Difference between revisions of "FAQAnar:F.3 - Pourquoi les "anarcho"-capitalistes n'attribuent-ils généralement peu ou pas de valeur à l'"égalité" ?"

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Murray Rothbard fait valoir que "le libertarien n'est pas opposé à l'inégalité"<ref>Pour une Nouvelle Liberté, p. 47</ref>. En revanche, les libertaires s'opposent à l'inégalité parce qu'elle a des effets nocifs sur la liberté individuelle. Une partie de la raison de l'"anarcho"-capitalisme à placer peu ou pas de valeur à «l'égalité» découle de leur définition de ce terme. "A et B sont « égaux »", fait valoir Rothbard, "si elles sont identiques les uns aux autres par rapport à un attribut... Il y a une et une seule sorte, dans lequel deux personnes peuvent vraiment être à "égalité" dans le sens le plus large : ils doivent être identiques dans tous leurs attributs". Il a ensuite souligné le fait évident que "les hommes ne sont pas uniformes... L'espèce, l'humanité, est particulièrement caractérisée par un degré élevé de variété, de diversité, de la différenciation : en bref, de l'inégalité"<ref>Égalitarisme comme une révolte contre la nature et autres essais, p. 4 et p. 5</ref>.
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Murray Rothbard fait valoir que "le libertarien n'est pas opposé à l'inégalité"<ref>Pour une Nouvelle Liberté, p. 47</ref>. En revanche, les libertaires s'opposent à l'inégalité parce qu'elle a des effets nocifs sur la liberté individuelle. Une partie de la raison de l'"anarcho"-capitalisme à placer peu ou pas de valeur à «l'égalité» découle de leur définition de ce terme. "A et B sont « égaux »", fait valoir Rothbard, "si elles sont identiques les uns aux autres par rapport à un attribut... Il y a une et une seule sorte, dans lequel deux personnes peuvent vraiment être à "égalité" dans le sens le plus large : ils doivent être identiques dans tous leurs attributs". Il a ensuite souligné le fait évident que "les hommes ne sont pas uniformes... L'espèce, l'humanité, est particulièrement caractérisée par un degré élevé de variété, de diversité, de la différenciation : en bref, d'inégalité"<ref>Égalitarisme comme une révolte contre la nature et autres essais, p. 4 et p. 5</ref>.
  
 
En d'autres termes, chaque individu est unique - ce qu'aucun égalitaire n'a jamais nié. Sur la base de cette idée étonnante, il conclut que l'égalité est impossible (à l'exception de "l'égalité des droits") et que la tentative de réaliser "l'égalité" est une "révolte contre la nature". L'utilité du sophisme de Rothbard pour les riches et les puissants devrait être évident car ça déplace l'analyse du système social dans lequel nous vivons sur des différences biologiques. Cela signifie que parce que nous sommes tous uniques, le résultat de nos actions ne seront pas identiques et que les inégalités sociales sont des flux naturels des différences et non pas en raison du système économique dans lequel nous vivons. L'inégalité de départ, dans cette perspective, suppose l'inégalité des résultats et l'inégalité sociale. Comme les différences individuelles sont un fait de la nature, les tentatives visant à créer une société fondée sur "l'égalité" (c'est-à-dire de tous identiques en termes de propriété et ainsi de suite) est impossible et "contre nature". Cela devrait aller sans dire, c'est de la musique pour les oreilles des riches.
 
En d'autres termes, chaque individu est unique - ce qu'aucun égalitaire n'a jamais nié. Sur la base de cette idée étonnante, il conclut que l'égalité est impossible (à l'exception de "l'égalité des droits") et que la tentative de réaliser "l'égalité" est une "révolte contre la nature". L'utilité du sophisme de Rothbard pour les riches et les puissants devrait être évident car ça déplace l'analyse du système social dans lequel nous vivons sur des différences biologiques. Cela signifie que parce que nous sommes tous uniques, le résultat de nos actions ne seront pas identiques et que les inégalités sociales sont des flux naturels des différences et non pas en raison du système économique dans lequel nous vivons. L'inégalité de départ, dans cette perspective, suppose l'inégalité des résultats et l'inégalité sociale. Comme les différences individuelles sont un fait de la nature, les tentatives visant à créer une société fondée sur "l'égalité" (c'est-à-dire de tous identiques en termes de propriété et ainsi de suite) est impossible et "contre nature". Cela devrait aller sans dire, c'est de la musique pour les oreilles des riches.
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«L'égalité», dans le cadre du débat politique, ne signifie pas «identique», ca signifie l'égalité des droits, de respect, de valeur, de pouvoir et ainsi de suite. ca ne signifie pas traiter tout le monde a l'identique (par exemple, attendre d'un homme de quatre vingts ans de faire un travail identique qu'un de dix-huit ans est comme une violation de traiter les deux a pied d'égalité avec respect en tant qu'individus uniques). Inutile de dire, qu'aucun anarchiste n'a jamais préconisé une telle notion de l'égalité comme étant identiques. Comme nous l'avons vu dans la section [[A.2.5]], les anarchistes ont toujours fondé nos arguments sur la nécessité pour l'égalité sociale sur le fait que, si les gens sont tous différents, nous avons tous le même droit d'être libre et que l'inégalité de richesse produit des inégalités de liberté. Pour les anarchistes :
 
«L'égalité», dans le cadre du débat politique, ne signifie pas «identique», ca signifie l'égalité des droits, de respect, de valeur, de pouvoir et ainsi de suite. ca ne signifie pas traiter tout le monde a l'identique (par exemple, attendre d'un homme de quatre vingts ans de faire un travail identique qu'un de dix-huit ans est comme une violation de traiter les deux a pied d'égalité avec respect en tant qu'individus uniques). Inutile de dire, qu'aucun anarchiste n'a jamais préconisé une telle notion de l'égalité comme étant identiques. Comme nous l'avons vu dans la section [[A.2.5]], les anarchistes ont toujours fondé nos arguments sur la nécessité pour l'égalité sociale sur le fait que, si les gens sont tous différents, nous avons tous le même droit d'être libre et que l'inégalité de richesse produit des inégalités de liberté. Pour les anarchistes :
  
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"''l'égalité ne signifie pas une quantité égale, mais une opportunité égale... Ne faites pas l'erreur d'identifier l'égalité dans la liberté avec l'égalité forcé du condamné d'un camp. La vraie égalité anarchiste implique la liberté, et non la quantité. Cela ne signifie pas que chacun doive manger, boire, ou porter les mêmes choses, faire le même travail, ou vivre de la même manière. Loin de là : tout le contraire, en fait. Les besoins et les goûts individuels diffèrent, comme les appétits différents. C'est l'égale opportunité pour les satisfaire qui constitue la véritable égalité. Loin de niveller, cette égalité ouvre la porte à une plus grande variété d'activité et de développement. Comme la personnalité humaine est diverse, et seule la répression de cette zone de libre diversité résulte dans le nivellement, l'uniformité et la similitude. L'opportunité et l'action libre pour votre individualité signifie le développement des différences et des variations naturelles... la vie en liberté, en anarchie fera plus de simplement libérer l'homme de sa servitude politique et économique. Ce sera seulement la première étape, le preliminaire d'une véritable existence humaine''"<ref>Qu'est-ce que l'anarchisme?, Pp. 164-5</ref>.
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<blockquote>"''l'égalité ne signifie pas une quantité égale, mais une opportunité égale... Ne faites pas l'erreur d'identifier l'égalité dans la liberté avec l'égalité forcé du condamné d'un camp. La vraie égalité anarchiste implique la liberté, et non la quantité. Cela ne signifie pas que chacun doive manger, boire, ou porter les mêmes choses, faire le même travail, ou vivre de la même manière. Loin de là : tout le contraire, en fait. Les besoins et les goûts individuels diffèrent, comme les appétits différents. C'est l'égale opportunité pour les satisfaire qui constitue la véritable égalité. Loin de niveller, cette égalité ouvre la porte à une plus grande variété d'activité et de développement. Comme la personnalité humaine est diverse, et seule la répression de cette zone de libre diversité résulte dans le nivellement, l'uniformité et la similitude. L'opportunité et l'action libre pour votre individualité signifie le développement des différences et des variations naturelles... la vie en liberté, en anarchie fera plus de simplement libérer l'homme de sa servitude politique et économique. Ce sera seulement la première étape, le preliminaire d'une véritable existence humaine''"<ref>Qu'est-ce que l'anarchisme?, Pp. 164-5</ref>.</blockquote>
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Ainsi, c'est précisément la diversité des individus (leur caractère unique), qui conduit le soutien des anarchistes à l'égalité, et non son déni. Ainsi les anarchistes rejettent la définition novlanguo-Rothbardienne de l'égalité dans sa signification. Il n'y a pas deux personnes identiques et afin d'imposer des "identiques" égalités entre eux reviendrait à les traiter comme inégaux, c'est-à-dire ne pas avoir d'égalité de valeur ou de leur donner le même respect comme il sied à eux en tant qu'êtres humains et aux autres individus uniques.
 
Ainsi, c'est précisément la diversité des individus (leur caractère unique), qui conduit le soutien des anarchistes à l'égalité, et non son déni. Ainsi les anarchistes rejettent la définition novlanguo-Rothbardienne de l'égalité dans sa signification. Il n'y a pas deux personnes identiques et afin d'imposer des "identiques" égalités entre eux reviendrait à les traiter comme inégaux, c'est-à-dire ne pas avoir d'égalité de valeur ou de leur donner le même respect comme il sied à eux en tant qu'êtres humains et aux autres individus uniques.
  
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Le caractère unique des personnes a toujours existé, mais pour la grande majorité de l'histoire humaine, nous avons vécu dans des sociétés très égalitaires. Si l'inégalité sociale provenait, en effet, des inégalités naturelles alors toutes les sociétés seraient marquées par celle-ci. Ce n'est pas le cas. En effet, en prenant un exemple relativement récent, de nombreux visiteurs du début des États-Unis ont noté son caractère égalitaire, quelque chose qui a changé avec la montée du capitalisme (nous devons ajouter, un changement dépendant de l'action de l'Etat). Cela implique que la société dans laquelle nous vivons (son cadre de droits, les relations sociales qu'elle génère et ainsi de suite) a beaucoup plus d'impact décisif sur l'inégalité que les différences individuelles. Ainsi, certains cadres de droits ont tendance à agrandir des inégalités "naturelles" (en supposant que c'est la source de l'inégalité initiale, plutôt que, disons, la violence et la force). Comme l'affirme Noam Chomsky:
 
Le caractère unique des personnes a toujours existé, mais pour la grande majorité de l'histoire humaine, nous avons vécu dans des sociétés très égalitaires. Si l'inégalité sociale provenait, en effet, des inégalités naturelles alors toutes les sociétés seraient marquées par celle-ci. Ce n'est pas le cas. En effet, en prenant un exemple relativement récent, de nombreux visiteurs du début des États-Unis ont noté son caractère égalitaire, quelque chose qui a changé avec la montée du capitalisme (nous devons ajouter, un changement dépendant de l'action de l'Etat). Cela implique que la société dans laquelle nous vivons (son cadre de droits, les relations sociales qu'elle génère et ainsi de suite) a beaucoup plus d'impact décisif sur l'inégalité que les différences individuelles. Ainsi, certains cadres de droits ont tendance à agrandir des inégalités "naturelles" (en supposant que c'est la source de l'inégalité initiale, plutôt que, disons, la violence et la force). Comme l'affirme Noam Chomsky:
  
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<blockquote>"''Vraisemblablement, c'est vrai que dans notre "monde réel" une combinaison d'attributs est propice à la réussite pour répondre à 'des exigences du système économique'. Mettons-nous d'accord, pour le souci du débat, que cette combinaison d'attributs est en partie une question de capacité inné. Pourquoi est-ce que ce (présumé) fait pose un "dilemme intellectuel" aux egalitaires ? Notez que nous pouvons difficilement prétendre beaucoup mieux en tout ce que peut la combinaison d'attributs... On peut supposer qu'un certain mélange d'avarice, d'égoïsme, de manque de souci des autres, d'agressivité, de caractéristiques similaires joue une partie à obtenir la tête et à "faire ça" dans une société compétitive fondée sur les principes capitalistes.... Quelle que soit la perception correcte des attributs existant, on peut se demander ce qui résulte de ce fait, si cela est un fait, que certains aient hérité en partie des combinaisons d'attributs tendant au succè matériel ? Tout ce qui suit... est un commentaire sur nos arrangements sociaux et économiques particuliers... L'égalitaire pourrait répondre, dans tous les cas, que l'ordre social devrait être modifié de telle sorte que la collection d'attributs qui tend à porter le succès ne le fasse plus. Il pourrait même soutenir que dans une société plus décente, les attributs qui maintenant conduisent au succès seraient reconnus comme pathologique, et que la douce persuasion pourrait être un bon moyen d'aider les gens à surmonter leur regrettable maladie''"<ref>Le Chomsky Reader, p. 190</ref></blockquote>
  
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Donc, si nous changons la société, alors les inégalités sociales que nous voyons aujourd'hui disparaîtraient. Il est plus que probable que la différence naturelle a été depuis longtemps remplacé par les inégalités sociales, en particulier les inégalités de propriété. Et comme nous le soutenons dans la section [[F.8]] ces inégalités de prorpriétés ont d'abord été le résultat de la force, non des différences de capacité. Ainsi, affirmer que l'inégalité sociale découle des différences naturelles est faux car la plupart des inégalités sociales sont volées de par la violence et la force. Cette première inégalité a été amplifiée par le cadre des droits de propriété capitaliste et de par l'inégalité dans le capitalisme qui est beaucoup plus dépendant, par exemple, de l'existence du travail salarié plutôt que des différences "naturelles" entre les individus.
  
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"Presumably it is the case that in our 'real world' some combination of attributes is conducive to success in responding to 'the demands of the economic system.' Let us agree, for the sake of discussion, that this combination of attributes is in part a matter of native endowment. Why does this (alleged) fact pose an 'intellectual dilemma' to egalitarians? Note that we can hardly claim much insight into just what the relevant combination of attributes may be . . . One might suppose that some mixture of avarice, selfishness, lack of concern for others, aggressiveness, and similar characteristics play a part in getting ahead and 'making it' in a competitive society based on capitalist principles. . . . Whatever the correct collection of attributes may be, we may ask what follows from the fact, if it is a fact, that some partially inherited combination of attributes tends to material success? All that follows . . . is a comment on our particular social and economic arrangements . . . The egalitarian might respond, in all such cases, that the social order should be changed so that the collection of attributes that tends to bring success no longer do so. He might even argue that in a more decent society, the attributes that now lead to success would be recognised as pathological, and that gentle persuasion might be a proper means to help people to overcome their unfortunate malady." [The Chomsky Reader, p. 190]
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Cela peut être vu de par les sociétés existantes : nous voyons que, dans les lieux de travail et dans de nombreuses industries, si ce n'est la plupart, des individus uniques recoivent des salaires identiques pour un travail identique (bien que ce n'est pas souvent le cas pour les femmes et les Noirs, qui reçoivent moins de salaire que les hommes ou les blancs pour un travail identiques). De même, les capitalistes ont introduit délibérément des inégalités salariales et des hiérarchies sans aucune autre raison que de diviser et règlementer la main-d'œuvre (voir la section [[D.10]]). Ainsi, si nous supposons que l'égalitarisme est une révolte contre la nature, alors une grande partie de la vie économique capitaliste est dans une telle révolte et quand elle ne l'est pas, les inégalités "naturelles" ont généralement été artificiellement imposée par les pouvoir en place soit dans le lieu de travail ou dans la société dans son ensemble par le biais de l'intervention d'Etat, de lois sur la propriété et de structures sociales autoritaires. En outre, comme nous l'avons indiqué dans la section [[C.2.5]], des anarchistes ont été conscients du caractère collectif de la production dans le capitalisme depuis que Proudhon a écrit "Qu'est-ce que la propriété?" en 1840. Rothbard ne tient pas compte à la fois de la tradition anarchiste et de la réalité quand il souligne que les différences individuelles produisent des résultats inégaux. Comme un économiste avec une ferme saisissant le monde réel a dit, "''la notion que les salaires dépendent des compétences personnelles, tel qu'il est exprimé dans la valeur de la production, n'a aucun sens dans une organisation où la production est interdépendante et commune - c'est-à-dire que ça ne fait pas de sens dans presque toute organisation''"<ref>James K. Galbraith, Création inégalité, p. 263</ref>.
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So if we change society then the social inequalities we see today would disappear. It is more than probable that natural difference has been long ago been replaced with social inequalities, especially inequalities of property. And as we argue in section F.8 these inequalities of property were initially the result of force, not differences in ability. Thus to claim that social inequality flows from natural differences is false as most social inequality has flown from violence and force. This initial inequality has been magnified by the framework of capitalist property rights and so the inequality within capitalism is far more dependent upon, say, the existence of wage labour rather than "natural" differences between individuals.  
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This can be seen from existing society: we see that in workplaces and across industries many, if not most, unique individuals receive identical wages for identical work (although this often is not the case for women and blacks, who receive less wages than male, white workers for identical labour). Similarly, capitalists have deliberately introduced wage inequalities and hierarchies for no other reason that to divide and so rule the workforce (see section D.10). Thus, if we assume egalitarianism is a revolt against nature, then much of capitalist economic life is in such a revolt and when it is not, the "natural" inequalities have usually been imposed artificially by those in power either within the workplace or in society as a whole by means of state intervention, property laws and authoritarian social structures. Moreover, as we indicated in section C.2.5, anarchists have been aware of the collective nature of production within capitalism since Proudhon wrote What is Property? in 1840. Rothbard ignores both the anarchist tradition and reality when he stresses that individual differences produce inequalities of outcome. As an economist with a firmer grasp of the real world put it, the "notion that wages depend on personal skill, as expressed in the value of output, makes no sense in any organisation where production is interdependent and joint -- which is to say it makes no sense in virtually any organisation." [James K. Galbraith, Created Unequal, p. 263]
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Ainsi, les différences "naturelles" ne sont pas forcément une inégalité en tant que tel, ni que faire de telles différences aient plus de sens dans une économie marquée par la production conjointe. Étant donné qu'un autre système social, les différences "naturelles" seraient encouragées et célébrées beaucoup plus largement que ce qu'ils sont sous le capitalisme (où la hiérarchie assure l'écrasement de l'individualité plutôt que son encouragement) sans réduction dans l'égalité sociale. Au niveau le plus fondamental, l'élimination de la hiérarchie au sein de l'entreprise non seulement accroît la liberté, mais aussi réduit les inégalités que quelques uns ne seraient pas en mesure de monopoliser le processus décisionnel et le fruit de l'activité productive conjointe. Ainsi, l'affirmation selon laquelle les différences "naturelles" générent des inégalités sociales est une question mendié à l'extrême - il prend les cadres du droit capitaliste comme une donnée et ignore la première source d'inégalité dans la propriété et le pouvoir. En effet, les résultats de l'inégalité ou des récompenses est plus susceptible d'être influencé par des conditions sociales plutôt que des différences individuelles (comme on pouvait s'y attendre dans une société fondée sur le travail salarié ou d'autres formes d'exploitation).
  
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Thus "natural" differences do not necessarily result in inequality as such nor do such differences have much meaning in an economy marked by joint production. Given a different social system, "natural" differences would be encouraged and celebrated far wider than they are under capitalism (where hierarchy ensures the crushing of individuality rather than its encouragement) without any reduction in social equality. At its most basic, the elimination of hierarchy within the workplace would not only increase freedom but also reduce inequality as the few would not be able to monopolise the decision making process and the fruit of joint productive activity. So the claim that "natural" differences generate social inequalities is question begging in the extreme -- it takes the rights framework of capitalism as a given and ignores the initial source of inequality in property and power. Indeed, inequality of outcome or reward is more likely to be influenced by social conditions rather than individual differences (as would be expected in a society based on wage labour or other forms of exploitation).  
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Rothbard est attaché à dépeindre les egalitaires comme conduit par la jalousie envers les riches. Il est difficile d'évaluer "la jalousie" comme une force motrice concernant Bakounine et Kropotkine qui ont quitté la vie de riches aristocrates pour devenir des anarchistes, et qui ont subis l'emprisonnement dans leurs luttes pour la liberté pour tous plutôt que pour une élite. Lorsque cela est dit, le type réponse de droite est de dire que cela montre que les véritables gens de la classe ouvrière ne sont pas socialistes. En d'autres termes, si vous êtes un anarchiste de la classe ouvrière alors vous êtes animé par la jalousie et sinon, si vous rejetez votre classe, vous montrez que le socialisme n'est pas un mouvement de la classe ouvrière ! Ainsi, par cette hypothèse et la haine pour le socialisme, Rothbard va jusqu'à fausser les mots de Karl Marx pour l'adapter à sa propre position idéologique. Il a déclaré que "''Marx reconnaît la vérité de l'accusation d'anti-communiste d'hier et d'aujourd'hui''" que le communisme était l'expression de l'envie (jalousie) et une volonté de tout réduire à un niveau commun. Sauf que, bien sûr, Marx n'a rien fait de tel. Dans les passages que Rothbard a présenté comme preuve de ses prétentions, Marx est critique sur ce qu'il a appelé le communisme "brut" ("ce type de communisme" dans le passage cité par Rothbard, mais il ne l'a pas clairement compris) et ce n'est donc pas surprenant, Marx "''n'a clairement pas insisté sur ce côté obscur de la révolution communiste dans ces écrits plus tard''" comme il a explicitement rejeté ce type de communisme! Pour Rothbard, tous les types de socialisme semblent être identiques et identifiés par la planification centrale - d'où son étrange commentaire que "''Staline a établi le socialisme en Union soviétique''"<ref>La logique de l'action II, pp. 394-5 et P. 200</ref>.
  
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Rothbard is at pains to portray egalitarians as driven by envy of the rich. It is hard to credit "envy" as the driving force of the likes of Bakunin and Kropotkin who left the life of wealthy aristocrats to become anarchists, who suffered imprisonment in their struggles for liberty for all rather than an elite. When this is pointed out, the typical right-wing response is to say that this shows that real working class people are not socialists. In other words if you are a working class anarchist then you are driven by envy and if not, if you reject your class background, then you show that socialism is not a working class movement! So driven by this assumption and hatred for socialism Rothbard went so far as to distort Karl Marx's words to fit it into his own ideological position. He stated that "Marx concedes the truth of the charge of anti-communists then and now" that communism was the expression of envy and a desire to reduce all to a common level. Except, of course, Marx did nothing of the kind. In the passages Rothbard presented as evidence for his claims, Marx is critiquing what he termed "crude" communism (the "this type of communism" in the passage Rothbard quoted but clearly did not understand) and it is, therefore, not surprising Marx "clearly did not stress this dark side of communist revolution in the his later writings" as he explicitly rejected this type of communism! For Rothbard, all types of socialism seem to be identical and identified with central planning -- hence his bizarre comment that "Stalin established socialism in the Soviet Union." [The Logic of Action II, pp. 394-5 and p. 200]
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Une autre raison du manque de préoccupation des "anarcho"-capitalistes pour l'égalité, c'est qu'ils pensent que (pour utiliser l'expression de Robert Nozick) "''la liberté bouleverse les modes''". Il fait valoir que l'égalité (ou de tout "principe de justice établi") ne peut pas être "''continuellement réalisé sans interférence avec la vie des gens''", c'est-à-dire ne peut être maintenu qu'en restreignant la liberté individuelle pour faire des échanges ou par l'imposition de revenus<ref>Anarchie, État et Utopie, pp. 160-3</ref>. Cependant, ce que cet argument ne parvient pas à reconnaître est que l'inégalité restreint également la liberté individuelle et que le cadre des droits de propriété capitaliste n'est pas la seule possible. Après tout, l'argent, c'est le pouvoir et les inégalités en termes de pouvoir se traduisent facilement par des restrictions de liberté et par la transformation de la majorité en preneurs d'ordre plutôt qu'en producteurs libres. En d'autres termes, une fois qu'un certain niveau d'inégalité est atteint, la propriété ne fait pas la promotion, en fait en conflit avec, des fins qui rendent légitime la propriété privée. Comme nous le faisons valoir dans la section suivante, l'inégalité peut facilement aboutir à la situation où l'auto-propriété est utilisé pour justifier sa propre négation et les droits de propriété sans restriction atteignent à une véritable auto-détermination pour de nombreuses personnes qui comprennent intuitivement le terme d'"auto-propriété "(C'est-à-dire, ce que les anarchistes appelerait "liberté" plutôt qu'auto-propriété). Ainsi la propriété privée elle-même conduit à une interférence avec la vie des gens, de même que l'application de la "juste" répartition de la propriété de Nozick et du pouvoir qui découle de cette inégalité. En outre, comme de nombreux critiques ont notés, l'argument de Nozick assume ce qu'elle vise à prouver. Comme cela a été noté, tandis que Nozick peut "''vouloir défendre les droits de propriété privée capitaliste en insistant pour que celles-ci soient fondées sur les libertés fondamentales''" qu'en fait, il "''a produit... un argument en faveur de la propriété privée sans restriction en usant de la propriété privée sans restriction, et, par conséquent, il soulève la question a laquelle il essaie de répondre''"<ref>Kerhohan Andrew, "Le capitalisme et l'auto-propriétaire", pp. 60-76, le capitalisme, Ellen Frankel Paul, Fred D. Miler, Jr, Jeffrey John Paul et Ahrens (éd.), p. 71</ref>.
  
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Another reason for "anarcho"-capitalist lack of concern for equality is that they think that (to use Robert Nozick's expression) "liberty upsets patterns". It is argued that equality (or any "end-state principle of justice") cannot be "continuously realised without continuous interference with people's lives," i.e. can only be maintained by restricting individual freedom to make exchanges or by taxation of income. [Anarchy, State, and Utopia, pp. 160-3] However, what this argument fails to acknowledge is that inequality also restricts individual freedom and that the capitalist property rights framework is not the only one possible. After all, money is power and inequalities in terms of power easily result in restrictions of liberty and the transformation of the majority into order takers rather than free producers. In other words, once a certain level of inequality is reached property does not promote, but actually conflicts with, the ends which render private property legitimate. As we argue in the next section, inequality can easily led to the situation where self-ownership is used to justify its own negation and so unrestricted property rights will undermine the meaningful self-determination which many people intuitively understand by the term "self-ownership" (i.e., what anarchists would usually call "freedom" rather than self-ownership). Thus private property itself leads to continuous interference with people's lives, as does the enforcement of Nozick's "just" distribution of property and the power that flows from such inequality. Moreover, as many critics have noted Nozick's argument assumes what it sets out to proves. As one put it, while Nozick may "wish to defend capitalist private property rights by insisting that these are founded in basic liberties," in fact he "has produced . . . an argument for unrestricted private property using unrestricted private property, and thus he begs the question he tries to answer." [Andrew Kerhohan, "Capitalism and Self-Ownership", pp. 60-76, Capitalism, Ellen Frankel Paul, Fred D. Miler, Jr, Jeffrey Paul and John Ahrens (eds.), p. 71]
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Ainsi, en réponse à l'idée que l'égalité ne pouvait être maintenue qu'en interferant continuellement avec la vie des gens, les anarchistes disent que les inégalités produites par les droits de propriété capitaliste s'impliquent aussi en s'ingérant continuellement dans la vie des gens. Après tout, comme Bob Black le note, "''il est évident que la source de plus grande expérience directe de contrainte par un adulte ordinaire n'est pas l'État, mais plutôt l'entreprise qui l'emploit [il ou elle]. Votre chef de chantier ou le superviseur vous donnent plus -ou autre- d'ordres en une semaine que la police en une décennie''"<ref>"Le libertarien Comme le conservateur", l'abolition de travail et autres essais, p. 145</ref>. Par exemple, un travailleur employé par un capitaliste ne peut pas échanger librement des machines ou des matières premières qu'ils ont utilisés, mais Nozick ne classe pas cette distribution de droits de propriété "restreint" comme portant atteinte à la liberté (ni que l'esclavage salarié restreint la liberté elle-même, bien sûr). Ainsi, il fait valoir que l'égalité consiste à porter atteinte à la liberté, mais il ne tient pas compte du fait que l'inégalité porte également atteinte à la liberté (on discute des effets négatifs de l'inégalité, à la fois au niveau des richesses et du pouvoir, dans la section [[B.1]]). Une réorganisation de la société pourrait effectivement réduire les inégalités en éliminant la principale source de ces inégalités (le travail salarié) par l'auto-gestion. Nous n'avons pas le désir de restreindre la liberté des échanges (après tout, la plupart des anarchistes désirent voir l'"''économie de don''" devenir une réalité plus tôt ou plus tard), mais nous estimons que le libre-échange ne doit pas nécessairement impliquer les droits de propriété capitaliste sans restriction que suppose Nozick (voir la section [[I.5.12]] pour un examen des "actes capitaliste" dans une société anarchiste).
  
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So in response to the claim that equality could only be maintained by continuously interfering with people's lives, anarchists would say that the inequalities produced by capitalist property rights also involve extensive and continuous interference with people's lives. After all, as Bob Black notes "it is apparent that the source of greatest direct duress experienced by the ordinary adult is not the state but rather the business that employs him [or her]. Your foreman or supervisor gives you more or-else orders in a week than the police do in a decade." ["The Libertarian As Conservative", The Abolition of Work and Other Essays, p. 145] For example, a worker employed by a capitalist cannot freely exchange the machines or raw materials they have been provided with to use but Nozick does not class this distribution of "restricted" property rights as infringing liberty (nor does he argue that wage slavery itself restricts freedom, of course). Thus claims that equality involves infringing liberty ignores the fact that inequality also infringes liberty (never mind the significant negative effects of inequality, both of wealth and power, we discussed in section B.1). A reorganisation of society could effectively minimise inequalities by eliminating the major source of such inequalities (wage labour) by self-management. We have no desire to restrict free exchanges (after all, most anarchists desire to see the "gift economy" become a reality sooner or later) but we argue that free exchanges need not involve the unrestricted capitalist property rights Nozick assumes (see section I.5.12 for a discussion of "capitalistic acts" within an anarchist society).  
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Rothbard, ironiquement, est conscient du fait que l'inégalité limite la liberté pour le plus grand nombre. Comme il l'a dit, "''l'inégalité de contrôle''" est un "''inévitable corollaire de la liberté''" dans toute organisation "''il y aura toujours une minorité de personnes qui passeront à la position de dirigeants et d'autres qui resteront fidèles comme dans le rang et la file''"<ref>Op. Cit., P. 30</ref>. Pour reciter Bob Black : "''Il y a des gens pour donner des ordres et d'autres pour les respecter : telle est l'essence de la servitude''"<ref>Op. Cit., P. 147</ref>. Peut-être que si Rothbard avait passé quelque temps dans un lieu de travail plutôt que dans un poste permanent d'universitaire, il aurait pu réaliser que les patrons sont rarement des élites naturelles qu'il pensait qu'elles étaient. Comme le propriétaire d'usine Engels, il était parfaitement ignorant que c'est l'auto-activité de la non-"élite" sur l'atelier (le produit que le patron monopolise) qui observe toute la structure hiérarchique en cours (comme nous le discutons dans la section H.4.4, le travail a gérer - était pour des travailleurs faire exactement ce que le patron ordonne de faire - est une arme dévastatrice dans la lutte des classes). Il semble quelque peu ironique que l'anti-marxiste Rothbard ait recours au même argument qu'Engels afin de réfuter les arguments anarchistes pour la liberté au sein de l'Association ! Il convient également de mentionner que Black a également reconnu, en notant que le "libertarianisme" autant que le marxisme "''sont aussi différents que Coke et Pepsi quand il s'agit de consacrer a la société de classes et la source de son pouvoir, dans le travail. Seulement sur l'entreprise de fondation de l'usine, le fascisme et l'oligarchie des bureaux, aux léninistes et aux libertarians osent débattre des perspectives triviales qui les divisent''"<ref>Op. Cit., P. 146</ref>.
  
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Rothbard, ironically, is aware of the fact that inequality restricts freedom for the many. As he put it "inequality of control" is an "inevitable corollary of freedom" for in any organisation "there will always be a minority of people who will rise to the position of leaders and others who will remain as followers in the rank and file." [Op. Cit., p. 30] To requote Bob Black: "Some people giving orders and others obeying them: this is the essence of servitude." [Op. Cit., p. 147] Perhaps if Rothbard had spent some time in a workplace rather than in a tenured academic post he may have realised that bosses are rarely the natural elite he thought they were. Like the factory owner Engels, he was blissfully unaware that it is the self-activity of the non-"elite" on the shop floor (the product of which the boss monopolises) that keeps the whole hierarchical structure going (as we discuss in section H.4.4, the work to rule -- were workers do exactly what the boss orders them to do -- is a devastating weapon in the class struggle). It does seem somewhat ironic that the anti-Marxist Rothbard should has recourse to the same argument as Engels in order to refute the anarchist case for freedom within association! It should also be mentioned that Black has also recognised this, noting that right-"libertarianism" and mainstream Marxism "are as different as Coke and Pepsi when it comes to consecrating class society and the source of its power, work. Only upon the firm foundation of factory fascism and office oligarchy do libertarians and Leninists dare to debate the trivial issues dividing them." [Op. Cit., p. 146]
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Alors, comme Rothbard l'admet, l'inégalité produit un système de classes et des relations sociales autoritaires qui sont enracinées dans la propriété et le contrôle de la propriété privée. Cela produit des zones de conflit au-delà de la liberté, un fait de vie que Rothbard (comme les autres "anarcho"-capitalistes) tiennent à nier et que nous discutons dans la section [[F.3.2]]. Ainsi, pour les anarchistes, l'opposition "anarcho"-capitaliste à l'égalité manque son but et est une question extrêmement mendié. Les anarchistes ne souhaitent pas que les gens soient "identique" (ce qui serait impossible et une totale négation de la liberté et de l'égalité), mais que les rapports sociaux entre individus soient égaux en pouvoir. En d'autres termes, ils aspirent à une situation où les gens interagissent ensemble, sans pouvoir ou hiérarchie institutionnalisé et soient influencés les uns les autres "naturellement", au prorata de comment les (individuels) différences entre (sociale) égaux soient applicables dans un contexte donné. Pour citer Michel Bakounine, "''la plus grande intelligence ne serait pas égal à une compréhension de l'ensemble. Puis des résultats... La nécessité de la division et de l'association du travail. Je reçois et je donne - telle est la vie humaine. Chacun dirige et est dirigé à son tour. Il n'y a donc pas d'autorité constante et fixe, mais un échange continu d'entraide, temporaire et, par-dessus tout, d'une autorité et d'une subordination volontaire''"<ref>Dieu et l'État, p. 33</ref>.
  
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So, as Rothbard admits, inequality produces a class system and authoritarian social relationships which are rooted in ownership and control of private property. These produce specific areas of conflict over liberty, a fact of life which Rothbard (like other "anarcho"-capitalists) is keen to deny as we discuss in section F.3.2. Thus, for anarchists, the "anarcho"-capitalist opposition to equality misses the point and is extremely question begging. Anarchists do not desire to make people "identical" (which would be impossible and a total denial of liberty and equality) but to make the social relationships between individuals equal in power. In other words, they desire a situation where people interact together without institutionalised power or hierarchy and are influenced by each other "naturally," in proportion to how the (individual) differences between (social) equals are applicable in a given context. To quote Michael Bakunin, "[t]he greatest intelligence would not be equal to a comprehension of the whole. Thence results . . . the necessity of the division and association of labour. I receive and I give -- such is human life. Each directs and is directed in his turn. Therefore there is no fixed and constant authority, but a continual exchange of mutual, temporary, and, above all, voluntary authority and subordination." [God and the State, p. 33]
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Un tel environnement ne peut exister que dans des associations auto-gérées, tandis que le capitalisme (c'est-à-dire le travail salarié) crée des relations très spécifiques et des institutions d'autorité. C'est pour cette raison que les anarchistes sont socialistes. En d'autres termes, les anarchistes soutiennent l'égalité précisément parce que nous reconnaissons que tout le monde est unique. Si nous sommes sérieux au sujet de "''l'égalité des droits''" ou de "''l'égale liberté''" alors les conditions doivent alors être telle que les gens puissent jouir de ces droits et et de ces libertés. Si nous supposons que le droit de développer ses capacités au maximum, par exemple, l'inégalité des ressources et ainsi le pouvoir au sein de la société détruit ce droit simplement parce que la plupart des gens n'ont pas les moyens d'exercer librement leurs capacités (ils sont soumis à l'autorité du patron, par exemple, pendant les heures de travail).
  
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Such an environment can only exist within self-managed associations, for capitalism (i.e. wage labour) creates very specific relations and institutions of authority. It is for this reason anarchists are socialists. In other words, anarchists support equality precisely because we recognise that everyone is unique. If we are serious about "equality of rights" or "equal freedom" then conditions must be such that people can enjoy these rights and liberties. If we assume the right to develop one's capacities to the fullest, for example, then inequality of resources and so power within society destroys that right simply because most people do not have the means to freely exercise their capacities (they are subject to the authority of the boss, for example, during work hours).  
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Donc, en contraste direct avec l'anarchisme, le "libertarianisme" est peu concerné à propos de toute forme d'égalité, sauf de "''l'égalité des droits''". Cela les aveuglent aux réalités de la vie, en particulier, l'impact du pouvoir économique et social sur les individus au sein de la société et les rapports sociaux de domination qu'ils créent. Les individus peuvent être en "égalité" devant la loi et en droits, mais ils ne peuvent pas être libre en raison de l'influence des inégalités sociales, des relations qu'elle crée et comment elle affecte le droit et la capacité des opprimés à l'utiliser. De ce fait, tous les anarchistes insistent sur le fait que l'égalité est essentiel pour la liberté, y compris ceux de la tradition anarchiste individualiste que les "anarcho"-capitalistes essaient de co-opter ("''Spooner et Godwin insistent sur le fait que l'inégalité corrompt la liberté. Leur anarchisme est dirigé autant contre l'inégalité que contre la tyrannie''" et "''favorable à l'anarchisme individualiste de Spooner, ils [Rothbard et David Friedman] ne parviennent pas à remarquer ou s'accommoder de ses implications égalitaires''"<ref>Stephen L. Newman, Libéralisme à Wit's End, p. 74 et p. 76</ref>.). Sans l'égalité sociale, la liberté individuelle est restreinte de telle sorte qu'elle devient une caricature (essentiellement à limiter la liberté de la majorité à choisir un maître qui les régiront plutôt que d'être libre).
  
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So, in direct contrast to anarchism, right-"libertarianism" is unconcerned about any form of equality except "equality of rights". This blinds them to the realities of life; in particular, the impact of economic and social power on individuals within society and the social relationships of domination they create. Individuals may be "equal" before the law and in rights, but they may not be free due to the influence of social inequality, the relationships it creates and how it affects the law and the ability of the oppressed to use it. Because of this, all anarchists insist that equality is essential for freedom, including those in the Individualist Anarchist tradition the "anarcho"-capitalist tries to co-opt ("Spooner and Godwin insist that inequality corrupts freedom. Their anarchism is directed as much against inequality as against tyranny" and so "[w]hile sympathetic to Spooner's individualist anarchism, they [Rothbard and David Friedman] fail to notice or conveniently overlook its egalitarian implications." [Stephen L. Newman, Liberalism at Wit's End, p. 74 and p. 76]). Without social equality, individual freedom is so restricted that it becomes a mockery (essentially limiting freedom of the majority to choosing which master will govern them rather than being free).  
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Bien sûr, en définissant "l'égalité" d'une telle manière restrictive, la propre idéologie de Rothbard est prouvé être un non-sens. Comme L.A. Rollins le note, "''le Libertarianisme, comme promotion d'une "société libre" dans laquelle les personnes jouissent de l'"égale liberté" et de "l'égalité des droits", est en fait une forme particulière de l'égalitarisme. A ce titre, le Libertarianisme lui-même est une révolte contre la nature. Si les gens , de par leur nature biologique, ne sont pas égaux dans tous les attributs nécessaires à la réalisation et la préservation de leur «liberté» et «droits»... Il n'est pas possible que les gens puissent profiter de "l'égale liberté" ou des "droits égaux". Si une société libre est conçu comme une société d'"égale liberté", alors il n'existe pas une telle chose comme "société libre"''<ref>Le Mythe de la Loi Naturelle, p. 36</ref>. sous le capitalisme, la liberté est une marchandise comme tout le reste. Plus vous avez d'argent, plus grande sera votre liberté. L'«Egale» liberté, dans le sens novlanguo-Rothbardien, ne peut exister ! En ce qui concerne "l'égalité devant la loi", c'est clair qu'un tel espoir est toujours déçu contre les rochers de la richesse et du pouvoir sur le marché. Pour ce qui est des droits, bien sûr, qu'à la fois les riches et les pauvres ont un "droit égal" de dormir sous un pont (en supposant que le propriétaire du pont accepte bien sûr !), Mais le propriétaire du pont et les sans-abri ont des droits différents, et afin qu'ils ne puissent pas être considérés comme ayant "l'égalité des droits" dans le sens novlanguo-Rothbardien. Il va sans dire que les pauvres et les riches n'utiliseront pas "également" le «droit» de dormir sous un pont, quel qu'il soit.
  
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Of course, by defining "equality" in such a restrictive manner, Rothbard's own ideology is proved to be nonsense. As L.A. Rollins notes, "Libertarianism, the advocacy of 'free society' in which people enjoy 'equal freedom' and 'equal rights,' is actually a specific form of egalitarianism. As such, Libertarianism itself is a revolt against nature. If people, by their very biological nature, are unequal in all the attributes necessary to achieving, and preserving 'freedom' and 'rights' . . . then there is no way that people can enjoy 'equal freedom' or 'equal rights'. If a free society is conceived as a society of 'equal freedom,' then there ain't no such thing as 'a free society'." [The Myth of Natural Law, p. 36] Under capitalism, freedom is a commodity like everything else. The more money you have, the greater your freedom. "Equal" freedom, in the Newspeak-Rothbardian sense, cannot exist! As for "equality before the law", its clear that such a hope is always dashed against the rocks of wealth and market power. As far as rights go, of course, both the rich and the poor have an "equal right" to sleep under a bridge (assuming the bridge's owner agrees of course!); but the owner of the bridge and the homeless have different rights, and so they cannot be said to have "equal rights" in the Newspeak-Rothbardian sense either. Needless to say, poor and rich will not "equally" use the "right" to sleep under a bridge, either.  
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Comme Bob Black l'a fait observer : "''Le temps de votre vie est celui que vous pouvez vendre, mais jamais racheter. Murray Rothbard pense que l'égalitarisme est une révolte contre la nature, mais sa journée est de 24 heures, juste comme tout le monde''"<ref>Op. Cit., P. 147</ref>.
  
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As Bob Black observed: "The time of your life is the one commodity you can sell but never buy back. Murray Rothbard thinks egalitarianism is a revolt against nature, but his day is 24 hours long, just like everybody else's." [Op. Cit., p. 147]
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En tordant la langue du débat politique, les grandes différences de pouvoir dans la société capitaliste peut être "accusé" non pas sur un système injuste et autoritaire mais sur la "biologie" (nous sommes tous des individus uniques, après tout). Contrairement aux gènes (bien que les corporations de biotechnologie travaillent sur ce sujet, aussi!), La société humaine peut être changé, par les individus qui la composent, afin de refléter les caractéristiques fondamentales que nous partageons tous en commun - notre humanité, notre capacité à penser et à sentir, et notre besoin de liberté.
  
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By twisting the language of political debate, the vast differences in power in capitalist society can be "blamed" not on an unjust and authoritarian system but on "biology" (we are all unique individuals, after all). Unlike genes (although biotechnology corporations are working on this, too!), human society can be changed, by the individuals who comprise it, to reflect the basic features we all share in common -- our humanity, our ability to think and feel, and our need for freedom.
 
 
==Notes et references==
 
==Notes et references==
 
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Latest revision as of 17:19, 1 November 2012

FAQ anarchiste
Anarchy-symbol.svg
« L'anarchie c'est l'ordre moins le pouvoir »
F - L’anarcho-capitalisme est-il un type d’anarchisme ?

Introduction

F.1 - Les "anarcho"-capitalistes sont-ils vraiment des anarchistes ?


F.2 - Que signifie "liberté" pour les "anarcho"-capitalistes ?


F.2.1 - Comment la propriété privée affecte la liberté ?
F.2.2 - Les libertarians-capitalistes supportent-ils l'esclavage ?

F.3 - Pourquoi les "anarcho"-capitalistes n'attribuent-ils généralement peu ou pas de valeur à l'"égalité" ?


F.3.1 - Pourquoi la négligence vis-à-vis de l'égalité est-elle si importante ?
F.3.2 - Peut-il y avoir une harmonie des intérêts dans une société inégalitaire ?

F.4 - Quelle est la position des libertariens sur la propriété privée ?


F.4.1 - Quel est le problème avec la théorie de propriété « homesteading » ?

F.5 - Privatiser les « terrains communaux » augmentera-t-il la liberté ?


F.6 - L'"anarcho"-capitalisme est il contre l'État ?


F.6.1 - Quel est le problème avec cette justice de « libre marché » ?
F.6.2 - Quelles sont les conséquences sociales d'un tel système ?
F.6.3 - Mais sûrement que les forces du marché arrêteront l'abus des riches ?
F.6.4 - Pourquoi ces « associations de défense » sont-elles des États ?

F.7 - Comment l'histoire de l'"anarcho"-capitalisme prouve-t-elle que cette théorie n'est pas anarchiste ?


F.7.1 - Les gouvernements en concurrence sont-ils de l'anarchisme?
F.7.2 - Le gouvernement est-il compatible avec l'anarchisme ?
F.7.3 - Peut-il exister un "anarchisme" de droite ?

F.8 - Quel rôle l'État a-t-il pris dans la création du capitalisme ?


F.8.1 - Quelles sont les forces sociales derrière la montée du capitalisme ?
F.8.2 - Quel était le contexte social amenant le « laissez-faire » ?
F.8.3 - Quelles autres formes l'intervention de l'État ont-elles prises en créant le capitalisme ?
F.8.4 - Les « enclosures » ne sont-elles pas un mythe socialiste ?
F.8.5 - Que diriez-vous du manque de clôtures en Amérique ?
F.8.6 - Comment les travailleurs voient-ils l'élévation de capitalisme ?
Sommaire complet et détaillé


Catégorie:L’anarcho-capitalisme est-il un type d’anarchisme ?

Murray Rothbard fait valoir que "le libertarien n'est pas opposé à l'inégalité"[1]. En revanche, les libertaires s'opposent à l'inégalité parce qu'elle a des effets nocifs sur la liberté individuelle. Une partie de la raison de l'"anarcho"-capitalisme à placer peu ou pas de valeur à «l'égalité» découle de leur définition de ce terme. "A et B sont « Ã©gaux »", fait valoir Rothbard, "si elles sont identiques les uns aux autres par rapport à un attribut... Il y a une et une seule sorte, dans lequel deux personnes peuvent vraiment être à "égalité" dans le sens le plus large : ils doivent être identiques dans tous leurs attributs". Il a ensuite souligné le fait évident que "les hommes ne sont pas uniformes... L'espèce, l'humanité, est particulièrement caractérisée par un degré élevé de variété, de diversité, de la différenciation : en bref, d'inégalité"[2].

En d'autres termes, chaque individu est unique - ce qu'aucun égalitaire n'a jamais nié. Sur la base de cette idée étonnante, il conclut que l'égalité est impossible (à l'exception de "l'égalité des droits") et que la tentative de réaliser "l'égalité" est une "révolte contre la nature". L'utilité du sophisme de Rothbard pour les riches et les puissants devrait être évident car ça déplace l'analyse du système social dans lequel nous vivons sur des différences biologiques. Cela signifie que parce que nous sommes tous uniques, le résultat de nos actions ne seront pas identiques et que les inégalités sociales sont des flux naturels des différences et non pas en raison du système économique dans lequel nous vivons. L'inégalité de départ, dans cette perspective, suppose l'inégalité des résultats et l'inégalité sociale. Comme les différences individuelles sont un fait de la nature, les tentatives visant à créer une société fondée sur "l'égalité" (c'est-à-dire de tous identiques en termes de propriété et ainsi de suite) est impossible et "contre nature". Cela devrait aller sans dire, c'est de la musique pour les oreilles des riches.

Avant de continuer, nous devons noter que Rothbard est en train de détruire la langue pour faire son point et qu'il n'est pas le premier à abuser de la langue dans ce mode particulier. George Orwell, dans 1984, dans l'expression "tous les hommes sont égaux" pourrait être traduit par novlangue, "mais dans la même proportion que la phrase : «tous les hommes sont roux» serait possible en ancilangue. Elle ne contenait pas d’erreur grammaticale, mais exprimait une erreur palpable, à savoir que tous les hommes seraient égaux en taille, en poids et en force"[3]. Il est bon de savoir que "M. libertarien" est le voleur des idées de Big Brother, et pour la même raison: rend impossible la pensée critique en limitant le sens des mots.

«L'égalité», dans le cadre du débat politique, ne signifie pas «identique», ca signifie l'égalité des droits, de respect, de valeur, de pouvoir et ainsi de suite. ca ne signifie pas traiter tout le monde a l'identique (par exemple, attendre d'un homme de quatre vingts ans de faire un travail identique qu'un de dix-huit ans est comme une violation de traiter les deux a pied d'égalité avec respect en tant qu'individus uniques). Inutile de dire, qu'aucun anarchiste n'a jamais préconisé une telle notion de l'égalité comme étant identiques. Comme nous l'avons vu dans la section A.2.5, les anarchistes ont toujours fondé nos arguments sur la nécessité pour l'égalité sociale sur le fait que, si les gens sont tous différents, nous avons tous le même droit d'être libre et que l'inégalité de richesse produit des inégalités de liberté. Pour les anarchistes :

"l'égalité ne signifie pas une quantité égale, mais une opportunité égale... Ne faites pas l'erreur d'identifier l'égalité dans la liberté avec l'égalité forcé du condamné d'un camp. La vraie égalité anarchiste implique la liberté, et non la quantité. Cela ne signifie pas que chacun doive manger, boire, ou porter les mêmes choses, faire le même travail, ou vivre de la même manière. Loin de là : tout le contraire, en fait. Les besoins et les goûts individuels diffèrent, comme les appétits différents. C'est l'égale opportunité pour les satisfaire qui constitue la véritable égalité. Loin de niveller, cette égalité ouvre la porte à une plus grande variété d'activité et de développement. Comme la personnalité humaine est diverse, et seule la répression de cette zone de libre diversité résulte dans le nivellement, l'uniformité et la similitude. L'opportunité et l'action libre pour votre individualité signifie le développement des différences et des variations naturelles... la vie en liberté, en anarchie fera plus de simplement libérer l'homme de sa servitude politique et économique. Ce sera seulement la première étape, le preliminaire d'une véritable existence humaine"[4].

Ainsi, c'est précisément la diversité des individus (leur caractère unique), qui conduit le soutien des anarchistes à l'égalité, et non son déni. Ainsi les anarchistes rejettent la définition novlanguo-Rothbardienne de l'égalité dans sa signification. Il n'y a pas deux personnes identiques et afin d'imposer des "identiques" égalités entre eux reviendrait à les traiter comme inégaux, c'est-à-dire ne pas avoir d'égalité de valeur ou de leur donner le même respect comme il sied à eux en tant qu'êtres humains et aux autres individus uniques.

Alors, que devrions-nous faire de la demande de Rothbard ? Il est tentant de citer Rousseau quand il affirme "qu'il est... Inutile de se demander s'il existe un lien essentiel entre les deux inégalités [sociales et naturelles], car ce serait se demander, en d'autres termes, si ceux qui commandent sont nécessairement mieux que ceux qui obéissent, et si la force du corps ou de l'esprit, de la sagesse, ou de la vertu sont toujours liés à des individus particulier, au prorata de leur pouvoir ou de leur richesse: une question peut-être digne d'être examiné par les esclaves à l'audition de leur maîtres, mais ne sied pas au statut très raisonnable et à des hommes libres à la recherche de la vérité"[5]. Cela semble applicable au moment ou Rothbard proclame que l'inégalité des individus conduit à des inégalités de revenus que comme "chaque homme aura tendance à gagner un revenu égal à sa 'productivité marginale' ". C'est parce que "certains hommes" (et c'est toujours des hommes !) sont "plus intelligents, d'autres plus alerte et visionnaire, que le reste de la population" et le capitalisme "permet la montée de ces aristocraties naturelles". En fait, pour Rothbard, tout gouvernement, dans son essence, est une conspiration contre l'homme supérieur[6]. Mais plus de points méritent d'être soulevés.

Le caractère unique des personnes a toujours existé, mais pour la grande majorité de l'histoire humaine, nous avons vécu dans des sociétés très égalitaires. Si l'inégalité sociale provenait, en effet, des inégalités naturelles alors toutes les sociétés seraient marquées par celle-ci. Ce n'est pas le cas. En effet, en prenant un exemple relativement récent, de nombreux visiteurs du début des États-Unis ont noté son caractère égalitaire, quelque chose qui a changé avec la montée du capitalisme (nous devons ajouter, un changement dépendant de l'action de l'Etat). Cela implique que la société dans laquelle nous vivons (son cadre de droits, les relations sociales qu'elle génère et ainsi de suite) a beaucoup plus d'impact décisif sur l'inégalité que les différences individuelles. Ainsi, certains cadres de droits ont tendance à agrandir des inégalités "naturelles" (en supposant que c'est la source de l'inégalité initiale, plutôt que, disons, la violence et la force). Comme l'affirme Noam Chomsky:

"Vraisemblablement, c'est vrai que dans notre "monde réel" une combinaison d'attributs est propice à la réussite pour répondre à 'des exigences du système économique'. Mettons-nous d'accord, pour le souci du débat, que cette combinaison d'attributs est en partie une question de capacité inné. Pourquoi est-ce que ce (présumé) fait pose un "dilemme intellectuel" aux egalitaires ? Notez que nous pouvons difficilement prétendre beaucoup mieux en tout ce que peut la combinaison d'attributs... On peut supposer qu'un certain mélange d'avarice, d'égoïsme, de manque de souci des autres, d'agressivité, de caractéristiques similaires joue une partie à obtenir la tête et à "faire ça" dans une société compétitive fondée sur les principes capitalistes.... Quelle que soit la perception correcte des attributs existant, on peut se demander ce qui résulte de ce fait, si cela est un fait, que certains aient hérité en partie des combinaisons d'attributs tendant au succè matériel ? Tout ce qui suit... est un commentaire sur nos arrangements sociaux et économiques particuliers... L'égalitaire pourrait répondre, dans tous les cas, que l'ordre social devrait être modifié de telle sorte que la collection d'attributs qui tend à porter le succès ne le fasse plus. Il pourrait même soutenir que dans une société plus décente, les attributs qui maintenant conduisent au succès seraient reconnus comme pathologique, et que la douce persuasion pourrait être un bon moyen d'aider les gens à surmonter leur regrettable maladie"[7]

Donc, si nous changons la société, alors les inégalités sociales que nous voyons aujourd'hui disparaîtraient. Il est plus que probable que la différence naturelle a été depuis longtemps remplacé par les inégalités sociales, en particulier les inégalités de propriété. Et comme nous le soutenons dans la section F.8 ces inégalités de prorpriétés ont d'abord été le résultat de la force, non des différences de capacité. Ainsi, affirmer que l'inégalité sociale découle des différences naturelles est faux car la plupart des inégalités sociales sont volées de par la violence et la force. Cette première inégalité a été amplifiée par le cadre des droits de propriété capitaliste et de par l'inégalité dans le capitalisme qui est beaucoup plus dépendant, par exemple, de l'existence du travail salarié plutôt que des différences "naturelles" entre les individus.

Cela peut être vu de par les sociétés existantes : nous voyons que, dans les lieux de travail et dans de nombreuses industries, si ce n'est la plupart, des individus uniques recoivent des salaires identiques pour un travail identique (bien que ce n'est pas souvent le cas pour les femmes et les Noirs, qui reçoivent moins de salaire que les hommes ou les blancs pour un travail identiques). De même, les capitalistes ont introduit délibérément des inégalités salariales et des hiérarchies sans aucune autre raison que de diviser et règlementer la main-d'Å“uvre (voir la section D.10). Ainsi, si nous supposons que l'égalitarisme est une révolte contre la nature, alors une grande partie de la vie économique capitaliste est dans une telle révolte et quand elle ne l'est pas, les inégalités "naturelles" ont généralement été artificiellement imposée par les pouvoir en place soit dans le lieu de travail ou dans la société dans son ensemble par le biais de l'intervention d'Etat, de lois sur la propriété et de structures sociales autoritaires. En outre, comme nous l'avons indiqué dans la section C.2.5, des anarchistes ont été conscients du caractère collectif de la production dans le capitalisme depuis que Proudhon a écrit "Qu'est-ce que la propriété?" en 1840. Rothbard ne tient pas compte à la fois de la tradition anarchiste et de la réalité quand il souligne que les différences individuelles produisent des résultats inégaux. Comme un économiste avec une ferme saisissant le monde réel a dit, "la notion que les salaires dépendent des compétences personnelles, tel qu'il est exprimé dans la valeur de la production, n'a aucun sens dans une organisation où la production est interdépendante et commune - c'est-à-dire que ça ne fait pas de sens dans presque toute organisation"[8].

Ainsi, les différences "naturelles" ne sont pas forcément une inégalité en tant que tel, ni que faire de telles différences aient plus de sens dans une économie marquée par la production conjointe. Étant donné qu'un autre système social, les différences "naturelles" seraient encouragées et célébrées beaucoup plus largement que ce qu'ils sont sous le capitalisme (où la hiérarchie assure l'écrasement de l'individualité plutôt que son encouragement) sans réduction dans l'égalité sociale. Au niveau le plus fondamental, l'élimination de la hiérarchie au sein de l'entreprise non seulement accroît la liberté, mais aussi réduit les inégalités que quelques uns ne seraient pas en mesure de monopoliser le processus décisionnel et le fruit de l'activité productive conjointe. Ainsi, l'affirmation selon laquelle les différences "naturelles" générent des inégalités sociales est une question mendié à l'extrême - il prend les cadres du droit capitaliste comme une donnée et ignore la première source d'inégalité dans la propriété et le pouvoir. En effet, les résultats de l'inégalité ou des récompenses est plus susceptible d'être influencé par des conditions sociales plutôt que des différences individuelles (comme on pouvait s'y attendre dans une société fondée sur le travail salarié ou d'autres formes d'exploitation).

Rothbard est attaché à dépeindre les egalitaires comme conduit par la jalousie envers les riches. Il est difficile d'évaluer "la jalousie" comme une force motrice concernant Bakounine et Kropotkine qui ont quitté la vie de riches aristocrates pour devenir des anarchistes, et qui ont subis l'emprisonnement dans leurs luttes pour la liberté pour tous plutôt que pour une élite. Lorsque cela est dit, le type réponse de droite est de dire que cela montre que les véritables gens de la classe ouvrière ne sont pas socialistes. En d'autres termes, si vous êtes un anarchiste de la classe ouvrière alors vous êtes animé par la jalousie et sinon, si vous rejetez votre classe, vous montrez que le socialisme n'est pas un mouvement de la classe ouvrière ! Ainsi, par cette hypothèse et la haine pour le socialisme, Rothbard va jusqu'à fausser les mots de Karl Marx pour l'adapter à sa propre position idéologique. Il a déclaré que "Marx reconnaît la vérité de l'accusation d'anti-communiste d'hier et d'aujourd'hui" que le communisme était l'expression de l'envie (jalousie) et une volonté de tout réduire à un niveau commun. Sauf que, bien sûr, Marx n'a rien fait de tel. Dans les passages que Rothbard a présenté comme preuve de ses prétentions, Marx est critique sur ce qu'il a appelé le communisme "brut" ("ce type de communisme" dans le passage cité par Rothbard, mais il ne l'a pas clairement compris) et ce n'est donc pas surprenant, Marx "n'a clairement pas insisté sur ce côté obscur de la révolution communiste dans ces écrits plus tard" comme il a explicitement rejeté ce type de communisme! Pour Rothbard, tous les types de socialisme semblent être identiques et identifiés par la planification centrale - d'où son étrange commentaire que "Staline a établi le socialisme en Union soviétique"[9].

Une autre raison du manque de préoccupation des "anarcho"-capitalistes pour l'égalité, c'est qu'ils pensent que (pour utiliser l'expression de Robert Nozick) "la liberté bouleverse les modes". Il fait valoir que l'égalité (ou de tout "principe de justice établi") ne peut pas être "continuellement réalisé sans interférence avec la vie des gens", c'est-à-dire ne peut être maintenu qu'en restreignant la liberté individuelle pour faire des échanges ou par l'imposition de revenus[10]. Cependant, ce que cet argument ne parvient pas à reconnaître est que l'inégalité restreint également la liberté individuelle et que le cadre des droits de propriété capitaliste n'est pas la seule possible. Après tout, l'argent, c'est le pouvoir et les inégalités en termes de pouvoir se traduisent facilement par des restrictions de liberté et par la transformation de la majorité en preneurs d'ordre plutôt qu'en producteurs libres. En d'autres termes, une fois qu'un certain niveau d'inégalité est atteint, la propriété ne fait pas la promotion, en fait en conflit avec, des fins qui rendent légitime la propriété privée. Comme nous le faisons valoir dans la section suivante, l'inégalité peut facilement aboutir à la situation où l'auto-propriété est utilisé pour justifier sa propre négation et les droits de propriété sans restriction atteignent à une véritable auto-détermination pour de nombreuses personnes qui comprennent intuitivement le terme d'"auto-propriété "(C'est-à-dire, ce que les anarchistes appelerait "liberté" plutôt qu'auto-propriété). Ainsi la propriété privée elle-même conduit à une interférence avec la vie des gens, de même que l'application de la "juste" répartition de la propriété de Nozick et du pouvoir qui découle de cette inégalité. En outre, comme de nombreux critiques ont notés, l'argument de Nozick assume ce qu'elle vise à prouver. Comme cela a été noté, tandis que Nozick peut "vouloir défendre les droits de propriété privée capitaliste en insistant pour que celles-ci soient fondées sur les libertés fondamentales" qu'en fait, il "a produit... un argument en faveur de la propriété privée sans restriction en usant de la propriété privée sans restriction, et, par conséquent, il soulève la question a laquelle il essaie de répondre"[11].

Ainsi, en réponse à l'idée que l'égalité ne pouvait être maintenue qu'en interferant continuellement avec la vie des gens, les anarchistes disent que les inégalités produites par les droits de propriété capitaliste s'impliquent aussi en s'ingérant continuellement dans la vie des gens. Après tout, comme Bob Black le note, "il est évident que la source de plus grande expérience directe de contrainte par un adulte ordinaire n'est pas l'État, mais plutôt l'entreprise qui l'emploit [il ou elle]. Votre chef de chantier ou le superviseur vous donnent plus -ou autre- d'ordres en une semaine que la police en une décennie"[12]. Par exemple, un travailleur employé par un capitaliste ne peut pas échanger librement des machines ou des matières premières qu'ils ont utilisés, mais Nozick ne classe pas cette distribution de droits de propriété "restreint" comme portant atteinte à la liberté (ni que l'esclavage salarié restreint la liberté elle-même, bien sûr). Ainsi, il fait valoir que l'égalité consiste à porter atteinte à la liberté, mais il ne tient pas compte du fait que l'inégalité porte également atteinte à la liberté (on discute des effets négatifs de l'inégalité, à la fois au niveau des richesses et du pouvoir, dans la section B.1). Une réorganisation de la société pourrait effectivement réduire les inégalités en éliminant la principale source de ces inégalités (le travail salarié) par l'auto-gestion. Nous n'avons pas le désir de restreindre la liberté des échanges (après tout, la plupart des anarchistes désirent voir l'"économie de don" devenir une réalité plus tôt ou plus tard), mais nous estimons que le libre-échange ne doit pas nécessairement impliquer les droits de propriété capitaliste sans restriction que suppose Nozick (voir la section I.5.12 pour un examen des "actes capitaliste" dans une société anarchiste).

Rothbard, ironiquement, est conscient du fait que l'inégalité limite la liberté pour le plus grand nombre. Comme il l'a dit, "l'inégalité de contrôle" est un "inévitable corollaire de la liberté" dans toute organisation "il y aura toujours une minorité de personnes qui passeront à la position de dirigeants et d'autres qui resteront fidèles comme dans le rang et la file"[13]. Pour reciter Bob Black : "Il y a des gens pour donner des ordres et d'autres pour les respecter : telle est l'essence de la servitude"[14]. Peut-être que si Rothbard avait passé quelque temps dans un lieu de travail plutôt que dans un poste permanent d'universitaire, il aurait pu réaliser que les patrons sont rarement des élites naturelles qu'il pensait qu'elles étaient. Comme le propriétaire d'usine Engels, il était parfaitement ignorant que c'est l'auto-activité de la non-"élite" sur l'atelier (le produit que le patron monopolise) qui observe toute la structure hiérarchique en cours (comme nous le discutons dans la section H.4.4, le travail a gérer - était pour des travailleurs faire exactement ce que le patron ordonne de faire - est une arme dévastatrice dans la lutte des classes). Il semble quelque peu ironique que l'anti-marxiste Rothbard ait recours au même argument qu'Engels afin de réfuter les arguments anarchistes pour la liberté au sein de l'Association ! Il convient également de mentionner que Black a également reconnu, en notant que le "libertarianisme" autant que le marxisme "sont aussi différents que Coke et Pepsi quand il s'agit de consacrer a la société de classes et la source de son pouvoir, dans le travail. Seulement sur l'entreprise de fondation de l'usine, le fascisme et l'oligarchie des bureaux, aux léninistes et aux libertarians osent débattre des perspectives triviales qui les divisent"[15].

Alors, comme Rothbard l'admet, l'inégalité produit un système de classes et des relations sociales autoritaires qui sont enracinées dans la propriété et le contrôle de la propriété privée. Cela produit des zones de conflit au-delà de la liberté, un fait de vie que Rothbard (comme les autres "anarcho"-capitalistes) tiennent à nier et que nous discutons dans la section F.3.2. Ainsi, pour les anarchistes, l'opposition "anarcho"-capitaliste à l'égalité manque son but et est une question extrêmement mendié. Les anarchistes ne souhaitent pas que les gens soient "identique" (ce qui serait impossible et une totale négation de la liberté et de l'égalité), mais que les rapports sociaux entre individus soient égaux en pouvoir. En d'autres termes, ils aspirent à une situation où les gens interagissent ensemble, sans pouvoir ou hiérarchie institutionnalisé et soient influencés les uns les autres "naturellement", au prorata de comment les (individuels) différences entre (sociale) égaux soient applicables dans un contexte donné. Pour citer Michel Bakounine, "la plus grande intelligence ne serait pas égal à une compréhension de l'ensemble. Puis des résultats... La nécessité de la division et de l'association du travail. Je reçois et je donne - telle est la vie humaine. Chacun dirige et est dirigé à son tour. Il n'y a donc pas d'autorité constante et fixe, mais un échange continu d'entraide, temporaire et, par-dessus tout, d'une autorité et d'une subordination volontaire"[16].

Un tel environnement ne peut exister que dans des associations auto-gérées, tandis que le capitalisme (c'est-à-dire le travail salarié) crée des relations très spécifiques et des institutions d'autorité. C'est pour cette raison que les anarchistes sont socialistes. En d'autres termes, les anarchistes soutiennent l'égalité précisément parce que nous reconnaissons que tout le monde est unique. Si nous sommes sérieux au sujet de "l'égalité des droits" ou de "l'égale liberté" alors les conditions doivent alors être telle que les gens puissent jouir de ces droits et et de ces libertés. Si nous supposons que le droit de développer ses capacités au maximum, par exemple, l'inégalité des ressources et ainsi le pouvoir au sein de la société détruit ce droit simplement parce que la plupart des gens n'ont pas les moyens d'exercer librement leurs capacités (ils sont soumis à l'autorité du patron, par exemple, pendant les heures de travail).

Donc, en contraste direct avec l'anarchisme, le "libertarianisme" est peu concerné à propos de toute forme d'égalité, sauf de "l'égalité des droits". Cela les aveuglent aux réalités de la vie, en particulier, l'impact du pouvoir économique et social sur les individus au sein de la société et les rapports sociaux de domination qu'ils créent. Les individus peuvent être en "égalité" devant la loi et en droits, mais ils ne peuvent pas être libre en raison de l'influence des inégalités sociales, des relations qu'elle crée et comment elle affecte le droit et la capacité des opprimés à l'utiliser. De ce fait, tous les anarchistes insistent sur le fait que l'égalité est essentiel pour la liberté, y compris ceux de la tradition anarchiste individualiste que les "anarcho"-capitalistes essaient de co-opter ("Spooner et Godwin insistent sur le fait que l'inégalité corrompt la liberté. Leur anarchisme est dirigé autant contre l'inégalité que contre la tyrannie" et "favorable à l'anarchisme individualiste de Spooner, ils [Rothbard et David Friedman] ne parviennent pas à remarquer ou s'accommoder de ses implications égalitaires"[17].). Sans l'égalité sociale, la liberté individuelle est restreinte de telle sorte qu'elle devient une caricature (essentiellement à limiter la liberté de la majorité à choisir un maître qui les régiront plutôt que d'être libre).

Bien sûr, en définissant "l'égalité" d'une telle manière restrictive, la propre idéologie de Rothbard est prouvé être un non-sens. Comme L.A. Rollins le note, "le Libertarianisme, comme promotion d'une "société libre" dans laquelle les personnes jouissent de l'"égale liberté" et de "l'égalité des droits", est en fait une forme particulière de l'égalitarisme. A ce titre, le Libertarianisme lui-même est une révolte contre la nature. Si les gens , de par leur nature biologique, ne sont pas égaux dans tous les attributs nécessaires à la réalisation et la préservation de leur «liberté» et «droits»... Il n'est pas possible que les gens puissent profiter de "l'égale liberté" ou des "droits égaux". Si une société libre est conçu comme une société d'"égale liberté", alors il n'existe pas une telle chose comme "société libre"[18]. sous le capitalisme, la liberté est une marchandise comme tout le reste. Plus vous avez d'argent, plus grande sera votre liberté. L'«Egale» liberté, dans le sens novlanguo-Rothbardien, ne peut exister ! En ce qui concerne "l'égalité devant la loi", c'est clair qu'un tel espoir est toujours déçu contre les rochers de la richesse et du pouvoir sur le marché. Pour ce qui est des droits, bien sûr, qu'à la fois les riches et les pauvres ont un "droit égal" de dormir sous un pont (en supposant que le propriétaire du pont accepte bien sûr !), Mais le propriétaire du pont et les sans-abri ont des droits différents, et afin qu'ils ne puissent pas être considérés comme ayant "l'égalité des droits" dans le sens novlanguo-Rothbardien. Il va sans dire que les pauvres et les riches n'utiliseront pas "également" le «droit» de dormir sous un pont, quel qu'il soit.

Comme Bob Black l'a fait observer : "Le temps de votre vie est celui que vous pouvez vendre, mais jamais racheter. Murray Rothbard pense que l'égalitarisme est une révolte contre la nature, mais sa journée est de 24 heures, juste comme tout le monde"[19].

En tordant la langue du débat politique, les grandes différences de pouvoir dans la société capitaliste peut être "accusé" non pas sur un système injuste et autoritaire mais sur la "biologie" (nous sommes tous des individus uniques, après tout). Contrairement aux gènes (bien que les corporations de biotechnologie travaillent sur ce sujet, aussi!), La société humaine peut être changé, par les individus qui la composent, afin de refléter les caractéristiques fondamentales que nous partageons tous en commun - notre humanité, notre capacité à penser et à sentir, et notre besoin de liberté.

Notes et references[edit]

  1. ↑ Pour une Nouvelle Liberté, p. 47
  2. ↑ Égalitarisme comme une révolte contre la nature et autres essais, p. 4 et p. 5
  3. ↑ "Appendice : Les Principes de la novlangue", 1984, p. 246
  4. ↑ Qu'est-ce que l'anarchisme?, Pp. 164-5
  5. ↑ Le Contrat Social et discours, p. 49
  6. ↑ La logique de l'action II, p. 29 et p. 34
  7. ↑ Le Chomsky Reader, p. 190
  8. ↑ James K. Galbraith, Création inégalité, p. 263
  9. ↑ La logique de l'action II, pp. 394-5 et P. 200
  10. ↑ Anarchie, État et Utopie, pp. 160-3
  11. ↑ Kerhohan Andrew, "Le capitalisme et l'auto-propriétaire", pp. 60-76, le capitalisme, Ellen Frankel Paul, Fred D. Miler, Jr, Jeffrey John Paul et Ahrens (éd.), p. 71
  12. ↑ "Le libertarien Comme le conservateur", l'abolition de travail et autres essais, p. 145
  13. ↑ Op. Cit., P. 30
  14. ↑ Op. Cit., P. 147
  15. ↑ Op. Cit., P. 146
  16. ↑ Dieu et l'État, p. 33
  17. ↑ Stephen L. Newman, Libéralisme à Wit's End, p. 74 et p. 76
  18. ↑ Le Mythe de la Loi Naturelle, p. 36
  19. ↑ Op. Cit., P. 147