Rhizome (philosophie)
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Dans la théorie philosophique de Gilles Deleuze et Félix Guattari, un rhizome est un modèle descriptif et épistémologique dans lequel l'organisation des éléments ne suit pas une ligne de subordination hiérarchique —avec une base, ou une racine, prenant origine de plusieurs branchements, selon le modèle bien connu de l'Arbre de Porphyre—, mais où, tout élément peut affecter ou influencer tout autres (Deleuze & Guattari 1972:13). Dans un modèle arborescent d'organisation de la connaissance —comme la taxinomie et la classification des sciences — ce qui s'affirme comme élément de niveau supérieur est, en vérité, nécessairement subordonné, mais non l'inverse; dans un modèle rhizomatique, tout attribut (predicado?(es)) affirmé d'un élément peut influencer la conception des autres éléments de la structure, peu importe sa position réciproque. Le rhizome n'a, par conséquent, pas de centre, une caractéristique qui le rend particulièrement intéressant pour la Philosophie des Sciences, la Philosophie sociale, la Sémiotique et la Théorie de la communication contemporaines.
La notion est adaptée de la structure de beaucoup de plantes, dont les bourgeons peuvent se ramifier en n'importe quel point, ainsi que s'élargir et se transformer en un bulbe ou un tubercule; le rhizome des plantes, qui peut servir de racine, de tige ou de branche peu importe sa position sur la plante, sert à exemplifier un système cognitif qui n'aurait pas de racines —c'est-à-dire des propositions ou des affirmations plus essentielles que d'autres— qui se ramifient selon des des dichotomis strictes (Deleuze et Guattari 1972:35). _Deleuze et Guattari soutiennent ce qui, dans la tradition anglo-saxonne de la philosophie des sciences, a été nommé l'antifondationnalisme,_ es decir, que la estructura del conocimiento no se deriva por medios lógicos de un conjunto de primeros principios, sino que se elabora simultáneamente desde todos los puntos bajo la influencia recíproca de las distintas observaciones y conceptualizaciones (Deleuze & Guattari 1980). Esto no implica que una estructura rizomática sea necesariamente lábil o inestable, aunque exige que cualquier modelo de orden pueda ser modificado; en un rizoma existen líneas de solidez y organización fijadas por grupos o conjuntos de conceptos afines (mesetas en la terminología de los autores [1977:32]). Estos conjuntos de conceptos definen territorios relativamente estables dentro del rizoma.
La notion selon laquelle la connaissance —et la psyché; Guattari était psychologue d'orientation psychanalytique — n'est motivée que par l'intention de montrer la structure conventionelle des disciplines cognitives ne reflète simplement pas la structure de la nature. Il s'agit plutôt d'un résultat de la distribution du pouvoir et de l'autorité dans le corps social. No se trata simplemente de que un modelo descentrado represente mejor la "realidad"; parte de la teoría antifundacionalista es la noción de que los modelos son herramientas, cuya utilidad es la mejor parte de su verdad. _Une organisation rhizomatique de la connaissance est une méthode pour exercer une résistance contre un modèle hiérarchique qui traduit en termes épistémologiques une structure sociale oppressive. (Deleuze & Guattari 1980:531)
[modifier] Addendum: l'antifondationnalisme dans la philosophie analytique
La critique du fondationnalisme se concrétise dans la philosophie analytique comme, partie d'une critique complète du projet des "empiristes logiques" (Cercle de Vienne). Plusieurs philosophes, comme Rudolf Carnap ou Moritz Schlick, soutiennent que le fondement de la connaissance se trouve dans les énoncés protocolaire(enunciados protocolares?(es)), c'est à dire, les énoncés qui rapportaient les sensations immédiates (pour Schlick, les énoncés observacionels(enunciados observacionales?(es)), instantanés, pas nécessairement rapportés. La tradition fondationnaliste remonte à Aristote (voir les Seconds Analytiques dans l'Organon), qui soutenait que le fondement de la connaissance était dans le Syllogisme.
D'autres philosophes comme Keith Lehrer ou Laurence Bonjour, en conséquence de cette critique, argumentent en faveur d'une théorie cohérentiste de la justification épistémique_ (también hay coherentismo respecto a la verdad y respecto al conocimiento). Cette conception avait déjà été formulée par Otto Neurath, un autre philosophe du Cercle de Vienne, au début du 20ième siècle, mais fut de fait, critiqué par le même Schlick.
Dans les décennies de 1980 et 1990, le cohérentisme (c'est-à-dire l'antifondationnalisme auquel se référaient Deleuze et Guattari) est également critiqué par plusieurs philosophes comme Ernest Sosa et Alvin Goldman,_ quienes argumentan que las críticas al fundacionalismo de hecho fallan en ver las características importantes para la existencia de fundamentos epistémicos.
[modifier] Références
- Capitalisme et Schizophrénie 1. L'Anti-Œdipe, Gilles Deleuze et Félix Guattari, París: Minuit, 1972
- Capitalisme et Schizophrénie 2. Mille Plateaux, Gilles Deleuze et Félix Guattari, París: Minuit, 1980
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