Francisco Ascaso

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Francisco Ascaso Abadía (Almudevar, 1er avril 1901 – Barcelone, 20 juillet 1936) fut un militant anarcho-syndicaliste espagnol membre de la Confederación Nacional del Trabajo (CNT).

L’engagement anarchiste et les groupes d’action directe[edit]

Francisco Ascaso

Francisco Ascaso naît le 1er avril 1901 à Almudevar, commune de la province de Huesca en Aragon. Parti travailler à Saragosse, il est boulanger puis serveur. Il intègre la CNT et devient membre du groupe d’action directe nommé Los Justicieros (Les Justiciers).

En août 1922, il quitte Saragosse pour Barcelone où il rejoint Los Solidarios (Les Solidaires), un autre groupe d’action directe auquel participent Buenaventura Durruti, Antonio Ortiz, Joan García Oliver et Gregorio Jover. Avec ce groupe, il prend part à des actions contre les Pistoleros (hommes de main du patronat espagnol qui assassinent des syndicalistes) ainsi qu’à plusieurs attaques de banques.

Le 4 juin 1923, en représailles de l’assassinat du leader anarcho-syndicaliste Salvador Seguí par des Pistoleros, Francisco Ascaso et d’autres membres du groupe Los Solidarios assassinent l’un des principaux soutiens financiers des Pistoleros : le cardinal Soldevila.

L’exil[edit]

La répression qui suit cet assassinat ainsi que l’arrivée au pouvoir du dictateur Primo de Rivera poussent Francisco Ascaso à s’exiler en France en compagnie de Durruti et de García Oliver. De France il part avec Durruti pour Cuba puis pour l’Argentine. En Argentine, ils participent à une série de braquages en compagnie d’anarchistes locaux. Poursuivis par la police ils décident de retourner clandestinement en France.

Accusé de préparer un attentat contre le roi Alphonse XIII qui doit venir en visite officielle à Paris, Francisco Ascaso est arrêté par les autorités françaises avec Durutti et Gregorio Jover le 25 juin 1926.

A la nouvelle de leur arrestation, l’Espagne et l’Argentine demandent leur extradition. Leur extradition, qui aurait équivalu à les livrer à une mort certaine, n'est évitée que par l’action d’anarchistes français, en particulier Louis Lecoin, qui mobilisent l’opinion. Finalement jugés à Paris le 17 octobre 1926, ils sont condamnés à une peine de prison.

Ils sont libérés en juillet 1927, mais expulsés et interdits de séjour en France, en Suisse, en Belgique et dans d’autres pays européens. Francisco Ascaso décide de rester clandestinement en France.

Le retour en Espagne[edit]

Francisco Ascaso reste en exil jusqu’en 1931 ; la monarchie espagnole étant renversée et la Seconde République proclamée, il décide de retourner en Espagne.

Revenu à Barcelone il fonde le groupe Nosotros, un groupe plus radical que la FAI. Il continue à prendre part aux agitations anarchistes. En 1932, il est arrêté et déporté en Afrique puis aux Canaries.

Ayant retrouvé la liberté, il devient en 1934 secrétaire général du Comité régional de Catalogne de la CNT. A partir de cette date, il collabore aussi au journal anarchiste Solidaridad Obrera.

Le 17 juillet 1936, une partie de l’armée espagnole basée au Maroc se rebelle contre la République : c’est le début de la guerre civile en Espagne. A l’annonce de la tentative de coup d’Etat, la population de Barcelone se soulève et attaque les casernes.

C’est là que Francisco Ascaso trouve la mort le 20 juillet 1936 lors de l’assaut de la caserne d’Atarazanas.

Carlo Rosselli, Camillo Berneri et Mario Angeloni lui rendent hommage en créant une section italienne qui porte son nom.

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Ascaso, Francisco Ascaso, Francisco

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