« communistes Â» dans un cadre national tout autour du monde, les plus notoires Ã©tant en Hongrie et en Allemagne, et absorba ainsi les nouveaux territoires Â« indÃ©pendants Â» dans le giron soviÃ©tique &amp;amp;mdash; but atteint aprÃ¨s la Seconde Guerre mondiale avec le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pacte_de_Varsovie pacte de Varsovie]. L'Ã©chec d'un soulÃ¨vement national-bolchÃ©vik en Allemagne en [[1939]] infirma la gauche allemande, laissant la voie libre Ã  la montÃ©e du pouvoir nazi. Des Ã©lÃ©ments persistÃ¨rent dans la politique Ã©trangÃ¨re soviÃ©tique durant toute la Guerre froide et aidÃ¨rent Ã  motiver le soutien des mouvements nationalistes et anti-impÃ©rialistes Ã  travers le Tiers-Monde. L'aide de la Russie au Parti Communiste Chinois pendant la rÃ©volution chinoise fut motivÃ©e pour les mÃªmes raisons, mais une fois au pouvoir, Mao refusa d'autoriser l'Union SoviÃ©tique Ã  contrÃ´ler la politique chinoise, amenant Ã  la rupture avec Staline, rupture culminant avec une courte guerre entre ces deux puissances. La mÃªme chose se reproduira plus tard un rÃ´le entre les dirigeants communistes chinois et vietnamiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la rÃ©volution chinoise un Ã©vÃ¨nement similaire eu lieu puisque Mao Zedong et le PCC (Parti Communiste Chinois) promirent dans un premier temps l'indÃ©pendance et l'autodÃ©termination de la plupart des nations de Chine n'ayant pas d'Ã‰tat, mais non seulement les dirigeants refusÃ¨rent de rÃ©aliser leurs promesses une fois le PCC solidement ancrÃ© au pouvoir, mais envahirent et annexÃ¨rent le Tibet, considÃ©rÃ© par Mao comme une province renÃ©gate. Tout gouvernement Â« communiste Â» suivit le mÃªme chemin, en promettant l'autodÃ©termination des minoritÃ©s nationales afin d'obtenir leur soutien, pour s'y opposer de faÃ§on virulente par la suite, une fois au pouvoir. Pour rÃ©sumer la politique gÃ©nÃ©rale des gouvernements marxistes-lÃ©ninistes dÃ©fendirent l'autodÃ©termination des peuples en thÃ©ories, pour la combattre dans la pratique&amp;lt;ref&amp;gt;LÃ©nine Ã©tant connu pour faire le contraire de ce qu'il prÃ©conise dans ses Ã©crits.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Plus rÃ©cemment, les sandinistes au Nicaragua furent accusÃ©-e-s de mener des campagnes d'Ã©puration ethnique vis-Ã -vis des peuples indigÃ¨nes, afin de leur voler leurs terres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://en.wikipedia.org/wiki/Ward_Churchill Ward Churchill] va mÃªme jusque dans son ouvrage consacrÃ© aux relations entre marxisme et indigÃ¨nes&amp;lt;ref&amp;gt;''Marxism and Native Americans'', [[1984]], Boulder CO: South End Press.&amp;lt;/ref&amp;gt; que le marxisme est intrinsÃ¨quement impÃ©rialiste et raciste, mÃªme si cela n'est pas avouÃ©, en raison de l'idÃ©e qu'il vÃ©hicule sur le progrÃ¨s historique et l'industrialisation inÃ©vitable, Marx considÃ©rant les prolÃ©taires des sociÃ©tÃ©s industrielles plus Â« avancÃ©s Â» que dans les autres sociÃ©tÃ©s (tout particuliÃ¨rement les sociÃ©tÃ©s indigÃ¨nes). D'autres Ã©coles estiment que le conflit est liÃ© Ã  l'exigence d'obtenir une structure Ã©tatique, et considÃ¨rent que si les bolchÃ©viks Ã©tant arrivÃ© au pouvoir en Pologne (par exemple) au lieu d'en Russie, les bolchÃ©viks seraient devenus des nationalistes polonais et se seraient violement opposÃ©s au tentatives russes de dominer la Pologne. Prendre le pouvoir de l'Ã‰tat russe, cependant, signifie qu'ils devront dÃ©fendre les intÃ©rÃªts de l'Ã‰tat ; et que les droits des nations sans-Ã‰tat ne deviendrait de fait qu'une simple anathÃ¨me.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La position anarchiste est aux antipodes de celle des marxistes. La plupart des anarchistes, d'hier comme d'aujourd'hui considÃ¨rent les frontiÃ¨res et les divisions nationales comme source de prÃ©judice, et envisagent une sociÃ©tÃ© oÃ¹ les distinctions ethniques et raciales s'Ã©vanouiront et disparaÃ®tront avec le temps, non pas de faÃ§on miraculeuse, mais car une sociÃ©tÃ© anarchiste repose sur des principes d'Ã©galitÃ©, et s'oppose fermement aux discriminations. Dans les faits cependant, l'anarchisme repose sur des systÃ¨mes d'autodÃ©termination Ã  faible Ã©chelle, une [[Autogestion|autogestion]] locale et une entre-aide remplissant les aspirations des minoritÃ©s nationales ''de facto'' ; ainsi l'anarchisme est compatible avec des formes anti-Ã©tatiques de nationalisme&amp;lt;ref&amp;gt;'''Nota Bene''' : Le terme de nationalisme n'Ã©tant pas ici utilisÃ© dans le mÃªme sens que lui donne les partis fascistes&amp;lt;/ref&amp;gt;. La collaboration la plus notoire Ã©tant bien entendu les mouvements catalan et basque en Espagne qui trouva son expression sous la banniÃ¨re de la [[ConfederaciÃ³n nacional del trabajo|CNT]] durant la [[RÃ©volution espagnole|rÃ©volution espagnole]]. Plus rÃ©cemment, il y eut une tentative de fusionner l'anarchisme les traditions politiques des natifs amÃ©ricains dans le mouvement indigÃ¨ne moderne. Les organisations nationales opposÃ©es au concept d'Ã‰tat dÃ©crivant explicitement leur politique comme anarchiste existent actuellement en Irlande et en Bretagne. La plupart des membres du Mouvement AmÃ©rindien actuel se considÃ¨rent eux-mÃªmes comme anarchistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Argumentation concernant la mÃ©thode du [[MatÃ©rialisme historique|matÃ©rialisme historique]] ==&lt;br /&gt;
Le [[marxisme]] analyse les sociÃ©tÃ©s humaines grÃ¢ce Ã  la mÃ©thode dite du [[MatÃ©rialisme historique|matÃ©rialisme historique]]. Le nÅ“ud de l'analyse matÃ©rialiste historique repose sur l'idÃ©e que les gens se trouvent dans un monde matÃ©riel prÃ©dÃ©fini, et agissent pour produire des changements sur ce monde, dans les limites des changements qu'ils et elles peuvent concevoir. Plus prÃ©cisÃ©ment, les rapports de productions fondamentalement Ã©conomiques sont les forces motrices de l'histoire, expliquant un phÃ©nomÃ¨ne relatif aux domaines superstructurels&amp;lt;ref&amp;gt;Chez [[Karl Marx]], la superstructure dÃ©signe l'ensemble des idÃ©es d'une sociÃ©tÃ©, c'est Ã  dire ses productions non-matÃ©rielles : les institutions politiques, les lois, la religion, la pensÃ©e, la philosophie, la morale...&lt;br /&gt;
Pour plus de dÃ©tails, voir l'article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Superstructure_%28philosophie%29 Superstructure] de WikipÃ©dia.&amp;lt;/ref&amp;gt; idÃ©ologique et lÃ©gal, au moins sur le long terme. L'idÃ©e que les contradictions et les groupes sociaux opposÃ©s faÃ§onneront naturellement et dirigeront l'Ã©volution sociale souligne ses processus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un exemple de matÃ©rialisme historique serait des paysans fÃ©odaux qui se trouveraient sous les ordres d'un seigneur, et qui imagineraient des solutions religieuses, plutÃ´t que politiques, au problÃ¨me de leur statut d'individus non-libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marx tire sa formulation du matÃ©rialisme historique du systÃ¨me dialectique du philosophe allemand Hegel. Cette mÃ©thode fonctionne sur  les suppositions que chaque phÃ©nomÃ¨ne naturel est dÃ©fini Ã  travers une opposition Ã  d'autres phÃ©nomÃ¨nes, que les quantitÃ©s peuvent Ãªtre vues qualitativement, que la comprÃ©hension prÃ©cise d'un phÃ©nomÃ¨ne imprÃ©cis est possible (comparable Ã  plusieurs principes physiques d'incertitude). Marx et Engels remirent la dialectique Â« sur ses pieds Â»&amp;lt;ref&amp;gt;En effet, Marx, dans la [http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-post.htm postface de la seconde Ã©dition allemande du ''Capital''], estime que Â« grÃ¢ce Ã  son quiproquo, Hegel dÃ©figure la dialectique par le mysticisme, ce n'en est pas moins lui qui en a le premier exposÃ© le mouvement d'ensemble. Chez lui elle marche sur la tÃªte ; il suffit de la remettre sur les pieds pour lui trouver la physionomie tout Ã  fait raisonnable. Â»&amp;lt;/ref&amp;gt;, et Engels estiment que ces mÃ©thodes dialectiques peuvent Ãªtre appliquÃ©es Ã  la sociÃ©tÃ© humaine sous la forme du matÃ©rialisme historique, que les classes sociales peuvent Ãªtre Ã©tudiÃ©es sous l'angle des antagonismes de classes, comme celui entre les propriÃ©taires et les travailleurs/euses, ou en utilisant des quantitÃ©s pour en faire des qualitÃ©s, en soulignant par exemple l'inÃ©gale rÃ©partition de la propriÃ©tÃ© privÃ©e afin de montrer les disparitÃ©s de classes. Bien que la mÃ©thodologie de Marx, en tant que mÃ©thodologie historique, trouve ses limites dans l'histoire humaine, d'autres marxistes comme Friedrich Engels ou Joseph Staline rÃ©clament son application Ã  tous les phÃ©nomÃ¨nes. Le matÃ©rialisme dialectique se retrouve en partie dans les Ã©crits de [[Pierre Kropotkine|Kropotkine]], notamment lorsqu'il les structures d'[[Entraide|entraide]] comme un facteur d'Ã©volution&amp;lt;ref&amp;gt;Lire [http://bibliolib.net/article.php3?id_article=466 ''L'entraide, un facteur de l'Ã©volution''] ([[1902]])&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les anarchistes utilisent un grand nombre d'outils d'analyse de la sociÃ©tÃ©, et certains anarchistes attachent mÃªme de l'importance au matÃ©rialisme historique comme outil d'analyse social. Le groupe [[Plateformisme|plateformiste]] irlandais [[Workers Solidarity Movement]] par exemple, fait la mÃ©thode du matÃ©rialisme historique un des piliers de son unitÃ©. La plupart des anarchistes cependant rejettent le matÃ©rialisme dialectique (voire mÃªme le matÃ©rialisme historique) considÃ©rÃ© comme une pseudo-science fondÃ©e sur des affirmations universelles indÃ©montrables et inanalysables. Les anarchistes furent parmi les premiers/iÃ¨res Ã  critiquer le matÃ©rialisme historique pour sa pseudo-scientificitÃ©&amp;lt;ref&amp;gt;Le philosophe des sciences libÃ©ral Karl Popper enfoncera le clou : Â« Une thÃ©orie qui n'est rÃ©futable par aucun Ã©vÃ©nement qui se puisse concevoir est dÃ©pourvue de caractÃ¨re scientifique. Â» (''Conjectures et rÃ©futations'', ch.1, section 1)&amp;lt;/ref&amp;gt;. GÃ©nÃ©ralement, les anarchistes insistent sur le rÃ´le subjectif de la conscience humaine, mÃªme en utilisant des mÃ©thodes analytiques comme le matÃ©rialisme historique ; et critiquent gÃ©nÃ©ralement soit la mise en application des mÃ©thodes marxistes, les mÃ©thodes marxistes plus gÃ©nÃ©ralement, principalement sur le fait que le facteur dÃ©terministe supprime l'individualitÃ© et les aspirations de chacun, transformant les individus en agents de l'histoire, et que de telles mÃ©thodes ne sont par consÃ©quence pas souhaitables en tant que mÃ©thodes universelles ; ils/elles n'affirment pas que la rÃ©volution et la rÃ©organisation de la sociÃ©tÃ© sont inÃ©vitables, elles sont uniquement dÃ©sirables. Au sein du mouvement marxiste, ces critiques trouvent Ã©chos dans les criticismes des humanistes socialistes, des marxistes occidentaux, des marxistes autonomistes et d'autres penseurs similaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le dÃ©terminisme===&lt;br /&gt;
Une analyse matÃ©rialiste historique suggÃ¨re donc que si le marxisme a raison concernant les forces des classes opÃ©rant au sein du [[Capitalisme|capitalisme]], alors une rÃ©volution prolÃ©tarienne couronnÃ©e de succÃ¨s est inÃ©vitable. Certains marxistes, notamment les chefs de la [[Seconde Internationale]] Ã  la fin du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; et au dÃ©but du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle, le croyaient. Cependant, le moment auquel la rÃ©volution doit Ãªtre faite par les forces conscientes du prolÃ©tariat fut toujours sujet Ã  disputes parmi les marxistes, plusieurs marxistes utilisant la fameuse phrase de Marx Â« Je ne suis pas marxiste Â» comme un rejet du dÃ©terminisme, et la rupture fut consumÃ©e avec la PremiÃ¨re Guerre mondiale, quand les partis de la social-dÃ©mocratie de la Seconde Internationale apportÃ¨rent leur soutien aux efforts de guerre de leur nation respective. Plusieurs opposants marxistes Ã  la guerre, tels que [[Rosa Luxemburg]], critiquÃ¨rent la &amp;quot;trahison&amp;quot; Seconde Internationale, notamment sur la doctrine de l'inÃ©vitable avÃ¨nement du socialisme, ce qui justifiait les tentatives de rÃ©former les Ã‰tats socialistes existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisqu'une partie influente du mouvement anarchiste rejettent soit le [[matÃ©rialisme dialectique]], soit le [[matÃ©rialisme historique]], ou les deux, ces anarchistes n'affirment donc pas que la rÃ©volution et la transformation de la sociÃ©tÃ© sont inÃ©vitables. Certains anarchistes, bien que rejetant le matÃ©rialisme historique ou dialectique, estiment cependant que la rÃ©volution est inÃ©vitable, tout comme le dÃ©sir naturel de libertÃ© ; ces anarchistes partagent certains idÃ©es propres aux mouvements intellectuels marxistes comptant en leur sein des individus tels qu'[[Herbert Marcuse]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Points politiques communs et tentatives de synthÃ¨ses entre l'[[anarchisme]] et le [[marxisme]] ==&lt;br /&gt;
En tant que mouvements, marxisme et anarchisme ne sont pas nÃ©cessairement incompatibles. Au dÃ©but du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle, plusieurs marxistes et anarchistes furent uni-e-s dans le mouvement des syndicats rÃ©volutionnaires et militants (voir le [[De Leonisme]] et le syndicat amÃ©ricain [[IWW]]). Plusieurs marxistes ont honnÃªtement participÃ© aux rÃ©volutions anarchistes, de mÃªme que plusieurs anarchistes ont honnÃªtement participÃ© aux rÃ©volutions marxistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, plusieurs organisations rÃ©volutionnaires tentent une synthÃ¨se entre les traditions marxistes et anarchistes dans le but de parvenir Ã  une sociÃ©tÃ© oÃ¹ la classe ouvriÃ¨re serait enfin libre. Des exemples notoires sont [[Joseph Dietzgen]] (au XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle), le [[Communisme des conseils|communisme des conseils]] et le [[Bordiguisme|bordiguisme]] au dÃ©but du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle, l'[[Internationale situationniste]], le [[Mouvement autonome|mouvement autonome]] ou encore [[Daniel GuÃ©rin]] et son [[Marxisme libertaire|marxisme libertaire]] dans la deuxiÃ¨me moitiÃ© du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle. Le [[EZLN|mouvement zapatiste contemporain du Chiapas]], au Mexique comprend Ã©galement des idÃ©es Ã  la fois marxistes et anarchistes, ainsi qu'une volontÃ© politique de dÃ©fendre les peuples indigÃ¨nes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Relations historiques entre les anarchistes et les marxistes==&lt;br /&gt;
===[[PremiÃ¨re Internationale|La PremiÃ¨re Internationale]]===&lt;br /&gt;
L'[[Association Internationale des Travailleurs]] (ou AIT, plus connue sous le nom de PremiÃ¨re Internationale) Ã©tait Ã  ses dÃ©buts une alliance des diffÃ©rents groupes socialistes, aussi bien marxistes qu'anarchistes, ayant le mÃªme but commun et les mÃªmes ennemis. Mais chaque groupe Ã©tait critique vis-Ã -vis de l'autre, et le conflit interne entre anarchistes et marxistes s'incarna bientÃ´t dans la dispute entre [[Michel Bakounine]], reprÃ©sentant des idÃ©es anarchistes, et [[Karl Marx]]. En [[1872]], le conflit au sein de la PremiÃ¨re Internationale atteignit son point d'orgue avec l'expulsion de Bakounine et des &amp;quot;bakouninistes&amp;quot;, expulsÃ©-e-s sur vote du parti de Marx au CongrÃ¨s de La Haye, donnant ainsi naissance Ã  la [[FÃ©dÃ©ration jurassienne|fÃ©dÃ©ration jurassienne]] suite au [[congrÃ¨s de Saint-Imier]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===[[Industrial Workers of the World]] aux Ã‰tats-Unis===&lt;br /&gt;
Ã€ la fin du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;e&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;-dÃ©but du XX&amp;lt;sup&amp;gt;&amp;lt;small&amp;gt;e&amp;lt;/small&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt; siÃ¨cle, beaucoup d'anarchistes et de marxistes Ã©taient unis au sein des mouvements syndicalistes tels que l'[[Industrial Workers of the World]] (''Ouvriers industriels du monde''). L'IWW naquit de la fusion des activistes des syndicats marxistes influencÃ©-e-s par les idÃ©es de [[Daniel De Leon]] du [http://en.wikipedia.org/wiki/Socialist_Labor_Party_%28USA%29 Parti Travailliste Socialiste amÃ©ricain], ainsi que d'anarchistes et de syndicalistes. Les anarchistes et les marxistes agirent ensemble avec succÃ¨s au sein de l'IWW jusqu'aux annÃ©es 1920 lorsque agissant sous la direction de LÃ©nine et du gouvernement bolchÃ©vique de Moscou, la plupart des marxistes du syndicat le dÃ©sertÃ¨rent et rejoignirent en masse le gros du mouvement travailliste. Le syndicat devint une grande organisation anarchiste de l'Ã©poque et le resta jusqu'Ã  aujourd'hui, bien que l'anarchisme ne soit plus autant mis en avant qu'auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La [[RÃ©volution russe|rÃ©volution russe]]===&lt;br /&gt;
Les anarchistes et les marxistes participÃ¨rent ensemble au renversement du tsar en fÃ©vrier [[1917]] au dÃ©but de la [[RÃ©volution russe|rÃ©volution russe]]. Cependant, une relation hostile se dÃ©veloppa rapidement entre les anarchistes et les bolchÃ©viks, si bien que les anarchistes s'opposÃ¨rent au transfert du pouvoir du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_provisoire_%28Russie%29 Gouvernement provisoire] vers les commissaires bolchÃ©viks (agissant au nom des conseils ouvriers, dominÃ©s par les bolchÃ©viks) en octobre 1917. MÃªme la guerre civile qui suivit opposant les bolchÃ©viks et l'ArmÃ©e Rouge aux armÃ©es blanches tsaristes ne parvint pas Ã  rÃ©concilier les anarchistes et les bolchÃ©viks ; bien que l'ArmÃ©e InsurgÃ©e RÃ©volutionnaire d'Ukraine, menÃ©e par l'anarchiste [[Nestor Makhno]] combattit les armÃ©es contre-rÃ©volutionnaires, elle refusa d'Ãªtre dissoute au sein de l'ArmÃ©e Rouge et fut Ã©crasÃ©e par la suite par Trotsky &amp;amp;mdash; Makhno et les anarchistes ukrainiens critiquÃ¨rent cependant vivement les autres anarchistes ayant pris part Ã  la rÃ©volution russe, estimant qu'ils/elles manquaient de discipline&amp;lt;ref&amp;gt;On retrouve l'opposition [[plateformisme]]/[[synthÃ©sisme]]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Des anarchistes furent impliquÃ©-e-s dans une sÃ©rie de soulÃ¨vements violents&amp;lt;ref&amp;gt;Auxquels participaient Ã©galement les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_socialiste-r%C3%A9volutionnaire_de_gauche SR de gauche] et autres marxistes dissident-e-s.&amp;lt;/ref&amp;gt; contre le gouvernement bolchÃ©vik en [[1918]], rÃ©clamant des soviets libres, la libertÃ© d'expression et d'association, la fin du communisme de guerre &amp;lt;ref&amp;gt;Ces revendications trouvÃ¨rent Ã©cho plus tard Ã  Kronstadt, respectivement dans les points I ; II, III et XIII ; V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XV des revendications et rÃ©solutions adoptÃ©es par les participants de la rÃ©union du Petropavlovsk.&amp;lt;/ref&amp;gt;, et l'Ã©tablissement de communes libres fondÃ©es sur l'[[Associationnisme|associationnisme]]. La plupart des anarchistes russes furent emprisonnÃ©-e-s et leurs journaux dÃ©mantelÃ©s, laissant la libertÃ© de tÃ©moigner uniquement aux secteurs les moins menaÃ§ant. Ã€ la fin de la guerre civile, les marins de [[Kronstadt]], influencÃ©s par les anarchistes et des dissidents marxistes se mutinÃ¨rent, demandant plus de libertÃ©s politiques et Ã©conomiques tout en dÃ©fendant le socialisme et la dÃ©mocratie ouvriÃ¨re, et furent violemment Ã©crasÃ©s par l'ArmÃ©e Rouge bolchÃ©vik, Trotsky en tÃªte. L'anarchisme resta illÃ©gal en URSS de cette pÃ©riode jusqu'Ã  l'effondrement de cette derniÃ¨re en [[1991]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Note et rÃ©fÃ©rence ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Barker, John H.  ''Individualism and Community: The State in Marx and Early Anarchism''.  New York: Greenwood Press, [[1986]].  ISBN: 031324706.&lt;br /&gt;
* D'Agostino, Anthony.  ''Marxism and the Russian Anarchists''.  San Francisco: Germinal Press, [[1977]].  ISBN: 0918064031.&lt;br /&gt;
* Dolgoff, Sam (ed.).  ''Bakunin on Anarchism''.  Montreal: Black Rose Books, [[2002]].  ISBN: 0919619053 (Hardcover), 0919619061 (Paperback)&lt;br /&gt;
* Vincent, K. Steven.  ''Between Marxism and Anarchism: Benoit Malon and French Reformist Socialism''.  Berkeley: University of California Press, [[1992]].  ISBN: 0918064031 &lt;br /&gt;
* [http://www.libcom.org/library Libertarian Communist Library - Contains many Anarchist and Marxist Texts, as well as texts which crossover between the two]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Anarchisme]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Marxisme]]&lt;br /&gt;
[[CatÃ©gorie:Critique du marxisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{wikipedia}} (traduit de l'[http://en.wikipedia.org/wiki/Anarchism_and_Marxism article anglais] et augmentÃ©)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[de:Anarchismus und Marxismus]]&lt;br /&gt;
[[en:anarchism and Marxism]]&lt;br /&gt;
[[it:anarchismo e marxismo]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Stalinisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Stalinisme&amp;diff=49565"/>
				<updated>2010-07-22T05:43:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: idéologie     poids mort  --- --- plan&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le stalinisme est le terme dÃ©signant l'idÃ©ologie politique exercÃ© par [[Joseph Staline]] en Union des rÃ©publiques socialistes soviÃ©tiques (URSS) entre 1928 et 1953.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette idÃ©ologie a pour but d'imposer le socialisme dans un seul pays par une &amp;quot;dictature du prolÃ©tariat&amp;quot;, premiÃ¨re Ã©tape vers le communisme (c'est-Ã -dire une sociÃ©tÃ© sans classe sociale et Ã©galitaire). Le stalinisme est donc basÃ© sur un Etat fort qui porte un rÃ´le dominant dans l'idÃ©e de centraliser les biens et bannir la propriÃ©tÃ© privÃ©e (notamment la propriÃ©tÃ© privÃ©e des moyens de production). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PolÃ©miques ==&lt;br /&gt;
NÃ©anmoins de nombreux historiens&amp;lt;sup&amp;gt;qui ?&amp;lt;/sup&amp;gt; s'entendent Ã  dire&amp;lt;sup&amp;gt;y-a-t-il accord sur ce point ? &amp;lt;/sup&amp;gt; que Staline s'est servi du masque communisme afin de renforcer sa main-prise sur l'URSS. Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du [[communisme]] et du [[lÃ©ninisme]]&amp;lt;sup&amp;gt;voir page de discussion&amp;lt;/sup&amp;gt;.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<title>Talk:Stalinisme</title>
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				<updated>2010-07-22T05:35:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: stalinisme issu du léninisme&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;*vu sur l'artile : &amp;quot;''Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du communisme et du lÃ©ninisme''&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Quelles diffÃ©rences y a t il entre lÃ©nine et staline ? pas grand chose, mÃªmes thÃ©ories. Staline n'est juste que le successeur lÃ©gal de lÃ©nine. Qui dit stalinisme, dit lÃ©ninisme. D'ailleurs le marxisme-lÃ©ninisme dÃ©signe diffÃ©rents courants se rÃ©fÃ©rant Ã  lÃ©nine, notamment, les staliniens et les trotskystes. [[Utilisateur:Equi|Equi]] 14 juillet 2010 Ã  15:59 (UTC)&lt;br /&gt;
:Je ne suis vraiment pas d'accord. Je crois que c'est plutÃ´t un jugement Ã  l'emporte-piÃ¨ce qui se passe des diffÃ©rences objectives et idÃ©ologiques entre les Staline et LÃ©nine et des faits historiques. Une critique ainsi formulÃ©e est trÃ¨s facilement dÃ©montable devant la prÃ©sentation de d'autres versions (comme celle des trotskistes par exemple). - [[Utilisateur:Samarre|Â­Samarre]] 17 juillet 2010 Ã  01:12 (UTC)&lt;br /&gt;
::Oui, il y a une diffÃ©rence dans les personnes et les Ã©crits de lÃ©nine et staline, mais le stalinisme s'est appuyÃ© sur le leninisme, le stalinisme est un des successeur du lÃ©ninisme. Donc dire &amp;quot;''Le stalinisme est donc Ã  diffÃ©rencier du lÃ©ninisme''&amp;quot;, c'est en parti vrai (diffÃ©rence dans la filiation, et niveau histoire), sauf que c'est aussi un point de vue d'une partie des leninistes qui ne veulent pas qu'on associe le lÃ©ninisme avec le stalinisme, hors le stalinisme est une des Ã©coles du leninisme. [[Utilisateur:Equi|Equi]] 19 juillet 2010 Ã  20:27 (UTC)&lt;br /&gt;
:::Je suis assez d'accord avec [[Utilisateur:Samarre|Â­Samarre]]. Le fait que les stalinistes aient crÃ©Ã© leur propre Ã©cole prouve bien que les stalinistes cherchent Ã  se dÃ©marquer des lÃ©ninistes (sinon ils se seraient rÃ©clamÃ©s lÃ©ninistes) tout en cherchant Ã  garder l'hÃ©ritage lÃ©niniste (sans doute pour appuyer leur pouvoir). Et il est normal que des lÃ©ninistes rejettent le stalinisme, tout comme des gaullistes rejettent le sarkozysme qui est pourtant l'hÃ©ritier du gaullisme. [[Utilisateur:EidÃ´s|EidÃ´s]] 20 juillet 2010 Ã  19:51 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::::oui, je suis d accord aussi, le leninisme est different du stalinisme au niveau historique... mais la phrase du texte sous-entend que le leninisme n a rien a voir avec le stalinisme. Hors c est faux, les staliniens se denomment d ailleurs eux memes de marxistes-leninistes !  Leur base, c est le marxisme et le leninisme. Staline et lenine etaient dans le meme parti bolchevique, ils ont les memes references concernant le parti unique de revolutionnaires professionnels, entre autres... donc la phrase du texte merite plus de precisions... [[Utilisateur:Equi|Equi]] 21 juillet 2010 ÃƒÂ  20:17 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un point de vue anarchiste, le stalinisme n'est que l'une des formes de communisme-autoritaire (ou de socialisme-autoritaire ou de socialisme-nationalisme etc) issu du lÃ©ninisme (aussi communisme-autoritaire). Ã mha, on accorde trop d'importance Ã  ces dÃ©bats ontologiques marxiens. Il est temps de ne plus Ãªtre baignÃ© dans les remords marxistes (lÃ©niniste-stal-mao-...) pour que les anarchistes affirment leurs diversitÃ©S. --[[Utilisateur:Younes|Younes]] 22 juillet 2010 Ã  05:35 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Talk:Benjamin_P%C3%83%C2%A9ret&amp;diff=49541</id>
		<title>Talk:Benjamin PÃ©ret</title>
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				<updated>2010-07-19T07:45:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: Nouvelle page : peut on vraiment le considérer comme libertaire ? --~~~~&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;peut on vraiment le considÃ©rer comme libertaire ? --[[Utilisateur:Younes|Younes]] 19 juillet 2010 Ã  07:45 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

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		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Paul_Napol%C3%83%C2%A9on_Roinard&amp;diff=49540</id>
		<title>Paul NapolÃ©on Roinard</title>
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				<updated>2010-07-19T07:40:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: création&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
'''Paul NapolÃ©on Roinard''', nÃ© le 4/2/1856 Ã  NeufchÃ¢tel-en-Bray et mort le 26/10/1930 Ã  Courbevoie, est un peintre, librettiste et [[poÃ¨te]] [[libertaire]] franÃ§ais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Biographie ==&lt;br /&gt;
AprÃ¨s avoir passÃ© son enfance jusquâ€™Ã  douze ans Ã  NeufchÃ¢tel, Roinard fit ses Ã©tudes au [[LycÃ©e Corneille (Rouen)|lycÃ©e de Rouen]] oÃ¹ il se faisait un peu gloire dâ€™Ãªtre mauvais Ã©lÃ¨ve au possible. Ã€ vingt ans, aprÃ¨s une lutte opiniÃ¢tre avec sa famille, il monta Ã  [[Paris]], oÃ¹ il arriva au milieu dâ€™un orage Ã©pouvantable, aprÃ¨s un tamponnement sous le tunnel des Batignolles, circonstances oÃ¹ il vit encore un prÃ©sage Ã  tous ses malheurs. Ã‰lÃ¨ve Ã  la fois Ã  lâ€™[[Ã‰cole nationale supÃ©rieure des beaux-arts|Ã‰cole des Beaux-Arts]] et Ã  lâ€™[[FacultÃ© de mÃ©decine de Paris|Ã‰cole de mÃ©decine]], il se mit en mÃªme temps Ã  Ã©crire des milliers de vers quâ€™il dÃ©truisit ensuite, au nombre desquels un [[drame]] : ''Savonarole'' et un [[proverbe]] : ''En tout il faut considÃ©rer la fin'', quâ€™il offrit alors sans succÃ¨s au [[ComÃ©die-FranÃ§aise|ThÃ©Ã¢tre-FranÃ§ais]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BrouillÃ© avec sa famille, aprÃ¨s un an de service militaire au [[11e rÃ©giment d'infanterie de ligne|11{{e}} rÃ©giment de ligne]], il mena alors pendant sept annÃ©es une vie de misÃ¨re, manquant de tout, mÃªme de logement. GrÃ¢ce Ã  sa santÃ© robuste, il sâ€™en sortit, et finit par vivre tant bien que mal en utilisant ses talents de peintre dans de la peinture pour lâ€™exportation, ses talents de poÃ¨te Ã  rimer des devises pour papillotes de confiseurs, et toute sa bonne volontÃ© dans diverses besognes, comme un emploi Ã  la [[SociÃ©tÃ© gÃ©nÃ©rale]], dâ€™oÃ¹ de formidables erreurs dans ses comptes le firent congÃ©dier dÃ¨s le premier mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peinture pour lâ€™exportation allait si bien quâ€™il put bientÃ´t se remettre Ã  la poÃ©sie et publier, en 1886, son premier recueil de vers : ''Nos Plaies'', livre de rÃ©volte intellectuelle et sociale, satire amÃ¨re et dure. Ce livre lâ€™introduisit dans les milieux littÃ©raires. ll frÃ©quenta [[le Chat Noir]], fonda avec quelques amis la SociÃ©tÃ© ''La Batte'', dâ€™oÃ¹ devait sortir le mouvement libertaire et qui donna son concours Ã  la premiÃ¨re reprÃ©sentation du [[ThÃ©Ã¢tre-Libre]]. Il dirigea ''la Revue Septentrionale'', collabora Ã  divers quotidiens et revues, notamment Ã  ''lâ€™Ã‰cho de France''. On le sollicita mÃªme un jour dâ€™Ã©crire un ouvrage en vers pour lequel on sâ€™engageait Ã  le faire dÃ©corer, mais la croix, le moindre ruban, Ã©tait pour lui lâ€™enrÃ©gimentement dans le bataillon commun et il ne put que refuser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1889-1891 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RetirÃ© Ã  lâ€™Ã©cart de 1889 Ã  1891, Roinard sâ€™appliqua Ã  retirer de la circulation tous les exemplaires de ''Nos Plaies'' quâ€™il put rencontrer, et conÃ§ut lâ€™idÃ©e de son livre : ''la Mort du RÃªve'', dont les premiers fragments parurent dans la seconde ''PlÃ©iade''. Il reparut dans le monde littÃ©raire en mai 1891, pour fonder avec [[Zo d'Axa]] le journal anarchiste ''[[lâ€™Endehors]]''. Il donna au ThÃ©Ã¢tre dâ€™Art une adaptation du ''[[Cantique des Cantiques]]'', dont il avait lui-mÃªme composÃ© la dÃ©coration. Le rÃ©sultat ne fut pas au rendez-vous de cette tentative : lâ€™idÃ©e de Roinard, qui avait voulu faire intervenir les parfums comme moyens dâ€™Ã©vocation scÃ©nique, parut si nouvelle quâ€™il le traita de fou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1894 ===&lt;br /&gt;
Roinard prit ensuite la Direction des ''Essais dâ€™Art libre'', oÃ¹ il organisa, en 1894, ''lâ€™Exposition des Portraits du prochain siÃ¨cle'', qui eut lieu chez [[Le Barc de Boutteville]]. Les ''Portraits du prochain siÃ¨cle'' consistaient en portraits des jeunes Ã©crivains et artistes qui devaient Ãªtre un jour de grands artistes et de grands Ã©crivains. Roinard complÃ©ta mÃªme le sens de cette exposition en publiant un volume de biographies de tous ces futurs grands hommes, au nombre desquels lui-mÃªme figurait. Cette nouvelle tentative ne fut pas moins bien accueillie que lâ€™introduction des parfums sur la scÃ¨ne. On se moqua, on ridiculisa, et Roinard dut garder en carton deux autres volumes consacrÃ©s aux musiciens et aux savants de lâ€™avenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roinard pensa, un moment, revenir dÃ©finitivement Ã  la peinture pour lâ€™exportation mais, persÃ©vÃ©rant nÃ©anmoins quelque temps, il frÃ©quenta ''le Club dâ€™Art Social'', avant de se retirer de nouveau Ã  lâ€™Ã©cart, pour Ã©crire un grand drame de synthÃ¨se rÃ©volutionnaire, dont lâ€™idÃ©e le hantait, intitulÃ© ''la LÃ©gende rouge''. Au moment oÃ¹ il allait le commencer, les revers reprirent : saisi, expulsÃ©, il se vit jeter Ã  la rue, dÃ©possÃ©dÃ© de tout, et obligÃ© de chercher un autre toit. Il eut pourtant lieu dâ€™Ã©prouver, dans ces infortunes la consolation comme poÃ¨te de voir un brocanteur acheter en bloc Ã  la vente tous les exemplaires de ''Nos Plaies'' quâ€™il avait si patiemment soustraits Ã  la curiositÃ© du public, pour en garnir toutes les boÃ®tes des quais, au point quâ€™il nâ€™Ã©tait pas un bouquiniste qui nâ€™en eÃ»t sa part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ProcÃ¨s des Trente ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors du [[procÃ¨s des Trente]], intentÃ© par le gouvernement aux anarchistes, Roinard se sentit compromis par sa participation Ã  la SociÃ©tÃ© ''La Butte'', sa frÃ©quentation au ''Club dâ€™Art Social'', sa collaboration Ã  ''lâ€™Endehors'' et son empressement Ã  rÃ©pandre les listes de protestations contre lâ€™expulsion de [[Alexandre Cohen]] et lâ€™arrestation de [[Jean Grave]]. Il pensa que le premier devoir dâ€™un homme passionnÃ© pour la libertÃ© Ã©tait de la conserver, et sans attendre le verdict, la nuit mÃªme, il sâ€™exila sans raison sÃ©rieuse Ã  [[Bruxelles]] : il nâ€™Ã©tait nullement compromis ; jamais on nâ€™avait pensÃ© Ã  lui ; son nom nâ€™avait mÃªme pas Ã©tÃ© prononcÃ© ; son imagination de poÃ¨te avait seule tout fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Belgique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ArrivÃ© dans la capitale belge avec cent sous en poche, Roinard vÃ©cut lÃ  au moyen de dessins au ''Petit Bleu'', dâ€™articles dans des revues, faisant de lâ€™aÃ©rostation, de la littÃ©rature et de la peinture, jusquâ€™Ã  des affiches quâ€™on lui commandait et quâ€™on lui laissait pour compte, manquant une fois dâ€™Ãªtre expulsÃ© comme anarchiste, une autre fois jouant Joad dans une reprÃ©sentation dâ€™''Athalie'' avec le comÃ©dien Raymond, trouvant encore le temps, au milieu de cette vie active, de flÃ¢ner, de rÃªver, de bavarder avec des artistes et des Ã©crivains, et mÃªme de travailler Ã  sa grande Å“uvre Les Miroirs, piÃ¨ce en cinq actes et en vers. Au bout de deux ans, jour pour jour, il revint Ã  Paris. Lâ€™exil ne lâ€™avait changÃ© en rien. Sa fortune sâ€™Ã©tait seulement un peu augmentÃ©e. Parti avec cinq francs, il revenait avec cinq francs dix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paris === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AussitÃ´t rentrÃ© Ã  Paris, Roinard songea Ã  faire reprÃ©senter ''Les Miroirs''. Il ouvrit dans ce but une souscription. Mais lÃ  encore le poÃ¨te avait comptÃ© sans sa chance. Tout Ã©tait prÃªt et on allait jouer, quand, sous lâ€™effet de lâ€™[[affaire Dreyfus]], les souscripteurs sâ€™Ã©clipsÃ¨rent, laissant le rideau baissÃ© sur lâ€™Å“uvre et ses interprÃ¨tes. Ce revers, oÃ¹ huit cents francs avaient Ã©tÃ© dÃ©pensÃ©s en pure perte, fit presque regretter sa bonne vie pittoresque en Belgique Ã  Roinard. La revue ''la Phalange'' ouvrit cependant une souscription pour la publication de ce drame, mais Roinard se dÃ©cida Ã  revenir exclusivement Ã  ses poÃ¨mes. Il se remit Ã  travailler Ã  son livre ''la Mort du RÃªve'', quâ€™il publia en 1902, et Ã  lâ€™occasion duquel un banquet lui fut offert, le 28 juin de la mÃªme annÃ©e, par des artistes et des Ã©crivains, sous la prÃ©sidence d' [[Auguste Rodin]]. La presse garda le silence le plus unanime sur cet important Ã©vÃ©nement et dÃ¨s lors, Roinard ne travailla plus guÃ¨re : Â« dÃ©couragÃ©, malade, retirÃ©, blotti Ã  [[Belleville]] dans un coin de grand air et sous un nid de feuilles, rendant Ã  Paris silence pour silence Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Presse == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roinard a collaborÃ© Ã  ''lâ€™Avenir de Rouen'', le ''[[Mercure de France]]'', la ''[[Revue encyclopÃ©dique]]'', ''[[lâ€™HumanitÃ©]]'', le ''[[Journal de Paris]]'', ''[[le RÃ©veil]]'', ''l'Endehors'', ''la HÃ¨ve'', ''la Revue septentrionale'', ''lâ€™Alceste'', le ''Parisien'', ''lâ€™Ã‰cho de France'', les ''Essais dâ€™art libre'', ''la Plaine'', le ''Petit Bien'' et le ''Public'' de Bruxelles, ''la Revue des Beaux-Arts et des Lettres'', ''le Beffroi'', ''la Phalange'', ''la Revue de Paris et de Champagne'', etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Å’uvres ==&lt;br /&gt;
* ''Nos plaies'', poÃ©sies, couverture dessinÃ©e par lâ€™auteur, Paris, Soc. typographique, 1886, in-18 ;&lt;br /&gt;
* ''Chanson dâ€™Amour'', poÃ©sie, musique de Louis Hesse. Paris, Durdilly. s. d., en feuille ;&lt;br /&gt;
* ''Six Ã©tages'', rÃ©cit en vers, Paris, Ed. Girard, s. d., en feuille ;&lt;br /&gt;
* ''Berceuse'', poÃ©sie, s. 1. n. d. [Paris, Ed. Girard], 2 ff., la couverture sert de titre (50 exempl.).&lt;br /&gt;
* ''Ã€ Dieu, sâ€™il existe'', Paris, chez lâ€™auteur, 7, rue PixÃ©rÃ©court, s. d., en feuille, ;&lt;br /&gt;
* ''La Mort du RÃªve'', poÃ¨mes, Paris, Soc. du Mercure de France, 1902, in-8Â° ;&lt;br /&gt;
* ''Sur lâ€™Avenue sans fin'', poÃ¨me, Paris et Reims, Revue de Paris et de Champagne (et chez lâ€™auteur), 1906, in-8Â°.&lt;br /&gt;
* ''Portraits du prochain siÃ¨cle'' (1894) ;&lt;br /&gt;
* ''La PoÃ©sie symboliste. Trois entretiens sur les temps hÃ©roÃ¯ques, pÃ©riode symboliste, au Salon des artistes indÃ©pendants, 1908. Nos maÃ®tres et nos morts, par P.-N. Roinard. Les Survivants, par [[Victor-Ã‰mile Michelet]]. La Phalange nouvelle, par [[Guillaume Apollinaire]]'' (1908) ;&lt;br /&gt;
* ''Les Miroirs, moralitÃ© lyrique en cinq phases, huit stades, sept gloses et en vers'', Ã‰d. de Â« la Phalange Â», 1908 ;&lt;br /&gt;
* ''La LÃ©gende rouge, synthÃ¨se d'idÃ©es et de caractÃ¨res rÃ©volutionnaires, suivi d'un dÃ©bat sur Le nombre et la rime et d'un ballet-mimodrame, La Ronde des fleurs'' (1921) ;&lt;br /&gt;
* ''Chercheurs d'impossible. Contre-partie du Donneur d'illusions'', fÃ©Ã©rie tragique, 5 actes, 11 tableaux, en vers, 1929.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PrÃ©faces et notices ==&lt;br /&gt;
* ''Portraits du prochain siÃ¨cle'', Paris, Girard, 1894, in-18.&lt;br /&gt;
* ''Å’uvres posthumes de Paul Audricourt. Paris, Mouillot, 1902, in-18 ;&lt;br /&gt;
* ''SoirÃ©e dâ€™Art social. Programme illustrÃ© par Deluermoz.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve, en outre, des poÃ¨mes de P.-N. Roinard dans les ouvrages suivants : PoÃ¨tes du Nord, 1880-1902, morceaux choisis publiÃ©s par A.-M. Gossez. Paris, Ollendorff, 1902, in-18 ; Anthologie des PoÃ¨tes normands contemporains, par M.-C. Poinsot. Paris, Floury s. d., in-18.&lt;br /&gt;
Enfin, on doit au mÃªme auteur une traduction du Cantique des Cantiques, reprÃ©sentÃ©e, avec la musique de M{{me}} Flamen de LabrÃ©ly, au ThÃ©Ã¢tre dâ€™Art en dÃ©cembre 1891 (non publiÃ©e).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
* [[Adolphe van Bever]], [[Paul LÃ©autaud]], ''PoÃ¨tes d'aujourd'hui'', t. 2 Paris, Mercure de France, 1908, {{p.}}178-82.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== RÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
* LÃ©on Bloy, ''LÃ©on Bloy devant les cochons'', Paris, Chamuel, 1894, in-18 ;&lt;br /&gt;
* LÃ©on Bloy, ''Le Mendiant ingrat'', Bruxelles, Deman, 1898, in-18 ;&lt;br /&gt;
* LÃ©on Bocquet, Â« P.-N. Roinard Â», ''Le Beffroi (Lille)'', octobre 1902 ;&lt;br /&gt;
* Jean Court, ''Le Cantique des Cantiques au ThÃ©Ã¢tre dâ€™Art'', Mercure de France, janvier 1892 ;&lt;br /&gt;
* Georges Docquois, ''Le CongrÃ¨s des PoÃ¨tes'', Paris, BibliothÃ¨que artistique et littÃ©raire, 1894, in-16 ;&lt;br /&gt;
* FÃ©licien Fagus, Â« P.-N. Roinard Â», ''La Revue des Beaux-Arts et des Lettres'', 1{{er}} mai 1899 ; Sur le mÃªme, ''[[La Revue blanche|Revue blanche]]'', 1{{er}} novembre 1902.&lt;br /&gt;
* A.-M. Gossez, ''PoÃ¨tes du Nord. 1880-190S, morceaux choisis, accompagnÃ©s dâ€™un essai bio-bibliographique, etc.'', Paris, Ollendorff, 1902, in-18.&lt;br /&gt;
* Julien Leclercq, Â« Roinard Â», notice dans ''les Portraits du prochain siÃ¨cle'', Paris, Girard, 1894, in-18 ;&lt;br /&gt;
* M.-C. Poinsot, ''Anthologie des poÃ¨tes normands contemporains (Portraits de P.-N. Roinard)'', Paris, Floury, s. d., in-16.&lt;br /&gt;
* Anonyme, Â« Banquet Ã  Roinard Â» ''La Plume'', 15 juin 1902 ;&lt;br /&gt;
* ''Anonyme, ''Ã‰chos. Les FÃªtes CornÃ©liennes de Rouen'', [[Mercure de France]], juillet 1904 ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Iconographie ==&lt;br /&gt;
* Louis Anquetin : Portrait Ã  lâ€™huile, 1885 (appartient Ã  M. Roinard) ; Portrait d lâ€™huile [Exposition des Portraits du prochain siÃ¨cle, chez Le Baron de Bouteville, 1893] (appartient Ã  M. Roinard), reprod. dans ''la Revue EncyclopÃ©dique'', 15 novembre 1893 ;&lt;br /&gt;
* A. BriÃ¨re, Â« Croquis Â», ''La Plume'', 15 juin 1892 ;&lt;br /&gt;
* F. CourchÃ© : Dessin Ã  la plume, reprod. dans le Messager Parisien, 1888.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
issu de wikipÃ©dia.fr&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49535</id>
		<title>Nazisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49535"/>
				<updated>2010-07-17T16:12:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{semi-protection}}&lt;br /&gt;
[[Image:Nazi Swastika.svg|thumb|right|180px|Symbole du nazisme, le drapeau du [[NSDAP]], puis du [[TroisiÃ¨me Reich]] a Ã©tÃ© dessinÃ© par [[Adolf Hitler]].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''nazisme''' ou '''national-socialisme''' est l'[[idÃ©ologie]] [[politique]] du [[Parti nazi|NSDAP]], [[parti politique]] fondÃ© en [[Allemagne]] en [[1920]]. Cette vision du monde divisait hiÃ©rarchiquement [[Race humaine|l'espÃ¨ce humaine en races]], hiÃ©rarchie au sommet de laquelle se situait la Â« [[race aryenne]] Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que sujet de science politique, la dÃ©finition du nazisme divise les historiens. En particulier, reste ouverte la question de savoir si le nazisme ne fut que l'une des formes du [[fascisme]] ou, parce qu'ayant fait du [[racisme]] une [[doctrine]] d'[[Ã‰tat]], le nazisme doit Ãªtre considÃ©rÃ© comme un phÃ©nomÃ¨ne historique unique. En effet, l'[[antisÃ©mitisme]] officiel du rÃ©gime nazi, dÃ¨s [[1933]], et la persÃ©cution des opposants, des homosexuels, des gitans, etc., se concrÃ©tisera par l'installation dÃ¨s 1933 des premiers [[camp de concentration|camps de concentration]] en [[Allemagne]]. Cette politique ne fera que s'amplifier jusqu'Ã  1945. Ce sont ainsi plus de dix millions de personnes qui pÃ©riront dans les camps de concentration et d'extermination nazis, dont une majoritÃ© de Juifs (voir [[Shoah]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Reichsparteitag 1935.jpg|thumb|250px|En 1935, appel de soldats allemands faisant partie de la [[Sturmabteilung|SA]], de la [[Schutzstaffel|SS]] ou de la [[Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps|NSKK]]. Photo prise Ã  Nuremberg le 9 novembre 1935.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Point de vue Anarchiste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Des anarchistes ou libertaires ont Ã©tÃ© dÃ©portÃ© ou exterminÃ© par le rÃ©gime nazi dÃ¨s le dÃ©but.&lt;br /&gt;
*Lire la brochure Â«La rÃ©sistance anarcho-syndicaliste allemande au nazisme.Â» ouvrage collectif. Editions du Monde Libertaire. 2001.&lt;br /&gt;
*[http://cnt-ait.info/rubrique.php3?id_rubrique=119 catÃ©gorie &amp;quot;LA RESISTANCE ANARCHISTE FACE AU NAZISME&amp;quot; site cnt-ait]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PrÃ©sentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acronyme nazisme est la contraction de national-socialisme (''Nationalsozialismus'' en [[allemand]]). En effet, le Â« national-socialisme Â» se veut distinct du socialisme international, c'est-Ã -dire des mouvements socialistes [[Internationalisme|internationalistes]], d'inspiration [[Marxisme|marxiste]] ou non, tels que l'[[Internationale ouvriÃ¨re socialiste|Internationale socialiste]] ou l'[[Internationale communiste]], dont la vocation Â« antipatriotique Â» Ã©tait Ã  l'opposÃ© du nationalisme pangermaniste hitlÃ©rien. L'idÃ©ologie nazie se distingue Ã©galement d'autres doctrines nationalistes de l'Ã©poque comme, en [[France]], le socialisme national de   [[Maurice BarrÃ¨s]], qui disait combiner [[nationalisme]] et Â« [[socialisme]] Â», mais rejetait les thÃ©ories racistes du nazisme allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  fameux ''[[Programme en 25 points]]'', programme politique du nazisme, fut exposÃ© pour la premiÃ¨re fois dans une rÃ©union publique le {{date|24|fÃ©vrier|1920}} Ã  la [[HofbrÃ¤uhaus]] de [[Munich]] (cÃ©lÃ¨bre brasserie toujours debout, pourvue d'une vaste salle propice aux rÃ©unions politiques) par [[Adolf Hitler]] lui-mÃªme. Suite Ã  cette assemblÃ©e fondatrice, le [[Parti ouvrier allemand|DAP]] (''Deutsche Arbeiter Partei'', [[Parti ouvrier allemand]]) prendra dÃ©sormais le nom de [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands|NSDAP]] (''National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei'', [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]]) : le parti nazi est nÃ©. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1925]] (soit, plus de quatre ans aprÃ¨s, un [[Putsch de la Brasserie|coup d'Ã‰tat manquÃ©]] et plusieurs sÃ©jours en prison aprÃ¨s la proclamation initiale), [[Adolf Hitler]] publie ''[[Mein Kampf]]'' (''Mon Combat'') (Ã  la fois [[autobiographie]], [[idÃ©ologie]] et [[programme politique]]), ouvrage Ã©crit en prison, et qui deviendra le texte de rÃ©fÃ©rence du nazisme. La thÃ¨se selon laquelle le national-socialisme n'Ã©tait rien d'autre, en somme, qu'un ''hitlÃ©risme''&amp;lt;ref&amp;gt;[[Ian Kershaw]], ''Hitler'', tome 1, p. 210&amp;lt;/ref&amp;gt;, est fort discutÃ©e. NÃ©anmoins l'opportunisme politique sera, dÃ¨s le dÃ©but de sa carriÃ¨re, une constante dans les discours et Ã©crits d'[[Adolf Hitler]]. L'historien britannique [[Ian Kershaw]], auteur d'une [[biographie]] d'Hitler montre ainsi que l'apparition de certaines expressions ou concepts pourtant propres au discours hitlÃ©rien (par exemple le slogan ''[[Lebensraum]]'', soit : espace vital) sont assez tardives. Et c'est Hitler lui-mÃªme qui rappellera que ce n'est qu'en juin [[1919]] que les cours d'Ã©conomie de [[Gottfried Feder]] sur &amp;quot;l'esclavage par l'intÃ©rÃªt&amp;quot; fournirent le levier qui lui manquait pour animer un vÃ©ritable parti politique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citation &amp;quot;AprÃ¨s avoir Ã©coutÃ© le premier cours de Feder, l'idÃ©e me vint aussitÃ´t que j'avais trouvÃ© le chemin d'une condition essentielle pour la formation d'un nouveau parti.&amp;quot;[[Adolf Hitler]],[[Mein Kampf]], p. 208.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu aprÃ¨s l'accession d'Hitler Ã  la Chancellerie le {{date|30|janvier|1933}}, les autres partis politiques sont progressivement Ã©liminÃ©s ou interdits. Le [[14 juillet]] [[1933]], le NSDAP devient un parti unique en [[Allemagne]] et le restera jusqu'Ã  la chute du [[TroisiÃ¨me Reich]] en [[1945]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Stroop Report - Warsaw Ghetto Uprising 06b.jpg|thumb|[[Ghetto de Varsovie]], mai 1943]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les nazis, les pays et territoires [[germanophone]]s avaient vocation Ã  dominer le reste du [[monde (univers)|monde]]. Ils allÃ©guaient Ã  cette fin l'appartenance des peuples germaniques Ã  une &amp;quot;race supÃ©rieure&amp;quot;, les &amp;quot;indo-europÃ©ens &amp;quot; ''(Indo-Germanisch)'' ou encore &amp;quot;[[aryens]]&amp;quot;, dont auraient Ã©tÃ© issus tous les gÃ©nies de l'[[humanitÃ©]]. Les [[peuple]]s dÃ©sirant survivre devaient ainsi s'incliner devant la Â« race des seigneurs Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En consÃ©quence, cette idÃ©ologie, du reste clairement Ã©voquÃ©e dans [[Mein Kampf]], prÃ´ne le recours systÃ©matique Ã  la force. Pour Hitler, la [[diplomatie]] ou la [[nÃ©gociation]] ne sont que des leurres : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Les territoires opprimÃ©s [''c'est-Ã -dire les SudÃ¨tes et l'Autriche''] ne sont pas rÃ©incorporÃ©s Ã  la patrie commune par des protestations enflammÃ©es, mais par les coups victorieux qu'assÃ¨ne le glaive. Forger ce glaive, telle est la tÃ¢che de la politique intÃ©rieure du gouvernement; permettre au forgeron de travailler en toute sÃ©curitÃ© et de recruter des compagnons d'armes, telle est celle de la politique Ã©trangÃ¨re. Â»''&amp;lt;ref&amp;gt;''Mon Combat'', p. 314&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;''Naturellement, ces derniers ne manquÃ¨rent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais seulement avec la plume, comme il fallait s'y attendre, de la part de telles oies. Ã€ vrai dire, ils ne goÃ»taient pas du tout notre principe : {{Citation|Nous dÃ©fendre par la violence contre quiconque nous attaquerait par la violence.}}''&lt;br /&gt;
''Ils ne nous reprochaient pas seulement trÃ¨s Ã©nergiquement d'avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi de manquer de spiritualitÃ©.(â€¦) Leur lÃ¢chetÃ© congÃ©nitale ne les exposera jamais Ã  un tel danger. Car ils ne travaillent pas dans la mÃªlÃ©e bruyante, mais dans le silence du cabinet.'' (''Mon Combat'' p. 190)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis Ã©taient clairement [[XÃ©nophobie|xÃ©nophobes]], demandant par exemple Â« que tous les non Allemands Ã©tablis en Allemagne depuis le 2 aoÃ»t 1914 soient immÃ©diatement contraints de quitter le Reich Â», et que Â« tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Points 8 et 23 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils sâ€™opposaient Ã  la Â« conception [[MatÃ©rialisme|matÃ©rialiste]] du monde Â», et se revendiquant dâ€™un Â« [[Christianisme positif]] Â» &amp;lt;ref&amp;gt;Points 19 et 24 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le programme national-socialiste prÃ©tendait Ã©galement avoir une dimension sociale, symbolisÃ©e par le rouge dans le [[Croix gammÃ©e|drapeau nazi]], qu'il imposa Ã  l'[[Allemagne]]&amp;lt;ref&amp;gt;Dans ''[[Mein Kampf]]'', Hitler justifie le choix du [[rouge]] par le souci de ne pas laisser le monopole de cette couleur ardente au seul [[Parti communiste d'Allemagne|Parti communiste]]&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'aprÃ¨s les travaux de l'historien [[GÃ¶tz Aly]], les nazis tÃ©moignaient d'un rÃ©el souci des [[Couches populaires|classes populaires]]&amp;lt;ref&amp;gt;[[GÃ¶tz Aly]], ''Comment Hitler a achetÃ© les Allemands. Le III{{e}} Reich, une dictature au service du peuple'', Flammarion, 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt; : ils rÃ©organisent les professions, crÃ©ent des [[mutuelle]]s et des [[prestations sociales]], luttent contre le [[chÃ´mage]], favorisent des [[loisir]]s et des [[fÃªte]]s pour les couches populaires, etc. Pour Aly, c'est d'ailleurs lÃ  l'une des clÃ©s de la [[popularitÃ©]] du rÃ©gime. La tendance Â« socialisante Â» de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Ã€ ses dÃ©buts, [[Joseph Goebbels]] qualifiait ainsi le nazisme de {{Citation|[[bolchÃ©visme]] national}}. &lt;br /&gt;
Cependant, [[Adolf Hitler|Hitler]], par [[pragmatisme]] et [[opportunisme]] politique, sera conduit Ã  accepter les financements d'[[industriel]]s inquiÃ©tÃ©s par la montÃ©e du [[communisme]] et Ã  abandonner certaines revendications et Ã  Ã©liminer sans pitiÃ© les courants par trop Â« socialisants Â» (les frÃ¨res [[Gregor Strasser|Strasser]], [[RÃ¶hm]], etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:1933-may-10-berlin-book-burning.JPG|thumb|Des Ã©tudiants nazis [[autodafÃ©|brÃ»lent les livres proscrits]] en public le 10 mai 1933.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ©tend Ãªtre une idÃ©ologie [[Totalitarisme|totalitaire]], cherchant Ã  dominer et Ã  contrÃ´ler tous les aspects de la [[vie]] des [[citoyen]]s, embrigadÃ©s dÃ¨s l'[[enfance]] dans toutes sortes d'associations maÃ®trisÃ©es par le Parti qu'ils Ã©taient destinÃ©s Ã  servir : ''Napolas'', ''[[Jeunesses hitlÃ©riennes]]'', ''Association des jeunes filles allemandes'', ''Association des femmes allemandes'', ''Association des Allemands de l'Ã©tranger'', ''Secours populaire du parti nazi'', ''Secours d'Hiver du peuple allemand''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©gime nazi, proche du [[fascisme]], duquel il a pris le caractÃ¨re dÃ©monstratif que celui-ci a initiÃ©, assurant le [[Culte de la personnalitÃ©|culte du chef]] et le respect de la doctrine du Parti par l'usage systÃ©matique de mise en scÃ¨nes thÃ©Ã¢trales, et aussi de la [[violence]]. Le culte de la personnalitÃ© est sans doute un Ã©lÃ©ment central du nazisme, en ce qu'il permet au chef du mouvement d'exercer un pouvoir sans limite. Mais il s'inspire aussi du [[bolchÃ©visme]], adoptant le principe d'un [[parti unique]] constituÃ© de militants professionnels, parmi lesquels il recrute des [[milice]]s privÃ©es, les [[Sturmabteilung|SA]] et les [[Schutzstaffel|SS]], enfin en organisant la toute puissante [[Gestapo]] dÃ¨s la prise de pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nuremberg-1-.jpg|thumb|ProcÃ¨s des principaux dirigeants nazis, Nuremberg, 1946.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine nazie se fondait sur une classification [[race|raciale]] des [[homme]]s selon la {{Citation|qualitÃ© de leur [[sang]]}}. Les Tziganes, les Asiatiques et les Noirs Ã©taient classÃ©s au plus bas dans l'Ã©chelle des [[race]]s, juste avant les Juifs et aprÃ¨s les Slaves et les MÃ©diterranÃ©ens. Elle aboutit Ã  pousser les applications de l'[[eugÃ©nisme]] dans ses consÃ©quences extrÃªmes, en particulier l'expÃ©rience des ''[[lebensborn]]s'', et surtout la [[Shoah]].&lt;br /&gt;
Elle incitait Ã  expulser hors d'Allemagne les hommes des {{Citation|races infÃ©rieures}}, en particulier les [[Juif]]s envers lesquels elle a immÃ©diatement pris des mesures vexatoires, favorisant l'Ã©migration des plus riches et des plus dÃ©terminÃ©s vers d'autres pays, avant d'enfermer progressivement les autres dans des [[Camp de concentration|camps de concentration]], avec les opposants politiques et religieux et les ''asociaux'' de tous ordres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ian Kershaw, Â« Ã©tant donnÃ© sa nature, sa composition et ses forces dominantes, le mouvement nazi ne pouvait avoir quâ€™une conception du changement social nÃ©gative (liquidation des organisations de la classe ouvriÃ¨re, discrimination accrue contre les minoritÃ©s) Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 270.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Aryens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Allemagne nazie|nazis]] utilisÃ¨rent le terme d'''[[Race aryenne|Aryen]]'' pour dÃ©finir la [[race humaine]] qu'ils considÃ©raient la plus pure, la plus supÃ©rieure et la plus noble, qui Ã©tait appelÃ©e par certains scientifiques de cette Ã©poque ''race nordique''. Les idÃ©ologues nazis prÃ©tendaient que cette thÃ©orie aurait Ã©tÃ© confirmÃ©e par l'Histoire, l'expÃ©rience pratique, et les traits uniques de l'Aryen (notamment les cheveux [[blond (couleur)|blonds]] et les yeux bleus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Anti-Semitismus 1933.jpg|thumb|right|AntisÃ©mitisme en Allemagne en 1933. Sur la pancarte : ''Allemands, dÃ©fendez-vous ! N'achetez pas chez les Juifs !'' ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ´ne la supÃ©rioritÃ© de la &amp;quot;race aryenne&amp;quot; sur toutes les autres &amp;quot;races&amp;quot; humaines. &lt;br /&gt;
Ce qu'il nomme &amp;quot;race aryenne&amp;quot; est en fait une notion Ã  la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le &amp;quot;vÃ©ritable&amp;quot; aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique. La croyance commune fait correspondre Ã  l'image d'un homme pÃ¢le, blond aux yeux bleus et de culture germanique. En rÃ©alitÃ©, les critÃ¨res, bien que restreints, Ã©taient sensiblement plus larges (notamment au niveau des couleurs des yeux et des cheveux).&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s les dÃ©lires d' Hitler, cette race aryenne est l'unique source de tous les progrÃ¨s de l'HumanitÃ©. Seuls ceux qui ont une trace de sang aryen peuvent avoir du gÃ©nie. Les autres ne font qu'imiter voire, comme les Juifs, spolier ou dÃ©truire le gÃ©nie humain.&lt;br /&gt;
A ce titre, la race aryenne doit conserver la puretÃ© de son sang pour concentrer le gÃ©nie humain dans une race qui dominera le monde.&lt;br /&gt;
Pour la survie de l'HumanitÃ©, les nazis se doivent d'Ã©liminer les &amp;quot;races&amp;quot; et &amp;quot;peuples infÃ©rieurs&amp;quot; qui en polluant la gÃ©nÃ©tique humaine, l'amÃ¨nent Ã  sa perte.&lt;br /&gt;
Les nazis classÃ¨rent ainsi les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les &amp;quot;races Ã  Ã©duquer&amp;quot; (les Latins, les Japonais par exemple), les &amp;quot;races Ã  rÃ©duire en servitude&amp;quot; (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) et les &amp;quot;races Ã  exterminer&amp;quot; (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== HiÃ©rarchie des Â« races Â» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine raciale nazie se basait surtout sur lâ€™Å“uvre dâ€™[[Hans GÃ¼nther]], professeur de Â« science raciale Â» Ã  lâ€™UniversitÃ© d'[[IÃ©na]] dont les idÃ©es Ã©taient fortement soutenues par le gouvernement allemand&amp;lt;ref&amp;gt;[[George L. Mosse]], ''Nazi Culture; Intellectual, Cultural, and Social Life in the Third Reich'', Schocken Books, New York, 1981, p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon GÃ¼nther tous les Aryens partagent un type nordique idÃ©al qui crÃ©e un contraste avec les Juifs, qui constituent plutÃ´t un mÃ©lange de plusieurs races. La lignÃ©e gÃ©nÃ©alogique, les mesures anthropologiques de crÃ¢nes et les Ã©valuations de lâ€™apparence physique Ã©taient tous des outils utiles Ã  la dÃ©termination de la race. Pour Gunther, mÃªme si lâ€™apparence physique Ã©tait la chose observÃ©e, Â« le corps est lâ€™enveloppe de lâ€™Ã¢me Â» et Â« lâ€™Ã¢me est primaire. Â» Toutefois dans la doctrine raciale nazie les catÃ©gories de Â« sang allemand Â» et de Â« sang Ã©tranger Ã  lâ€™espÃ¨ce Â» ne furent jamais clairement dÃ©finies, et entre le pÃ´le aryen et le pÃ´le juif se trouvait toute une nÃ©buleuse de races quâ€™il Ã©tait parfois malaisÃ© de situer sur une Ã©chelle. Concernant les races europÃ©ennes Gunther les divisait en race nordique (nord de l'Europe), mÃ©diterranÃ©enne (sud de l'Europe et Afrique du Nord), dinarique (Balkans), alpine et est-baltique&amp;lt;ref&amp;gt;Hans GÃ¼nther, ''Les peuples de l'Europe (1927)'', Editions du Lore, 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alfred Rosenberg]], thÃ©oricien du nazisme dont l'influence fut Ã©galement importante, qui dÃ©veloppa ses thÃ©ories raciales et anti-chrÃ©tienne dans ''[[Le Mythe du vingtiÃ¨me siÃ¨cle]]'' ([[1930]]), oÃ¹ il rÃ©duit lâ€™histoire Ã  une lutte des races et met en valeur lâ€™homme nordique menacÃ© par le mÃ©tissage, les juifs et les valeurs judÃ©o-chrÃ©tiennes, considÃ©rait Ã©galement les [[BerbÃ¨res]] d'[[Afrique du Nord]] comme descendants des peuples Aryens atlanto-nordiques : Â« Les [[BerbÃ¨res]], dont une partie conservent encore la peau claire et souvent mÃªme les yeux bleus, ne remontent pas aux raids ultÃ©rieurs des Vandales, mais bien Ã  la trÃ¨s ancienne vague atlanto nordique. De nombreux chasseurs [[Kabyles]], par exemple, sont aujourd'hui encore irrÃ©futablement d'origine nordique Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Alfred Rosenberg, ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', Deterna, 2005 (rÃ©Ã©dition 1930), ISBN 2-913044-21-2, p. 42.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moyens utilisÃ©s ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Buchenwald Slave Laborers Liberation.jpg|thumb|LibÃ©ration du camp de Buchenwald, 16 avril 1945]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis stÃ©rilisÃ¨rent ou emprisonnÃ¨rent aussi ceux qu'ils considÃ©raient comme malades, ou ceux qui Ã©taient considÃ©rÃ©s comme atteints de maladies hÃ©rÃ©ditaires ([[cÃ©citÃ©]], [[alcoolisme]], [[schizophrÃ©nie]], etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particuliÃ¨re des thÃ©ories [[eugÃ©nisme|eugÃ©niques]] du Britannique [[Francis Galton]] (cf. [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]). &lt;br /&gt;
En septembre 1939 Hitler donna son assentiment Ã  la mise en Å“uvre d'un programme d'euthanasie, sans distinction d'Ã¢ge, des personnes handicapÃ©es ou atteintes de certaines maladies incurables. Ce programme appelÃ© [[Aktion T4]] fut menÃ© par un petit nombre d'hommes triÃ©s sur le volet et sous le contrÃ´le de mÃ©decins. Au total environ 100000 personnes en furent victimes entre 1940 et 1945.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.yanous.com/news/focus/focus051118.html&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/euthanasie.htm&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis Ã©liminÃ¨rent selon des procÃ©dÃ©s systÃ©matiques et par cercles concentriques entre 5 et 6 millions de Juifs (notamment, mais pas uniquement, Ã  l'aide de [[chambre Ã  gaz|chambres Ã  gaz]]) ainsi que de nombreux Tziganes, entre {{formatnum:500000}} et 1 million dont {{formatnum:23000}} ont Ã©tÃ© recensÃ©s dans le seul camp d'[[Auschwitz]]. Ils stÃ©rilisÃ¨rent aussi {{formatnum:400000}} Allemands et incarcÃ©rÃ¨rent tous les opposants au pouvoir dans des [[camp de concentration|camps de concentration]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'extermination des Juifs est appelÃ©e la [[Shoah]], ce qui signifie &amp;quot;catastrophe&amp;quot; en hÃ©breu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction entre fascisme et nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã  sourcer|date=juin 2009}}&lt;br /&gt;
Deux interprÃ©tations chez les historiens :  &lt;br /&gt;
* le [[nazisme]] est un systÃ¨me totalitaire spÃ©cifique, essentiellement [[raciste]] et [[antisÃ©mite]]; et fortement opposÃ© au [[judÃ©o-christianisme]].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* le nazisme est une variÃ©tÃ© (parmi d'autres) de fascisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''[[fascisme]]'' et ''totalitarisme'' reposent souvent sur des dÃ©finitions floues. Ils restent mal dÃ©finis et il n'y a pas de consensus d'historiens sur leur utilisation. D'aucuns les rÃ©cusent totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'origine, le fascisme avait pour but l'Ã©dification d'un Ã‰tat fort, base d'un nouvel Empire, vÃ©ritable &amp;quot;but&amp;quot; ultime, alors que le nazisme voyait dans l'Ã‰tat le &amp;quot;moyen&amp;quot; de mettre en Å“uvre la politique raciale et de domination mondiale de la nation allemande. Le fasciste mourait pour l'[[Italie]], le nazi pour la ''race aryenne''. La [[Seconde Guerre mondiale]] n'est donc pas un conflit de nations, Ã  l'instar de la premiÃ¨re, mais un conflit de ''visions du monde''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pratique, [[Benito Mussolini|Mussolini]] enfermait et persÃ©cutait ses opposants, mais ne se livra pas Ã  une politique d'extermination sur des bases culturelles et religieuses, alors que l'idÃ©ologie nazie organisait un systÃ¨me de dÃ©portations des &amp;quot;indÃ©sirables&amp;quot;. D'abord et principalement les [[juifs]], qui tous devaient Ãªtre Ã©liminÃ©s, adultes comme enfants. Hitler avait dÃ©crÃ©tÃ© que tous devaient disparaÃ®tre en vertu d'une purification de [[l'Europe]] planifiÃ©e &amp;quot;scientifiquement&amp;quot;, c'est-Ã -dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les thÃ©ories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur Ã©limination, non leur rÃ©duction en tant qu'ennemiÂ·eÂ·s. D'autres groupes sociaux subirent les dÃ©portations et les persÃ©cutions : communistes et autres marxistes, tsiganes, handicapÃ©s mentaux, asociaux, homosexuels, catholiques, protestants, TÃ©moins de JÃ©hovah... Les [[camps d'extermination]] tels [[Auschwitz]], [[Treblinka]], [[MaÃ¯danek]], furent construits ou transformÃ©s Ã  des fins d'exterminations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'[[Ã‰tat totalitaire]] est forgÃ© par le philosophe et thÃ©oricien du [[fascisme italien]], [[Giovanni Gentile]], qui Ã©crivait les textes de Mussolini ayant un contenu thÃ©orique. L'Ã‰tat totalitaire doit prendre le contrÃ´le de la sociÃ©tÃ© tout entiÃ¨re et de tous ses secteurs, jusqu'Ã  faire disparaÃ®tre celle-ci, englobÃ©e dans l'Ã‰tat, devenu &amp;quot;total&amp;quot;. On ne peut donc exclure le fascisme du systÃ¨me des Ã‰tats totalitaires, qu'il invente au contraire. Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par [[Benito Mussolini|Mussolini]] ([[Marche sur Rome]], 1922) invente un nouveau mode d'Ã‰tat prÃ©cisÃ©ment, en pratique et en thÃ©orie. Il en fait la thÃ©orie et le rÃ©alise en vue de constituer un Empire, supposÃ© faire renaÃ®tre l'[[Empire romain]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Invention que Hitler recueillera et dÃ©veloppera, en prÃ©parant la guerre en Europe, dans le but de crÃ©er un nouvel Empire europÃ©en, le &amp;quot;Reich de 1000 ans&amp;quot;. L'exploitation du mythe du Â« danger juif Â» (complot mondial en parallÃ¨le et/ou alliance avec le communisme international) sera reprise. On diffusera systÃ©matiquement un faux, fabrication de la police secrÃ¨te du Tsar, les ''[[Protocoles des Sages de Sion]]'' , supposÃ© rÃ©vÃ©ler un &amp;quot;complot juif mondial&amp;quot;. Adolf Hitler mentionnera cette lecture dans Mein Kampf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'antisÃ©mitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et antisÃ©mite, et la dÃ©cision en vue de l'Ã©limination des juifs, et le recours Ã  un plan d'extermination. La planification et l'organisation systÃ©matiques sont une spÃ©cificitÃ© nazie, et n'appartiennent ni au fascisme italien, ni aux divers fascismes qui apparurent en Europe. La diversitÃ© des expressions portent souvent Ã  confusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources du nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines et les sources d'inspiration du nazisme sont extrÃªmement diverses. Ainsi, pÃªle-mÃªle sont reprises dans l'idÃ©ologie nazie&amp;lt;ref&amp;gt;[[Michel Mourre]], ''Dictionnaire d'Histoire Universelle'', 1968.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©ologies nationalistes allemandes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de la [[Grande Allemagne]] empruntÃ©e aux libÃ©raux du &amp;quot;[[printemps des peuples]]&amp;quot; de [[1848]] et [[Pangermanisme|pangermanistes]] ultÃ©rieurs du {{s-|XIX|e}}.&lt;br /&gt;
* le nationalisme xÃ©nophobe des patriotes de [[1813]] comme [[Arndt]] et [[Friedrich Ludwig Jahn]]&amp;lt;ref&amp;gt;Peter Viereck Ã©crit ainsi dans ''Conservatism Revisited'' page 70: &amp;quot;Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* l'aspiration Ã  un &amp;quot;christianisme allemand&amp;quot; par [[Paul de Lagarde]].&lt;br /&gt;
* les tendances protectionnistes et autarciques en Ã©conomie chÃ¨res Ã  [[Fichte]] et [[Friedrich List]].&lt;br /&gt;
* le neo-paganisme allemand par haine du catholicisme romain, surtout incarnÃ© par les opÃ©ras de [[Richard Wagner]] vÃ©ritable liturgie nationale.&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e d'un socialisme allemand Ã©laborÃ©e par [[Werner Sombart]] et [[Spengler]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le socialisme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article dÃ©taillÃ©|National-socialisme et socialisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question des relations ou d'une parentÃ© entre le national-socialisme et le [[socialisme]], a Ã©tÃ© soulevÃ©e trÃ¨s tÃ´t, et suscitÃ© des polÃ©miques. Dans les annÃ©es 1940, l'Ã©conomiste [[Friedrich Hayek]] attribue des racines en partie socialistes au nazisme. Au contraire, le [[thÃ©oricien]] [[marxiste]] [[Georges Politzer]] explique que le rÃ©gime nazi se base sur l'idÃ©ologie de la Â« race Â», abolissant la notion de [[Classe sociale|classe]] indissociable du marxisme. La question rebondit avec des travaux contemporains controversÃ©s, comme ceux de l'historien [[Ernst Nolte]] ou [[Jean-FranÃ§ois Revel]], alors que pour l'historien [[Ian Kershaw]], le nazisme fait partie des Â« mouvements extrÃ©mistes antisocialistes Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des mouvements socialistes ont Ã©tÃ© rÃ©primÃ©s par le nazisme, les ouvrages des auteurs socialistes Ã©taient brÃ»lÃ©s lors des [[autodafÃ©]]s nazis, et les divers courants socialistes ont Ã©tÃ© trÃ¨s actifs dans la [[rÃ©sistance allemande au nazisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Des idÃ©es philosophiques du XIXe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de la force est propagÃ© dans les universitÃ©s par [[Heinrich von Treitschke]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Autour de Nietzsche ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Ã  tort que l'on rattache Nietzsche au nazisme. Celui-ci n'a cessÃ©, toujours avec la mÃªme ferveur de manifester son Ã©cÅ“urement Ã  l'encontre de l'antisÃ©mitisme. C'est Ã  son insu, pendant ses derniÃ¨res annÃ©es de vie, malade; que sa sÅ“ur, [[Elisabeth FÃ¶rster-Nietzsche]] mariÃ©e Ã  [[Bernhard FÃ¶rster]], pour laquelle il exprimait Ã©galement un grand mÃ©pris suite Ã  son mariage avec un antisÃ©mite ayant tentÃ© de fonder une nation arienne au Paraguay ; trafiqua son Å“uvre et composa ''La VolontÃ© de Puissance''. Elle en fit ce qui devait devenir plus tard une arme de propagande pour le rÃ©gime nazi. Elle eut recours Ã  un vÃ©ritable travail de falsification, et de dÃ©coupage, allant jusqu'Ã  retirer les passages la concernant personnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, encore aujourd'hui, les Ã©crits de Nietzsche sont sujets Ã  la controverse, souvent par mÃ©comprÃ©hension ou interprÃ©tation douteuse. La critique la plus commune se rapportant au nazisme est celle qui consiste Ã  dire que Nietzsche incitait Ã  la haine contre le juif, de par les critiques qu'il peut faire Ã  l'Ã©gard du prÃªtre, &amp;quot;les juifs, ce peuple de prÃªtres&amp;quot;. Or il ne condamne ici nullement les juifs mais bien les mÃ©thodes du prÃªtre, peu importe ses origines (cf GÃ©nÃ©alogie de la morale, III{{e}} traitÃ© et la fin  d'  &amp;quot;Ainsi parlait Zarathoustra&amp;quot; en rÃ©fÃ©rence au dernier Pape). Au banc des accusÃ©s, son idÃ©e du surhomme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d'informations, se reporter Ã  cette partie de l'article sur le philosophe, au sujet des falsifications auxquelles son Å“uvre a pu Ãªtre exposÃ©e : [[Friedrich Nietzsche#Les falsifications|Les falsifications nazies de l'Å“uvre de Nietzsche]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons enfin que les nazis ne furent pas les seuls Ã  falsifier la philosophie de Nietzsche. Encore aujourd'hui, elle se prÃªte Ã  toutes les interprÃ©tations et trouve sa place dans tous les discours, de la caricature Ã  l'appropriation la plus totale. Par respect, il s'impose de prendre clairement connaissance du corpus NietzschÃ©en avant toute interprÃ©tation douteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©es racistes dÃ©veloppÃ©es antÃ©rieurement en Allemagne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'affirmation de la supÃ©rioritÃ© du peuple aryen et tout mÃ©tissage comme dÃ©gÃ©nÃ©rateur de celui-ci chez [[Gobineau]] et [[Houston Chamberlain]].&lt;br /&gt;
* les thÃ©ories eugÃ©niques de [[Vacher de Lapouge]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de l'Allemagne comme dernier refuge du Â« peuple [[aryen]] Â», Ã©mise par [[Ludwig Geiger]] et imposÃ©e par [[Karl Penka]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e antisÃ©mite de Â« juifs voulant contrÃ´ler le monde Â» (soit par le [[communisme]], soit par le capitalisme) thÃ¨se du faux [[Protocoles des Sages de Sion]] rÃ©digÃ© par [[Mathieu Golovinski]]. &lt;br /&gt;
* le [[darwinisme social]] de [[Herbert Spencer]] donnant le droit du plus fort Ã  l'Ã©radication du plus faible comme naturel et transposable Ã  la sociÃ©tÃ© humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idÃ©es [[nationalistes]] et [[racistes]] vont se retrouver dans les idÃ©es colportÃ©es par les mouvements ''[[vÃ¶lkisch]]'' qui vont fleurir en Allemagne Ã  la fin du {{s-|XIX|e}} et au dÃ©but du {{s-|XX|e}}. En rÃ©pandant en Allemagne des idÃ©es [[ultra-nationalistes]] et racistes, ces mouvements ont fait le lit du National-socialisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nazisme et homosexualitÃ© ==&lt;br /&gt;
{{article dÃ©taillÃ©|Discrimination et dÃ©portation des homosexuels sous l'Allemagne nazie}}&lt;br /&gt;
DiffÃ©rents auteurs considÃ¨rent que l'idÃ©ologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguÃ«s avec l'[[homosexualitÃ©]], sa fascination pour Â« l'homme nouveau Â» aurait Ã©tÃ© teintÃ©e d'[[homoÃ©rotisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, [[LÃ©on Poliakov]] a affirmÃ©:&lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'art nazi s'avÃ¨re Ãªtre une des clefs d'analyse et de comprÃ©hension du rÃ©gime national-socialiste. Il permet en effet d'apprÃ©hender la fascination exercÃ©e par l'homosexualitÃ© sur les nazis et son retournement en une impitoyable persÃ©cution. L'homoÃ©rotisme est plus que suggÃ©rÃ© par l'art nazi qui prÃ´ne le culte du corps masculin&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.triangles-roses.org/fascination.htm ''De la fascination Ã  la persÃ©cution'' par Blaise NoÃ«l]&amp;lt;/ref&amp;gt;.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce thÃ¨me est Ã©galement abordÃ© par [[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]] :&lt;br /&gt;
{{citation bloc |La nazisme se distingue par une inclinaison pÃ©dÃ©rastique trÃ¨s prononcÃ©e qui a toujours Ã©tÃ© en honneur chez les Allemands et que les traditions militaires ont exaltÃ©e; l'austÃ©ritÃ© spartiate, la nuditÃ© grecque, la gymnosophie furent, au XIXe siÃ¨cle, les formes classiques du dÃ©lire allemand. L'athlÃ¨te hitlÃ©rien du XXe siÃ¨cle est habillÃ©, armÃ©, sanglÃ©, bottÃ©, casquÃ©, dÃ©corÃ©, mais l'inclinaison homosexuelle est plus forte que jamais. Tout l'indique : l'Ã©talage de la force brutale et l'idÃ´latrie du muscle, des pectoraux de gladiateur sous les baudriers Ã©blouissants, la folie des uniformes qui fascinÃ¨rent jadis la France vaincue comme la fascinÃ¨rent les beaux barbares blonds.&lt;br /&gt;
|[[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]], ''Une monstrueuse apothÃ©ose'', in ''Quel Corps ?'',  Ã©d. Passion, 1986, p.42&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les persÃ©cutions nazies contre les homosexuels commenceront dÃ¨s 1933, les peines prÃ©vues contre eux par le [[paragraphe 175]] du code pÃ©nal allemand seront doublÃ©es en 1935, et {{formatnum:50000}} d'entre eux seront mis en prison tandis que {{formatnum:15000}} autres seront dÃ©portÃ©s dans les camps de concentration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages parmi lesquels le nazisme a puisÃ© ses racines &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Arthur de Gobineau]], ''Essai sur l'inÃ©galitÃ© des races humaines'' ([[1855]])&lt;br /&gt;
* [[Houston Stewart Chamberlain]], ''GenÃ¨se du {{s-|XIX|e}}'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Georges Vacher de Lapouge]], ''l'Aryen et son rÃ´le social'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Madison Grant]], ''Le dÃ©cÃ¨s de la grande race'' ([[1916]])&lt;br /&gt;
* [[Hans Friedrich Karl GÃ¼nther]], ''Rassenkunde des deutschen Volkes'' ([[1922]]) et ''Rassenkunde Europas'' ([[1924]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages des thÃ©oriciens du III{{Ã¨me}} Reich&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]], ''Mein Kampf'', ([[1924]])&lt;br /&gt;
* [[Dietrich Eckart]], ''Ein VermÃ¤chtnis'', ([[1928]])&lt;br /&gt;
* [[Richard Walther DarrÃ©]], ''Das Bauerntum als Lebensquell der Nordischen Rasse'' ([[1929]])&lt;br /&gt;
* [[Alfred Rosenberg]], ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', ([[1930]])&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]], ''Wesen und Gestalt des Nationalsozialismus'', ([[1934]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir aussi [[Pangermanisme]], [[Nihilisme]] allemand, [[Mysticisme nazi]].)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fascisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== IdÃ©ologie ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ThÃ©ories du fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[AntisÃ©mitisme]]&lt;br /&gt;
* [[Fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[Mysticisme nazi]]&lt;br /&gt;
* [[National-socialisme et socialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Nationalisme]]&lt;br /&gt;
* [[NÃ©o-nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Pangermanisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racisme]]&lt;br /&gt;
* [[Totalitarisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Histoire ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]]&lt;br /&gt;
* [[AutodafÃ©#Nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Chronologie du TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
* [[Collaboration dans l'Europe occupÃ©e par les nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Croix gammÃ©e]]&lt;br /&gt;
* [[Heinrich Himmler]]&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]]&lt;br /&gt;
* [[Parti ouvrier allemand]] (DAP, premier nom du NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]] (NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[RÃ©seaux dâ€™exfiltration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'encontre des nazis : &lt;br /&gt;
* [[RÃ©sistance allemande au nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Liste de rÃ©sistants allemands au nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les crimes du nazisme ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Shoah]]&lt;br /&gt;
* [[Camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Liste des camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[SystÃ¨me de marquage nazi des prisonniers]]&lt;br /&gt;
* [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Porajmos]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, Thierry Feral, Michel Gillet, J. Maucourant, ''Penser le nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, ''Les Savants fous. Au-delÃ  de l'Allemagne nazie'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Thierry Feral avec post face de Hanania Alain Amar, ''Suisse et nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2005.&lt;br /&gt;
* [[Hannah Arendt]], ''[[Les Origines du totalitarisme]]''.&lt;br /&gt;
* [[Pierre AyÃ§oberry]], ''La Question nazie, Les interprÃ©tations du national-socialisme, 1922-1975'', Seuil, coll. Â« Points Histoire Â», 1979, 314 p.&lt;br /&gt;
* [[Daniel GuÃ©rin]], ''La Peste brune'', [[Ã©ditions Spartacus]], 1996. &lt;br /&gt;
* [[Friedrich Hayek]], ''[[La Route de la servitude]]''.&lt;br /&gt;
* [[Ian Kershaw]], ''Qu'est-ce que le nazisme ?'', Folio histoire, rÃ©Ã©dition 2003.&lt;br /&gt;
* [[Nicos Poulantzas]], ''Fascisme et dictature. La III{{e}} Internationale face au fascisme'', Paris, 1970.&lt;br /&gt;
* [[Enzo Traverso]], ''Le Totalitarisme. Le {{s-|XX|e}} en dÃ©bat'', Points, Le Seuil, Paris, 2001.&lt;br /&gt;
* [[Franz Leopold Neumann|Franz Neumann]],  ''BÃ©hÃ©moth. Structure et pratique du national-socialisme - 1933-1945'', traduit de l'anglais par Gilles DauvÃ© et Jean-Louis Boireau, Paris, Payot, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
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* [http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/nazisme.hitler.1933.html Textes sur le nazisme(idÃ©ologies...)], Cliotexte.&lt;br /&gt;
* [http://www.phdn.org/histgen/nazisme/leon2001/ Â« Le nazisme : controverses et interprÃ©tations Â»] par Enrique Leon, 2001.&lt;br /&gt;
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[[sr:ÐÐ°Ñ†Ð¸Ð·Ð°Ð¼]]&lt;br /&gt;
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[[zh:çº³ç²¹ä¸»ä¹‰]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette article est issue essentiellement de l'encyclopÃ©die participative Wikipedia.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49534</id>
		<title>Nazisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49534"/>
				<updated>2010-07-17T15:45:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Objectifs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{semi-protection}}&lt;br /&gt;
[[Image:Nazi Swastika.svg|thumb|right|180px|Symbole du nazisme, le drapeau du [[NSDAP]], puis du [[TroisiÃ¨me Reich]] a Ã©tÃ© dessinÃ© par [[Adolf Hitler]].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''nazisme''' ou '''national-socialisme''' est l'[[idÃ©ologie]] [[politique]] du [[Parti nazi|NSDAP]], [[parti politique]] fondÃ© en [[Allemagne]] en [[1920]]. Cette vision du monde divisait hiÃ©rarchiquement [[Race humaine|l'espÃ¨ce humaine en races]], hiÃ©rarchie au sommet de laquelle se situait la Â« [[race aryenne]] Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que sujet de science politique, la dÃ©finition du nazisme divise les historiens. En particulier, reste ouverte la question de savoir si le nazisme ne fut que l'une des formes du [[fascisme]] ou, parce qu'ayant fait du [[racisme]] une [[doctrine]] d'[[Ã‰tat]], le nazisme doit Ãªtre considÃ©rÃ© comme un phÃ©nomÃ¨ne historique unique. En effet, l'[[antisÃ©mitisme]] officiel du rÃ©gime nazi, dÃ¨s [[1933]], et la persÃ©cution des opposants, des homosexuels, des gitans, etc., se concrÃ©tisera par l'installation dÃ¨s 1933 des premiers [[camp de concentration|camps de concentration]] en [[Allemagne]]. Cette politique ne fera que s'amplifier jusqu'Ã  1945. Ce sont ainsi plus de dix millions de personnes qui pÃ©riront dans les camps de concentration et d'extermination nazis, dont une majoritÃ© de Juifs (voir [[Shoah]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Reichsparteitag 1935.jpg|thumb|250px|En 1935, appel de soldats allemands faisant partie de la [[Sturmabteilung|SA]], de la [[Schutzstaffel|SS]] ou de la [[Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps|NSKK]]. Photo prise Ã  Nuremberg le 9 novembre 1935.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PrÃ©sentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acronyme nazisme est la contraction de national-socialisme (''Nationalsozialismus'' en [[allemand]]). En effet, le Â« national-socialisme Â» se veut distinct du socialisme international, c'est-Ã -dire des mouvements socialistes [[Internationalisme|internationalistes]], d'inspiration [[Marxisme|marxiste]] ou non, tels que l'[[Internationale ouvriÃ¨re socialiste|Internationale socialiste]] ou l'[[Internationale communiste]], dont la vocation Â« antipatriotique Â» Ã©tait Ã  l'opposÃ© du nationalisme pangermaniste hitlÃ©rien. L'idÃ©ologie nazie se distingue Ã©galement d'autres doctrines nationalistes de l'Ã©poque comme, en [[France]], le socialisme national de   [[Maurice BarrÃ¨s]], qui disait combiner [[nationalisme]] et Â« [[socialisme]] Â», mais rejetait les thÃ©ories racistes du nazisme allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  fameux ''[[Programme en 25 points]]'', programme politique du nazisme, fut exposÃ© pour la premiÃ¨re fois dans une rÃ©union publique le {{date|24|fÃ©vrier|1920}} Ã  la [[HofbrÃ¤uhaus]] de [[Munich]] (cÃ©lÃ¨bre brasserie toujours debout, pourvue d'une vaste salle propice aux rÃ©unions politiques) par [[Adolf Hitler]] lui-mÃªme. Suite Ã  cette assemblÃ©e fondatrice, le [[Parti ouvrier allemand|DAP]] (''Deutsche Arbeiter Partei'', [[Parti ouvrier allemand]]) prendra dÃ©sormais le nom de [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands|NSDAP]] (''National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei'', [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]]) : le parti nazi est nÃ©. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1925]] (soit, plus de quatre ans aprÃ¨s, un [[Putsch de la Brasserie|coup d'Ã‰tat manquÃ©]] et plusieurs sÃ©jours en prison aprÃ¨s la proclamation initiale), [[Adolf Hitler]] publie ''[[Mein Kampf]]'' (''Mon Combat'') (Ã  la fois [[autobiographie]], [[idÃ©ologie]] et [[programme politique]]), ouvrage Ã©crit en prison, et qui deviendra le texte de rÃ©fÃ©rence du nazisme. La thÃ¨se selon laquelle le national-socialisme n'Ã©tait rien d'autre, en somme, qu'un ''hitlÃ©risme''&amp;lt;ref&amp;gt;[[Ian Kershaw]], ''Hitler'', tome 1, p. 210&amp;lt;/ref&amp;gt;, est fort discutÃ©e. NÃ©anmoins l'opportunisme politique sera, dÃ¨s le dÃ©but de sa carriÃ¨re, une constante dans les discours et Ã©crits d'[[Adolf Hitler]]. L'historien britannique [[Ian Kershaw]], auteur d'une [[biographie]] d'Hitler montre ainsi que l'apparition de certaines expressions ou concepts pourtant propres au discours hitlÃ©rien (par exemple le slogan ''[[Lebensraum]]'', soit : espace vital) sont assez tardives. Et c'est Hitler lui-mÃªme qui rappellera que ce n'est qu'en juin [[1919]] que les cours d'Ã©conomie de [[Gottfried Feder]] sur &amp;quot;l'esclavage par l'intÃ©rÃªt&amp;quot; fournirent le levier qui lui manquait pour animer un vÃ©ritable parti politique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citation &amp;quot;AprÃ¨s avoir Ã©coutÃ© le premier cours de Feder, l'idÃ©e me vint aussitÃ´t que j'avais trouvÃ© le chemin d'une condition essentielle pour la formation d'un nouveau parti.&amp;quot;[[Adolf Hitler]],[[Mein Kampf]], p. 208.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu aprÃ¨s l'accession d'Hitler Ã  la Chancellerie le {{date|30|janvier|1933}}, les autres partis politiques sont progressivement Ã©liminÃ©s ou interdits. Le [[14 juillet]] [[1933]], le NSDAP devient un parti unique en [[Allemagne]] et le restera jusqu'Ã  la chute du [[TroisiÃ¨me Reich]] en [[1945]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Stroop Report - Warsaw Ghetto Uprising 06b.jpg|thumb|[[Ghetto de Varsovie]], mai 1943]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les nazis, les pays et territoires [[germanophone]]s avaient vocation Ã  dominer le reste du [[monde (univers)|monde]]. Ils allÃ©guaient Ã  cette fin l'appartenance des peuples germaniques Ã  une &amp;quot;race supÃ©rieure&amp;quot;, les &amp;quot;indo-europÃ©ens &amp;quot; ''(Indo-Germanisch)'' ou encore &amp;quot;[[aryens]]&amp;quot;, dont auraient Ã©tÃ© issus tous les gÃ©nies de l'[[humanitÃ©]]. Les [[peuple]]s dÃ©sirant survivre devaient ainsi s'incliner devant la Â« race des seigneurs Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En consÃ©quence, cette idÃ©ologie, du reste clairement Ã©voquÃ©e dans [[Mein Kampf]], prÃ´ne le recours systÃ©matique Ã  la force. Pour Hitler, la [[diplomatie]] ou la [[nÃ©gociation]] ne sont que des leurres : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Les territoires opprimÃ©s [''c'est-Ã -dire les SudÃ¨tes et l'Autriche''] ne sont pas rÃ©incorporÃ©s Ã  la patrie commune par des protestations enflammÃ©es, mais par les coups victorieux qu'assÃ¨ne le glaive. Forger ce glaive, telle est la tÃ¢che de la politique intÃ©rieure du gouvernement; permettre au forgeron de travailler en toute sÃ©curitÃ© et de recruter des compagnons d'armes, telle est celle de la politique Ã©trangÃ¨re. Â»''&amp;lt;ref&amp;gt;''Mon Combat'', p. 314&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;''Naturellement, ces derniers ne manquÃ¨rent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais seulement avec la plume, comme il fallait s'y attendre, de la part de telles oies. Ã€ vrai dire, ils ne goÃ»taient pas du tout notre principe : {{Citation|Nous dÃ©fendre par la violence contre quiconque nous attaquerait par la violence.}}''&lt;br /&gt;
''Ils ne nous reprochaient pas seulement trÃ¨s Ã©nergiquement d'avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi de manquer de spiritualitÃ©.(â€¦) Leur lÃ¢chetÃ© congÃ©nitale ne les exposera jamais Ã  un tel danger. Car ils ne travaillent pas dans la mÃªlÃ©e bruyante, mais dans le silence du cabinet.'' (''Mon Combat'' p. 190)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis Ã©taient clairement [[XÃ©nophobie|xÃ©nophobes]], demandant par exemple Â« que tous les non Allemands Ã©tablis en Allemagne depuis le 2 aoÃ»t 1914 soient immÃ©diatement contraints de quitter le Reich Â», et que Â« tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Points 8 et 23 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils sâ€™opposaient Ã  la Â« conception [[MatÃ©rialisme|matÃ©rialiste]] du monde Â», et se revendiquant dâ€™un Â« [[Christianisme positif]] Â» &amp;lt;ref&amp;gt;Points 19 et 24 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le programme national-socialiste prÃ©tendait Ã©galement avoir une dimension sociale, symbolisÃ©e par le rouge dans le [[Croix gammÃ©e|drapeau nazi]], qu'il imposa Ã  l'[[Allemagne]]&amp;lt;ref&amp;gt;Dans ''[[Mein Kampf]]'', Hitler justifie le choix du [[rouge]] par le souci de ne pas laisser le monopole de cette couleur ardente au seul [[Parti communiste d'Allemagne|Parti communiste]]&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'aprÃ¨s les travaux de l'historien [[GÃ¶tz Aly]], les nazis tÃ©moignaient d'un rÃ©el souci des [[Couches populaires|classes populaires]]&amp;lt;ref&amp;gt;[[GÃ¶tz Aly]], ''Comment Hitler a achetÃ© les Allemands. Le III{{e}} Reich, une dictature au service du peuple'', Flammarion, 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt; : ils rÃ©organisent les professions, crÃ©ent des [[mutuelle]]s et des [[prestations sociales]], luttent contre le [[chÃ´mage]], favorisent des [[loisir]]s et des [[fÃªte]]s pour les couches populaires, etc. Pour Aly, c'est d'ailleurs lÃ  l'une des clÃ©s de la [[popularitÃ©]] du rÃ©gime. La tendance Â« socialisante Â» de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Ã€ ses dÃ©buts, [[Joseph Goebbels]] qualifiait ainsi le nazisme de {{Citation|[[bolchÃ©visme]] national}}. &lt;br /&gt;
Cependant, [[Adolf Hitler|Hitler]], par [[pragmatisme]] et [[opportunisme]] politique, sera conduit Ã  accepter les financements d'[[industriel]]s inquiÃ©tÃ©s par la montÃ©e du [[communisme]] et Ã  abandonner certaines revendications et Ã  Ã©liminer sans pitiÃ© les courants par trop Â« socialisants Â» (les frÃ¨res [[Gregor Strasser|Strasser]], [[RÃ¶hm]], etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:1933-may-10-berlin-book-burning.JPG|thumb|Des Ã©tudiants nazis [[autodafÃ©|brÃ»lent les livres proscrits]] en public le 10 mai 1933.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ©tend Ãªtre une idÃ©ologie [[Totalitarisme|totalitaire]], cherchant Ã  dominer et Ã  contrÃ´ler tous les aspects de la [[vie]] des [[citoyen]]s, embrigadÃ©s dÃ¨s l'[[enfance]] dans toutes sortes d'associations maÃ®trisÃ©es par le Parti qu'ils Ã©taient destinÃ©s Ã  servir : ''Napolas'', ''[[Jeunesses hitlÃ©riennes]]'', ''Association des jeunes filles allemandes'', ''Association des femmes allemandes'', ''Association des Allemands de l'Ã©tranger'', ''Secours populaire du parti nazi'', ''Secours d'Hiver du peuple allemand''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©gime nazi, proche du [[fascisme]], duquel il a pris le caractÃ¨re dÃ©monstratif que celui-ci a initiÃ©, assurant le [[Culte de la personnalitÃ©|culte du chef]] et le respect de la doctrine du Parti par l'usage systÃ©matique de mise en scÃ¨nes thÃ©Ã¢trales, et aussi de la [[violence]]. Le culte de la personnalitÃ© est sans doute un Ã©lÃ©ment central du nazisme, en ce qu'il permet au chef du mouvement d'exercer un pouvoir sans limite. Mais il s'inspire aussi du [[bolchÃ©visme]], adoptant le principe d'un [[parti unique]] constituÃ© de militants professionnels, parmi lesquels il recrute des [[milice]]s privÃ©es, les [[Sturmabteilung|SA]] et les [[Schutzstaffel|SS]], enfin en organisant la toute puissante [[Gestapo]] dÃ¨s la prise de pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nuremberg-1-.jpg|thumb|ProcÃ¨s des principaux dirigeants nazis, Nuremberg, 1946.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine nazie se fondait sur une classification [[race|raciale]] des [[homme]]s selon la {{Citation|qualitÃ© de leur [[sang]]}}. Les Tziganes, les Asiatiques et les Noirs Ã©taient classÃ©s au plus bas dans l'Ã©chelle des [[race]]s, juste avant les Juifs et aprÃ¨s les Slaves et les MÃ©diterranÃ©ens. Elle aboutit Ã  pousser les applications de l'[[eugÃ©nisme]] dans ses consÃ©quences extrÃªmes, en particulier l'expÃ©rience des ''[[lebensborn]]s'', et surtout la [[Shoah]].&lt;br /&gt;
Elle incitait Ã  expulser hors d'Allemagne les hommes des {{Citation|races infÃ©rieures}}, en particulier les [[Juif]]s envers lesquels elle a immÃ©diatement pris des mesures vexatoires, favorisant l'Ã©migration des plus riches et des plus dÃ©terminÃ©s vers d'autres pays, avant d'enfermer progressivement les autres dans des [[Camp de concentration|camps de concentration]], avec les opposants politiques et religieux et les ''asociaux'' de tous ordres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ian Kershaw, Â« Ã©tant donnÃ© sa nature, sa composition et ses forces dominantes, le mouvement nazi ne pouvait avoir quâ€™une conception du changement social nÃ©gative (liquidation des organisations de la classe ouvriÃ¨re, discrimination accrue contre les minoritÃ©s) Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 270.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Aryens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Allemagne nazie|nazis]] utilisÃ¨rent le terme d'''[[Race aryenne|Aryen]]'' pour dÃ©finir la [[race humaine]] qu'ils considÃ©raient la plus pure, la plus supÃ©rieure et la plus noble, qui Ã©tait appelÃ©e par certains scientifiques de cette Ã©poque ''race nordique''. Les idÃ©ologues nazis prÃ©tendaient que cette thÃ©orie aurait Ã©tÃ© confirmÃ©e par l'Histoire, l'expÃ©rience pratique, et les traits uniques de l'Aryen (notamment les cheveux [[blond (couleur)|blonds]] et les yeux bleus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Anti-Semitismus 1933.jpg|thumb|right|AntisÃ©mitisme en Allemagne en 1933. Sur la pancarte : ''Allemands, dÃ©fendez-vous ! N'achetez pas chez les Juifs !'' ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ´ne la supÃ©rioritÃ© de la &amp;quot;race aryenne&amp;quot; sur toutes les autres &amp;quot;races&amp;quot; humaines. &lt;br /&gt;
Ce qu'il nomme &amp;quot;race aryenne&amp;quot; est en fait une notion Ã  la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le &amp;quot;vÃ©ritable&amp;quot; aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique. La croyance commune fait correspondre Ã  l'image d'un homme pÃ¢le, blond aux yeux bleus et de culture germanique. En rÃ©alitÃ©, les critÃ¨res, bien que restreints, Ã©taient sensiblement plus larges (notamment au niveau des couleurs des yeux et des cheveux).&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s les dÃ©lires d' Hitler, cette race aryenne est l'unique source de tous les progrÃ¨s de l'HumanitÃ©. Seuls ceux qui ont une trace de sang aryen peuvent avoir du gÃ©nie. Les autres ne font qu'imiter voire, comme les Juifs, spolier ou dÃ©truire le gÃ©nie humain.&lt;br /&gt;
A ce titre, la race aryenne doit conserver la puretÃ© de son sang pour concentrer le gÃ©nie humain dans une race qui dominera le monde.&lt;br /&gt;
Pour la survie de l'HumanitÃ©, les nazis se doivent d'Ã©liminer les &amp;quot;races&amp;quot; et &amp;quot;peuples infÃ©rieurs&amp;quot; qui en polluant la gÃ©nÃ©tique humaine, l'amÃ¨nent Ã  sa perte.&lt;br /&gt;
Les nazis classÃ¨rent ainsi les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les &amp;quot;races Ã  Ã©duquer&amp;quot; (les Latins, les Japonais par exemple), les &amp;quot;races Ã  rÃ©duire en servitude&amp;quot; (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) et les &amp;quot;races Ã  exterminer&amp;quot; (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== HiÃ©rarchie des Â« races Â» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine raciale nazie se basait surtout sur lâ€™Å“uvre dâ€™[[Hans GÃ¼nther]], professeur de Â« science raciale Â» Ã  lâ€™UniversitÃ© d'[[IÃ©na]] dont les idÃ©es Ã©taient fortement soutenues par le gouvernement allemand&amp;lt;ref&amp;gt;[[George L. Mosse]], ''Nazi Culture; Intellectual, Cultural, and Social Life in the Third Reich'', Schocken Books, New York, 1981, p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon GÃ¼nther tous les Aryens partagent un type nordique idÃ©al qui crÃ©e un contraste avec les Juifs, qui constituent plutÃ´t un mÃ©lange de plusieurs races. La lignÃ©e gÃ©nÃ©alogique, les mesures anthropologiques de crÃ¢nes et les Ã©valuations de lâ€™apparence physique Ã©taient tous des outils utiles Ã  la dÃ©termination de la race. Pour Gunther, mÃªme si lâ€™apparence physique Ã©tait la chose observÃ©e, Â« le corps est lâ€™enveloppe de lâ€™Ã¢me Â» et Â« lâ€™Ã¢me est primaire. Â» Toutefois dans la doctrine raciale nazie les catÃ©gories de Â« sang allemand Â» et de Â« sang Ã©tranger Ã  lâ€™espÃ¨ce Â» ne furent jamais clairement dÃ©finies, et entre le pÃ´le aryen et le pÃ´le juif se trouvait toute une nÃ©buleuse de races quâ€™il Ã©tait parfois malaisÃ© de situer sur une Ã©chelle. Concernant les races europÃ©ennes Gunther les divisait en race nordique (nord de l'Europe), mÃ©diterranÃ©enne (sud de l'Europe et Afrique du Nord), dinarique (Balkans), alpine et est-baltique&amp;lt;ref&amp;gt;Hans GÃ¼nther, ''Les peuples de l'Europe (1927)'', Editions du Lore, 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alfred Rosenberg]], thÃ©oricien du nazisme dont l'influence fut Ã©galement importante, qui dÃ©veloppa ses thÃ©ories raciales et anti-chrÃ©tienne dans ''[[Le Mythe du vingtiÃ¨me siÃ¨cle]]'' ([[1930]]), oÃ¹ il rÃ©duit lâ€™histoire Ã  une lutte des races et met en valeur lâ€™homme nordique menacÃ© par le mÃ©tissage, les juifs et les valeurs judÃ©o-chrÃ©tiennes, considÃ©rait Ã©galement les [[BerbÃ¨res]] d'[[Afrique du Nord]] comme descendants des peuples Aryens atlanto-nordiques : Â« Les [[BerbÃ¨res]], dont une partie conservent encore la peau claire et souvent mÃªme les yeux bleus, ne remontent pas aux raids ultÃ©rieurs des Vandales, mais bien Ã  la trÃ¨s ancienne vague atlanto nordique. De nombreux chasseurs [[Kabyles]], par exemple, sont aujourd'hui encore irrÃ©futablement d'origine nordique Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Alfred Rosenberg, ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', Deterna, 2005 (rÃ©Ã©dition 1930), ISBN 2-913044-21-2, p. 42.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moyens utilisÃ©s ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Buchenwald Slave Laborers Liberation.jpg|thumb|LibÃ©ration du camp de Buchenwald, 16 avril 1945]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis stÃ©rilisÃ¨rent ou emprisonnÃ¨rent aussi ceux qu'ils considÃ©raient comme malades, ou ceux qui Ã©taient considÃ©rÃ©s comme atteints de maladies hÃ©rÃ©ditaires ([[cÃ©citÃ©]], [[alcoolisme]], [[schizophrÃ©nie]], etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particuliÃ¨re des thÃ©ories [[eugÃ©nisme|eugÃ©niques]] du Britannique [[Francis Galton]] (cf. [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]). &lt;br /&gt;
En septembre 1939 Hitler donna son assentiment Ã  la mise en Å“uvre d'un programme d'euthanasie, sans distinction d'Ã¢ge, des personnes handicapÃ©es ou atteintes de certaines maladies incurables. Ce programme appelÃ© [[Aktion T4]] fut menÃ© par un petit nombre d'hommes triÃ©s sur le volet et sous le contrÃ´le de mÃ©decins. Au total environ 100000 personnes en furent victimes entre 1940 et 1945.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.yanous.com/news/focus/focus051118.html&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/euthanasie.htm&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis Ã©liminÃ¨rent selon des procÃ©dÃ©s systÃ©matiques et par cercles concentriques entre 5 et 6 millions de Juifs (notamment, mais pas uniquement, Ã  l'aide de [[chambre Ã  gaz|chambres Ã  gaz]]) ainsi que de nombreux Tziganes, entre {{formatnum:500000}} et 1 million dont {{formatnum:23000}} ont Ã©tÃ© recensÃ©s dans le seul camp d'[[Auschwitz]]. Ils stÃ©rilisÃ¨rent aussi {{formatnum:400000}} Allemands et incarcÃ©rÃ¨rent tous les opposants au pouvoir dans des [[camp de concentration|camps de concentration]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'extermination des Juifs est appelÃ©e la [[Shoah]], ce qui signifie &amp;quot;catastrophe&amp;quot; en hÃ©breu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction entre fascisme et nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã  sourcer|date=juin 2009}}&lt;br /&gt;
Deux interprÃ©tations chez les historiens :  &lt;br /&gt;
* le [[nazisme]] est un systÃ¨me totalitaire spÃ©cifique, essentiellement [[raciste]] et [[antisÃ©mite]]; et fortement opposÃ© au [[judÃ©o-christianisme]].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* le nazisme est une variÃ©tÃ© (parmi d'autres) de fascisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''[[fascisme]]'' et ''totalitarisme'' reposent souvent sur des dÃ©finitions floues. Ils restent mal dÃ©finis et il n'y a pas de consensus d'historiens sur leur utilisation. D'aucuns les rÃ©cusent totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'origine, le fascisme avait pour but l'Ã©dification d'un Ã‰tat fort, base d'un nouvel Empire, vÃ©ritable &amp;quot;but&amp;quot; ultime, alors que le nazisme voyait dans l'Ã‰tat le &amp;quot;moyen&amp;quot; de mettre en Å“uvre la politique raciale et de domination mondiale de la nation allemande. Le fasciste mourait pour l'[[Italie]], le nazi pour la ''race aryenne''. La [[Seconde Guerre mondiale]] n'est donc pas un conflit de nations, Ã  l'instar de la premiÃ¨re, mais un conflit de ''visions du monde''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pratique, [[Benito Mussolini|Mussolini]] enfermait et persÃ©cutait ses opposants, mais ne se livra pas Ã  une politique d'extermination sur des bases culturelles et religieuses, alors que l'idÃ©ologie nazie organisait un systÃ¨me de dÃ©portations des &amp;quot;indÃ©sirables&amp;quot;. D'abord et principalement les [[juifs]], qui tous devaient Ãªtre Ã©liminÃ©s, adultes comme enfants. Hitler avait dÃ©crÃ©tÃ© que tous devaient disparaÃ®tre en vertu d'une purification de [[l'Europe]] planifiÃ©e &amp;quot;scientifiquement&amp;quot;, c'est-Ã -dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les thÃ©ories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur Ã©limination, non leur rÃ©duction en tant qu'ennemiÂ·eÂ·s. D'autres groupes sociaux subirent les dÃ©portations et les persÃ©cutions : communistes et autres marxistes, tsiganes, handicapÃ©s mentaux, asociaux, homosexuels, catholiques, protestants, TÃ©moins de JÃ©hovah... Les [[camps d'extermination]] tels [[Auschwitz]], [[Treblinka]], [[MaÃ¯danek]], furent construits ou transformÃ©s Ã  des fins d'exterminations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'[[Ã‰tat totalitaire]] est forgÃ© par le philosophe et thÃ©oricien du [[fascisme italien]], [[Giovanni Gentile]], qui Ã©crivait les textes de Mussolini ayant un contenu thÃ©orique. L'Ã‰tat totalitaire doit prendre le contrÃ´le de la sociÃ©tÃ© tout entiÃ¨re et de tous ses secteurs, jusqu'Ã  faire disparaÃ®tre celle-ci, englobÃ©e dans l'Ã‰tat, devenu &amp;quot;total&amp;quot;. On ne peut donc exclure le fascisme du systÃ¨me des Ã‰tats totalitaires, qu'il invente au contraire. Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par [[Benito Mussolini|Mussolini]] ([[Marche sur Rome]], 1922) invente un nouveau mode d'Ã‰tat prÃ©cisÃ©ment, en pratique et en thÃ©orie. Il en fait la thÃ©orie et le rÃ©alise en vue de constituer un Empire, supposÃ© faire renaÃ®tre l'[[Empire romain]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Invention que Hitler recueillera et dÃ©veloppera, en prÃ©parant la guerre en Europe, dans le but de crÃ©er un nouvel Empire europÃ©en, le &amp;quot;Reich de 1000 ans&amp;quot;. L'exploitation du mythe du Â« danger juif Â» (complot mondial en parallÃ¨le et/ou alliance avec le communisme international) sera reprise. On diffusera systÃ©matiquement un faux, fabrication de la police secrÃ¨te du Tsar, les ''[[Protocoles des Sages de Sion]]'' , supposÃ© rÃ©vÃ©ler un &amp;quot;complot juif mondial&amp;quot;. Adolf Hitler mentionnera cette lecture dans Mein Kampf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'antisÃ©mitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et antisÃ©mite, et la dÃ©cision en vue de l'Ã©limination des juifs, et le recours Ã  un plan d'extermination. La planification et l'organisation systÃ©matiques sont une spÃ©cificitÃ© nazie, et n'appartiennent ni au fascisme italien, ni aux divers fascismes qui apparurent en Europe. La diversitÃ© des expressions portent souvent Ã  confusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources du nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines et les sources d'inspiration du nazisme sont extrÃªmement diverses. Ainsi, pÃªle-mÃªle sont reprises dans l'idÃ©ologie nazie&amp;lt;ref&amp;gt;[[Michel Mourre]], ''Dictionnaire d'Histoire Universelle'', 1968.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©ologies nationalistes allemandes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de la [[Grande Allemagne]] empruntÃ©e aux libÃ©raux du &amp;quot;[[printemps des peuples]]&amp;quot; de [[1848]] et [[Pangermanisme|pangermanistes]] ultÃ©rieurs du {{s-|XIX|e}}.&lt;br /&gt;
* le nationalisme xÃ©nophobe des patriotes de [[1813]] comme [[Arndt]] et [[Friedrich Ludwig Jahn]]&amp;lt;ref&amp;gt;Peter Viereck Ã©crit ainsi dans ''Conservatism Revisited'' page 70: &amp;quot;Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* l'aspiration Ã  un &amp;quot;christianisme allemand&amp;quot; par [[Paul de Lagarde]].&lt;br /&gt;
* les tendances protectionnistes et autarciques en Ã©conomie chÃ¨res Ã  [[Fichte]] et [[Friedrich List]].&lt;br /&gt;
* le neo-paganisme allemand par haine du catholicisme romain, surtout incarnÃ© par les opÃ©ras de [[Richard Wagner]] vÃ©ritable liturgie nationale.&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e d'un socialisme allemand Ã©laborÃ©e par [[Werner Sombart]] et [[Spengler]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le socialisme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article dÃ©taillÃ©|National-socialisme et socialisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question des relations ou d'une parentÃ© entre le national-socialisme et le [[socialisme]], a Ã©tÃ© soulevÃ©e trÃ¨s tÃ´t, et suscitÃ© des polÃ©miques. Dans les annÃ©es 1940, l'Ã©conomiste [[Friedrich Hayek]] attribue des racines en partie socialistes au nazisme. Au contraire, le [[thÃ©oricien]] [[marxiste]] [[Georges Politzer]] explique que le rÃ©gime nazi se base sur l'idÃ©ologie de la Â« race Â», abolissant la notion de [[Classe sociale|classe]] indissociable du marxisme. La question rebondit avec des travaux contemporains controversÃ©s, comme ceux de l'historien [[Ernst Nolte]] ou [[Jean-FranÃ§ois Revel]], alors que pour l'historien [[Ian Kershaw]], le nazisme fait partie des Â« mouvements extrÃ©mistes antisocialistes Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des mouvements socialistes ont Ã©tÃ© rÃ©primÃ©s par le nazisme, les ouvrages des auteurs socialistes Ã©taient brÃ»lÃ©s lors des [[autodafÃ©]]s nazis, et les divers courants socialistes ont Ã©tÃ© trÃ¨s actifs dans la [[rÃ©sistance allemande au nazisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Des idÃ©es philosophiques du XIXe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de la force est propagÃ© dans les universitÃ©s par [[Heinrich von Treitschke]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autour de Nietzsche ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Ã  tort que l'on rattache Nietzsche au nazisme. Celui-ci n'a cessÃ©, toujours avec la mÃªme ferveur de manifester son Ã©cÅ“urement Ã  l'encontre de l'antisÃ©mitisme. C'est Ã  son insu, pendant ses derniÃ¨res annÃ©es de vie, malade; que sa sÅ“ur, [[Elisabeth FÃ¶rster-Nietzsche]] mariÃ©e Ã  [[Bernhard FÃ¶rster]], pour laquelle il exprimait Ã©galement un grand mÃ©pris suite Ã  son mariage avec un antisÃ©mite ayant tentÃ© de fonder une nation arienne au Paraguay ; trafiqua son Å“uvre et composa ''La VolontÃ© de Puissance''. Elle en fit ce qui devait devenir plus tard une arme de propagande pour le rÃ©gime nazi. Elle eut recours Ã  un vÃ©ritable travail de falsification, et de dÃ©coupage, allant jusqu'Ã  retirer les passages la concernant personnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, encore aujourd'hui, les Ã©crits de Nietzsche sont sujets Ã  la controverse, souvent par mÃ©comprÃ©hension ou interprÃ©tation douteuse. La critique la plus commune se rapportant au nazisme est celle qui consiste Ã  dire que Nietzsche incitait Ã  la haine contre le juif, de par les critiques qu'il peut faire Ã  l'Ã©gard du prÃªtre, &amp;quot;les juifs, ce peuple de prÃªtres&amp;quot;. Or il ne condamne ici nullement les juifs mais bien les mÃ©thodes du prÃªtre, peu importe ses origines (cf GÃ©nÃ©alogie de la morale, III{{e}} traitÃ© et la fin  d'  &amp;quot;Ainsi parlait Zarathoustra&amp;quot; en rÃ©fÃ©rence au dernier Pape). Au banc des accusÃ©s, son idÃ©e du surhomme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d'informations, se reporter Ã  cette partie de l'article sur le philosophe, au sujet des falsifications auxquelles son Å“uvre a pu Ãªtre exposÃ©e : [[Friedrich Nietzsche#Les falsifications|Les falsifications nazies de l'Å“uvre de Nietzsche]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons enfin que les nazis ne furent pas les seuls Ã  falsifier la philosophie de Nietzsche. Encore aujourd'hui, elle se prÃªte Ã  toutes les interprÃ©tations et trouve sa place dans tous les discours, de la caricature Ã  l'appropriation la plus totale. Par respect, il s'impose de prendre clairement connaissance du corpus NietzschÃ©en avant toute interprÃ©tation douteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©es racistes dÃ©veloppÃ©es antÃ©rieurement en Allemagne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'affirmation de la supÃ©rioritÃ© du peuple aryen et tout mÃ©tissage comme dÃ©gÃ©nÃ©rateur de celui-ci chez [[Gobineau]] et [[Houston Chamberlain]].&lt;br /&gt;
* les thÃ©ories eugÃ©niques de [[Vacher de Lapouge]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de l'Allemagne comme dernier refuge du Â« peuple [[aryen]] Â», Ã©mise par [[Ludwig Geiger]] et imposÃ©e par [[Karl Penka]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e antisÃ©mite de Â« juifs voulant contrÃ´ler le monde Â» (soit par le [[communisme]], soit par le capitalisme) thÃ¨se du faux [[Protocoles des Sages de Sion]] rÃ©digÃ© par [[Mathieu Golovinski]]. &lt;br /&gt;
* le [[darwinisme social]] de [[Herbert Spencer]] donnant le droit du plus fort Ã  l'Ã©radication du plus faible comme naturel et transposable Ã  la sociÃ©tÃ© humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idÃ©es [[nationalistes]] et [[racistes]] vont se retrouver dans les idÃ©es colportÃ©es par les mouvements ''[[vÃ¶lkisch]]'' qui vont fleurir en Allemagne Ã  la fin du {{s-|XIX|e}} et au dÃ©but du {{s-|XX|e}}. En rÃ©pandant en Allemagne des idÃ©es [[ultra-nationalistes]] et racistes, ces mouvements ont fait le lit du National-socialisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nazisme et homosexualitÃ© ==&lt;br /&gt;
{{article dÃ©taillÃ©|Discrimination et dÃ©portation des homosexuels sous l'Allemagne nazie}}&lt;br /&gt;
DiffÃ©rents auteurs considÃ¨rent que l'idÃ©ologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguÃ«s avec l'[[homosexualitÃ©]], sa fascination pour Â« l'homme nouveau Â» aurait Ã©tÃ© teintÃ©e d'[[homoÃ©rotisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, [[LÃ©on Poliakov]] a affirmÃ©:&lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'art nazi s'avÃ¨re Ãªtre une des clefs d'analyse et de comprÃ©hension du rÃ©gime national-socialiste. Il permet en effet d'apprÃ©hender la fascination exercÃ©e par l'homosexualitÃ© sur les nazis et son retournement en une impitoyable persÃ©cution. L'homoÃ©rotisme est plus que suggÃ©rÃ© par l'art nazi qui prÃ´ne le culte du corps masculin&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.triangles-roses.org/fascination.htm ''De la fascination Ã  la persÃ©cution'' par Blaise NoÃ«l]&amp;lt;/ref&amp;gt;.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce thÃ¨me est Ã©galement abordÃ© par [[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]] :&lt;br /&gt;
{{citation bloc |La nazisme se distingue par une inclinaison pÃ©dÃ©rastique trÃ¨s prononcÃ©e qui a toujours Ã©tÃ© en honneur chez les Allemands et que les traditions militaires ont exaltÃ©e; l'austÃ©ritÃ© spartiate, la nuditÃ© grecque, la gymnosophie furent, au XIXe siÃ¨cle, les formes classiques du dÃ©lire allemand. L'athlÃ¨te hitlÃ©rien du XXe siÃ¨cle est habillÃ©, armÃ©, sanglÃ©, bottÃ©, casquÃ©, dÃ©corÃ©, mais l'inclinaison homosexuelle est plus forte que jamais. Tout l'indique : l'Ã©talage de la force brutale et l'idÃ´latrie du muscle, des pectoraux de gladiateur sous les baudriers Ã©blouissants, la folie des uniformes qui fascinÃ¨rent jadis la France vaincue comme la fascinÃ¨rent les beaux barbares blonds.&lt;br /&gt;
|[[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]], ''Une monstrueuse apothÃ©ose'', in ''Quel Corps ?'',  Ã©d. Passion, 1986, p.42&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les persÃ©cutions nazies contre les homosexuels commenceront dÃ¨s 1933, les peines prÃ©vues contre eux par le [[paragraphe 175]] du code pÃ©nal allemand seront doublÃ©es en 1935, et {{formatnum:50000}} d'entre eux seront mis en prison tandis que {{formatnum:15000}} autres seront dÃ©portÃ©s dans les camps de concentration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages parmi lesquels le nazisme a puisÃ© ses racines &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Arthur de Gobineau]], ''Essai sur l'inÃ©galitÃ© des races humaines'' ([[1855]])&lt;br /&gt;
* [[Houston Stewart Chamberlain]], ''GenÃ¨se du {{s-|XIX|e}}'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Georges Vacher de Lapouge]], ''l'Aryen et son rÃ´le social'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Madison Grant]], ''Le dÃ©cÃ¨s de la grande race'' ([[1916]])&lt;br /&gt;
* [[Hans Friedrich Karl GÃ¼nther]], ''Rassenkunde des deutschen Volkes'' ([[1922]]) et ''Rassenkunde Europas'' ([[1924]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages des thÃ©oriciens du III{{Ã¨me}} Reich&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]], ''Mein Kampf'', ([[1924]])&lt;br /&gt;
* [[Dietrich Eckart]], ''Ein VermÃ¤chtnis'', ([[1928]])&lt;br /&gt;
* [[Richard Walther DarrÃ©]], ''Das Bauerntum als Lebensquell der Nordischen Rasse'' ([[1929]])&lt;br /&gt;
* [[Alfred Rosenberg]], ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', ([[1930]])&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]], ''Wesen und Gestalt des Nationalsozialismus'', ([[1934]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir aussi [[Pangermanisme]], [[Nihilisme]] allemand, [[Mysticisme nazi]].)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fascisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== IdÃ©ologie ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ThÃ©ories du fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[AntisÃ©mitisme]]&lt;br /&gt;
* [[Fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[Mysticisme nazi]]&lt;br /&gt;
* [[National-socialisme et socialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Nationalisme]]&lt;br /&gt;
* [[NÃ©o-nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Pangermanisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racisme]]&lt;br /&gt;
* [[Totalitarisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Histoire ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]]&lt;br /&gt;
* [[AutodafÃ©#Nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Chronologie du TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
* [[Collaboration dans l'Europe occupÃ©e par les nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Croix gammÃ©e]]&lt;br /&gt;
* [[Heinrich Himmler]]&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]]&lt;br /&gt;
* [[Parti ouvrier allemand]] (DAP, premier nom du NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]] (NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[RÃ©seaux dâ€™exfiltration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'encontre des nazis : &lt;br /&gt;
* [[RÃ©sistance allemande au nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Liste de rÃ©sistants allemands au nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les crimes du nazisme ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Shoah]]&lt;br /&gt;
* [[Camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Liste des camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[SystÃ¨me de marquage nazi des prisonniers]]&lt;br /&gt;
* [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Porajmos]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, Thierry Feral, Michel Gillet, J. Maucourant, ''Penser le nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, ''Les Savants fous. Au-delÃ  de l'Allemagne nazie'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Thierry Feral avec post face de Hanania Alain Amar, ''Suisse et nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2005.&lt;br /&gt;
* [[Hannah Arendt]], ''[[Les Origines du totalitarisme]]''.&lt;br /&gt;
* [[Pierre AyÃ§oberry]], ''La Question nazie, Les interprÃ©tations du national-socialisme, 1922-1975'', Seuil, coll. Â« Points Histoire Â», 1979, 314 p.&lt;br /&gt;
* [[Daniel GuÃ©rin]], ''La Peste brune'', [[Ã©ditions Spartacus]], 1996. &lt;br /&gt;
* [[Friedrich Hayek]], ''[[La Route de la servitude]]''.&lt;br /&gt;
* [[Ian Kershaw]], ''Qu'est-ce que le nazisme ?'', Folio histoire, rÃ©Ã©dition 2003.&lt;br /&gt;
* [[Nicos Poulantzas]], ''Fascisme et dictature. La III{{e}} Internationale face au fascisme'', Paris, 1970.&lt;br /&gt;
* [[Enzo Traverso]], ''Le Totalitarisme. Le {{s-|XX|e}} en dÃ©bat'', Points, Le Seuil, Paris, 2001.&lt;br /&gt;
* [[Franz Leopold Neumann|Franz Neumann]],  ''BÃ©hÃ©moth. Structure et pratique du national-socialisme - 1933-1945'', traduit de l'anglais par Gilles DauvÃ© et Jean-Louis Boireau, Paris, Payot, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
{{Autres projets&lt;br /&gt;
| wikiquote   = Nazisme&lt;br /&gt;
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* [http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/nazisme.hitler.1933.html Textes sur le nazisme(idÃ©ologies...)], Cliotexte.&lt;br /&gt;
* [http://www.phdn.org/histgen/nazisme/leon2001/ Â« Le nazisme : controverses et interprÃ©tations Â»] par Enrique Leon, 2001.&lt;br /&gt;
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[[sl:Nacionalsocializem]]&lt;br /&gt;
[[sr:ÐÐ°Ñ†Ð¸Ð·Ð°Ð¼]]&lt;br /&gt;
[[sv:Nazism]]&lt;br /&gt;
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[[uk:ÐÐ°Ñ†Ñ–Ð¾Ð½Ð°Ð»-ÑÐ¾Ñ†Ñ–Ð°Ð»Ñ–Ð·Ð¼]]&lt;br /&gt;
[[vo:NetasogÃ¤dim]]&lt;br /&gt;
[[war:Nazismo]]&lt;br /&gt;
[[yi:× ××¦×™×–×]]&lt;br /&gt;
[[zh:çº³ç²¹ä¸»ä¹‰]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette article est issue essentiellement de l'encyclopÃ©die participative Wikipedia.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49533</id>
		<title>Nazisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49533"/>
				<updated>2010-07-17T15:44:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Des idées philosophiques du {{s-|XIX|e}} */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{semi-protection}}&lt;br /&gt;
[[Image:Nazi Swastika.svg|thumb|right|180px|Symbole du nazisme, le drapeau du [[NSDAP]], puis du [[TroisiÃ¨me Reich]] a Ã©tÃ© dessinÃ© par [[Adolf Hitler]].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''nazisme''' ou '''national-socialisme''' est l'[[idÃ©ologie]] [[politique]] du [[Parti nazi|NSDAP]], [[parti politique]] fondÃ© en [[Allemagne]] en [[1920]]. Cette vision du monde divisait hiÃ©rarchiquement [[Race humaine|l'espÃ¨ce humaine en races]], hiÃ©rarchie au sommet de laquelle se situait la Â« [[race aryenne]] Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que sujet de science politique, la dÃ©finition du nazisme divise les historiens. En particulier, reste ouverte la question de savoir si le nazisme ne fut que l'une des formes du [[fascisme]] ou, parce qu'ayant fait du [[racisme]] une [[doctrine]] d'[[Ã‰tat]], le nazisme doit Ãªtre considÃ©rÃ© comme un phÃ©nomÃ¨ne historique unique. En effet, l'[[antisÃ©mitisme]] officiel du rÃ©gime nazi, dÃ¨s [[1933]], et la persÃ©cution des opposants, des homosexuels, des gitans, etc., se concrÃ©tisera par l'installation dÃ¨s 1933 des premiers [[camp de concentration|camps de concentration]] en [[Allemagne]]. Cette politique ne fera que s'amplifier jusqu'Ã  1945. Ce sont ainsi plus de dix millions de personnes qui pÃ©riront dans les camps de concentration et d'extermination nazis, dont une majoritÃ© de Juifs (voir [[Shoah]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Reichsparteitag 1935.jpg|thumb|250px|En 1935, appel de soldats allemands faisant partie de la [[Sturmabteilung|SA]], de la [[Schutzstaffel|SS]] ou de la [[Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps|NSKK]]. Photo prise Ã  Nuremberg le 9 novembre 1935.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PrÃ©sentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acronyme nazisme est la contraction de national-socialisme (''Nationalsozialismus'' en [[allemand]]). En effet, le Â« national-socialisme Â» se veut distinct du socialisme international, c'est-Ã -dire des mouvements socialistes [[Internationalisme|internationalistes]], d'inspiration [[Marxisme|marxiste]] ou non, tels que l'[[Internationale ouvriÃ¨re socialiste|Internationale socialiste]] ou l'[[Internationale communiste]], dont la vocation Â« antipatriotique Â» Ã©tait Ã  l'opposÃ© du nationalisme pangermaniste hitlÃ©rien. L'idÃ©ologie nazie se distingue Ã©galement d'autres doctrines nationalistes de l'Ã©poque comme, en [[France]], le socialisme national de   [[Maurice BarrÃ¨s]], qui disait combiner [[nationalisme]] et Â« [[socialisme]] Â», mais rejetait les thÃ©ories racistes du nazisme allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  fameux ''[[Programme en 25 points]]'', programme politique du nazisme, fut exposÃ© pour la premiÃ¨re fois dans une rÃ©union publique le {{date|24|fÃ©vrier|1920}} Ã  la [[HofbrÃ¤uhaus]] de [[Munich]] (cÃ©lÃ¨bre brasserie toujours debout, pourvue d'une vaste salle propice aux rÃ©unions politiques) par [[Adolf Hitler]] lui-mÃªme. Suite Ã  cette assemblÃ©e fondatrice, le [[Parti ouvrier allemand|DAP]] (''Deutsche Arbeiter Partei'', [[Parti ouvrier allemand]]) prendra dÃ©sormais le nom de [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands|NSDAP]] (''National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei'', [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]]) : le parti nazi est nÃ©. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1925]] (soit, plus de quatre ans aprÃ¨s, un [[Putsch de la Brasserie|coup d'Ã‰tat manquÃ©]] et plusieurs sÃ©jours en prison aprÃ¨s la proclamation initiale), [[Adolf Hitler]] publie ''[[Mein Kampf]]'' (''Mon Combat'') (Ã  la fois [[autobiographie]], [[idÃ©ologie]] et [[programme politique]]), ouvrage Ã©crit en prison, et qui deviendra le texte de rÃ©fÃ©rence du nazisme. La thÃ¨se selon laquelle le national-socialisme n'Ã©tait rien d'autre, en somme, qu'un ''hitlÃ©risme''&amp;lt;ref&amp;gt;[[Ian Kershaw]], ''Hitler'', tome 1, p. 210&amp;lt;/ref&amp;gt;, est fort discutÃ©e. NÃ©anmoins l'opportunisme politique sera, dÃ¨s le dÃ©but de sa carriÃ¨re, une constante dans les discours et Ã©crits d'[[Adolf Hitler]]. L'historien britannique [[Ian Kershaw]], auteur d'une [[biographie]] d'Hitler montre ainsi que l'apparition de certaines expressions ou concepts pourtant propres au discours hitlÃ©rien (par exemple le slogan ''[[Lebensraum]]'', soit : espace vital) sont assez tardives. Et c'est Hitler lui-mÃªme qui rappellera que ce n'est qu'en juin [[1919]] que les cours d'Ã©conomie de [[Gottfried Feder]] sur &amp;quot;l'esclavage par l'intÃ©rÃªt&amp;quot; fournirent le levier qui lui manquait pour animer un vÃ©ritable parti politique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citation &amp;quot;AprÃ¨s avoir Ã©coutÃ© le premier cours de Feder, l'idÃ©e me vint aussitÃ´t que j'avais trouvÃ© le chemin d'une condition essentielle pour la formation d'un nouveau parti.&amp;quot;[[Adolf Hitler]],[[Mein Kampf]], p. 208.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu aprÃ¨s l'accession d'Hitler Ã  la Chancellerie le {{date|30|janvier|1933}}, les autres partis politiques sont progressivement Ã©liminÃ©s ou interdits. Le [[14 juillet]] [[1933]], le NSDAP devient un parti unique en [[Allemagne]] et le restera jusqu'Ã  la chute du [[TroisiÃ¨me Reich]] en [[1945]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Stroop Report - Warsaw Ghetto Uprising 06b.jpg|thumb|[[Ghetto de Varsovie]], mai 1943]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les nazis, les pays et territoires [[germanophone]]s avaient vocation Ã  dominer le reste du [[monde (univers)|monde]]. Ils allÃ©guaient Ã  cette fin l'appartenance des peuples germaniques Ã  une &amp;quot;race supÃ©rieure&amp;quot;, les &amp;quot;indo-europÃ©ens &amp;quot; ''(Indo-Germanisch)'' ou encore &amp;quot;[[aryens]]&amp;quot;, dont auraient Ã©tÃ© issus tous les gÃ©nies de l'[[humanitÃ©]]. Les [[peuple]]s dÃ©sirant survivre devaient ainsi s'incliner devant la Â« race des seigneurs Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En consÃ©quence, cette idÃ©ologie, du reste clairement Ã©voquÃ©e dans [[Mein Kampf]], prÃ´ne le recours systÃ©matique Ã  la force. Pour Hitler, la [[diplomatie]] ou la [[nÃ©gociation]] ne sont que des leurres : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Les territoires opprimÃ©s [''c'est-Ã -dire les SudÃ¨tes et l'Autriche''] ne sont pas rÃ©incorporÃ©s Ã  la patrie commune par des protestations enflammÃ©es, mais par les coups victorieux qu'assÃ¨ne le glaive. Forger ce glaive, telle est la tÃ¢che de la politique intÃ©rieure du gouvernement; permettre au forgeron de travailler en toute sÃ©curitÃ© et de recruter des compagnons d'armes, telle est celle de la politique Ã©trangÃ¨re. Â»''&amp;lt;ref&amp;gt;''Mon Combat'', p. 314&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;''Naturellement, ces derniers ne manquÃ¨rent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais seulement avec la plume, comme il fallait s'y attendre, de la part de telles oies. Ã€ vrai dire, ils ne goÃ»taient pas du tout notre principe : {{Citation|Nous dÃ©fendre par la violence contre quiconque nous attaquerait par la violence.}}''&lt;br /&gt;
''Ils ne nous reprochaient pas seulement trÃ¨s Ã©nergiquement d'avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi de manquer de spiritualitÃ©.(â€¦) Leur lÃ¢chetÃ© congÃ©nitale ne les exposera jamais Ã  un tel danger. Car ils ne travaillent pas dans la mÃªlÃ©e bruyante, mais dans le silence du cabinet.'' (''Mon Combat'' p. 190)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis Ã©taient clairement [[XÃ©nophobie|xÃ©nophobes]], demandant par exemple Â« que tous les non Allemands Ã©tablis en Allemagne depuis le 2 aoÃ»t 1914 soient immÃ©diatement contraints de quitter le Reich Â», et que Â« tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Points 8 et 23 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils sâ€™opposaient Ã  la Â« conception [[MatÃ©rialisme|matÃ©rialiste]] du monde Â», et se revendiquant dâ€™un Â« [[Christianisme positif]] Â» &amp;lt;ref&amp;gt;Points 19 et 24 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le programme national-socialiste prÃ©tendait Ã©galement avoir une dimension sociale, symbolisÃ©e par le rouge dans le [[Croix gammÃ©e|drapeau nazi]], qu'il imposa Ã  l'[[Allemagne]]&amp;lt;ref&amp;gt;Dans ''[[Mein Kampf]]'', Hitler justifie le choix du [[rouge]] par le souci de ne pas laisser le monopole de cette couleur ardente au seul [[Parti communiste d'Allemagne|Parti communiste]]&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'aprÃ¨s les travaux de l'historien [[GÃ¶tz Aly]], les nazis tÃ©moignaient d'un rÃ©el souci des [[Couches populaires|classes populaires]]&amp;lt;ref&amp;gt;[[GÃ¶tz Aly]], ''Comment Hitler a achetÃ© les Allemands. Le III{{e}} Reich, une dictature au service du peuple'', Flammarion, 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt; : ils rÃ©organisent les professions, crÃ©ent des [[mutuelle]]s et des [[prestations sociales]], luttent contre le [[chÃ´mage]], favorisent des [[loisir]]s et des [[fÃªte]]s pour les couches populaires, etc. Pour Aly, c'est d'ailleurs lÃ  l'une des clÃ©s de la [[popularitÃ©]] du rÃ©gime. La tendance Â« socialisante Â» de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Ã€ ses dÃ©buts, [[Joseph Goebbels]] qualifiait ainsi le nazisme de {{Citation|[[bolchÃ©visme]] national}}. &lt;br /&gt;
Cependant, [[Adolf Hitler|Hitler]], par [[pragmatisme]] et [[opportunisme]] politique, sera conduit Ã  accepter les financements d'[[industriel]]s inquiÃ©tÃ©s par la montÃ©e du [[communisme]] et Ã  abandonner certaines revendications et Ã  Ã©liminer sans pitiÃ© les courants par trop Â« socialisants Â» (les frÃ¨res [[Gregor Strasser|Strasser]], [[RÃ¶hm]], etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:1933-may-10-berlin-book-burning.JPG|thumb|Des Ã©tudiants nazis [[autodafÃ©|brÃ»lent les livres proscrits]] en public le 10 mai 1933.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ©tend Ãªtre une idÃ©ologie [[Totalitarisme|totalitaire]], cherchant Ã  dominer et Ã  contrÃ´ler tous les aspects de la [[vie]] des [[citoyen]]s, embrigadÃ©s dÃ¨s l'[[enfance]] dans toutes sortes d'associations maÃ®trisÃ©es par le Parti qu'ils Ã©taient destinÃ©s Ã  servir : ''Napolas'', ''[[Jeunesses hitlÃ©riennes]]'', ''Association des jeunes filles allemandes'', ''Association des femmes allemandes'', ''Association des Allemands de l'Ã©tranger'', ''Secours populaire du parti nazi'', ''Secours d'Hiver du peuple allemand''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©gime nazi, proche du [[fascisme]], duquel il a pris le caractÃ¨re dÃ©monstratif que celui-ci a initiÃ©, assurant le [[Culte de la personnalitÃ©|culte du chef]] et le respect de la doctrine du Parti par l'usage systÃ©matique de mise en scÃ¨nes thÃ©Ã¢trales, et aussi de la [[violence]]. Le culte de la personnalitÃ© est sans doute un Ã©lÃ©ment central du nazisme, en ce qu'il permet au chef du mouvement d'exercer un pouvoir sans limite. Mais il s'inspire aussi du [[bolchÃ©visme]], adoptant le principe d'un [[parti unique]] constituÃ© de militants professionnels, parmi lesquels il recrute des [[milice]]s privÃ©es, les [[Sturmabteilung|SA]] et les [[Schutzstaffel|SS]], enfin en organisant la toute puissante [[Gestapo]] dÃ¨s la prise de pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nuremberg-1-.jpg|thumb|ProcÃ¨s des principaux dirigeants nazis, Nuremberg, 1946.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine nazie se fondait sur une classification [[race|raciale]] des [[homme]]s selon la {{Citation|qualitÃ© de leur [[sang]]}}. Les Tziganes, les Asiatiques et les Noirs Ã©taient classÃ©s au plus bas dans l'Ã©chelle des [[race]]s, juste avant les Juifs et aprÃ¨s les Slaves et les MÃ©diterranÃ©ens. Elle aboutit Ã  pousser les applications de l'[[eugÃ©nisme]] dans ses consÃ©quences extrÃªmes, en particulier l'expÃ©rience des ''[[lebensborn]]s'', et surtout la [[Shoah]].&lt;br /&gt;
Elle incitait Ã  expulser hors d'Allemagne les hommes des {{Citation|races infÃ©rieures}}, en particulier les [[Juif]]s envers lesquels elle a immÃ©diatement pris des mesures vexatoires, favorisant l'Ã©migration des plus riches et des plus dÃ©terminÃ©s vers d'autres pays, avant d'enfermer progressivement les autres dans des [[Camp de concentration|camps de concentration]], avec les opposants politiques et religieux et les ''asociaux'' de tous ordres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ian Kershaw, Â« Ã©tant donnÃ© sa nature, sa composition et ses forces dominantes, le mouvement nazi ne pouvait avoir quâ€™une conception du changement social nÃ©gative (liquidation des organisations de la classe ouvriÃ¨re, discrimination accrue contre les minoritÃ©s) Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 270.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Aryens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Allemagne nazie|nazis]] utilisÃ¨rent le terme d'''[[Race aryenne|Aryen]]'' pour dÃ©finir la [[race humaine]] qu'ils considÃ©raient la plus pure, la plus supÃ©rieure et la plus noble, qui Ã©tait appelÃ©e par certains scientifiques de cette Ã©poque ''race nordique''. Les idÃ©ologues nazis prÃ©tendaient que cette thÃ©orie aurait Ã©tÃ© confirmÃ©e par l'Histoire, l'expÃ©rience pratique, et les traits uniques de l'Aryen (notamment les cheveux [[blond (couleur)|blonds]] et les yeux bleus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Anti-Semitismus 1933.jpg|thumb|right|AntisÃ©mitisme en Allemagne en 1933. Sur la pancarte : {{Citation|''Allemands, dÃ©fendez-vous ! N'achetez pas chez les Juifs !''}}]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ´ne la supÃ©rioritÃ© de la &amp;quot;race aryenne&amp;quot; sur toutes les autres &amp;quot;races&amp;quot; humaines. &lt;br /&gt;
Ce qu'il nomme &amp;quot;race aryenne&amp;quot; est en fait une notion Ã  la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le &amp;quot;vÃ©ritable&amp;quot; aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique. La croyance commune fait correspondre Ã  l'image d'un homme pÃ¢le, blond aux yeux bleus et de culture germanique. En rÃ©alitÃ©, les critÃ¨res, bien que restreints, Ã©taient sensiblement plus larges (notamment au niveau des couleurs des yeux et des cheveux).&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s les dÃ©lires d' Hitler, cette race aryenne est l'unique source de tous les progrÃ¨s de l'HumanitÃ©. Seuls ceux qui ont une trace de sang aryen peuvent avoir du gÃ©nie. Les autres ne font qu'imiter voire, comme les Juifs, spolier ou dÃ©truire le gÃ©nie humain.&lt;br /&gt;
A ce titre, la race aryenne doit conserver la puretÃ© de son sang pour concentrer le gÃ©nie humain dans une race qui dominera le monde.&lt;br /&gt;
Pour la survie de l'HumanitÃ©, les nazis se doivent d'Ã©liminer les &amp;quot;races&amp;quot; et &amp;quot;peuples infÃ©rieurs&amp;quot; qui en polluant la gÃ©nÃ©tique humaine, l'amÃ¨nent Ã  sa perte.&lt;br /&gt;
Les nazis classÃ¨rent ainsi les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les &amp;quot;races Ã  Ã©duquer&amp;quot; (les Latins, les Japonais par exemple), les &amp;quot;races Ã  rÃ©duire en servitude&amp;quot; (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) et les &amp;quot;races Ã  exterminer&amp;quot; (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== HiÃ©rarchie des Â« races Â» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine raciale nazie se basait surtout sur lâ€™Å“uvre dâ€™[[Hans GÃ¼nther]], professeur de Â« science raciale Â» Ã  lâ€™UniversitÃ© d'[[IÃ©na]] dont les idÃ©es Ã©taient fortement soutenues par le gouvernement allemand&amp;lt;ref&amp;gt;[[George L. Mosse]], ''Nazi Culture; Intellectual, Cultural, and Social Life in the Third Reich'', Schocken Books, New York, 1981, p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon GÃ¼nther tous les Aryens partagent un type nordique idÃ©al qui crÃ©e un contraste avec les Juifs, qui constituent plutÃ´t un mÃ©lange de plusieurs races. La lignÃ©e gÃ©nÃ©alogique, les mesures anthropologiques de crÃ¢nes et les Ã©valuations de lâ€™apparence physique Ã©taient tous des outils utiles Ã  la dÃ©termination de la race. Pour Gunther, mÃªme si lâ€™apparence physique Ã©tait la chose observÃ©e, Â« le corps est lâ€™enveloppe de lâ€™Ã¢me Â» et Â« lâ€™Ã¢me est primaire. Â» Toutefois dans la doctrine raciale nazie les catÃ©gories de Â« sang allemand Â» et de Â« sang Ã©tranger Ã  lâ€™espÃ¨ce Â» ne furent jamais clairement dÃ©finies, et entre le pÃ´le aryen et le pÃ´le juif se trouvait toute une nÃ©buleuse de races quâ€™il Ã©tait parfois malaisÃ© de situer sur une Ã©chelle. Concernant les races europÃ©ennes Gunther les divisait en race nordique (nord de l'Europe), mÃ©diterranÃ©enne (sud de l'Europe et Afrique du Nord), dinarique (Balkans), alpine et est-baltique&amp;lt;ref&amp;gt;Hans GÃ¼nther, ''Les peuples de l'Europe (1927)'', Editions du Lore, 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alfred Rosenberg]], thÃ©oricien du nazisme dont l'influence fut Ã©galement importante, qui dÃ©veloppa ses thÃ©ories raciales et anti-chrÃ©tienne dans ''[[Le Mythe du vingtiÃ¨me siÃ¨cle]]'' ([[1930]]), oÃ¹ il rÃ©duit lâ€™histoire Ã  une lutte des races et met en valeur lâ€™homme nordique menacÃ© par le mÃ©tissage, les juifs et les valeurs judÃ©o-chrÃ©tiennes, considÃ©rait Ã©galement les [[BerbÃ¨res]] d'[[Afrique du Nord]] comme descendants des peuples Aryens atlanto-nordiques : Â« Les [[BerbÃ¨res]], dont une partie conservent encore la peau claire et souvent mÃªme les yeux bleus, ne remontent pas aux raids ultÃ©rieurs des Vandales, mais bien Ã  la trÃ¨s ancienne vague atlanto nordique. De nombreux chasseurs [[Kabyles]], par exemple, sont aujourd'hui encore irrÃ©futablement d'origine nordique Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Alfred Rosenberg, ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', Deterna, 2005 (rÃ©Ã©dition 1930), ISBN 2-913044-21-2, p. 42.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moyens utilisÃ©s ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Buchenwald Slave Laborers Liberation.jpg|thumb|LibÃ©ration du camp de Buchenwald, 16 avril 1945]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis stÃ©rilisÃ¨rent ou emprisonnÃ¨rent aussi ceux qu'ils considÃ©raient comme malades, ou ceux qui Ã©taient considÃ©rÃ©s comme atteints de maladies hÃ©rÃ©ditaires ([[cÃ©citÃ©]], [[alcoolisme]], [[schizophrÃ©nie]], etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particuliÃ¨re des thÃ©ories [[eugÃ©nisme|eugÃ©niques]] du Britannique [[Francis Galton]] (cf. [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]). &lt;br /&gt;
En septembre 1939 Hitler donna son assentiment Ã  la mise en Å“uvre d'un programme d'euthanasie, sans distinction d'Ã¢ge, des personnes handicapÃ©es ou atteintes de certaines maladies incurables. Ce programme appelÃ© [[Aktion T4]] fut menÃ© par un petit nombre d'hommes triÃ©s sur le volet et sous le contrÃ´le de mÃ©decins. Au total environ 100000 personnes en furent victimes entre 1940 et 1945.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.yanous.com/news/focus/focus051118.html&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/euthanasie.htm&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis Ã©liminÃ¨rent selon des procÃ©dÃ©s systÃ©matiques et par cercles concentriques entre 5 et 6 millions de Juifs (notamment, mais pas uniquement, Ã  l'aide de [[chambre Ã  gaz|chambres Ã  gaz]]) ainsi que de nombreux Tziganes, entre {{formatnum:500000}} et 1 million dont {{formatnum:23000}} ont Ã©tÃ© recensÃ©s dans le seul camp d'[[Auschwitz]]. Ils stÃ©rilisÃ¨rent aussi {{formatnum:400000}} Allemands et incarcÃ©rÃ¨rent tous les opposants au pouvoir dans des [[camp de concentration|camps de concentration]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'extermination des Juifs est appelÃ©e la [[Shoah]], ce qui signifie &amp;quot;catastrophe&amp;quot; en hÃ©breu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction entre fascisme et nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã  sourcer|date=juin 2009}}&lt;br /&gt;
Deux interprÃ©tations chez les historiens :  &lt;br /&gt;
* le [[nazisme]] est un systÃ¨me totalitaire spÃ©cifique, essentiellement [[raciste]] et [[antisÃ©mite]]; et fortement opposÃ© au [[judÃ©o-christianisme]].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* le nazisme est une variÃ©tÃ© (parmi d'autres) de fascisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''[[fascisme]]'' et ''totalitarisme'' reposent souvent sur des dÃ©finitions floues. Ils restent mal dÃ©finis et il n'y a pas de consensus d'historiens sur leur utilisation. D'aucuns les rÃ©cusent totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'origine, le fascisme avait pour but l'Ã©dification d'un Ã‰tat fort, base d'un nouvel Empire, vÃ©ritable &amp;quot;but&amp;quot; ultime, alors que le nazisme voyait dans l'Ã‰tat le &amp;quot;moyen&amp;quot; de mettre en Å“uvre la politique raciale et de domination mondiale de la nation allemande. Le fasciste mourait pour l'[[Italie]], le nazi pour la ''race aryenne''. La [[Seconde Guerre mondiale]] n'est donc pas un conflit de nations, Ã  l'instar de la premiÃ¨re, mais un conflit de ''visions du monde''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pratique, [[Benito Mussolini|Mussolini]] enfermait et persÃ©cutait ses opposants, mais ne se livra pas Ã  une politique d'extermination sur des bases culturelles et religieuses, alors que l'idÃ©ologie nazie organisait un systÃ¨me de dÃ©portations des &amp;quot;indÃ©sirables&amp;quot;. D'abord et principalement les [[juifs]], qui tous devaient Ãªtre Ã©liminÃ©s, adultes comme enfants. Hitler avait dÃ©crÃ©tÃ© que tous devaient disparaÃ®tre en vertu d'une purification de [[l'Europe]] planifiÃ©e &amp;quot;scientifiquement&amp;quot;, c'est-Ã -dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les thÃ©ories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur Ã©limination, non leur rÃ©duction en tant qu'ennemiÂ·eÂ·s. D'autres groupes sociaux subirent les dÃ©portations et les persÃ©cutions : communistes et autres marxistes, tsiganes, handicapÃ©s mentaux, asociaux, homosexuels, catholiques, protestants, TÃ©moins de JÃ©hovah... Les [[camps d'extermination]] tels [[Auschwitz]], [[Treblinka]], [[MaÃ¯danek]], furent construits ou transformÃ©s Ã  des fins d'exterminations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'[[Ã‰tat totalitaire]] est forgÃ© par le philosophe et thÃ©oricien du [[fascisme italien]], [[Giovanni Gentile]], qui Ã©crivait les textes de Mussolini ayant un contenu thÃ©orique. L'Ã‰tat totalitaire doit prendre le contrÃ´le de la sociÃ©tÃ© tout entiÃ¨re et de tous ses secteurs, jusqu'Ã  faire disparaÃ®tre celle-ci, englobÃ©e dans l'Ã‰tat, devenu &amp;quot;total&amp;quot;. On ne peut donc exclure le fascisme du systÃ¨me des Ã‰tats totalitaires, qu'il invente au contraire. Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par [[Benito Mussolini|Mussolini]] ([[Marche sur Rome]], 1922) invente un nouveau mode d'Ã‰tat prÃ©cisÃ©ment, en pratique et en thÃ©orie. Il en fait la thÃ©orie et le rÃ©alise en vue de constituer un Empire, supposÃ© faire renaÃ®tre l'[[Empire romain]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Invention que Hitler recueillera et dÃ©veloppera, en prÃ©parant la guerre en Europe, dans le but de crÃ©er un nouvel Empire europÃ©en, le &amp;quot;Reich de 1000 ans&amp;quot;. L'exploitation du mythe du Â« danger juif Â» (complot mondial en parallÃ¨le et/ou alliance avec le communisme international) sera reprise. On diffusera systÃ©matiquement un faux, fabrication de la police secrÃ¨te du Tsar, les ''[[Protocoles des Sages de Sion]]'' , supposÃ© rÃ©vÃ©ler un &amp;quot;complot juif mondial&amp;quot;. Adolf Hitler mentionnera cette lecture dans Mein Kampf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'antisÃ©mitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et antisÃ©mite, et la dÃ©cision en vue de l'Ã©limination des juifs, et le recours Ã  un plan d'extermination. La planification et l'organisation systÃ©matiques sont une spÃ©cificitÃ© nazie, et n'appartiennent ni au fascisme italien, ni aux divers fascismes qui apparurent en Europe. La diversitÃ© des expressions portent souvent Ã  confusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources du nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines et les sources d'inspiration du nazisme sont extrÃªmement diverses. Ainsi, pÃªle-mÃªle sont reprises dans l'idÃ©ologie nazie&amp;lt;ref&amp;gt;[[Michel Mourre]], ''Dictionnaire d'Histoire Universelle'', 1968.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©ologies nationalistes allemandes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de la [[Grande Allemagne]] empruntÃ©e aux libÃ©raux du &amp;quot;[[printemps des peuples]]&amp;quot; de [[1848]] et [[Pangermanisme|pangermanistes]] ultÃ©rieurs du {{s-|XIX|e}}.&lt;br /&gt;
* le nationalisme xÃ©nophobe des patriotes de [[1813]] comme [[Arndt]] et [[Friedrich Ludwig Jahn]]&amp;lt;ref&amp;gt;Peter Viereck Ã©crit ainsi dans ''Conservatism Revisited'' page 70: &amp;quot;Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* l'aspiration Ã  un &amp;quot;christianisme allemand&amp;quot; par [[Paul de Lagarde]].&lt;br /&gt;
* les tendances protectionnistes et autarciques en Ã©conomie chÃ¨res Ã  [[Fichte]] et [[Friedrich List]].&lt;br /&gt;
* le neo-paganisme allemand par haine du catholicisme romain, surtout incarnÃ© par les opÃ©ras de [[Richard Wagner]] vÃ©ritable liturgie nationale.&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e d'un socialisme allemand Ã©laborÃ©e par [[Werner Sombart]] et [[Spengler]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le socialisme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article dÃ©taillÃ©|National-socialisme et socialisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question des relations ou d'une parentÃ© entre le national-socialisme et le [[socialisme]], a Ã©tÃ© soulevÃ©e trÃ¨s tÃ´t, et suscitÃ© des polÃ©miques. Dans les annÃ©es 1940, l'Ã©conomiste [[Friedrich Hayek]] attribue des racines en partie socialistes au nazisme. Au contraire, le [[thÃ©oricien]] [[marxiste]] [[Georges Politzer]] explique que le rÃ©gime nazi se base sur l'idÃ©ologie de la Â« race Â», abolissant la notion de [[Classe sociale|classe]] indissociable du marxisme. La question rebondit avec des travaux contemporains controversÃ©s, comme ceux de l'historien [[Ernst Nolte]] ou [[Jean-FranÃ§ois Revel]], alors que pour l'historien [[Ian Kershaw]], le nazisme fait partie des Â« mouvements extrÃ©mistes antisocialistes Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des mouvements socialistes ont Ã©tÃ© rÃ©primÃ©s par le nazisme, les ouvrages des auteurs socialistes Ã©taient brÃ»lÃ©s lors des [[autodafÃ©]]s nazis, et les divers courants socialistes ont Ã©tÃ© trÃ¨s actifs dans la [[rÃ©sistance allemande au nazisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Des idÃ©es philosophiques du XIXe ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de la force est propagÃ© dans les universitÃ©s par [[Heinrich von Treitschke]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autour de Nietzsche ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Ã  tort que l'on rattache Nietzsche au nazisme. Celui-ci n'a cessÃ©, toujours avec la mÃªme ferveur de manifester son Ã©cÅ“urement Ã  l'encontre de l'antisÃ©mitisme. C'est Ã  son insu, pendant ses derniÃ¨res annÃ©es de vie, malade; que sa sÅ“ur, [[Elisabeth FÃ¶rster-Nietzsche]] mariÃ©e Ã  [[Bernhard FÃ¶rster]], pour laquelle il exprimait Ã©galement un grand mÃ©pris suite Ã  son mariage avec un antisÃ©mite ayant tentÃ© de fonder une nation arienne au Paraguay ; trafiqua son Å“uvre et composa ''La VolontÃ© de Puissance''. Elle en fit ce qui devait devenir plus tard une arme de propagande pour le rÃ©gime nazi. Elle eut recours Ã  un vÃ©ritable travail de falsification, et de dÃ©coupage, allant jusqu'Ã  retirer les passages la concernant personnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, encore aujourd'hui, les Ã©crits de Nietzsche sont sujets Ã  la controverse, souvent par mÃ©comprÃ©hension ou interprÃ©tation douteuse. La critique la plus commune se rapportant au nazisme est celle qui consiste Ã  dire que Nietzsche incitait Ã  la haine contre le juif, de par les critiques qu'il peut faire Ã  l'Ã©gard du prÃªtre, &amp;quot;les juifs, ce peuple de prÃªtres&amp;quot;. Or il ne condamne ici nullement les juifs mais bien les mÃ©thodes du prÃªtre, peu importe ses origines (cf GÃ©nÃ©alogie de la morale, III{{e}} traitÃ© et la fin  d'  &amp;quot;Ainsi parlait Zarathoustra&amp;quot; en rÃ©fÃ©rence au dernier Pape). Au banc des accusÃ©s, son idÃ©e du surhomme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d'informations, se reporter Ã  cette partie de l'article sur le philosophe, au sujet des falsifications auxquelles son Å“uvre a pu Ãªtre exposÃ©e : [[Friedrich Nietzsche#Les falsifications|Les falsifications nazies de l'Å“uvre de Nietzsche]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons enfin que les nazis ne furent pas les seuls Ã  falsifier la philosophie de Nietzsche. Encore aujourd'hui, elle se prÃªte Ã  toutes les interprÃ©tations et trouve sa place dans tous les discours, de la caricature Ã  l'appropriation la plus totale. Par respect, il s'impose de prendre clairement connaissance du corpus NietzschÃ©en avant toute interprÃ©tation douteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©es racistes dÃ©veloppÃ©es antÃ©rieurement en Allemagne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'affirmation de la supÃ©rioritÃ© du peuple aryen et tout mÃ©tissage comme dÃ©gÃ©nÃ©rateur de celui-ci chez [[Gobineau]] et [[Houston Chamberlain]].&lt;br /&gt;
* les thÃ©ories eugÃ©niques de [[Vacher de Lapouge]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de l'Allemagne comme dernier refuge du Â« peuple [[aryen]] Â», Ã©mise par [[Ludwig Geiger]] et imposÃ©e par [[Karl Penka]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e antisÃ©mite de Â« juifs voulant contrÃ´ler le monde Â» (soit par le [[communisme]], soit par le capitalisme) thÃ¨se du faux [[Protocoles des Sages de Sion]] rÃ©digÃ© par [[Mathieu Golovinski]]. &lt;br /&gt;
* le [[darwinisme social]] de [[Herbert Spencer]] donnant le droit du plus fort Ã  l'Ã©radication du plus faible comme naturel et transposable Ã  la sociÃ©tÃ© humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idÃ©es [[nationalistes]] et [[racistes]] vont se retrouver dans les idÃ©es colportÃ©es par les mouvements ''[[vÃ¶lkisch]]'' qui vont fleurir en Allemagne Ã  la fin du {{s-|XIX|e}} et au dÃ©but du {{s-|XX|e}}. En rÃ©pandant en Allemagne des idÃ©es [[ultra-nationalistes]] et racistes, ces mouvements ont fait le lit du National-socialisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nazisme et homosexualitÃ© ==&lt;br /&gt;
{{article dÃ©taillÃ©|Discrimination et dÃ©portation des homosexuels sous l'Allemagne nazie}}&lt;br /&gt;
DiffÃ©rents auteurs considÃ¨rent que l'idÃ©ologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguÃ«s avec l'[[homosexualitÃ©]], sa fascination pour Â« l'homme nouveau Â» aurait Ã©tÃ© teintÃ©e d'[[homoÃ©rotisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, [[LÃ©on Poliakov]] a affirmÃ©:&lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'art nazi s'avÃ¨re Ãªtre une des clefs d'analyse et de comprÃ©hension du rÃ©gime national-socialiste. Il permet en effet d'apprÃ©hender la fascination exercÃ©e par l'homosexualitÃ© sur les nazis et son retournement en une impitoyable persÃ©cution. L'homoÃ©rotisme est plus que suggÃ©rÃ© par l'art nazi qui prÃ´ne le culte du corps masculin&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.triangles-roses.org/fascination.htm ''De la fascination Ã  la persÃ©cution'' par Blaise NoÃ«l]&amp;lt;/ref&amp;gt;.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce thÃ¨me est Ã©galement abordÃ© par [[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]] :&lt;br /&gt;
{{citation bloc |La nazisme se distingue par une inclinaison pÃ©dÃ©rastique trÃ¨s prononcÃ©e qui a toujours Ã©tÃ© en honneur chez les Allemands et que les traditions militaires ont exaltÃ©e; l'austÃ©ritÃ© spartiate, la nuditÃ© grecque, la gymnosophie furent, au XIXe siÃ¨cle, les formes classiques du dÃ©lire allemand. L'athlÃ¨te hitlÃ©rien du XXe siÃ¨cle est habillÃ©, armÃ©, sanglÃ©, bottÃ©, casquÃ©, dÃ©corÃ©, mais l'inclinaison homosexuelle est plus forte que jamais. Tout l'indique : l'Ã©talage de la force brutale et l'idÃ´latrie du muscle, des pectoraux de gladiateur sous les baudriers Ã©blouissants, la folie des uniformes qui fascinÃ¨rent jadis la France vaincue comme la fascinÃ¨rent les beaux barbares blonds.&lt;br /&gt;
|[[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]], ''Une monstrueuse apothÃ©ose'', in ''Quel Corps ?'',  Ã©d. Passion, 1986, p.42&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les persÃ©cutions nazies contre les homosexuels commenceront dÃ¨s 1933, les peines prÃ©vues contre eux par le [[paragraphe 175]] du code pÃ©nal allemand seront doublÃ©es en 1935, et {{formatnum:50000}} d'entre eux seront mis en prison tandis que {{formatnum:15000}} autres seront dÃ©portÃ©s dans les camps de concentration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages parmi lesquels le nazisme a puisÃ© ses racines &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Arthur de Gobineau]], ''Essai sur l'inÃ©galitÃ© des races humaines'' ([[1855]])&lt;br /&gt;
* [[Houston Stewart Chamberlain]], ''GenÃ¨se du {{s-|XIX|e}}'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Georges Vacher de Lapouge]], ''l'Aryen et son rÃ´le social'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Madison Grant]], ''Le dÃ©cÃ¨s de la grande race'' ([[1916]])&lt;br /&gt;
* [[Hans Friedrich Karl GÃ¼nther]], ''Rassenkunde des deutschen Volkes'' ([[1922]]) et ''Rassenkunde Europas'' ([[1924]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages des thÃ©oriciens du III{{Ã¨me}} Reich&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]], ''Mein Kampf'', ([[1924]])&lt;br /&gt;
* [[Dietrich Eckart]], ''Ein VermÃ¤chtnis'', ([[1928]])&lt;br /&gt;
* [[Richard Walther DarrÃ©]], ''Das Bauerntum als Lebensquell der Nordischen Rasse'' ([[1929]])&lt;br /&gt;
* [[Alfred Rosenberg]], ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', ([[1930]])&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]], ''Wesen und Gestalt des Nationalsozialismus'', ([[1934]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir aussi [[Pangermanisme]], [[Nihilisme]] allemand, [[Mysticisme nazi]].)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fascisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== IdÃ©ologie ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ThÃ©ories du fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[AntisÃ©mitisme]]&lt;br /&gt;
* [[Fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[Mysticisme nazi]]&lt;br /&gt;
* [[National-socialisme et socialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Nationalisme]]&lt;br /&gt;
* [[NÃ©o-nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Pangermanisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racisme]]&lt;br /&gt;
* [[Totalitarisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Histoire ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]]&lt;br /&gt;
* [[AutodafÃ©#Nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Chronologie du TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
* [[Collaboration dans l'Europe occupÃ©e par les nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Croix gammÃ©e]]&lt;br /&gt;
* [[Heinrich Himmler]]&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]]&lt;br /&gt;
* [[Parti ouvrier allemand]] (DAP, premier nom du NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]] (NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[RÃ©seaux dâ€™exfiltration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'encontre des nazis : &lt;br /&gt;
* [[RÃ©sistance allemande au nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Liste de rÃ©sistants allemands au nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les crimes du nazisme ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Shoah]]&lt;br /&gt;
* [[Camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Liste des camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[SystÃ¨me de marquage nazi des prisonniers]]&lt;br /&gt;
* [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Porajmos]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, Thierry Feral, Michel Gillet, J. Maucourant, ''Penser le nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, ''Les Savants fous. Au-delÃ  de l'Allemagne nazie'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Thierry Feral avec post face de Hanania Alain Amar, ''Suisse et nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2005.&lt;br /&gt;
* [[Hannah Arendt]], ''[[Les Origines du totalitarisme]]''.&lt;br /&gt;
* [[Pierre AyÃ§oberry]], ''La Question nazie, Les interprÃ©tations du national-socialisme, 1922-1975'', Seuil, coll. Â« Points Histoire Â», 1979, 314 p.&lt;br /&gt;
* [[Daniel GuÃ©rin]], ''La Peste brune'', [[Ã©ditions Spartacus]], 1996. &lt;br /&gt;
* [[Friedrich Hayek]], ''[[La Route de la servitude]]''.&lt;br /&gt;
* [[Ian Kershaw]], ''Qu'est-ce que le nazisme ?'', Folio histoire, rÃ©Ã©dition 2003.&lt;br /&gt;
* [[Nicos Poulantzas]], ''Fascisme et dictature. La III{{e}} Internationale face au fascisme'', Paris, 1970.&lt;br /&gt;
* [[Enzo Traverso]], ''Le Totalitarisme. Le {{s-|XX|e}} en dÃ©bat'', Points, Le Seuil, Paris, 2001.&lt;br /&gt;
* [[Franz Leopold Neumann|Franz Neumann]],  ''BÃ©hÃ©moth. Structure et pratique du national-socialisme - 1933-1945'', traduit de l'anglais par Gilles DauvÃ© et Jean-Louis Boireau, Paris, Payot, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
{{Autres projets&lt;br /&gt;
| wikiquote   = Nazisme&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
* [http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/nazisme.hitler.1933.html Textes sur le nazisme(idÃ©ologies...)], Cliotexte.&lt;br /&gt;
* [http://www.phdn.org/histgen/nazisme/leon2001/ Â« Le nazisme : controverses et interprÃ©tations Â»] par Enrique Leon, 2001.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Cette article est issue essentiellement de l'encyclopÃ©die participative Wikipedia.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49532</id>
		<title>Nazisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49532"/>
				<updated>2010-07-17T15:41:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Les idéologies nationalistes allemandes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{semi-protection}}&lt;br /&gt;
[[Image:Nazi Swastika.svg|thumb|right|180px|Symbole du nazisme, le drapeau du [[NSDAP]], puis du [[TroisiÃ¨me Reich]] a Ã©tÃ© dessinÃ© par [[Adolf Hitler]].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''nazisme''' ou '''national-socialisme''' est l'[[idÃ©ologie]] [[politique]] du [[Parti nazi|NSDAP]], [[parti politique]] fondÃ© en [[Allemagne]] en [[1920]]. Cette vision du monde divisait hiÃ©rarchiquement [[Race humaine|l'espÃ¨ce humaine en races]], hiÃ©rarchie au sommet de laquelle se situait la Â« [[race aryenne]] Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que sujet de science politique, la dÃ©finition du nazisme divise les historiens. En particulier, reste ouverte la question de savoir si le nazisme ne fut que l'une des formes du [[fascisme]] ou, parce qu'ayant fait du [[racisme]] une [[doctrine]] d'[[Ã‰tat]], le nazisme doit Ãªtre considÃ©rÃ© comme un phÃ©nomÃ¨ne historique unique. En effet, l'[[antisÃ©mitisme]] officiel du rÃ©gime nazi, dÃ¨s [[1933]], et la persÃ©cution des opposants, des homosexuels, des gitans, etc., se concrÃ©tisera par l'installation dÃ¨s 1933 des premiers [[camp de concentration|camps de concentration]] en [[Allemagne]]. Cette politique ne fera que s'amplifier jusqu'Ã  1945. Ce sont ainsi plus de dix millions de personnes qui pÃ©riront dans les camps de concentration et d'extermination nazis, dont une majoritÃ© de Juifs (voir [[Shoah]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Reichsparteitag 1935.jpg|thumb|250px|En 1935, appel de soldats allemands faisant partie de la [[Sturmabteilung|SA]], de la [[Schutzstaffel|SS]] ou de la [[Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps|NSKK]]. Photo prise Ã  Nuremberg le 9 novembre 1935.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PrÃ©sentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acronyme nazisme est la contraction de national-socialisme (''Nationalsozialismus'' en [[allemand]]). En effet, le Â« national-socialisme Â» se veut distinct du socialisme international, c'est-Ã -dire des mouvements socialistes [[Internationalisme|internationalistes]], d'inspiration [[Marxisme|marxiste]] ou non, tels que l'[[Internationale ouvriÃ¨re socialiste|Internationale socialiste]] ou l'[[Internationale communiste]], dont la vocation Â« antipatriotique Â» Ã©tait Ã  l'opposÃ© du nationalisme pangermaniste hitlÃ©rien. L'idÃ©ologie nazie se distingue Ã©galement d'autres doctrines nationalistes de l'Ã©poque comme, en [[France]], le socialisme national de   [[Maurice BarrÃ¨s]], qui disait combiner [[nationalisme]] et Â« [[socialisme]] Â», mais rejetait les thÃ©ories racistes du nazisme allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  fameux ''[[Programme en 25 points]]'', programme politique du nazisme, fut exposÃ© pour la premiÃ¨re fois dans une rÃ©union publique le {{date|24|fÃ©vrier|1920}} Ã  la [[HofbrÃ¤uhaus]] de [[Munich]] (cÃ©lÃ¨bre brasserie toujours debout, pourvue d'une vaste salle propice aux rÃ©unions politiques) par [[Adolf Hitler]] lui-mÃªme. Suite Ã  cette assemblÃ©e fondatrice, le [[Parti ouvrier allemand|DAP]] (''Deutsche Arbeiter Partei'', [[Parti ouvrier allemand]]) prendra dÃ©sormais le nom de [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands|NSDAP]] (''National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei'', [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]]) : le parti nazi est nÃ©. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1925]] (soit, plus de quatre ans aprÃ¨s, un [[Putsch de la Brasserie|coup d'Ã‰tat manquÃ©]] et plusieurs sÃ©jours en prison aprÃ¨s la proclamation initiale), [[Adolf Hitler]] publie ''[[Mein Kampf]]'' (''Mon Combat'') (Ã  la fois [[autobiographie]], [[idÃ©ologie]] et [[programme politique]]), ouvrage Ã©crit en prison, et qui deviendra le texte de rÃ©fÃ©rence du nazisme. La thÃ¨se selon laquelle le national-socialisme n'Ã©tait rien d'autre, en somme, qu'un ''hitlÃ©risme''&amp;lt;ref&amp;gt;[[Ian Kershaw]], ''Hitler'', tome 1, p. 210&amp;lt;/ref&amp;gt;, est fort discutÃ©e. NÃ©anmoins l'opportunisme politique sera, dÃ¨s le dÃ©but de sa carriÃ¨re, une constante dans les discours et Ã©crits d'[[Adolf Hitler]]. L'historien britannique [[Ian Kershaw]], auteur d'une [[biographie]] d'Hitler montre ainsi que l'apparition de certaines expressions ou concepts pourtant propres au discours hitlÃ©rien (par exemple le slogan ''[[Lebensraum]]'', soit : espace vital) sont assez tardives. Et c'est Hitler lui-mÃªme qui rappellera que ce n'est qu'en juin [[1919]] que les cours d'Ã©conomie de [[Gottfried Feder]] sur &amp;quot;l'esclavage par l'intÃ©rÃªt&amp;quot; fournirent le levier qui lui manquait pour animer un vÃ©ritable parti politique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citation &amp;quot;AprÃ¨s avoir Ã©coutÃ© le premier cours de Feder, l'idÃ©e me vint aussitÃ´t que j'avais trouvÃ© le chemin d'une condition essentielle pour la formation d'un nouveau parti.&amp;quot;[[Adolf Hitler]],[[Mein Kampf]], p. 208.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu aprÃ¨s l'accession d'Hitler Ã  la Chancellerie le {{date|30|janvier|1933}}, les autres partis politiques sont progressivement Ã©liminÃ©s ou interdits. Le [[14 juillet]] [[1933]], le NSDAP devient un parti unique en [[Allemagne]] et le restera jusqu'Ã  la chute du [[TroisiÃ¨me Reich]] en [[1945]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Stroop Report - Warsaw Ghetto Uprising 06b.jpg|thumb|[[Ghetto de Varsovie]], mai 1943]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les nazis, les pays et territoires [[germanophone]]s avaient vocation Ã  dominer le reste du [[monde (univers)|monde]]. Ils allÃ©guaient Ã  cette fin l'appartenance des peuples germaniques Ã  une &amp;quot;race supÃ©rieure&amp;quot;, les &amp;quot;indo-europÃ©ens &amp;quot; ''(Indo-Germanisch)'' ou encore &amp;quot;[[aryens]]&amp;quot;, dont auraient Ã©tÃ© issus tous les gÃ©nies de l'[[humanitÃ©]]. Les [[peuple]]s dÃ©sirant survivre devaient ainsi s'incliner devant la Â« race des seigneurs Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En consÃ©quence, cette idÃ©ologie, du reste clairement Ã©voquÃ©e dans [[Mein Kampf]], prÃ´ne le recours systÃ©matique Ã  la force. Pour Hitler, la [[diplomatie]] ou la [[nÃ©gociation]] ne sont que des leurres : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Les territoires opprimÃ©s [''c'est-Ã -dire les SudÃ¨tes et l'Autriche''] ne sont pas rÃ©incorporÃ©s Ã  la patrie commune par des protestations enflammÃ©es, mais par les coups victorieux qu'assÃ¨ne le glaive. Forger ce glaive, telle est la tÃ¢che de la politique intÃ©rieure du gouvernement; permettre au forgeron de travailler en toute sÃ©curitÃ© et de recruter des compagnons d'armes, telle est celle de la politique Ã©trangÃ¨re. Â»''&amp;lt;ref&amp;gt;''Mon Combat'', p. 314&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;''Naturellement, ces derniers ne manquÃ¨rent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais seulement avec la plume, comme il fallait s'y attendre, de la part de telles oies. Ã€ vrai dire, ils ne goÃ»taient pas du tout notre principe : {{Citation|Nous dÃ©fendre par la violence contre quiconque nous attaquerait par la violence.}}''&lt;br /&gt;
''Ils ne nous reprochaient pas seulement trÃ¨s Ã©nergiquement d'avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi de manquer de spiritualitÃ©.(â€¦) Leur lÃ¢chetÃ© congÃ©nitale ne les exposera jamais Ã  un tel danger. Car ils ne travaillent pas dans la mÃªlÃ©e bruyante, mais dans le silence du cabinet.'' (''Mon Combat'' p. 190)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis Ã©taient clairement [[XÃ©nophobie|xÃ©nophobes]], demandant par exemple Â« que tous les non Allemands Ã©tablis en Allemagne depuis le 2 aoÃ»t 1914 soient immÃ©diatement contraints de quitter le Reich Â», et que Â« tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Points 8 et 23 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils sâ€™opposaient Ã  la Â« conception [[MatÃ©rialisme|matÃ©rialiste]] du monde Â», et se revendiquant dâ€™un Â« [[Christianisme positif]] Â» &amp;lt;ref&amp;gt;Points 19 et 24 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le programme national-socialiste prÃ©tendait Ã©galement avoir une dimension sociale, symbolisÃ©e par le rouge dans le [[Croix gammÃ©e|drapeau nazi]], qu'il imposa Ã  l'[[Allemagne]]&amp;lt;ref&amp;gt;Dans ''[[Mein Kampf]]'', Hitler justifie le choix du [[rouge]] par le souci de ne pas laisser le monopole de cette couleur ardente au seul [[Parti communiste d'Allemagne|Parti communiste]]&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'aprÃ¨s les travaux de l'historien [[GÃ¶tz Aly]], les nazis tÃ©moignaient d'un rÃ©el souci des [[Couches populaires|classes populaires]]&amp;lt;ref&amp;gt;[[GÃ¶tz Aly]], ''Comment Hitler a achetÃ© les Allemands. Le III{{e}} Reich, une dictature au service du peuple'', Flammarion, 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt; : ils rÃ©organisent les professions, crÃ©ent des [[mutuelle]]s et des [[prestations sociales]], luttent contre le [[chÃ´mage]], favorisent des [[loisir]]s et des [[fÃªte]]s pour les couches populaires, etc. Pour Aly, c'est d'ailleurs lÃ  l'une des clÃ©s de la [[popularitÃ©]] du rÃ©gime. La tendance Â« socialisante Â» de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Ã€ ses dÃ©buts, [[Joseph Goebbels]] qualifiait ainsi le nazisme de {{Citation|[[bolchÃ©visme]] national}}. &lt;br /&gt;
Cependant, [[Adolf Hitler|Hitler]], par [[pragmatisme]] et [[opportunisme]] politique, sera conduit Ã  accepter les financements d'[[industriel]]s inquiÃ©tÃ©s par la montÃ©e du [[communisme]] et Ã  abandonner certaines revendications et Ã  Ã©liminer sans pitiÃ© les courants par trop Â« socialisants Â» (les frÃ¨res [[Gregor Strasser|Strasser]], [[RÃ¶hm]], etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:1933-may-10-berlin-book-burning.JPG|thumb|Des Ã©tudiants nazis [[autodafÃ©|brÃ»lent les livres proscrits]] en public le 10 mai 1933.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ©tend Ãªtre une idÃ©ologie [[Totalitarisme|totalitaire]], cherchant Ã  dominer et Ã  contrÃ´ler tous les aspects de la [[vie]] des [[citoyen]]s, embrigadÃ©s dÃ¨s l'[[enfance]] dans toutes sortes d'associations maÃ®trisÃ©es par le Parti qu'ils Ã©taient destinÃ©s Ã  servir : ''Napolas'', ''[[Jeunesses hitlÃ©riennes]]'', ''Association des jeunes filles allemandes'', ''Association des femmes allemandes'', ''Association des Allemands de l'Ã©tranger'', ''Secours populaire du parti nazi'', ''Secours d'Hiver du peuple allemand''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©gime nazi, proche du [[fascisme]], duquel il a pris le caractÃ¨re dÃ©monstratif que celui-ci a initiÃ©, assurant le [[Culte de la personnalitÃ©|culte du chef]] et le respect de la doctrine du Parti par l'usage systÃ©matique de mise en scÃ¨nes thÃ©Ã¢trales, et aussi de la [[violence]]. Le culte de la personnalitÃ© est sans doute un Ã©lÃ©ment central du nazisme, en ce qu'il permet au chef du mouvement d'exercer un pouvoir sans limite. Mais il s'inspire aussi du [[bolchÃ©visme]], adoptant le principe d'un [[parti unique]] constituÃ© de militants professionnels, parmi lesquels il recrute des [[milice]]s privÃ©es, les [[Sturmabteilung|SA]] et les [[Schutzstaffel|SS]], enfin en organisant la toute puissante [[Gestapo]] dÃ¨s la prise de pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nuremberg-1-.jpg|thumb|ProcÃ¨s des principaux dirigeants nazis, Nuremberg, 1946.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine nazie se fondait sur une classification [[race|raciale]] des [[homme]]s selon la {{Citation|qualitÃ© de leur [[sang]]}}. Les Tziganes, les Asiatiques et les Noirs Ã©taient classÃ©s au plus bas dans l'Ã©chelle des [[race]]s, juste avant les Juifs et aprÃ¨s les Slaves et les MÃ©diterranÃ©ens. Elle aboutit Ã  pousser les applications de l'[[eugÃ©nisme]] dans ses consÃ©quences extrÃªmes, en particulier l'expÃ©rience des ''[[lebensborn]]s'', et surtout la [[Shoah]].&lt;br /&gt;
Elle incitait Ã  expulser hors d'Allemagne les hommes des {{Citation|races infÃ©rieures}}, en particulier les [[Juif]]s envers lesquels elle a immÃ©diatement pris des mesures vexatoires, favorisant l'Ã©migration des plus riches et des plus dÃ©terminÃ©s vers d'autres pays, avant d'enfermer progressivement les autres dans des [[Camp de concentration|camps de concentration]], avec les opposants politiques et religieux et les ''asociaux'' de tous ordres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ian Kershaw, Â« Ã©tant donnÃ© sa nature, sa composition et ses forces dominantes, le mouvement nazi ne pouvait avoir quâ€™une conception du changement social nÃ©gative (liquidation des organisations de la classe ouvriÃ¨re, discrimination accrue contre les minoritÃ©s) Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 270.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Aryens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Allemagne nazie|nazis]] utilisÃ¨rent le terme d'''[[Race aryenne|Aryen]]'' pour dÃ©finir la [[race humaine]] qu'ils considÃ©raient la plus pure, la plus supÃ©rieure et la plus noble, qui Ã©tait appelÃ©e par certains scientifiques de cette Ã©poque ''race nordique''. Les idÃ©ologues nazis prÃ©tendaient que cette thÃ©orie aurait Ã©tÃ© confirmÃ©e par l'Histoire, l'expÃ©rience pratique, et les traits uniques de l'Aryen (notamment les cheveux [[blond (couleur)|blonds]] et les yeux bleus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Anti-Semitismus 1933.jpg|thumb|right|AntisÃ©mitisme en Allemagne en 1933. Sur la pancarte : {{Citation|''Allemands, dÃ©fendez-vous ! N'achetez pas chez les Juifs !''}}]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ´ne la supÃ©rioritÃ© de la &amp;quot;race aryenne&amp;quot; sur toutes les autres &amp;quot;races&amp;quot; humaines. &lt;br /&gt;
Ce qu'il nomme &amp;quot;race aryenne&amp;quot; est en fait une notion Ã  la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le &amp;quot;vÃ©ritable&amp;quot; aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique. La croyance commune fait correspondre Ã  l'image d'un homme pÃ¢le, blond aux yeux bleus et de culture germanique. En rÃ©alitÃ©, les critÃ¨res, bien que restreints, Ã©taient sensiblement plus larges (notamment au niveau des couleurs des yeux et des cheveux).&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s les dÃ©lires d' Hitler, cette race aryenne est l'unique source de tous les progrÃ¨s de l'HumanitÃ©. Seuls ceux qui ont une trace de sang aryen peuvent avoir du gÃ©nie. Les autres ne font qu'imiter voire, comme les Juifs, spolier ou dÃ©truire le gÃ©nie humain.&lt;br /&gt;
A ce titre, la race aryenne doit conserver la puretÃ© de son sang pour concentrer le gÃ©nie humain dans une race qui dominera le monde.&lt;br /&gt;
Pour la survie de l'HumanitÃ©, les nazis se doivent d'Ã©liminer les &amp;quot;races&amp;quot; et &amp;quot;peuples infÃ©rieurs&amp;quot; qui en polluant la gÃ©nÃ©tique humaine, l'amÃ¨nent Ã  sa perte.&lt;br /&gt;
Les nazis classÃ¨rent ainsi les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les &amp;quot;races Ã  Ã©duquer&amp;quot; (les Latins, les Japonais par exemple), les &amp;quot;races Ã  rÃ©duire en servitude&amp;quot; (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) et les &amp;quot;races Ã  exterminer&amp;quot; (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== HiÃ©rarchie des Â« races Â» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine raciale nazie se basait surtout sur lâ€™Å“uvre dâ€™[[Hans GÃ¼nther]], professeur de Â« science raciale Â» Ã  lâ€™UniversitÃ© d'[[IÃ©na]] dont les idÃ©es Ã©taient fortement soutenues par le gouvernement allemand&amp;lt;ref&amp;gt;[[George L. Mosse]], ''Nazi Culture; Intellectual, Cultural, and Social Life in the Third Reich'', Schocken Books, New York, 1981, p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon GÃ¼nther tous les Aryens partagent un type nordique idÃ©al qui crÃ©e un contraste avec les Juifs, qui constituent plutÃ´t un mÃ©lange de plusieurs races. La lignÃ©e gÃ©nÃ©alogique, les mesures anthropologiques de crÃ¢nes et les Ã©valuations de lâ€™apparence physique Ã©taient tous des outils utiles Ã  la dÃ©termination de la race. Pour Gunther, mÃªme si lâ€™apparence physique Ã©tait la chose observÃ©e, Â« le corps est lâ€™enveloppe de lâ€™Ã¢me Â» et Â« lâ€™Ã¢me est primaire. Â» Toutefois dans la doctrine raciale nazie les catÃ©gories de Â« sang allemand Â» et de Â« sang Ã©tranger Ã  lâ€™espÃ¨ce Â» ne furent jamais clairement dÃ©finies, et entre le pÃ´le aryen et le pÃ´le juif se trouvait toute une nÃ©buleuse de races quâ€™il Ã©tait parfois malaisÃ© de situer sur une Ã©chelle. Concernant les races europÃ©ennes Gunther les divisait en race nordique (nord de l'Europe), mÃ©diterranÃ©enne (sud de l'Europe et Afrique du Nord), dinarique (Balkans), alpine et est-baltique&amp;lt;ref&amp;gt;Hans GÃ¼nther, ''Les peuples de l'Europe (1927)'', Editions du Lore, 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alfred Rosenberg]], thÃ©oricien du nazisme dont l'influence fut Ã©galement importante, qui dÃ©veloppa ses thÃ©ories raciales et anti-chrÃ©tienne dans ''[[Le Mythe du vingtiÃ¨me siÃ¨cle]]'' ([[1930]]), oÃ¹ il rÃ©duit lâ€™histoire Ã  une lutte des races et met en valeur lâ€™homme nordique menacÃ© par le mÃ©tissage, les juifs et les valeurs judÃ©o-chrÃ©tiennes, considÃ©rait Ã©galement les [[BerbÃ¨res]] d'[[Afrique du Nord]] comme descendants des peuples Aryens atlanto-nordiques : Â« Les [[BerbÃ¨res]], dont une partie conservent encore la peau claire et souvent mÃªme les yeux bleus, ne remontent pas aux raids ultÃ©rieurs des Vandales, mais bien Ã  la trÃ¨s ancienne vague atlanto nordique. De nombreux chasseurs [[Kabyles]], par exemple, sont aujourd'hui encore irrÃ©futablement d'origine nordique Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Alfred Rosenberg, ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', Deterna, 2005 (rÃ©Ã©dition 1930), ISBN 2-913044-21-2, p. 42.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moyens utilisÃ©s ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Buchenwald Slave Laborers Liberation.jpg|thumb|LibÃ©ration du camp de Buchenwald, 16 avril 1945]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis stÃ©rilisÃ¨rent ou emprisonnÃ¨rent aussi ceux qu'ils considÃ©raient comme malades, ou ceux qui Ã©taient considÃ©rÃ©s comme atteints de maladies hÃ©rÃ©ditaires ([[cÃ©citÃ©]], [[alcoolisme]], [[schizophrÃ©nie]], etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particuliÃ¨re des thÃ©ories [[eugÃ©nisme|eugÃ©niques]] du Britannique [[Francis Galton]] (cf. [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]). &lt;br /&gt;
En septembre 1939 Hitler donna son assentiment Ã  la mise en Å“uvre d'un programme d'euthanasie, sans distinction d'Ã¢ge, des personnes handicapÃ©es ou atteintes de certaines maladies incurables. Ce programme appelÃ© [[Aktion T4]] fut menÃ© par un petit nombre d'hommes triÃ©s sur le volet et sous le contrÃ´le de mÃ©decins. Au total environ 100000 personnes en furent victimes entre 1940 et 1945.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.yanous.com/news/focus/focus051118.html&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/euthanasie.htm&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis Ã©liminÃ¨rent selon des procÃ©dÃ©s systÃ©matiques et par cercles concentriques entre 5 et 6 millions de Juifs (notamment, mais pas uniquement, Ã  l'aide de [[chambre Ã  gaz|chambres Ã  gaz]]) ainsi que de nombreux Tziganes, entre {{formatnum:500000}} et 1 million dont {{formatnum:23000}} ont Ã©tÃ© recensÃ©s dans le seul camp d'[[Auschwitz]]. Ils stÃ©rilisÃ¨rent aussi {{formatnum:400000}} Allemands et incarcÃ©rÃ¨rent tous les opposants au pouvoir dans des [[camp de concentration|camps de concentration]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'extermination des Juifs est appelÃ©e la [[Shoah]], ce qui signifie &amp;quot;catastrophe&amp;quot; en hÃ©breu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction entre fascisme et nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã  sourcer|date=juin 2009}}&lt;br /&gt;
Deux interprÃ©tations chez les historiens :  &lt;br /&gt;
* le [[nazisme]] est un systÃ¨me totalitaire spÃ©cifique, essentiellement [[raciste]] et [[antisÃ©mite]]; et fortement opposÃ© au [[judÃ©o-christianisme]].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* le nazisme est une variÃ©tÃ© (parmi d'autres) de fascisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''[[fascisme]]'' et ''totalitarisme'' reposent souvent sur des dÃ©finitions floues. Ils restent mal dÃ©finis et il n'y a pas de consensus d'historiens sur leur utilisation. D'aucuns les rÃ©cusent totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'origine, le fascisme avait pour but l'Ã©dification d'un Ã‰tat fort, base d'un nouvel Empire, vÃ©ritable &amp;quot;but&amp;quot; ultime, alors que le nazisme voyait dans l'Ã‰tat le &amp;quot;moyen&amp;quot; de mettre en Å“uvre la politique raciale et de domination mondiale de la nation allemande. Le fasciste mourait pour l'[[Italie]], le nazi pour la ''race aryenne''. La [[Seconde Guerre mondiale]] n'est donc pas un conflit de nations, Ã  l'instar de la premiÃ¨re, mais un conflit de ''visions du monde''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pratique, [[Benito Mussolini|Mussolini]] enfermait et persÃ©cutait ses opposants, mais ne se livra pas Ã  une politique d'extermination sur des bases culturelles et religieuses, alors que l'idÃ©ologie nazie organisait un systÃ¨me de dÃ©portations des &amp;quot;indÃ©sirables&amp;quot;. D'abord et principalement les [[juifs]], qui tous devaient Ãªtre Ã©liminÃ©s, adultes comme enfants. Hitler avait dÃ©crÃ©tÃ© que tous devaient disparaÃ®tre en vertu d'une purification de [[l'Europe]] planifiÃ©e &amp;quot;scientifiquement&amp;quot;, c'est-Ã -dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les thÃ©ories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur Ã©limination, non leur rÃ©duction en tant qu'ennemiÂ·eÂ·s. D'autres groupes sociaux subirent les dÃ©portations et les persÃ©cutions : communistes et autres marxistes, tsiganes, handicapÃ©s mentaux, asociaux, homosexuels, catholiques, protestants, TÃ©moins de JÃ©hovah... Les [[camps d'extermination]] tels [[Auschwitz]], [[Treblinka]], [[MaÃ¯danek]], furent construits ou transformÃ©s Ã  des fins d'exterminations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'[[Ã‰tat totalitaire]] est forgÃ© par le philosophe et thÃ©oricien du [[fascisme italien]], [[Giovanni Gentile]], qui Ã©crivait les textes de Mussolini ayant un contenu thÃ©orique. L'Ã‰tat totalitaire doit prendre le contrÃ´le de la sociÃ©tÃ© tout entiÃ¨re et de tous ses secteurs, jusqu'Ã  faire disparaÃ®tre celle-ci, englobÃ©e dans l'Ã‰tat, devenu &amp;quot;total&amp;quot;. On ne peut donc exclure le fascisme du systÃ¨me des Ã‰tats totalitaires, qu'il invente au contraire. Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par [[Benito Mussolini|Mussolini]] ([[Marche sur Rome]], 1922) invente un nouveau mode d'Ã‰tat prÃ©cisÃ©ment, en pratique et en thÃ©orie. Il en fait la thÃ©orie et le rÃ©alise en vue de constituer un Empire, supposÃ© faire renaÃ®tre l'[[Empire romain]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Invention que Hitler recueillera et dÃ©veloppera, en prÃ©parant la guerre en Europe, dans le but de crÃ©er un nouvel Empire europÃ©en, le &amp;quot;Reich de 1000 ans&amp;quot;. L'exploitation du mythe du Â« danger juif Â» (complot mondial en parallÃ¨le et/ou alliance avec le communisme international) sera reprise. On diffusera systÃ©matiquement un faux, fabrication de la police secrÃ¨te du Tsar, les ''[[Protocoles des Sages de Sion]]'' , supposÃ© rÃ©vÃ©ler un &amp;quot;complot juif mondial&amp;quot;. Adolf Hitler mentionnera cette lecture dans Mein Kampf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'antisÃ©mitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et antisÃ©mite, et la dÃ©cision en vue de l'Ã©limination des juifs, et le recours Ã  un plan d'extermination. La planification et l'organisation systÃ©matiques sont une spÃ©cificitÃ© nazie, et n'appartiennent ni au fascisme italien, ni aux divers fascismes qui apparurent en Europe. La diversitÃ© des expressions portent souvent Ã  confusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources du nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines et les sources d'inspiration du nazisme sont extrÃªmement diverses. Ainsi, pÃªle-mÃªle sont reprises dans l'idÃ©ologie nazie&amp;lt;ref&amp;gt;[[Michel Mourre]], ''Dictionnaire d'Histoire Universelle'', 1968.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©ologies nationalistes allemandes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de la [[Grande Allemagne]] empruntÃ©e aux libÃ©raux du &amp;quot;[[printemps des peuples]]&amp;quot; de [[1848]] et [[Pangermanisme|pangermanistes]] ultÃ©rieurs du {{s-|XIX|e}}.&lt;br /&gt;
* le nationalisme xÃ©nophobe des patriotes de [[1813]] comme [[Arndt]] et [[Friedrich Ludwig Jahn]]&amp;lt;ref&amp;gt;Peter Viereck Ã©crit ainsi dans ''Conservatism Revisited'' page 70: &amp;quot;Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'.&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* l'aspiration Ã  un &amp;quot;christianisme allemand&amp;quot; par [[Paul de Lagarde]].&lt;br /&gt;
* les tendances protectionnistes et autarciques en Ã©conomie chÃ¨res Ã  [[Fichte]] et [[Friedrich List]].&lt;br /&gt;
* le neo-paganisme allemand par haine du catholicisme romain, surtout incarnÃ© par les opÃ©ras de [[Richard Wagner]] vÃ©ritable liturgie nationale.&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e d'un socialisme allemand Ã©laborÃ©e par [[Werner Sombart]] et [[Spengler]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le socialisme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article dÃ©taillÃ©|National-socialisme et socialisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question des relations ou d'une parentÃ© entre le national-socialisme et le [[socialisme]], a Ã©tÃ© soulevÃ©e trÃ¨s tÃ´t, et suscitÃ© des polÃ©miques. Dans les annÃ©es 1940, l'Ã©conomiste [[Friedrich Hayek]] attribue des racines en partie socialistes au nazisme. Au contraire, le [[thÃ©oricien]] [[marxiste]] [[Georges Politzer]] explique que le rÃ©gime nazi se base sur l'idÃ©ologie de la Â« race Â», abolissant la notion de [[Classe sociale|classe]] indissociable du marxisme. La question rebondit avec des travaux contemporains controversÃ©s, comme ceux de l'historien [[Ernst Nolte]] ou [[Jean-FranÃ§ois Revel]], alors que pour l'historien [[Ian Kershaw]], le nazisme fait partie des Â« mouvements extrÃ©mistes antisocialistes Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des mouvements socialistes ont Ã©tÃ© rÃ©primÃ©s par le nazisme, les ouvrages des auteurs socialistes Ã©taient brÃ»lÃ©s lors des [[autodafÃ©]]s nazis, et les divers courants socialistes ont Ã©tÃ© trÃ¨s actifs dans la [[rÃ©sistance allemande au nazisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Des idÃ©es philosophiques du {{s-|XIX|e}} ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de la force est propagÃ© dans les universitÃ©s par [[Heinrich von Treitschke]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Ã  tort que l'on rattache Nietzsche au nazisme. Celui-ci n'a cessÃ©, toujours avec la mÃªme ferveur de manifester son Ã©cÅ“urement Ã  l'encontre de l'antisÃ©mitisme. C'est Ã  son insu, pendant ses derniÃ¨res annÃ©es de {{Citation|vie}}, malade; que sa sÅ“ur, [[Elisabeth FÃ¶rster-Nietzsche]] mariÃ©e Ã  [[Bernhard FÃ¶rster]], pour laquelle il exprimait Ã©galement un grand mÃ©pris suite Ã  son mariage avec un antisÃ©mite ayant tentÃ© de fonder une nation arienne au Paraguay ; trafiqua son Å“uvre et composa {{Citation|''La VolontÃ© de Puissance''}}. Elle en fit ce qui devait devenir plus tard une arme de propagande pour le rÃ©gime nazi. Elle eut recours Ã  un vÃ©ritable travail de falsification, et de dÃ©coupage, allant jusqu'Ã  retirer les passages la concernant personnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, encore aujourd'hui, les Ã©crits de Nietzsche sont sujets Ã  la controverse, souvent par mÃ©comprÃ©hension ou interprÃ©tation douteuse. La critique la plus commune se rapportant au nazisme est celle qui consiste Ã  dire que Nietzsche incitait Ã  la haine contre le juif, de par les critiques qu'il peut faire Ã  l'Ã©gard du prÃªtre, {{Citation|les juifs, ce peuple de prÃªtres}}. Or il ne condamne ici nullement les juifs mais bien les mÃ©thodes du prÃªtre, peu importe ses origines (cf GÃ©nÃ©alogie de la morale, III{{e}} traitÃ© et la fin d'Ainsi parlait Zarathoustra en rÃ©fÃ©rence au dernier Pape). Au banc des accusÃ©s, son idÃ©e du surhomme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d'informations, se reporter Ã  cette partie de l'article sur le philosophe, au sujet des falsifications auxquelles son Å“uvre a pu Ãªtre exposÃ©e : [[Friedrich Nietzsche#Les falsifications|Les falsifications nazies de l'Å“uvre de Nietzsche]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons enfin que les nazis ne furent pas les seuls Ã  falsifier la philosophie de Nietzsche. Encore aujourd'hui, elle se prÃªte Ã  toutes les interprÃ©tations et trouve sa place dans tous les discours, de la caricature Ã  l'appropriation la plus totale. Par respect, il s'impose de prendre clairement connaissance du corpus NietzschÃ©en avant toute interprÃ©tation douteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©es racistes dÃ©veloppÃ©es antÃ©rieurement en Allemagne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'affirmation de la supÃ©rioritÃ© du peuple aryen et tout mÃ©tissage comme dÃ©gÃ©nÃ©rateur de celui-ci chez [[Gobineau]] et [[Houston Chamberlain]].&lt;br /&gt;
* les thÃ©ories eugÃ©niques de [[Vacher de Lapouge]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de l'Allemagne comme dernier refuge du Â« peuple [[aryen]] Â», Ã©mise par [[Ludwig Geiger]] et imposÃ©e par [[Karl Penka]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e antisÃ©mite de Â« juifs voulant contrÃ´ler le monde Â» (soit par le [[communisme]], soit par le capitalisme) thÃ¨se du faux [[Protocoles des Sages de Sion]] rÃ©digÃ© par [[Mathieu Golovinski]]. &lt;br /&gt;
* le [[darwinisme social]] de [[Herbert Spencer]] donnant le droit du plus fort Ã  l'Ã©radication du plus faible comme naturel et transposable Ã  la sociÃ©tÃ© humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idÃ©es [[nationalistes]] et [[racistes]] vont se retrouver dans les idÃ©es colportÃ©es par les mouvements ''[[vÃ¶lkisch]]'' qui vont fleurir en Allemagne Ã  la fin du {{s-|XIX|e}} et au dÃ©but du {{s-|XX|e}}. En rÃ©pandant en Allemagne des idÃ©es [[ultra-nationalistes]] et racistes, ces mouvements ont fait le lit du National-socialisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nazisme et homosexualitÃ© ==&lt;br /&gt;
{{article dÃ©taillÃ©|Discrimination et dÃ©portation des homosexuels sous l'Allemagne nazie}}&lt;br /&gt;
DiffÃ©rents auteurs considÃ¨rent que l'idÃ©ologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguÃ«s avec l'[[homosexualitÃ©]], sa fascination pour Â« l'homme nouveau Â» aurait Ã©tÃ© teintÃ©e d'[[homoÃ©rotisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, [[LÃ©on Poliakov]] a affirmÃ©:&lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'art nazi s'avÃ¨re Ãªtre une des clefs d'analyse et de comprÃ©hension du rÃ©gime national-socialiste. Il permet en effet d'apprÃ©hender la fascination exercÃ©e par l'homosexualitÃ© sur les nazis et son retournement en une impitoyable persÃ©cution. L'homoÃ©rotisme est plus que suggÃ©rÃ© par l'art nazi qui prÃ´ne le culte du corps masculin&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.triangles-roses.org/fascination.htm ''De la fascination Ã  la persÃ©cution'' par Blaise NoÃ«l]&amp;lt;/ref&amp;gt;.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce thÃ¨me est Ã©galement abordÃ© par [[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]] :&lt;br /&gt;
{{citation bloc |La nazisme se distingue par une inclinaison pÃ©dÃ©rastique trÃ¨s prononcÃ©e qui a toujours Ã©tÃ© en honneur chez les Allemands et que les traditions militaires ont exaltÃ©e; l'austÃ©ritÃ© spartiate, la nuditÃ© grecque, la gymnosophie furent, au XIXe siÃ¨cle, les formes classiques du dÃ©lire allemand. L'athlÃ¨te hitlÃ©rien du XXe siÃ¨cle est habillÃ©, armÃ©, sanglÃ©, bottÃ©, casquÃ©, dÃ©corÃ©, mais l'inclinaison homosexuelle est plus forte que jamais. Tout l'indique : l'Ã©talage de la force brutale et l'idÃ´latrie du muscle, des pectoraux de gladiateur sous les baudriers Ã©blouissants, la folie des uniformes qui fascinÃ¨rent jadis la France vaincue comme la fascinÃ¨rent les beaux barbares blonds.&lt;br /&gt;
|[[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]], ''Une monstrueuse apothÃ©ose'', in ''Quel Corps ?'',  Ã©d. Passion, 1986, p.42&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les persÃ©cutions nazies contre les homosexuels commenceront dÃ¨s 1933, les peines prÃ©vues contre eux par le [[paragraphe 175]] du code pÃ©nal allemand seront doublÃ©es en 1935, et {{formatnum:50000}} d'entre eux seront mis en prison tandis que {{formatnum:15000}} autres seront dÃ©portÃ©s dans les camps de concentration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages parmi lesquels le nazisme a puisÃ© ses racines &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Arthur de Gobineau]], ''Essai sur l'inÃ©galitÃ© des races humaines'' ([[1855]])&lt;br /&gt;
* [[Houston Stewart Chamberlain]], ''GenÃ¨se du {{s-|XIX|e}}'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Georges Vacher de Lapouge]], ''l'Aryen et son rÃ´le social'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Madison Grant]], ''Le dÃ©cÃ¨s de la grande race'' ([[1916]])&lt;br /&gt;
* [[Hans Friedrich Karl GÃ¼nther]], ''Rassenkunde des deutschen Volkes'' ([[1922]]) et ''Rassenkunde Europas'' ([[1924]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages des thÃ©oriciens du III{{Ã¨me}} Reich&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]], ''Mein Kampf'', ([[1924]])&lt;br /&gt;
* [[Dietrich Eckart]], ''Ein VermÃ¤chtnis'', ([[1928]])&lt;br /&gt;
* [[Richard Walther DarrÃ©]], ''Das Bauerntum als Lebensquell der Nordischen Rasse'' ([[1929]])&lt;br /&gt;
* [[Alfred Rosenberg]], ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', ([[1930]])&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]], ''Wesen und Gestalt des Nationalsozialismus'', ([[1934]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir aussi [[Pangermanisme]], [[Nihilisme]] allemand, [[Mysticisme nazi]].)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fascisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== IdÃ©ologie ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ThÃ©ories du fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[AntisÃ©mitisme]]&lt;br /&gt;
* [[Fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[Mysticisme nazi]]&lt;br /&gt;
* [[National-socialisme et socialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Nationalisme]]&lt;br /&gt;
* [[NÃ©o-nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Pangermanisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racisme]]&lt;br /&gt;
* [[Totalitarisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Histoire ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]]&lt;br /&gt;
* [[AutodafÃ©#Nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Chronologie du TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
* [[Collaboration dans l'Europe occupÃ©e par les nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Croix gammÃ©e]]&lt;br /&gt;
* [[Heinrich Himmler]]&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]]&lt;br /&gt;
* [[Parti ouvrier allemand]] (DAP, premier nom du NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]] (NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[RÃ©seaux dâ€™exfiltration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'encontre des nazis : &lt;br /&gt;
* [[RÃ©sistance allemande au nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Liste de rÃ©sistants allemands au nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les crimes du nazisme ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Shoah]]&lt;br /&gt;
* [[Camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Liste des camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[SystÃ¨me de marquage nazi des prisonniers]]&lt;br /&gt;
* [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Porajmos]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, Thierry Feral, Michel Gillet, J. Maucourant, ''Penser le nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, ''Les Savants fous. Au-delÃ  de l'Allemagne nazie'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Thierry Feral avec post face de Hanania Alain Amar, ''Suisse et nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2005.&lt;br /&gt;
* [[Hannah Arendt]], ''[[Les Origines du totalitarisme]]''.&lt;br /&gt;
* [[Pierre AyÃ§oberry]], ''La Question nazie, Les interprÃ©tations du national-socialisme, 1922-1975'', Seuil, coll. Â« Points Histoire Â», 1979, 314 p.&lt;br /&gt;
* [[Daniel GuÃ©rin]], ''La Peste brune'', [[Ã©ditions Spartacus]], 1996. &lt;br /&gt;
* [[Friedrich Hayek]], ''[[La Route de la servitude]]''.&lt;br /&gt;
* [[Ian Kershaw]], ''Qu'est-ce que le nazisme ?'', Folio histoire, rÃ©Ã©dition 2003.&lt;br /&gt;
* [[Nicos Poulantzas]], ''Fascisme et dictature. La III{{e}} Internationale face au fascisme'', Paris, 1970.&lt;br /&gt;
* [[Enzo Traverso]], ''Le Totalitarisme. Le {{s-|XX|e}} en dÃ©bat'', Points, Le Seuil, Paris, 2001.&lt;br /&gt;
* [[Franz Leopold Neumann|Franz Neumann]],  ''BÃ©hÃ©moth. Structure et pratique du national-socialisme - 1933-1945'', traduit de l'anglais par Gilles DauvÃ© et Jean-Louis Boireau, Paris, Payot, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
{{Autres projets&lt;br /&gt;
| wikiquote   = Nazisme&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
* [http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/nazisme.hitler.1933.html Textes sur le nazisme(idÃ©ologies...)], Cliotexte.&lt;br /&gt;
* [http://www.phdn.org/histgen/nazisme/leon2001/ Â« Le nazisme : controverses et interprÃ©tations Â»] par Enrique Leon, 2001.&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
Cette article est issue essentiellement de l'encyclopÃ©die participative Wikipedia.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Younes</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49531</id>
		<title>Nazisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://fra.anarchopedia.org/index.php?title=Nazisme&amp;diff=49531"/>
				<updated>2010-07-17T15:35:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Younes: /* Distinction entre fascisme et nazisme */  retrait  des balises {{citation}}  suite&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{semi-protection}}&lt;br /&gt;
[[Image:Nazi Swastika.svg|thumb|right|180px|Symbole du nazisme, le drapeau du [[NSDAP]], puis du [[TroisiÃ¨me Reich]] a Ã©tÃ© dessinÃ© par [[Adolf Hitler]].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''nazisme''' ou '''national-socialisme''' est l'[[idÃ©ologie]] [[politique]] du [[Parti nazi|NSDAP]], [[parti politique]] fondÃ© en [[Allemagne]] en [[1920]]. Cette vision du monde divisait hiÃ©rarchiquement [[Race humaine|l'espÃ¨ce humaine en races]], hiÃ©rarchie au sommet de laquelle se situait la Â« [[race aryenne]] Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que sujet de science politique, la dÃ©finition du nazisme divise les historiens. En particulier, reste ouverte la question de savoir si le nazisme ne fut que l'une des formes du [[fascisme]] ou, parce qu'ayant fait du [[racisme]] une [[doctrine]] d'[[Ã‰tat]], le nazisme doit Ãªtre considÃ©rÃ© comme un phÃ©nomÃ¨ne historique unique. En effet, l'[[antisÃ©mitisme]] officiel du rÃ©gime nazi, dÃ¨s [[1933]], et la persÃ©cution des opposants, des homosexuels, des gitans, etc., se concrÃ©tisera par l'installation dÃ¨s 1933 des premiers [[camp de concentration|camps de concentration]] en [[Allemagne]]. Cette politique ne fera que s'amplifier jusqu'Ã  1945. Ce sont ainsi plus de dix millions de personnes qui pÃ©riront dans les camps de concentration et d'extermination nazis, dont une majoritÃ© de Juifs (voir [[Shoah]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Reichsparteitag 1935.jpg|thumb|250px|En 1935, appel de soldats allemands faisant partie de la [[Sturmabteilung|SA]], de la [[Schutzstaffel|SS]] ou de la [[Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps|NSKK]]. Photo prise Ã  Nuremberg le 9 novembre 1935.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PrÃ©sentation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'acronyme nazisme est la contraction de national-socialisme (''Nationalsozialismus'' en [[allemand]]). En effet, le Â« national-socialisme Â» se veut distinct du socialisme international, c'est-Ã -dire des mouvements socialistes [[Internationalisme|internationalistes]], d'inspiration [[Marxisme|marxiste]] ou non, tels que l'[[Internationale ouvriÃ¨re socialiste|Internationale socialiste]] ou l'[[Internationale communiste]], dont la vocation Â« antipatriotique Â» Ã©tait Ã  l'opposÃ© du nationalisme pangermaniste hitlÃ©rien. L'idÃ©ologie nazie se distingue Ã©galement d'autres doctrines nationalistes de l'Ã©poque comme, en [[France]], le socialisme national de   [[Maurice BarrÃ¨s]], qui disait combiner [[nationalisme]] et Â« [[socialisme]] Â», mais rejetait les thÃ©ories racistes du nazisme allemand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  fameux ''[[Programme en 25 points]]'', programme politique du nazisme, fut exposÃ© pour la premiÃ¨re fois dans une rÃ©union publique le {{date|24|fÃ©vrier|1920}} Ã  la [[HofbrÃ¤uhaus]] de [[Munich]] (cÃ©lÃ¨bre brasserie toujours debout, pourvue d'une vaste salle propice aux rÃ©unions politiques) par [[Adolf Hitler]] lui-mÃªme. Suite Ã  cette assemblÃ©e fondatrice, le [[Parti ouvrier allemand|DAP]] (''Deutsche Arbeiter Partei'', [[Parti ouvrier allemand]]) prendra dÃ©sormais le nom de [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands|NSDAP]] (''National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei'', [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]]) : le parti nazi est nÃ©. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En [[1925]] (soit, plus de quatre ans aprÃ¨s, un [[Putsch de la Brasserie|coup d'Ã‰tat manquÃ©]] et plusieurs sÃ©jours en prison aprÃ¨s la proclamation initiale), [[Adolf Hitler]] publie ''[[Mein Kampf]]'' (''Mon Combat'') (Ã  la fois [[autobiographie]], [[idÃ©ologie]] et [[programme politique]]), ouvrage Ã©crit en prison, et qui deviendra le texte de rÃ©fÃ©rence du nazisme. La thÃ¨se selon laquelle le national-socialisme n'Ã©tait rien d'autre, en somme, qu'un ''hitlÃ©risme''&amp;lt;ref&amp;gt;[[Ian Kershaw]], ''Hitler'', tome 1, p. 210&amp;lt;/ref&amp;gt;, est fort discutÃ©e. NÃ©anmoins l'opportunisme politique sera, dÃ¨s le dÃ©but de sa carriÃ¨re, une constante dans les discours et Ã©crits d'[[Adolf Hitler]]. L'historien britannique [[Ian Kershaw]], auteur d'une [[biographie]] d'Hitler montre ainsi que l'apparition de certaines expressions ou concepts pourtant propres au discours hitlÃ©rien (par exemple le slogan ''[[Lebensraum]]'', soit : espace vital) sont assez tardives. Et c'est Hitler lui-mÃªme qui rappellera que ce n'est qu'en juin [[1919]] que les cours d'Ã©conomie de [[Gottfried Feder]] sur &amp;quot;l'esclavage par l'intÃ©rÃªt&amp;quot; fournirent le levier qui lui manquait pour animer un vÃ©ritable parti politique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Citation &amp;quot;AprÃ¨s avoir Ã©coutÃ© le premier cours de Feder, l'idÃ©e me vint aussitÃ´t que j'avais trouvÃ© le chemin d'une condition essentielle pour la formation d'un nouveau parti.&amp;quot;[[Adolf Hitler]],[[Mein Kampf]], p. 208.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peu aprÃ¨s l'accession d'Hitler Ã  la Chancellerie le {{date|30|janvier|1933}}, les autres partis politiques sont progressivement Ã©liminÃ©s ou interdits. Le [[14 juillet]] [[1933]], le NSDAP devient un parti unique en [[Allemagne]] et le restera jusqu'Ã  la chute du [[TroisiÃ¨me Reich]] en [[1945]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== IdÃ©ologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Stroop Report - Warsaw Ghetto Uprising 06b.jpg|thumb|[[Ghetto de Varsovie]], mai 1943]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les nazis, les pays et territoires [[germanophone]]s avaient vocation Ã  dominer le reste du [[monde (univers)|monde]]. Ils allÃ©guaient Ã  cette fin l'appartenance des peuples germaniques Ã  une &amp;quot;race supÃ©rieure&amp;quot;, les &amp;quot;indo-europÃ©ens &amp;quot; ''(Indo-Germanisch)'' ou encore &amp;quot;[[aryens]]&amp;quot;, dont auraient Ã©tÃ© issus tous les gÃ©nies de l'[[humanitÃ©]]. Les [[peuple]]s dÃ©sirant survivre devaient ainsi s'incliner devant la Â« race des seigneurs Â».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En consÃ©quence, cette idÃ©ologie, du reste clairement Ã©voquÃ©e dans [[Mein Kampf]], prÃ´ne le recours systÃ©matique Ã  la force. Pour Hitler, la [[diplomatie]] ou la [[nÃ©gociation]] ne sont que des leurres : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Â« Les territoires opprimÃ©s [''c'est-Ã -dire les SudÃ¨tes et l'Autriche''] ne sont pas rÃ©incorporÃ©s Ã  la patrie commune par des protestations enflammÃ©es, mais par les coups victorieux qu'assÃ¨ne le glaive. Forger ce glaive, telle est la tÃ¢che de la politique intÃ©rieure du gouvernement; permettre au forgeron de travailler en toute sÃ©curitÃ© et de recruter des compagnons d'armes, telle est celle de la politique Ã©trangÃ¨re. Â»''&amp;lt;ref&amp;gt;''Mon Combat'', p. 314&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;''Naturellement, ces derniers ne manquÃ¨rent pas de nous attaquer avec la plus grande violence, mais seulement avec la plume, comme il fallait s'y attendre, de la part de telles oies. Ã€ vrai dire, ils ne goÃ»taient pas du tout notre principe : {{Citation|Nous dÃ©fendre par la violence contre quiconque nous attaquerait par la violence.}}''&lt;br /&gt;
''Ils ne nous reprochaient pas seulement trÃ¨s Ã©nergiquement d'avoir le culte brutal du gourdin, mais aussi de manquer de spiritualitÃ©.(â€¦) Leur lÃ¢chetÃ© congÃ©nitale ne les exposera jamais Ã  un tel danger. Car ils ne travaillent pas dans la mÃªlÃ©e bruyante, mais dans le silence du cabinet.'' (''Mon Combat'' p. 190)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis Ã©taient clairement [[XÃ©nophobie|xÃ©nophobes]], demandant par exemple Â« que tous les non Allemands Ã©tablis en Allemagne depuis le 2 aoÃ»t 1914 soient immÃ©diatement contraints de quitter le Reich Â», et que Â« tous les directeurs et collaborateurs de journaux paraissant en langue allemande soient des citoyens allemands Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Points 8 et 23 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils sâ€™opposaient Ã  la Â« conception [[MatÃ©rialisme|matÃ©rialiste]] du monde Â», et se revendiquant dâ€™un Â« [[Christianisme positif]] Â» &amp;lt;ref&amp;gt;Points 19 et 24 du Programme en 25 points.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le programme national-socialiste prÃ©tendait Ã©galement avoir une dimension sociale, symbolisÃ©e par le rouge dans le [[Croix gammÃ©e|drapeau nazi]], qu'il imposa Ã  l'[[Allemagne]]&amp;lt;ref&amp;gt;Dans ''[[Mein Kampf]]'', Hitler justifie le choix du [[rouge]] par le souci de ne pas laisser le monopole de cette couleur ardente au seul [[Parti communiste d'Allemagne|Parti communiste]]&amp;lt;/ref&amp;gt;. D'aprÃ¨s les travaux de l'historien [[GÃ¶tz Aly]], les nazis tÃ©moignaient d'un rÃ©el souci des [[Couches populaires|classes populaires]]&amp;lt;ref&amp;gt;[[GÃ¶tz Aly]], ''Comment Hitler a achetÃ© les Allemands. Le III{{e}} Reich, une dictature au service du peuple'', Flammarion, 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt; : ils rÃ©organisent les professions, crÃ©ent des [[mutuelle]]s et des [[prestations sociales]], luttent contre le [[chÃ´mage]], favorisent des [[loisir]]s et des [[fÃªte]]s pour les couches populaires, etc. Pour Aly, c'est d'ailleurs lÃ  l'une des clÃ©s de la [[popularitÃ©]] du rÃ©gime. La tendance Â« socialisante Â» de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Ã€ ses dÃ©buts, [[Joseph Goebbels]] qualifiait ainsi le nazisme de {{Citation|[[bolchÃ©visme]] national}}. &lt;br /&gt;
Cependant, [[Adolf Hitler|Hitler]], par [[pragmatisme]] et [[opportunisme]] politique, sera conduit Ã  accepter les financements d'[[industriel]]s inquiÃ©tÃ©s par la montÃ©e du [[communisme]] et Ã  abandonner certaines revendications et Ã  Ã©liminer sans pitiÃ© les courants par trop Â« socialisants Â» (les frÃ¨res [[Gregor Strasser|Strasser]], [[RÃ¶hm]], etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:1933-may-10-berlin-book-burning.JPG|thumb|Des Ã©tudiants nazis [[autodafÃ©|brÃ»lent les livres proscrits]] en public le 10 mai 1933.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ©tend Ãªtre une idÃ©ologie [[Totalitarisme|totalitaire]], cherchant Ã  dominer et Ã  contrÃ´ler tous les aspects de la [[vie]] des [[citoyen]]s, embrigadÃ©s dÃ¨s l'[[enfance]] dans toutes sortes d'associations maÃ®trisÃ©es par le Parti qu'ils Ã©taient destinÃ©s Ã  servir : ''Napolas'', ''[[Jeunesses hitlÃ©riennes]]'', ''Association des jeunes filles allemandes'', ''Association des femmes allemandes'', ''Association des Allemands de l'Ã©tranger'', ''Secours populaire du parti nazi'', ''Secours d'Hiver du peuple allemand''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rÃ©gime nazi, proche du [[fascisme]], duquel il a pris le caractÃ¨re dÃ©monstratif que celui-ci a initiÃ©, assurant le [[Culte de la personnalitÃ©|culte du chef]] et le respect de la doctrine du Parti par l'usage systÃ©matique de mise en scÃ¨nes thÃ©Ã¢trales, et aussi de la [[violence]]. Le culte de la personnalitÃ© est sans doute un Ã©lÃ©ment central du nazisme, en ce qu'il permet au chef du mouvement d'exercer un pouvoir sans limite. Mais il s'inspire aussi du [[bolchÃ©visme]], adoptant le principe d'un [[parti unique]] constituÃ© de militants professionnels, parmi lesquels il recrute des [[milice]]s privÃ©es, les [[Sturmabteilung|SA]] et les [[Schutzstaffel|SS]], enfin en organisant la toute puissante [[Gestapo]] dÃ¨s la prise de pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Nuremberg-1-.jpg|thumb|ProcÃ¨s des principaux dirigeants nazis, Nuremberg, 1946.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine nazie se fondait sur une classification [[race|raciale]] des [[homme]]s selon la {{Citation|qualitÃ© de leur [[sang]]}}. Les Tziganes, les Asiatiques et les Noirs Ã©taient classÃ©s au plus bas dans l'Ã©chelle des [[race]]s, juste avant les Juifs et aprÃ¨s les Slaves et les MÃ©diterranÃ©ens. Elle aboutit Ã  pousser les applications de l'[[eugÃ©nisme]] dans ses consÃ©quences extrÃªmes, en particulier l'expÃ©rience des ''[[lebensborn]]s'', et surtout la [[Shoah]].&lt;br /&gt;
Elle incitait Ã  expulser hors d'Allemagne les hommes des {{Citation|races infÃ©rieures}}, en particulier les [[Juif]]s envers lesquels elle a immÃ©diatement pris des mesures vexatoires, favorisant l'Ã©migration des plus riches et des plus dÃ©terminÃ©s vers d'autres pays, avant d'enfermer progressivement les autres dans des [[Camp de concentration|camps de concentration]], avec les opposants politiques et religieux et les ''asociaux'' de tous ordres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ian Kershaw, Â« Ã©tant donnÃ© sa nature, sa composition et ses forces dominantes, le mouvement nazi ne pouvait avoir quâ€™une conception du changement social nÃ©gative (liquidation des organisations de la classe ouvriÃ¨re, discrimination accrue contre les minoritÃ©s) Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 270.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Aryens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les [[Allemagne nazie|nazis]] utilisÃ¨rent le terme d'''[[Race aryenne|Aryen]]'' pour dÃ©finir la [[race humaine]] qu'ils considÃ©raient la plus pure, la plus supÃ©rieure et la plus noble, qui Ã©tait appelÃ©e par certains scientifiques de cette Ã©poque ''race nordique''. Les idÃ©ologues nazis prÃ©tendaient que cette thÃ©orie aurait Ã©tÃ© confirmÃ©e par l'Histoire, l'expÃ©rience pratique, et les traits uniques de l'Aryen (notamment les cheveux [[blond (couleur)|blonds]] et les yeux bleus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Anti-Semitismus 1933.jpg|thumb|right|AntisÃ©mitisme en Allemagne en 1933. Sur la pancarte : {{Citation|''Allemands, dÃ©fendez-vous ! N'achetez pas chez les Juifs !''}}]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nazisme prÃ´ne la supÃ©rioritÃ© de la &amp;quot;race aryenne&amp;quot; sur toutes les autres &amp;quot;races&amp;quot; humaines. &lt;br /&gt;
Ce qu'il nomme &amp;quot;race aryenne&amp;quot; est en fait une notion Ã  la fois morphologique, culturelle et religieuse. Le &amp;quot;vÃ©ritable&amp;quot; aryen est celui qui est physiquement proche du canon germanique. La croyance commune fait correspondre Ã  l'image d'un homme pÃ¢le, blond aux yeux bleus et de culture germanique. En rÃ©alitÃ©, les critÃ¨res, bien que restreints, Ã©taient sensiblement plus larges (notamment au niveau des couleurs des yeux et des cheveux).&lt;br /&gt;
D'aprÃ¨s les dÃ©lires d' Hitler, cette race aryenne est l'unique source de tous les progrÃ¨s de l'HumanitÃ©. Seuls ceux qui ont une trace de sang aryen peuvent avoir du gÃ©nie. Les autres ne font qu'imiter voire, comme les Juifs, spolier ou dÃ©truire le gÃ©nie humain.&lt;br /&gt;
A ce titre, la race aryenne doit conserver la puretÃ© de son sang pour concentrer le gÃ©nie humain dans une race qui dominera le monde.&lt;br /&gt;
Pour la survie de l'HumanitÃ©, les nazis se doivent d'Ã©liminer les &amp;quot;races&amp;quot; et &amp;quot;peuples infÃ©rieurs&amp;quot; qui en polluant la gÃ©nÃ©tique humaine, l'amÃ¨nent Ã  sa perte.&lt;br /&gt;
Les nazis classÃ¨rent ainsi les populations en fonction de ce qu'ils appelaient les &amp;quot;races Ã  Ã©duquer&amp;quot; (les Latins, les Japonais par exemple), les &amp;quot;races Ã  rÃ©duire en servitude&amp;quot; (les Slaves, les Asiatiques, les Noirs) et les &amp;quot;races Ã  exterminer&amp;quot; (les personnes de confession ou d'ascendance juive et le peuple tzigane).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== HiÃ©rarchie des Â« races Â» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La doctrine raciale nazie se basait surtout sur lâ€™Å“uvre dâ€™[[Hans GÃ¼nther]], professeur de Â« science raciale Â» Ã  lâ€™UniversitÃ© d'[[IÃ©na]] dont les idÃ©es Ã©taient fortement soutenues par le gouvernement allemand&amp;lt;ref&amp;gt;[[George L. Mosse]], ''Nazi Culture; Intellectual, Cultural, and Social Life in the Third Reich'', Schocken Books, New York, 1981, p. 57&amp;lt;/ref&amp;gt;. Selon GÃ¼nther tous les Aryens partagent un type nordique idÃ©al qui crÃ©e un contraste avec les Juifs, qui constituent plutÃ´t un mÃ©lange de plusieurs races. La lignÃ©e gÃ©nÃ©alogique, les mesures anthropologiques de crÃ¢nes et les Ã©valuations de lâ€™apparence physique Ã©taient tous des outils utiles Ã  la dÃ©termination de la race. Pour Gunther, mÃªme si lâ€™apparence physique Ã©tait la chose observÃ©e, Â« le corps est lâ€™enveloppe de lâ€™Ã¢me Â» et Â« lâ€™Ã¢me est primaire. Â» Toutefois dans la doctrine raciale nazie les catÃ©gories de Â« sang allemand Â» et de Â« sang Ã©tranger Ã  lâ€™espÃ¨ce Â» ne furent jamais clairement dÃ©finies, et entre le pÃ´le aryen et le pÃ´le juif se trouvait toute une nÃ©buleuse de races quâ€™il Ã©tait parfois malaisÃ© de situer sur une Ã©chelle. Concernant les races europÃ©ennes Gunther les divisait en race nordique (nord de l'Europe), mÃ©diterranÃ©enne (sud de l'Europe et Afrique du Nord), dinarique (Balkans), alpine et est-baltique&amp;lt;ref&amp;gt;Hans GÃ¼nther, ''Les peuples de l'Europe (1927)'', Editions du Lore, 2005&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Alfred Rosenberg]], thÃ©oricien du nazisme dont l'influence fut Ã©galement importante, qui dÃ©veloppa ses thÃ©ories raciales et anti-chrÃ©tienne dans ''[[Le Mythe du vingtiÃ¨me siÃ¨cle]]'' ([[1930]]), oÃ¹ il rÃ©duit lâ€™histoire Ã  une lutte des races et met en valeur lâ€™homme nordique menacÃ© par le mÃ©tissage, les juifs et les valeurs judÃ©o-chrÃ©tiennes, considÃ©rait Ã©galement les [[BerbÃ¨res]] d'[[Afrique du Nord]] comme descendants des peuples Aryens atlanto-nordiques : Â« Les [[BerbÃ¨res]], dont une partie conservent encore la peau claire et souvent mÃªme les yeux bleus, ne remontent pas aux raids ultÃ©rieurs des Vandales, mais bien Ã  la trÃ¨s ancienne vague atlanto nordique. De nombreux chasseurs [[Kabyles]], par exemple, sont aujourd'hui encore irrÃ©futablement d'origine nordique Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Alfred Rosenberg, ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', Deterna, 2005 (rÃ©Ã©dition 1930), ISBN 2-913044-21-2, p. 42.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Moyens utilisÃ©s ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Buchenwald Slave Laborers Liberation.jpg|thumb|LibÃ©ration du camp de Buchenwald, 16 avril 1945]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nazis stÃ©rilisÃ¨rent ou emprisonnÃ¨rent aussi ceux qu'ils considÃ©raient comme malades, ou ceux qui Ã©taient considÃ©rÃ©s comme atteints de maladies hÃ©rÃ©ditaires ([[cÃ©citÃ©]], [[alcoolisme]], [[schizophrÃ©nie]], etc.), ou de maladies mentales, en s'appuyant sur une lecture particuliÃ¨re des thÃ©ories [[eugÃ©nisme|eugÃ©niques]] du Britannique [[Francis Galton]] (cf. [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]). &lt;br /&gt;
En septembre 1939 Hitler donna son assentiment Ã  la mise en Å“uvre d'un programme d'euthanasie, sans distinction d'Ã¢ge, des personnes handicapÃ©es ou atteintes de certaines maladies incurables. Ce programme appelÃ© [[Aktion T4]] fut menÃ© par un petit nombre d'hommes triÃ©s sur le volet et sous le contrÃ´le de mÃ©decins. Au total environ 100000 personnes en furent victimes entre 1940 et 1945.&amp;lt;ref&amp;gt;http://www.yanous.com/news/focus/focus051118.html&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;ref&amp;gt;http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/euthanasie.htm&amp;quot;... &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
AprÃ¨s avoir conquis le pouvoir absolu, les nazis Ã©liminÃ¨rent selon des procÃ©dÃ©s systÃ©matiques et par cercles concentriques entre 5 et 6 millions de Juifs (notamment, mais pas uniquement, Ã  l'aide de [[chambre Ã  gaz|chambres Ã  gaz]]) ainsi que de nombreux Tziganes, entre {{formatnum:500000}} et 1 million dont {{formatnum:23000}} ont Ã©tÃ© recensÃ©s dans le seul camp d'[[Auschwitz]]. Ils stÃ©rilisÃ¨rent aussi {{formatnum:400000}} Allemands et incarcÃ©rÃ¨rent tous les opposants au pouvoir dans des [[camp de concentration|camps de concentration]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'extermination des Juifs est appelÃ©e la [[Shoah]], ce qui signifie &amp;quot;catastrophe&amp;quot; en hÃ©breu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Distinction entre fascisme et nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Ã  sourcer|date=juin 2009}}&lt;br /&gt;
Deux interprÃ©tations chez les historiens :  &lt;br /&gt;
* le [[nazisme]] est un systÃ¨me totalitaire spÃ©cifique, essentiellement [[raciste]] et [[antisÃ©mite]]; et fortement opposÃ© au [[judÃ©o-christianisme]].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* le nazisme est une variÃ©tÃ© (parmi d'autres) de fascisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''[[fascisme]]'' et ''totalitarisme'' reposent souvent sur des dÃ©finitions floues. Ils restent mal dÃ©finis et il n'y a pas de consensus d'historiens sur leur utilisation. D'aucuns les rÃ©cusent totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'origine, le fascisme avait pour but l'Ã©dification d'un Ã‰tat fort, base d'un nouvel Empire, vÃ©ritable &amp;quot;but&amp;quot; ultime, alors que le nazisme voyait dans l'Ã‰tat le &amp;quot;moyen&amp;quot; de mettre en Å“uvre la politique raciale et de domination mondiale de la nation allemande. Le fasciste mourait pour l'[[Italie]], le nazi pour la ''race aryenne''. La [[Seconde Guerre mondiale]] n'est donc pas un conflit de nations, Ã  l'instar de la premiÃ¨re, mais un conflit de ''visions du monde''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la pratique, [[Benito Mussolini|Mussolini]] enfermait et persÃ©cutait ses opposants, mais ne se livra pas Ã  une politique d'extermination sur des bases culturelles et religieuses, alors que l'idÃ©ologie nazie organisait un systÃ¨me de dÃ©portations des &amp;quot;indÃ©sirables&amp;quot;. D'abord et principalement les [[juifs]], qui tous devaient Ãªtre Ã©liminÃ©s, adultes comme enfants. Hitler avait dÃ©crÃ©tÃ© que tous devaient disparaÃ®tre en vertu d'une purification de [[l'Europe]] planifiÃ©e &amp;quot;scientifiquement&amp;quot;, c'est-Ã -dire avec des arguments pseudo-scientifiques, les thÃ©ories raciales, et en mobilisant tous les moyens techniques. On visait leur Ã©limination, non leur rÃ©duction en tant qu'ennemiÂ·eÂ·s. D'autres groupes sociaux subirent les dÃ©portations et les persÃ©cutions : communistes et autres marxistes, tsiganes, handicapÃ©s mentaux, asociaux, homosexuels, catholiques, protestants, TÃ©moins de JÃ©hovah... Les [[camps d'extermination]] tels [[Auschwitz]], [[Treblinka]], [[MaÃ¯danek]], furent construits ou transformÃ©s Ã  des fins d'exterminations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'[[Ã‰tat totalitaire]] est forgÃ© par le philosophe et thÃ©oricien du [[fascisme italien]], [[Giovanni Gentile]], qui Ã©crivait les textes de Mussolini ayant un contenu thÃ©orique. L'Ã‰tat totalitaire doit prendre le contrÃ´le de la sociÃ©tÃ© tout entiÃ¨re et de tous ses secteurs, jusqu'Ã  faire disparaÃ®tre celle-ci, englobÃ©e dans l'Ã‰tat, devenu &amp;quot;total&amp;quot;. On ne peut donc exclure le fascisme du systÃ¨me des Ã‰tats totalitaires, qu'il invente au contraire. Le fascisme voit le jour en Italie, avec la prise du pouvoir par [[Benito Mussolini|Mussolini]] ([[Marche sur Rome]], 1922) invente un nouveau mode d'Ã‰tat prÃ©cisÃ©ment, en pratique et en thÃ©orie. Il en fait la thÃ©orie et le rÃ©alise en vue de constituer un Empire, supposÃ© faire renaÃ®tre l'[[Empire romain]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Invention que Hitler recueillera et dÃ©veloppera, en prÃ©parant la guerre en Europe, dans le but de crÃ©er un nouvel Empire europÃ©en, le &amp;quot;Reich de 1000 ans&amp;quot;. L'exploitation du mythe du Â« danger juif Â» (complot mondial en parallÃ¨le et/ou alliance avec le communisme international) sera reprise. On diffusera systÃ©matiquement un faux, fabrication de la police secrÃ¨te du Tsar, les ''[[Protocoles des Sages de Sion]]'' , supposÃ© rÃ©vÃ©ler un &amp;quot;complot juif mondial&amp;quot;. Adolf Hitler mentionnera cette lecture dans Mein Kampf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui distingue le nazisme du fascisme est, non pas le nationalisme, le racisme et l'antisÃ©mitisme, mais le fait que la politique nazie soit d'abord et essentiellement raciste et antisÃ©mite, et la dÃ©cision en vue de l'Ã©limination des juifs, et le recours Ã  un plan d'extermination. La planification et l'organisation systÃ©matiques sont une spÃ©cificitÃ© nazie, et n'appartiennent ni au fascisme italien, ni aux divers fascismes qui apparurent en Europe. La diversitÃ© des expressions portent souvent Ã  confusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources du nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines et les sources d'inspiration du nazisme sont extrÃªmement diverses. Ainsi, pÃªle-mÃªle sont reprises dans l'idÃ©ologie nazie&amp;lt;ref&amp;gt;[[Michel Mourre]], ''Dictionnaire d'Histoire Universelle'', 1968.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©ologies nationalistes allemandes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de la [[Grande Allemagne]] empruntÃ©e aux libÃ©raux du {{Citation|[[printemps des peuples]]}} de [[1848]] et [[Pangermanisme|pangermanistes]] ultÃ©rieurs du {{s-|XIX|e}}.&lt;br /&gt;
* le nationalisme xÃ©nophobe des patriotes de [[1813]] comme [[Arndt]] et [[Friedrich Ludwig Jahn]]&amp;lt;ref&amp;gt;Peter Viereck Ã©crit ainsi dans ''Conservatism Revisited'' page 70: {{citation|Jahn's organized gangs, praised by a contemporary nationalist as 'the Storm Troopers' of a future nationalist seizure of power, roamed the streets molesting citizens who looked 'un-German'.}}&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
* l'aspiration Ã  un {{Citation|christianisme allemand}} par [[Paul de Lagarde]].&lt;br /&gt;
* les tendances protectionnistes et autarciques en Ã©conomie chÃ¨res Ã  [[Fichte]] et [[Friedrich List]].&lt;br /&gt;
* le neo-paganisme allemand par haine du catholicisme romain, surtout incarnÃ© par les opÃ©ras de [[Richard Wagner]] vÃ©ritable liturgie nationale.&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e d'un socialisme allemand Ã©laborÃ©e par [[Werner Sombart]] et [[Spengler]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le socialisme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article dÃ©taillÃ©|National-socialisme et socialisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question des relations ou d'une parentÃ© entre le national-socialisme et le [[socialisme]], a Ã©tÃ© soulevÃ©e trÃ¨s tÃ´t, et suscitÃ© des polÃ©miques. Dans les annÃ©es 1940, l'Ã©conomiste [[Friedrich Hayek]] attribue des racines en partie socialistes au nazisme. Au contraire, le [[thÃ©oricien]] [[marxiste]] [[Georges Politzer]] explique que le rÃ©gime nazi se base sur l'idÃ©ologie de la Â« race Â», abolissant la notion de [[Classe sociale|classe]] indissociable du marxisme. La question rebondit avec des travaux contemporains controversÃ©s, comme ceux de l'historien [[Ernst Nolte]] ou [[Jean-FranÃ§ois Revel]], alors que pour l'historien [[Ian Kershaw]], le nazisme fait partie des Â« mouvements extrÃ©mistes antisocialistes Â»&amp;lt;ref&amp;gt;Ian Kershaw, ''Qu'est-ce que le nazisme ? ProblÃ¨mes et perspectives dâ€™interprÃ©tation'', Gallimard, coll. Â« Folio Â», 1992, p. 93.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des mouvements socialistes ont Ã©tÃ© rÃ©primÃ©s par le nazisme, les ouvrages des auteurs socialistes Ã©taient brÃ»lÃ©s lors des [[autodafÃ©]]s nazis, et les divers courants socialistes ont Ã©tÃ© trÃ¨s actifs dans la [[rÃ©sistance allemande au nazisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Des idÃ©es philosophiques du {{s-|XIX|e}} ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de la force est propagÃ© dans les universitÃ©s par [[Heinrich von Treitschke]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Ã  tort que l'on rattache Nietzsche au nazisme. Celui-ci n'a cessÃ©, toujours avec la mÃªme ferveur de manifester son Ã©cÅ“urement Ã  l'encontre de l'antisÃ©mitisme. C'est Ã  son insu, pendant ses derniÃ¨res annÃ©es de {{Citation|vie}}, malade; que sa sÅ“ur, [[Elisabeth FÃ¶rster-Nietzsche]] mariÃ©e Ã  [[Bernhard FÃ¶rster]], pour laquelle il exprimait Ã©galement un grand mÃ©pris suite Ã  son mariage avec un antisÃ©mite ayant tentÃ© de fonder une nation arienne au Paraguay ; trafiqua son Å“uvre et composa {{Citation|''La VolontÃ© de Puissance''}}. Elle en fit ce qui devait devenir plus tard une arme de propagande pour le rÃ©gime nazi. Elle eut recours Ã  un vÃ©ritable travail de falsification, et de dÃ©coupage, allant jusqu'Ã  retirer les passages la concernant personnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, encore aujourd'hui, les Ã©crits de Nietzsche sont sujets Ã  la controverse, souvent par mÃ©comprÃ©hension ou interprÃ©tation douteuse. La critique la plus commune se rapportant au nazisme est celle qui consiste Ã  dire que Nietzsche incitait Ã  la haine contre le juif, de par les critiques qu'il peut faire Ã  l'Ã©gard du prÃªtre, {{Citation|les juifs, ce peuple de prÃªtres}}. Or il ne condamne ici nullement les juifs mais bien les mÃ©thodes du prÃªtre, peu importe ses origines (cf GÃ©nÃ©alogie de la morale, III{{e}} traitÃ© et la fin d'Ainsi parlait Zarathoustra en rÃ©fÃ©rence au dernier Pape). Au banc des accusÃ©s, son idÃ©e du surhomme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d'informations, se reporter Ã  cette partie de l'article sur le philosophe, au sujet des falsifications auxquelles son Å“uvre a pu Ãªtre exposÃ©e : [[Friedrich Nietzsche#Les falsifications|Les falsifications nazies de l'Å“uvre de Nietzsche]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons enfin que les nazis ne furent pas les seuls Ã  falsifier la philosophie de Nietzsche. Encore aujourd'hui, elle se prÃªte Ã  toutes les interprÃ©tations et trouve sa place dans tous les discours, de la caricature Ã  l'appropriation la plus totale. Par respect, il s'impose de prendre clairement connaissance du corpus NietzschÃ©en avant toute interprÃ©tation douteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les idÃ©es racistes dÃ©veloppÃ©es antÃ©rieurement en Allemagne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'affirmation de la supÃ©rioritÃ© du peuple aryen et tout mÃ©tissage comme dÃ©gÃ©nÃ©rateur de celui-ci chez [[Gobineau]] et [[Houston Chamberlain]].&lt;br /&gt;
* les thÃ©ories eugÃ©niques de [[Vacher de Lapouge]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e de l'Allemagne comme dernier refuge du Â« peuple [[aryen]] Â», Ã©mise par [[Ludwig Geiger]] et imposÃ©e par [[Karl Penka]].&lt;br /&gt;
* l'idÃ©e antisÃ©mite de Â« juifs voulant contrÃ´ler le monde Â» (soit par le [[communisme]], soit par le capitalisme) thÃ¨se du faux [[Protocoles des Sages de Sion]] rÃ©digÃ© par [[Mathieu Golovinski]]. &lt;br /&gt;
* le [[darwinisme social]] de [[Herbert Spencer]] donnant le droit du plus fort Ã  l'Ã©radication du plus faible comme naturel et transposable Ã  la sociÃ©tÃ© humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idÃ©es [[nationalistes]] et [[racistes]] vont se retrouver dans les idÃ©es colportÃ©es par les mouvements ''[[vÃ¶lkisch]]'' qui vont fleurir en Allemagne Ã  la fin du {{s-|XIX|e}} et au dÃ©but du {{s-|XX|e}}. En rÃ©pandant en Allemagne des idÃ©es [[ultra-nationalistes]] et racistes, ces mouvements ont fait le lit du National-socialisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nazisme et homosexualitÃ© ==&lt;br /&gt;
{{article dÃ©taillÃ©|Discrimination et dÃ©portation des homosexuels sous l'Allemagne nazie}}&lt;br /&gt;
DiffÃ©rents auteurs considÃ¨rent que l'idÃ©ologie nazie a tout d'abord entretenu des relations ambiguÃ«s avec l'[[homosexualitÃ©]], sa fascination pour Â« l'homme nouveau Â» aurait Ã©tÃ© teintÃ©e d'[[homoÃ©rotisme]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, [[LÃ©on Poliakov]] a affirmÃ©:&lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'art nazi s'avÃ¨re Ãªtre une des clefs d'analyse et de comprÃ©hension du rÃ©gime national-socialiste. Il permet en effet d'apprÃ©hender la fascination exercÃ©e par l'homosexualitÃ© sur les nazis et son retournement en une impitoyable persÃ©cution. L'homoÃ©rotisme est plus que suggÃ©rÃ© par l'art nazi qui prÃ´ne le culte du corps masculin&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.triangles-roses.org/fascination.htm ''De la fascination Ã  la persÃ©cution'' par Blaise NoÃ«l]&amp;lt;/ref&amp;gt;.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce thÃ¨me est Ã©galement abordÃ© par [[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]] :&lt;br /&gt;
{{citation bloc |La nazisme se distingue par une inclinaison pÃ©dÃ©rastique trÃ¨s prononcÃ©e qui a toujours Ã©tÃ© en honneur chez les Allemands et que les traditions militaires ont exaltÃ©e; l'austÃ©ritÃ© spartiate, la nuditÃ© grecque, la gymnosophie furent, au XIXe siÃ¨cle, les formes classiques du dÃ©lire allemand. L'athlÃ¨te hitlÃ©rien du XXe siÃ¨cle est habillÃ©, armÃ©, sanglÃ©, bottÃ©, casquÃ©, dÃ©corÃ©, mais l'inclinaison homosexuelle est plus forte que jamais. Tout l'indique : l'Ã©talage de la force brutale et l'idÃ´latrie du muscle, des pectoraux de gladiateur sous les baudriers Ã©blouissants, la folie des uniformes qui fascinÃ¨rent jadis la France vaincue comme la fascinÃ¨rent les beaux barbares blonds.&lt;br /&gt;
|[[Vladimir JankÃ©lÃ©vitch]], ''Une monstrueuse apothÃ©ose'', in ''Quel Corps ?'',  Ã©d. Passion, 1986, p.42&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, les persÃ©cutions nazies contre les homosexuels commenceront dÃ¨s 1933, les peines prÃ©vues contre eux par le [[paragraphe 175]] du code pÃ©nal allemand seront doublÃ©es en 1935, et {{formatnum:50000}} d'entre eux seront mis en prison tandis que {{formatnum:15000}} autres seront dÃ©portÃ©s dans les camps de concentration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et rÃ©fÃ©rences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{RÃ©fÃ©rences|colonnes=2}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Voir aussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages parmi lesquels le nazisme a puisÃ© ses racines &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Arthur de Gobineau]], ''Essai sur l'inÃ©galitÃ© des races humaines'' ([[1855]])&lt;br /&gt;
* [[Houston Stewart Chamberlain]], ''GenÃ¨se du {{s-|XIX|e}}'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Georges Vacher de Lapouge]], ''l'Aryen et son rÃ´le social'' ([[1899]])&lt;br /&gt;
* [[Madison Grant]], ''Le dÃ©cÃ¨s de la grande race'' ([[1916]])&lt;br /&gt;
* [[Hans Friedrich Karl GÃ¼nther]], ''Rassenkunde des deutschen Volkes'' ([[1922]]) et ''Rassenkunde Europas'' ([[1924]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques ouvrages des thÃ©oriciens du III{{Ã¨me}} Reich&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]], ''Mein Kampf'', ([[1924]])&lt;br /&gt;
* [[Dietrich Eckart]], ''Ein VermÃ¤chtnis'', ([[1928]])&lt;br /&gt;
* [[Richard Walther DarrÃ©]], ''Das Bauerntum als Lebensquell der Nordischen Rasse'' ([[1929]])&lt;br /&gt;
* [[Alfred Rosenberg]], ''Le Mythe du {{s-|XX|e}}'', ([[1930]])&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]], ''Wesen und Gestalt des Nationalsozialismus'', ([[1934]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voir aussi [[Pangermanisme]], [[Nihilisme]] allemand, [[Mysticisme nazi]].)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fascisme}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== IdÃ©ologie ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ThÃ©ories du fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[AntisÃ©mitisme]]&lt;br /&gt;
* [[Fascisme]]&lt;br /&gt;
* [[Mysticisme nazi]]&lt;br /&gt;
* [[National-socialisme et socialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Nationalisme]]&lt;br /&gt;
* [[NÃ©o-nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Pangermanisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racialisme]]&lt;br /&gt;
* [[Racisme]]&lt;br /&gt;
* [[Totalitarisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Histoire ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Adolf Hitler]]&lt;br /&gt;
* [[AutodafÃ©#Nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Chronologie du TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
* [[Collaboration dans l'Europe occupÃ©e par les nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Croix gammÃ©e]]&lt;br /&gt;
* [[Heinrich Himmler]]&lt;br /&gt;
* [[Joseph Goebbels]]&lt;br /&gt;
* [[Parti ouvrier allemand]] (DAP, premier nom du NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[Parti national-socialiste des travailleurs allemands]] (NSDAP)&lt;br /&gt;
* [[RÃ©seaux dâ€™exfiltration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[TroisiÃ¨me Reich]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ã€ l'encontre des nazis : &lt;br /&gt;
* [[RÃ©sistance allemande au nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Liste de rÃ©sistants allemands au nazisme]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les crimes du nazisme ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[Shoah]]&lt;br /&gt;
* [[Camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[Liste des camps de concentration nazis]]&lt;br /&gt;
* [[SystÃ¨me de marquage nazi des prisonniers]]&lt;br /&gt;
* [[L'EugÃ©nisme sous le nazisme]]&lt;br /&gt;
* [[Porajmos]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bibliographie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, Thierry Feral, Michel Gillet, J. Maucourant, ''Penser le nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Hanania Alain Amar, ''Les Savants fous. Au-delÃ  de l'Allemagne nazie'', L'Harmattan, Paris, 2007.&lt;br /&gt;
* Thierry Feral avec post face de Hanania Alain Amar, ''Suisse et nazisme'', L'Harmattan, Paris, 2005.&lt;br /&gt;
* [[Hannah Arendt]], ''[[Les Origines du totalitarisme]]''.&lt;br /&gt;
* [[Pierre AyÃ§oberry]], ''La Question nazie, Les interprÃ©tations du national-socialisme, 1922-1975'', Seuil, coll. Â« Points Histoire Â», 1979, 314 p.&lt;br /&gt;
* [[Daniel GuÃ©rin]], ''La Peste brune'', [[Ã©ditions Spartacus]], 1996. &lt;br /&gt;
* [[Friedrich Hayek]], ''[[La Route de la servitude]]''.&lt;br /&gt;
* [[Ian Kershaw]], ''Qu'est-ce que le nazisme ?'', Folio histoire, rÃ©Ã©dition 2003.&lt;br /&gt;
* [[Nicos Poulantzas]], ''Fascisme et dictature. La III{{e}} Internationale face au fascisme'', Paris, 1970.&lt;br /&gt;
* [[Enzo Traverso]], ''Le Totalitarisme. Le {{s-|XX|e}} en dÃ©bat'', Points, Le Seuil, Paris, 2001.&lt;br /&gt;
* [[Franz Leopold Neumann|Franz Neumann]],  ''BÃ©hÃ©moth. Structure et pratique du national-socialisme - 1933-1945'', traduit de l'anglais par Gilles DauvÃ© et Jean-Louis Boireau, Paris, Payot, 1987.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
{{Autres projets&lt;br /&gt;
| wikiquote   = Nazisme&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
* [http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/nazisme.hitler.1933.html Textes sur le nazisme(idÃ©ologies...)], Cliotexte.&lt;br /&gt;
* [http://www.phdn.org/histgen/nazisme/leon2001/ Â« Le nazisme : controverses et interprÃ©tations Â»] par Enrique Leon, 2001.&lt;br /&gt;
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